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voit point les choses comme elles sont ; il croyait qu'on l'avait fascinr par un maléfice. — Fig. Charmer, tromper, abuser par quelque chose de.séûu'i»a.nl:ramourfascinelesyeitx; on se laisse fasciner par tes vanités, par hs grandeurs du monde. — Se dit quelquefois en parlant de la faculté qu'ont certains animaux de paralj'ser ou de maîtriser les mouvements d'un autre en le regardant fixement :on croit que le serpent fascine et attire à lui le rossignol.
FASCIOLAIRE s. f. Helminth. Qui ressemble ou qui se rapporte à la fasciole. • — s. m. pi. Famille de vers intestinaux ayant pour type le genre fasciole.
FASCIOLE s. m. [fass-si-o-Ie] (lat. fasciola, petite bandelette). Helminth. Genre de vers intestinaux , qui contient p.irmi ses espèces la douve du foie, que l'on rencontre chez le mouton, le bœuf, le cochon, et quelquefois chez l'homme.
* FASÉOLE s. f. (lat. faseolus). Légume, espèce de fève, de haricot.
FASHION s. f. [fa-zi-on ; ang. fach'-eunn] (angl. mode). Mot emprunté de l'anglais. Mode, bon ton, manières du beau monde; ce qui règle la forme des vêtements, des équipages, etc. — Iron. Mode exagérée, manières ati'ectées et prétentieuses. — Collectiv. Société élégante.
* FASHIONABLE adj. Mot emprunté de l'anglais. Qui est a la mode, qui se pique de suivre la mode : il est très fashionable. — Substantiv. Personne fashionable : c'est un jeune fashionable.
' FASIER V. n. [fa-zi-é]. Mar. Se dit d'une voile (jui bat parce que le vent n'y porte pas de manière à l'enfler; les voiles fasient.
FASIN s. m. [fa-zain]. Cendre mêlée de terre, de brindilles, avec laquelle ou couvre le fourneau d'une forge.
FASTE adj. m. flat. fastus; de fus, droit). Ant. rom. Se dit des jours oii il était permis de rendre la justice et de se livrer aux alfaires publiques ou privées.
'FASTE s. m. sans pluriel, (lat. fastus]. Pompe, magnificence : le faste qui environne lu grandeur. — Luxe, aliéctation de paraître avec éclat ; le faste des gens de cour. — Ostentation, éclat recherché : il entre un peu de faste dans ses actions.
' FASTES s. m. pi. Hat. fnsfi). Tables ou livres du calendrier des anciens Romains ; les Romains marquaient dans leurs fastes les jours de leurs fêles, de leurs assemblées publiques, de leurs jeux; les jours malheureux étaient marqués dans les fastes- — Fastes CONSULAIRES, tables où les noms de tous les consuls sont rangés dans leur ordre chronologique.— Kig. eldaiislestylesoutenu. Registres publics contenant le récit de grandes et mémorables actions. Dans ce sens, on appelle le martyrologe les fastes sacrés de l'Eglise. — Hist.: les fastes delà monarchie. Dans le même sens: les fastes de l'histoire. — Inscrire son
NOM DANS LES FASTES DE LA GLOIRE, Se rendre
célèbre, immortel. — Encycl. Chez les anciens Romains, les fastes étaient les registres des jours, des mois et des autres divisions de l'année. Les fasti calendares ou sacri, principale division de ces registres, contenaient l'énuméralion de tous les jours, divisés en mois et en semaines de huit jours d'après les nundinx (chaque jour étant désigne par une des huit premières lettres de l'alphabet), ainsi que les calendes, les noues et les ides. Les jours où le commerce était légalement autorisé, étaient marqués d'une F comme étant des jours fastes; ceux, pendant lesquels on ne pouvait faire de transactions commerciales, ■ étaient désignés par un N comme étant néfastes. Le< fastes des campagnes {ruslici,
distincts des urbani) contenaient aussi des conseils sur les travaux rustiques à exécuter chaque mois. Il y avait des fastes annales ou historici et des fastes magistraUs ou consulares. C'étaient des espèces de chroniques qui contenaient les noms des principaux magistrats de chaque année et, en face de chiicpie jour, le récit résumé des événements qui s'étaient accomplis.
* FASTIDIEUSEMENT adv. D'une manière fastidieuse ; je n'entendis jamais converser plus fastidicufiement.
•FASTIDIEUX, EUSE adj. {]aL fastidiosus ; àe fastidium. déf:(iCi[). Qui cause du dégoût, de l'ennui : écrivain fastidieux.
' FASTIGIÉ, ÉE adj. (lat. fastigium, cime). Bol. Se dit des pédimcules ou des rameaux qui s'élèvent à une même hauteur, de manière que leurs sommités réunies forment un plan horizontal : fleurs fastigiées.
* FASTUEUSEMENT adv. Avec faste : vivre fastueusnnent.
' FASTUEUX, EUSE adj. Qui aime le faste, qui étale un griind luxe : homme fastueux. — Où il y a du faste, de l'ostentation : éloquence fastueuse.
' FAT adj. m. [fatl] (lat. fatuus, extravagant). Impertinent, sans jugement, plein de complaisance pour lui-même : cet homme est bien fat. — Homme à prélenlions auprès des femmes, ou dont la parure est extrêmement recherchée : ce jeune homme est un peu fit.
— S'emploie plus ordin.iirement comme substantif, dans l'un et dans l'autre sens.
Laissez mourir un fat d.ins =on obscurité.
BuiLEÀD.
* FATAL, ALE, ALS adj. (lat. fatalis; de fatum, destin). Qui porte avec soi une destinée inévitable : le cheveu fatal de Nisus; le dard fatal de Céphale; le tison filai de Méléagre. — Qu'on ne peut éviter, ou qui est arrêté, fixé d'une manière irrévocable -.rirn nepeut reculer ce terme fatal, le terme fatal de notre vie. — .lurispr. et Adm. Terme fatal, terme après lequel on n'a plus aucun délai à espérer. —
— Poétiq. La barbue fatale, la barque dans laquelle les anciens poètes ont supposé que les âmes des morts traversaient l'Acbéron pour entrer dans les enfers. — Qui entraîne avec soi quelque suite d'événements importants, qui décide de quelque chose en bien ou en mal : le moment fatal qui doit me rendre à jamais heureux ou malheureux. — Funeste, dé.sastreux, qui produit de grands malheurs, qui a des suites malheureuses ; la bataille de Pharsale fut fatale à la république romaine.
— Absol. Le coup fatal, coup par lequel on donne la mort à quelqu'un.
* FATALEMENT adv. Par fatalité, par une destinée inévitable : lout ce qui reçoit la vie dnit fatalement imunir. — Par un malheur extraordinaire; en faisant de l'escrime, il fut fatalement blessé.
* FATALISME s. m. Doctrine de ceux qui attribuant tout au destin. — Doctrine de ceux qui pensent que, tout ayant été réglé d'avance par Dieu d'une manière absolue, il n'est rien laissé au libre arbitre de l'homme : le fatalisme règne dans la religion musulmane.
* FATALISTE s. m. Celui qui n'admet d'autre cause de l'univers et dans l'univers, que la fatalité ou le destin. — Adjectiv. Qui appartient, qui a rapport au fatalisme ; système fataliste.
' FATALITÉ s. f. Destinée inévitable ; croire à la fatalité. — Nécessité qui résulte de la nature des choses : la fatalité de la gueii-e exige souvent que, pour un homme qui triomphe, des milliers d'hommes périssent. — Se dit, dans un sens moins rigoureux et par une sorte d'exag., en parlant d'événements fâcheux amenés par un concours de circonstances
qui ne peuvent être prévues ou empêchées : je ne sais quelle fatalité me poursuit.
F.ATA MORGANA [fâ-ta-mor-gâ'-na] ou châteaux de la fée .Morgane. Mirage que l'on voit quelquefois du haut des côtes de Calabre, lorsciu'on regarde à l'ouest, du côté du détroit de Messine. Les objets du rivage sicilien situé vis-à-vis sont réfractés et réfléchis dans l'eau au milieu du canal, et leurs images sont agrandies et multipliées.
• FATIDIQUE adj. (lat. falidictis; de fatum, destin, et dieere, dire). Qui déclare ce que les destins ont ordonné : les chênes fatidinues de ta forêt de Dodone. N'est guère usité qu'en poésie. — »v Trépied fatidique, trépied sur lequel était placée la Pythie, à Delphes.
• FATIGANT, ANTE adj. Qui cause de la fatigue : ce travail est trop fil igant. — Qui demande une attention pénible ; étude fatigante.
— \mpQrUiu, ennuyeux '.conversation fatigante.
' FATIGUE s. f. Travail, exercice, occupalion pi''nible et capable de lasser: une longue contention d.'esprit est d'une grande fatigue.
— Etre homme dr fatigck. être capable de résister à la fatigue. Dans le même sens. (^Iueval de fatioue; et, dans un sens analogue : Manteau, habit de fatigue, etc. — La fatigue de la voiture, du cueval, la fatigue causée par le mouvement de la voiture, du cheval.
— Lassitude caus»e par le travail : il tombe de fatigtie.
' FATIGUÉ. ÉE part, passé de Fatiguer. — Tableau fatigué, tableau qui, à force d'être nettoyé, a perdu quelque chose de ses demiteintes. — Volume fatigué, volume qui a beaucoup servi. — Voix fatiguée, voix qui a perdu sa fraîcheur, son éclat. — Style fatigué, style trop travaillé et qui sent l'elFort.
— Arts du dessin. Manière fatiguée, manière d'un artiste qui met beaucoup de soin dans les choses qui pouvaient produire leur elfet avec moins de travail. — »v Grav. Planche FATIGUÉE, planche détérioréepar de nombreux tirages. — Epreuve fatiguée, épreuve d'une gravure tirée sur une planche fatiguée.
• FATIGUER V. a. (lat. fatigare; de fatim, à l'excès, et agere, agir). Causer de la fatigue, de la lassitude; être pén'Me : une lumière trop vive fatigue la vue. — Fatiguer un champ, un TERRAIN, l'épuiser en le forçant à produireune même récolte plus souvent qu'il ne faudrait.
— Fatiguer UNE salade, la retournerplusieurs fois avec la cuiller et la fourchette, après qu'elle a été assaisonnée. — Peint, et Sculpt. Fatiguer un ouvRAGË,le travailler, le retoucher fréquemment et avec un soin pénible qui se laisse apercevoir quand l'ouvrage est terminé.
— Fatiguer la couleur, peindre, repeindre, changer les teintes, et les changer encore, sans une intention bien arrêtée, de manière que les tons perdent leur franchise et le coloris sa fraîcheur. — Fig. Importuner: il fatigue tout le monde du récit de sesacentures. — Fatiguer LE CIEL de ses VŒUX, DE SES PRIERES,
etc., prier souvent, et sans rien obtenir. — V. n. Se donner, éprouver de la fatigue : c'est un homme qui fatigue trop. — Ce vaisseau fatigue, il est tourmenté par les lames. — Se fatiguer V. pr. Fatiguer soi, son corps : il se fatigue à porter de trop lourdes charges. — Fatiguer son esprit, se donner beaucoup de peine: je me fatigue inutilement à lui expliquer cela. — Etre fatigué : mes yeux commencent à se fatiguer.
FATIME (ar. Fathmeh), fille de Mahomet, épouse d'Ali, son cousin issu de germain.
FATIMITES ou Patimides, puissante dynastie arabe, qui prétend descendre de Fatime, fille de Mahomet. Pendant deux siècles, les Futimites gouvernèrent l'Egypte et la Syrie, tandis que les califes abbas.sides régnaient à Bagdad. Le fondateur de cette dynastie est Abou Obeidallah, qui, en 909. se donna en
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Syrie, comme le mahdi ou directeur de la foi et qui établit définitivement sa puissance dans le N. de l'Afrique. Moez, le quatrième calife, conquit l'Egypte en 970, fonda le Caire et acquit ensuite la Palestine, ainsi qu'une partie de la Syrie. Adhed, le quatorzième et dernier calife, mourut en M 71.
FATOUVILLE(Nolantde), auteur dramatique français du xvii" siècle, conseiller au parlement de Rouen. Il a donné au théâtre italien des farces et des arlequinades qui firent, fureur.
* FATRAS s. m. (lat. farlum; de farcire, remplir). Par niépris.Amascunfus de plusieurs choses ; fatras de livres, de papiers, d'écritures. — Fig. : ce liore est plein de fatras. — w Style confus et insipide.
* FATRASSIER s. m. Celui qui aime le fatras, ou qui en fait.
FATSIE s. f. Genre de plantes, dont une espèce, la fatsie à papier [fatsia papyrifera], originaire de Formose, produit le prétendu papier de riz. Cette plante atteint rarement plus de 20 pieds de haut. Sa tige vigoureu.^e renferme une moelle d'un pouce et demi de diamètre et d'une blancheur de nei;.'e. Les Chinois coupent celte moelle en feuille, de la
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(Patsia papyrifera).
circonférence au centre, avec un couteau bien affilé; ils l'aplatissent ensuite et la pressent sous des poids jusqu'à ce qu'elle soit entièrement sèche; alors elle est aussi mince qu'une feuille de papier. On importece papier en feuilles de quelques pouces carrés; dans les temps secs, il est excessivement fragile. On l'emploie seulement pour des ouvrages de fantaisie; quelquefois la moelle est exportée dans la tige pour les fabricants de fleurs artificielles, son tissu imitant à s'y méprendre celui des pétales des fleurs les jilus délicates.
FATUAIRE s. m. (lat. fatuarius; de fatum, destin). Antiq. Enthousiaste qui, se disant ou se croyant iusiiiré, annonçait l'avenir.
• FATUITÉ >. f. (lat. fatuitas). Impertinence, sottise qui tient à un excès de bonne opinion de soi-même : la fatuité est l'apanage des sols. — Discours, propos impertinent que quelqu'un tient à son avantage : iladit une grande fatuité.— Falvyn. fV. S.)
FAUBERT s. m. -Mar. Sorte de balai fait de fil de caret ou de vieux cordages, dont on se sert pour laver un bâtiment et surtout pour éponger l'eau. — Argot. iNom que donnent a l'épaulette les soldats de l'infanterie de marine. Allusion au faubert de la marine.
FAUBLAS s. m. Séducteur. Allusion au héros d'un roman célèbre, les Autours du chevalier de Paublas, par Louvet de Couvray (1787-'9U}, 1t» parties in-12}.
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* FAUBOURG -. m. [fô-hour](v. fr. forsboiirg ; du lat. foras, dehors, et burgus, bourg). Partie d'une ville qui est au delà de ses portes et de son enceinte : on a enfermé les faubourgs dans la ville. — Abusiv. Quartier d'une ville qui n'était anciennement qu'un faubourg: /c' faubourg Saint-Germain, te faubourg Saint- Antoine, à Paris. — On v voit la ville et les faubourgs, se dit en parlant d'un lieu où il y a un grand concours de monde. On dit de même, Assembler LA VILLE ET LES FAUBOURGS. — ■»» Absol.
Le faubourg, nom que l'on donne, pop. à Paris, au faubourg Saint-Antoine. On dit
aussi, LE FAUBOURG ANTOINE. — Le NOBLE FAU- BOURG, le faubourg Saint-Germain, ainsi nommé parce qu'il est en grande partie habile par la noblesse. — Argot. Derrière. — Détruire LE FAUBOURG, donncr un coup de pied dans le derrière.
* FAUBOURIEN s. m. Habitant des faubourgs
d'une grande ville. ÎN'e se dit guère que des habitants des anciens faubourgs de Paris et, le plus souvent, en mauvaise part. — »v Au fém. Faubourienne. — Adjectiv. Qui a rapport aux faubourgs ou à leurs habitants : expression faubourienne ; aspect faubourien. — s. m. Argot. Ouvrier des faubourgs de Paris, qui excite aux troubles et aux batailles.
FAUCET s. m. Voy. Fausset.
* FAUCHAGE s. m. Action de faucher, travail du faucheur : choisir un temps convenable pour le faurhnije; payer le fauchage d'un pré.
' FAUCHAISON s. f. Temps où l'on fauche les pi'és.
FAUCHANTS s. m. pi. Argot. Ciseaux. On dit aussi I'aucheux.
FAUCHARD ou Fauchon s. m. Arme de guerre, ressemblant plutôt à une serpe qu'à une faux, armée quelquefois de croissants, de pointes et de crochets et fixée à une longue hampe. Cette sorte de hallebarde, dont la lame était à deux tranchants, fut en usage aux xiv« et sv° siècles. — Jardin. Serpe à deux tranchants munie d'un long manche.
* FAUCHE s. f. Temps de faucher ; produit du fauchage : la fauche est encore éloignée.
FAUCHE (Hippolyte), orientaliste français, néen M\)l, mort en iSti'J. 11 a traduit en français le Ràmdyana (9 vol. dSo4-'o8) et une grande partiedu3/a/ia-BAara/a(7vol. lS63-'67;. On a aussi de luiquelquespoésies et un roman.
* FAUCHÉE s. f. Ce qu'un faucheur peut couper de foin dans un jour, ou sans affiler sa taux : la fauchée s'évalue, dans quelques pays, à quatre-vingts perches.
' FAUCHER V. a. (rad. faîix). Couper avec la faux : faucuer de l'avoine, île l'orge. — Fig. Renverser, détruire, faire périr;
L'Jiomme de Waterloo nous dira-t-il ^a vie,
^i ce qu'il a fauché du troupeau des liuuiainsT
A. DB MCSSBT.
— Prov. et flg. La mort, le temps fauche todt, la mort n'épargne personne, le temps détruit tout. — V. n. Manège. Se dit d'un cheval qui traîne en demi-rond une des jambes de devant. Celte manière de boiter parait plus au ivi'l qu'au pas : ce cheval fauclie, il a été entr'ouvert, il a fait quelque effort. — " Se dit aussi d'une personne qui, en marchant, exécute le même mouvement. — Argot. Couper : faucher les douilles. — Couper le cou, guillotiner.
— Faucueh le grand pré, être aux galères, être déporté. Faucher dans le pont, couper dans le pont, se laisser tromper. — Faucuer quelqu'un, le dépouiller de tout son argent.
FAUCHER (Léon), économiste, né à Limoges III 1S03, murt en l>Sb4. Il publia divers journaux, devint un éconoinislc distingue et fut élu membre de la Chambre des députes ( 1 8 iC-'4S) et de l'Assemblée coustituan te (1 SiSj. 11 fut ministre de l'intérieur pendant de courtes périodes en 1848-'i9eten 18bl, fut un des
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promoteurs de la restriction du suft'rag(! universel (ISbO) et, à partir du 2 décembre 1851, se consacra aux intérêts du Crédit foncier, après avoir essayé de créer une ligue commerciale entre la France, la Belgique, l'Espagne et la Suisse, ligue qui devait faire contre-poids auZolIverein allemand. On a de lui des ouvrages sur la propriété en France, sur la réforme des prisons et des Etudes sur l'Angleterre {lSi'6).
FAUCHER (César et Constantin), surnommés les jumeaux de la Réole, généraux, nés à la Réole en 1759, fusillés à Bordeaux, le '27 sept. 1815. Us firent ensemble les campagnes de Vendée, et gagnèrent l'un et l'autre le grade de général. Ils se retirèrent en même temps du service, à cause de leurs blessures. Pendant les Cent-Jours, ils firent partie de l'armée des Pyrénées-Orientales en qualité de maréchaux de camp. Rentrés à la Réole après la seconde invasion, ils furent arrêtés et accusés d'avoir foulé aux pieds le drapeau blanc. On les jugea à Bordeaux; pas un avocat de cette ville ne voulut les détendre. Condamnés sans preuves, ils moururent avec un courage héroïque et, par une étrange destinée, terminèrent dans les bras l'un de l'autre une existence qu'ils avaient passée presque sans so quitter un instant.
* FAUCHET s. m. Agric. Espèce de râteau avec des dents de bois, qui sert aux faneurs à amasser l'herbe fauchée et fanée, et aux batteurs en grange pour séparer la paille
battue d'avec le blé.
FAUCHET (Claude), historien, né à Paris en 1529, inorten IGOl. Henri l\ le nomma historiographe de France. Ses Œuvres ont été publiées à Paris (1610. 2 vols. m-4°).
FAUCHET (Claude, abbé), conventionnel, né à Dorne (Nièvre), en 1744, décapité le 31 oct. 179;). 11 fut d'abord prédicateur du roi; son illuminisme et ses principes politiques l'ayant fait disgracier, il embrassa avec ardeur la cause de la Révolution, assista comme acteur à la piise de la Bastille, rédigea un journal, La Bouche à feu, et fut nommé (1791) évéque constitutionnel du Calvados. Ce département renvu3-a à l'Assemblée législative et ensuite à la Convention. Lors du procès du roi, il vota pour l'appel au peuple et pour le bannissement. Ses liaisons avec les Girondins le firent exclure des .lacobins; condamné à mort sous l'inculpation d'avoir encouragé Charlotte Corday et d'avoir procuré un faux passeport au ministre JNarboone, il se fit assister par un prêtre, avant de monter sur l'échafaud.
* FAUCHETTE s. f. Hortic. Instrument dont on se sert pour couper les c6tés des arbustes qui bordent les plates-bandes.
* FAUCHEUR s. m. Ouvrier qui fauche, qui
cnupe les foins, les avoines : mettre les fuuciieui's dans un pré. — »v Au fém. Faucheuse. — Par ext. Personne qui fait périr un grand nombre d'hommes. — s. m. Soldat n'ayant pour arme qu'une faux, dont la lame était placée dans le prolongement du manche : les faucheurs vendéens et les faucheurs polonais se sont rendus célèbres. — Agric. Faucheuse MÉCANIQUE, ou simpl., Faucheuse, machine servant à faucher. (Voy. Moissonneuse.) — Argot. Voleur, voleuse qui a la spécialité de couper les chaînes de montre. — Bourreau. — La Faucheuse, la guillotine.
" FAUCHEUR ou Faucheux s. m. Aranhn.
Genre d'arachnides trachéennes, tribu des phalangiens, caractérisée par desmandil)uli'> saillantes, beaucoupplus courtes que io co^p^, et par des yeux portés sur un tubercule commun. Les pieds des faucheurs sont excessivementlongs et très menus; détachésdu corps, ils donnent pendant quelques instants des signes d'irritabilité. Le faucheur des murailles
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(phalanrjium comutum, mâle; et opilio, femelle) est connu de tout le monde; son petit corps grêle est porté par des pattes démesurément longues. II fait la chasse aux petits insectes et fuit ses ennemis avec une grande rapidité.
FAUCHON s. m. Agric. Sorte de petite faux qu'on appelle plus souvent Sape. ( Voy. ce mot.) — Ancienne arme de guerre, qui était courbée en forme de faucille.
FAUCIGNY (Le), anc. province des Klals sardes, actuellement comprise dans la Haute- Savoie; ch.-l. Bonnevilte ; 1,980 kil. caiT. ; 102,000 hab. Sol montagneux. Cette province était formée de l'anc. baronnie de Faueigiiy, qui prit son nom d'un château aujourd'hui ruiné, et qui fut réunie au comté de Savoie en 12.33. Le Faucigny appartient à la France depuis tS60.
•FAUCILLE s. f. (diminut. de faux). Instrument dont on se sert pour scier les blés, et qui consiste en une lame d'acier courbée en demi-cercle, qui a de petites dents d'un côté et qui est emmanchée dans une poignée de bois : les druides cueillaient le gui avec une faucille d'or. — Mkttre la faucille dans la MOISSON d'autrui, entreprendre sur le métier, sur les fonctions d'autrui. — Cela est droit COMME UNE FAUCILLE, sc dit d'une chose qui est tortue, lorsqu'elle devrait être droite.
FAUCILLES (Monts), ramification des Vosges, qui doit sa dénomination à sa forme recourbée. Les monts Faucilles commencent au Ballon d'Alsace et courent sur une étendue de plus de 100 kil., de l'E. à l'O. jusqu'au plateau de Langres et aux sources de la Meuse, en formant un arc de cercle dont la concavité est lûurnée au sud. Ils séparent les bassins de la Meuse et de la Moselle de celui de la Saône. Point culminant : les Fourches (492 m.).
•FAUCILLONs. f. Agric. InstrumenI, taiL en forme de faucille, pour couper du menu bois, des broussailles.
FAUCOGNEY, ch.-I. de cant., arr. età22 kil. N. de Lure (Haute-Saône) sur la rive gauche du Brenchin; ■1,014 hab.
• FAUCON s. m. [fô-kon] (lat. falco). Ornilh. Noju i:énéi'ique de tous les oiseaux de proie nobles, c'est-à-dire les oiseaux de proie qui se plient à l'éducation et s'habituent à chasser pour le conqite de l'homme. Cette section comprend les genres faucon et gerfaut. — Genre caractérisé par un bec courbe dès sa base et armé d'une dent aiguë de chaque côté de la pointe. Les faucons habitent le globe entier, leur vol est rapide et puissant; ils planentaudessus de leur proie et se précipilenlperpendii'ulairenieut sur elle ; ils pour-
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grinus, Linn.), mesure 38 centim., la femelle 50 centim. do long. Cet oiseau et le faucon des canards viennent enlever le gibier blessé jusque sous les yeux du chasseur. Le faucon voyageur habité l'Europe tempérée, les pays montagneux et les bords accidentés de la mer. Adulte et en bon état, il peut être considéré comme le plus beau type de l'oiseau de proie; il est aux oiseaux ce que le lion et le tigre sont aux mammifères. Avant l'invention de la poudre, les faucons étaient souvent instruits à poursuivre le hérou et différentes espèces de gibier. La chasse au faucon était l'exercice favori des rois et des nobles. (Voy. Fauconnerie.) Lo faucon atteint un âge très avancé; on raconte que l'un d'eux lâché, en 4G10, par le roi Jacques I'"' d'Angleterre, avec