FERO
— Feumeh la DoucnE, se dit particulièrement d'une cérùmonie par laquelle le pape impose les doigts sur la bouche d'un nouveau cardinal, pour l'avertir qu'il n'a point encore voix dêlibéralive. — Fermer la bouche a quelqu'un, le faire laire d'autorité, le réduire à ne savoir que répondre. Le respect me FrnuE LA BOUCHE, le respect m'interdit de répondre, de parler. Fermer la bouche a la médisance, A LA CALOMNIE, AUX MÉDISANTS, etC,
oblijrer les médisants, les calomniateurs, à se taire.— Fermer le cœur di: quelqu'un a un SENTIMENT, faire qu'il ne l'éprouve pas, ou qu'il ne l'éprouve plus. Fermer son cœur a quelqu'un, cesser d'avoir de l'aliection pour lui; lui cacher les sentiments qu'on éprouve, les pensées que l'on a. — Fig. Clore, arrêter, terminer : fermer une sessioji lécjUlcUive. — Fermer une pauentdjîse, marquer le crochet qui la termine. — Fermer la parenthèse, terminer une digression trop longue, et revenir à son sujet. — Fermer la marche, être le dernier d'un cortège, d'une troupe de gens qui sont en marche. — Enclore : la ijrande muraille qui ferme la Chine au nord. — v. n. S'emploie dans quelques-uns des sens de l'actif: ceite porte ferme à elef, ne feiine pas bien; les poiUes de la ville, ferment à telle heure; les théâtres ferment le jour de telle fête.
— Bourse. La bourse, cette valeur a fermïî a tel taux, les cours des valeurs ou de celle valeur étaient telsà la fin de la bourse. — »v Argot. Fermer son parapluie, mourir. — ' Se fermer v. pr. S'emploie dans plusieurs sens de l'actif: cette porte se ferme d'ellemême; l'entrée du port s'eut fermée peu à peu par l'accumulation des sables; cette plaie se formera bientôt.
' FERMETÉ s. f. (lat. firmitas). Etat de ce qui esl fL'iine, dilTicile à ébranler, de ce qui ne chancelle point : ces pilotis ont trop peu de fernuté. — Qualité d'un corps solide, compacte : c'est un tarain marécageux qui n'a aucune fermeté. — Vigueur, force : il n'a }'as de fermeté dans le poignet. — Fermetiî de la MAIN, sûreté, assurance de la main pour exécuter quelque chose. — Fig. Fermeté d' esprit, DE jugement, etc., rectitude, solidité de l'esprit, etc. — B. Arts, surtout Arts du dessin el Mus. Exécution vigoureuse et hardie : la touelie de ce peintre, de ce dessinateur, manque un peti de fermeté; ce musicien a une grande fenneté dans son jeu. — Fermeté de stïle, qualité d'un style qui a constamment de la concision et de la force. — Fig. Assurance, en parlant de la contenance, de la voix, du ton, du regard, etc. : mettre beaucoup de fermetédans ses réponses. — Constance, énergie, force morale qui lait braver les obstacles, les périls, qui rend capable de supporter, sans se plaindre, les soulirances, les re\ers, etc. : il montra une grande fermeté au milieu des tourments, da}js les revers, dans le péril.
• FERMETURE s. f. Ce qui sert à leriner. Se dit, pai tu-ulierenient, en ternies do Serrur. et de Menais. ; la fermeture d'une boutique. — Dans les places de guerre. Action de fermer les portes : la garde prend les armes à la fermeture des portes. — Fermeture d'un magasin, d'un théâtre, se dit d'un magasin qui cesse de vendre, d'un théâtre qui cesse de donner des représentations.
' FERMIER, 1ÈRE s. Celui, celle qui prend des héritages ou des droits à ferme : c'est le fermier de telle terre.— S'est dit de ceux auxquels les droits du roi étaient allermés : fermier de cinq grosses fermes. — Fermiers généraux, nom donné, avant 1790, à ceux qui prenaient à bail ou à ferme l'exploitation de diverses branches des revenus publics (taille, impôts du sel, des tabacs, octrois, etc.).
FERMO [fèr-rao], (anc. Pirmum Piccnum), ville d'Italie, dans la province d'Ascoli, a ijU liil. S.-E. d'Ancûne et à 4 kil. de l'Adria-
tique; 18,726 hab. C'est le siège d'im archevêché. Un exporte le mais, la soie et la lainr. Formo fut fondée par les Sabins avant l'cxi»lencc de Rome et devint une colonie romaine, "264 av. J.-C. Elle appartint aux Etats du pape jusqu'en 1860.
• FERMOIR s. m. Petite attache, agrafe d'argent ou d'autre métal, qui sert à tenir un livre fermé : mettre des fermoirs à un in-folio. — Outil tranchant dont les menuisiers et les sculpteurs se servent pour ébaucher leurs ouvi-ages.
FERMOY, ville d'Irlande, sur le Blackwaler, ;'i 30 kil. ,N.-E. de Cork; 7,611 hab. Vastes casernes; station centrale militaire de l'Irlande; cathédrale catholique romaine et deux collèges.
FERNAMBOUC. Voy. Pernambuco. — Fernambouc ,Buis de) Voy. Brésil.
FERNANDCORTEZou la coNQuÊTEDU Mexique, opéra en 3 actes, représenté à Paris, (académie de musique), le 28 nov. 1809; paroles de Jouy el Esménard, d'après la pièce de Piron;musique de Spontini; médiocre succès ; brillante reprise le 28 mai 1817.
FERNANDINA [fer-nan-di-na], port maritime de la Floride (Etats-Unis), sur la côlc 0. de l'île Amelia, à l'entrée de la rivière .\melia (qui la sépare du continent), sur le détroit de Curaberlaud, à 300 kil. N.-E. de Tallabassce; 4,500 bah.
FERNANDO DE NORONHA [fèr-nànn'-do-déno-iuni-ia], groupe de petites îles dans l'océan Atlantique, appartenant au Brésil, à environ 333 kil. N.-E du cap Saint-Ro(pie. La plus grande île mesure environ 3o kil. d: circonférence; elle sert de lieu d'exil. Le terrain esl très aride.
FERNANDO PO (port. Ferndo do Po), île du golfe de Bial'ia. sur la côteO. d'Afrique, à environ 40 kil. du continent; population évaluée à iO,000 hab. L'ile a environ 70 kil. do long s'.u- 40 de large. Sasurface est élevée elle pic de
rie CLii-eace à Fernando Po.
Clarence, près de l'extrémité N. a 3, KIT m. de haut. Les roches sont de formation volcanique. Le sol, couvert en partie de forêts, est bien arrosé el fertile. Les principaux produits végétaux sont les palmiers, l'arbre colon-soie, une espèce d'ébène, la canne à sucre et l'igname. Sur la baie de Maidstone, à l'extrémité N.-E., se trouve Clarencetown, la capitale. L'ile fut découverte par les Portugais en 1471, el, eu 1778, elle fut cédée aux Espagnols qui furent repoussés par les indigènes. Les Anglais l'occupèrent en 1824-34 et l'abandonnèrent en raison de son insalubrité. Les Espagnols en prirent de nouveau possession el lui donnèrent le nom de Puerto de Isahcl ; elle sert aujourd'hui de lieu de baunissemenl pour les condamnés.
FERNEL (Jean^ surnommé le Gnlien moderne, médecin, né en 1497 à Clerinonl, mort en IS.38. Docteur en lo30, il guérit Anne de Poitiers d'une maladie grave et, en io'ô6, succéda à Louis de Bourges comme premier médecin du roi. On a de lui : G. Fernclii Ambiani imiversa medicina (Paris, 1367); Therapcutiees universalis seu medcndi rationis lihri VU (Lyon, 1369, in-8").
FERNEY ouFernex [fèr-nô]. ch. -l.de cant., arr. el à 9 kil. S.-E. de Gex (Ain), sur la frontière suisse, au pied du Jura, à 7 kil. N.-O. de Genève; par 46» 13' 27" lat. N. el 3° 46' 20" long. E., à 4-33 m. d'altitude; 1,232 hah. Avant 1758, époque on Voltaire se retira dans le charmant vallon de Ferney, il n'existait en ce lieu qu'un petit hameau contenant une cinquantaine d'habitants. A sa mort, le bourg comprenait 1,200 hab.; les terres environnantes avaient été améliorées; l'immigration des ouvriers genevois, parliculièremeut des horlogers, avait été encouragée. Les nomlireuses personnes qui étaient venues visiter le pjhilosophe de Ferney avaient contribué, presque autant que lui, à la prospérité de son lieu de résidence. Eu face de son château, qui a perdu presque toute Irace de son séjour. Voltaire avait fait construire un très beau mausolée et, à côté, un théâtre el une église avec cette inscription : Tico erexit Votlarius.
FERNIG (les deux sœurs Félicité el Théophile de), héroïnes célèbres dans les fastes de la Révolution française, nées au village de Mortagne (Nord), la première en 1776, la seconde en 1779. Elles s'engagèrent dans la compagnie de la garde nationale commandée par leur père et se distinguèrent particulièrement aux batailles de Valmy et de Jemmapes. Théophile mourut en 1818 et Félicilé beaucoup plus tard.
* FÉROCE adj. (lat. ferox, ocis). Qui esl farouche el cruel. Se dit proprement de certains animaux : les lions, les tigres sont des animaux féroces. — C'est une bête féroce, se dit d'un liOmmc brutal el cruel.
— Par ext. Se dit des personnes, surtout pour exprimer une cruauté réfléchie ou dans laquelle on semble se complaire : les hommes sensibles ne sauraient être féroces. — Se dit également de certaines .dioses propres a un animal, à une personne : 'roce : air féroce; inonirs féroces.
• FEROCITE s. f.
Qualité d'un animal féroce : la férocité est naturelte au lion , au 1^ tigre. — Par ext. Se dit ^^ des personnes : la férocité de ce barbare ne put être adoucie.
FÉROÉ (Iles). Voy.
FiEROÉ. —Féron.(\.S.)
FÉRONIE s. f. (lat. Feronia. déesse des bois
et des vergers). Entom. Genre de coléoptères
carabiques, comprenant plusieurs centaines
d'espèces d'insectes carnassiers peu agiles, de
couleur ordinairement loneée el métallique.
FÉRONIEN, lENNE aJj. Entom. Qui <e rap-
|ioi'to ou qui ressemble au genre féro.iie. —
s. m. pi. Tribu d'insectes coléoptères penta-
nières carabiques, comprenant une ([uaran-
laine de genres, et ayant pour type le genre
léronie. Les féroniens vivent a terre sous les
pierres ou sous les décombres. Feroii. (V. S.)
FEROZEPOOR [fe-roz-pour'], ville de l'Inde
anglaise, dans le Sunjaub, près de Ghara,
;okil. S. -S.-E. deLahore; enviroEi 10,000 hab.
Elle esl entourée de ruines très étendues.
FERR
FERR
FliRR
Elle devint possessi-m anglaise en 183ri; depuis, elle a acquis de l'iMiportance.
* FERRAILLE s. f. coll. Vieux mon-cnux do fer usés ou rouilles : vendeur de vieille fcrruille. — »* Argot. Monnaie do Ijillon. — rAiRE cnossER SA FKRRMLLE, faire soimor dcs SOUS.
'FERRAILLER v. n. Fam. Faire du bruit avec des laïucs dopée ou de sabre, en les frappant les iiaos contre les autres : des filous tirèrent l'épée, et se mirent à ferrailler. — Se dit des spadassins, des gens qui cherchent les occasions de se battre à l'épée : c'est un mauv(ds sujet, gui n'aime qu'à ferrailler. — Fig. Disputer forlcnient, contester : ils s'en- (jagèrent dans une disinUe et ferraillèrent longtemps.
' FERRAILLEUR s. m. Marchand de ferraille. — Fain. Iloninio qui se bal souvent à l'épcc, qui en cliorclie les occasions : c'est un ferrailleur de iirofession.
FERRAND(Antoine-François-Cl-, id» -omte), écrivain, né à Parisen ITol, morlen l'-sJo. Il était conseiller au parlement do Paris, lorsqu'il émigra en 1789 avec le prince de Coudé. Après l'exécution de Louis .XVI, il fil partie du conseil de régence. Il revint en France eu 1801. Soui la Ucstauration, il fui ministre d'Etat et directeur général des postes. Il publia des drames et plusieurs pièces politiques réactionnaires; son ouvrage : Del esprit de l'histoire, est ui^e défense de la monarchie absolue.
FERRAND (Marie-Louis), général, né à Besançon en 1753, mort en 1808. Il lit. sous Rochambeau , les campagnes d'Amérique , servit dans les armées de l'Ouesleldc Sanibreet-Meuse et accompagna à Saint-Domingue le général Leclerc. A la mort de ce dernier, Ferrand fut chargé do défendre la partie française delà colonie; il vainquit Dessalinos à Sunto-Domingo (1803) et se tua de désespoir en voyantlinsurrcction triompher à Barahonde.
* FERRANDINIERs. m. Ouvrierqui fabrique les étoiles de soie, el surtout une espèce d'étolTe qu'on appelait autrefois Ferramdine. — »» Terme adopté par les ouvriers en soie de Lyon, pour remplacer celui de Canuts, par lequel on les désignait autrefois.
* FERRANT adj. m. Qui ferre. N'est usité que dans cette locution. Maréchal ferrant, artisan qui ferre les chevau-x, les mulets, etc. : des maréehaux ferrants.
FERRARAIS, AISE s. et adj. Habitant de Fcrrarc ; qui concerne cette ville ou ses habitants.
FERRARE. I. Province de l'Italie, bornée au N. par la bi'anche principale du Pô, qui la sépare de la Lombardie etàl'E. pari 'Adriatique, 2,617 kil. carr. ; 400,000 hob. La surface est plate. Une grande partie à l'E. se trouve presqueconslammenlsousl'eau. En juin 1872, '20,000 hab. se trouvèrent sans asile à la suite d'une inondation. Le sol est fertile. Les produits principaux sont : le grain, le riz, le chanvre, le lin, le vin, les ohves et la soie. La province constituait autrefois la plus grande partie du duché de Ferrare, gouvernée par la maison d'Esté, et annexée aux lîtats du pape en 1598. (Voy.EsTE.) En I79(j, elle fut prise par les Français; en 1814, elle fut rendue au pape et, en 1800, annexée aux possessions de Victor Emmanuel. — II. Capitale de la province, sur le Volano, branche du Pô, à (iO kil. N.-O. de Ravenne ; 82,000 hab. L'évêché de Ferrare date de 061, l'archevêché de '1733. Un concile général y fut convoqué en 1438, mais il fui transporté à Florence. Au xv° siècle, Ferrare était renommée pour son école de peinture, et au xvi' siècle, comme centre d'études, de poésie, d'art, et pour la splendeur de sa cour ducale. A son apogée, elle comptait environ 100,000
hab. Ses églises contiennent de magnifiques œuvres d'art. Son université, fondée en I3'2I, est maintenant une simple école do jurisprudence et do médecine, el elle a de 200 à 300 étudiants. Ferrare possède uu des plus grands
Cliàtcau de Fcrrarc.
el des plus beaux théàti-es de l'Italie, ainsi qu'un jardin botanique. Dans le centre de la ville est un château flanqué de tours et entouré de fossés remplis d'eau; c'élait autrefois le palais des ducs. La ville est entourée de murailles el défendue par une citadelle.
FERRARI (Gaudenzio), peintre de l'école milanaise, né en 148i, raorl en loaO.- Ses toiles principales ont pour sujet l'hisloire de la création et les premiers événemenls du christianisme. II était aussi sculpteur, architecte, mathématicien et poète.
FERRATE s m. Chim. Sel formé par la
combinaison de l'acide ferrique avecunebase.
FERRAUD. Voy. Féraud.
FERRÉ, nom de deux insurgés. — I. Le Grand Ferré, l'un des chefs de la Jacquerie dans le Beauvaisis, célèbre par sa haute taille, son courage el sa force herculéenne, né aux environs de Verberie (Picardie). Armé d'une lourde hache, et suivi dune petite troupe de paysans, il résista aux exactions des seigneurs et mourut d'un refroidissement survenu à la suite d'un combat. — II. (Charles-Théophile;, membre de la Commune de Paris, no dans celle vihe en 184.ï, fusillé le 28 novembre 1871. Il élail fils d'un cocher et entra, en qualité de commis, chez un agent d'all'aires. Les manifestations el les complots qui signalèrent les dernières années de l'Empire lui donnèrent mainte occasion de se lancer dans l'arène politique, de se faire emprisonner, et de se créer une notoriété de clubiste. L'exiguilé de sa taille et l'expression particulière de sa figure couverte d'une barbe noire, frappaient l'attenlion autant que son exaltation et ses violences de lanaage. Elu membre de la Commune par le XVlIle arrondissement, il fut nommé délégué à la préfecture de police el signa, en celte qualité, les décrets de suppression de journaux, ainsi que les ordres d'exécution des otages, el fil mettre le feu à la préfecture le 24 mai. Arrêté dans une mansarde de la rue Montorgueil, il fut jugé par le 3<^ conseil de guerre et condamné à mort le 2 sept. 1 87 1 . Il fut exécuté en même temps que Rossel et le sergent Bour-
geois. Il mourut bravement et persislajusqu'à la lin dans ses sentiments matérialistes et athées.
FERREIRA (Antonio) [fer-ré- ra], poète portugais, nij (Ml l'iis. niorl en 1509. On l'appelait l'Horace portugais. Ses Pocmas histtanos parurent en 1o98 el ses œuvres complète? en 1771. Sa meilleure comédie csir//o;nmej(i/oî/a; el son chef-d'œuvre est sa tragédie d'Inès de Castro. Une édition do ses ouvrages a paru i Lisbonne en 1771 (2 vol. in-S").
• FERREMENT s. m. Outil do for : on le surprit avec des limes sourdes, des crochets de fer, et quantité d'autres ferrements; tes feirements d'un ehirunjien. Cette dernière locution ne s'emploie que dans le langage vulgaire, et se dit surtout en parlant dos forceps. — Action de mettre les fois aux forçais : le ferrement des </alériens se fait avant leur départ pour le iaijne. — Au plur. Garnitures de fer qui entrent dans
a construction d'un bâtiment, d'une machine, etc. : CCS ferrements ne sont pas assez solides. FERRÉOL (Saint). I. Premier évêque de Besançon, décapité en 211; fête le 10 juin. — 11. l'riliun de l'armée romaine, martyrisé à Menue (Dauphiné); fête le 17 septembre.
* FERRE, EE part, passé de Ferrer. — Eau ii.uKKE, eau dans laquelle on a éteint un fer rouge, ou dans laquelle on a mis en dissolution des matières ferrugineuses. — Cuemin kkrré, chemin donl le fond csl ferme el pierreux, et où l'on n'enfonce point. Par opposition à Chemin pavé, chemin qu'on a construit avec des cailloux. — Cet homme est ferré, il EST FERRÉ A GLACE, il ost extrêmement lialiile dans telle matière, et très capable de s'y bien défendre si on l'attaque. — Il a la guel'lk
FERRÉE, c'est UNE GUEULE FERRÉE, 56 dit d'un
homme qui mange avidement des mets très chauds. Celui qui a souvent l'injure à la bouche, qui est dur en paroles. — Il avalerait DES CHARRETTES FERRÉES, so dit d'uu grand mangeur. — Prov. et fig. C'est un mangeur, un av.\- LEuii DE charrettes fekrées, Se dit en parlant d'un lanfaron. — »v Voie ferrée, se dit en parlant d'une voie de chemin de fer. — Argot. Etre ferré, être arrêté. Terme emprunté au langage des pêcheurs.
' FERRER v. a. Garnir de fer : feirer des roues. — Attacher des fers aux pieds d'un cheval, d'un mulet, etc., avec des clous : ferrer un cheval des quatre pieds, le ferrer tout à neuf . — ■ I'errer des chevaux a glace, leur mettre des fers cramponnés, pour empêcher qu ils ne glissent sur la glace. — Il n'est pas aisé a ferrer, se dit de quelqu'un qui est difficile à gouverner. — Ferrer la mule, acheter une chose pour quelqu'un, el la lui compter plus cher c[u'ellc n'a coûté. — Ferrer des aiguillettes, UN LACET, en garnir les extrémités de fer-blanc, de cuivre ou d'autre métal. — Par calachrèse. Ferrer d'or, d'argent, de cuivre, garnir d'or, d'argent, etc., ce qui est ordinairement garni de fer. — i* Pêche. Ferrer un POISSON, donner un coup sec àla ligne, lorsque le poisson mord, afin que l'hameçon pénètre bien dans les chairs. — Argot. Fig. Ferrer un GOUJON, faire mordre à un appât, tromper en séduisant.
" FERRET s. m. Fer d'aiguillelte ou de lacet: ferret d'aiguillette. — Prov. Je ne voudrais PAS EN DONNER UN FERRET d'aIGUILLETTE,
se dit en parlant d'une chose de peu de valeur, et dont on ne fait nul cas.
FERRETIER s. m. Techn. Marteau à l'usage des maréchaux pour forger les fers à cheval.
FERRETTE (ail. Plirt], village d'Alsace- Lorraine, cercle et à 22 kil. d'Altkirch. d20 habilants. Cédé à l'Allemagne par le traité de Francfort, le 10 mai Ta"!. Vieux chàleau, ruine du moyen âge.
"FERREURs. m. Celui qui ferre. N'eslguèrc usité que dans cette locution, Ferreur d'aiguillettes.