DE TOUCHE, DE PINCEAU
FIESCHI [fièss'-kij (singulier, Fiksco), l'une des quatre principales fainilles de Gênes et de son territoire ; un pense qu'elle est d'origine bavaroise. La rivalité entre les F.eschi et les Grimaldi, qui soutenaient les Guelfes, et les Durias et les S|iiiiolas qui favoi'is.uenl les Gibelins, donna lieu à des guerres fréquentes du XI" au ivi» siècle. l.a branche aiiiée des Fieschi finit par être chassée en France et la plus jeune brunche resta pauvre et sans iatluence. Cette fainille a proiiuit deux papes: Innocent IV et Adrien V, ainsi que plusieurs autres personnages distingues. (Voy. Fiesco.)
FIESCHI (Joseph-Marie) (hèss-kij, régicide, né a Murato (Corse) en Ii90, exécuté a Paris le 19 février 1836. Tour à tour vagabond, soldat napolitain, espion de Mural, agent secret des Autrichiens, auxquels il livra son ancien maître \pi sept. fsl>), il eut une existence des plus agitées et linit par être condamné a 10 ans de réclusion et a U surveillance perpétuelle, pir la cour d'assises d Ajaccio, comme vo'ieur et faussaire, le 28 août 1819. U subit sa peine à Embrun. Réfugie à Pans, sous le faux uoni de Geiard, ufirès la révolution de Juillet, il obtint un (letit emploi public en se donnant comme l'une des victimes de la terreur blanche et en se faisant protéger par les chefs du parti bonaparlisle, auquel il pieiendait appartenir. Son incouduue lui ayant fait perdie son emploi (l'34), il résolut de se venger en assassinant le roi. C'est dans celle intention qu'il conslruisil, avec l'assistance de Pepin ei de àVlorev, une machine infernale cuusislant en un bâti de cliènequi supportait 24 canons de fusils disposes en éventail. Il installa celle aiiuce invention a la fenêtre du logement qu'il liabitait, au 3' étage de la in.iisun portant alors le n" :iO, boulevard du Imiple. Le 2» juillet I8.i5, au moment où Luiiis-Pliilifipe, qui passait une grande revue, arriva, entouré de sun or. liant etat-major, devant celle maison, la niarhine éclata. Le roi lut epaigiie, mais p us de M personnes furent atlemles autourde lul el roulèrent, sanglantes, sur le soi. Il victimes elaient ni't. les, parmi elles, on r.iiiarquall le marccbai Murlier, le ^euuiui Lacitatâd
FIÈV
de Vérieny et le lieutenant-colonel Rieussec; 7 autres personnes ne tardèrent pas à mourir dessuilesde leurs affreuses blessures. La machine, en éclatant, avait blessé Fieschi à la tête; ce fut en vain qu'il csfiéra échapper en se sauvant, dans une cour intérieure, à l'aide d'une corde disposée d'avance à une fenêtre de derrière, pour faciliter son évasion. Dénoncé par le sanp qui coulait de sa blessure, il fui arrêté, et condamné à mort, ainsi que ses complices, le bourrelier-sellier Morey, qui avait cbar^'é les fusils, et l'épicier Pépin, qui avait facilité l'exécution de cet attentat. Un ouvrier lampiste, nommé Boireau, fut condanmé à 20 ans de détention; un cinquième accusé, Bescher, fut acquitté.
FIESCO (Giovanni-Luigi, COMTE deLavagna), conspirateur, né à Gênes vers ir)24, mort le 2 janvier 1547. Instigateur de la révolte, qui éclata dans la nuit du C^' au 2 janvier ISi? contre André Doria, il tomba dans l'eau en se rendant à bord d'une palère et se noya; sa mort mil fin à l'insurrection. Celte conspiralion forme le sujet de la tragédie de Schiller, Fiesco.
FIESOLE [fié'-zo-le] (anc. Fxsulse), ville d'Italie à 6 kil. ÎS.-E. de Florence, à laquelle elle est réunie par une loiipue suite de villas; Î,n00 hab. Cathédrale et séminaire épiscopal. Fœsulaj était une des villes principales de l'Etrurie; elle devint une colonie militaire romaine et fut le quartier général de Catilina lorsi[u'il s'échappa de Kome. Elle fut partiellement détruite par les Florentins en lOtO.
FIESOLE (Giovanni Angelico da). Voy. An-
GKLICO,
FIESQOE, illustre famille de Gênes. Voy.
FlESLHl et FlESCO.
FIÉVÉE (Joseph), auteur français, né à Paris en 1767, mort en 1839. Il favorisa la chute des terroristes en 1794 et fut proscrit pout" avoir soutenu les principes ultramontains et royalistes, particulièrement dans son ouvrage Sur la nécessité d'une religion (1795). Napoléon l'employa comme agent secret à Londres et à Hambourg; à son retour de l'Ile d'Elbe, l'empereur lui retira une préfecture qu'il avait acceptée de Louis XVUl. Revenu à sa première profession de journaliste, Fiévée contribua à 1 extension du Journal des Débats. 11 écrivit plusieurs excellents romans et plusieurs traités politiques.
• FIÈVRE s. f. (lat. febris). Mouvement déréglé de la masse du sang, avec fréquence permanente du pouls, ordmairemeat accompagné de chaleur : le frisson est l'avant-coureur de la fièvre. — Sentir la fièvre, répandre celte odeur aigre et légèrement nauséabonde qui est particulière à la plupart des fiévreux.
— Fièvre de cbeval, lièvre violente. — Avoir LES fièvres, avoir la fièvre, ou quotidienne, ou tierce, ou quarte. — Que la fièvre le sehrb! se dit, par imprécation, en parlant de quelqu'un dont on a à se plaindre. Ellipliqu., on a dit en des sens analogues : leur
FIÈVRE OUARTAINE! VOS FIÈVRES QUARTAINES ! CtC.
— Tomber de fièvre en chaud mal, tomber d'un état fâcheux dans un pire. — Par exag. et fam. Emotion forte, trouble violent de l'âme : j'attente de cette nouvelle me donne la fièvre.
Un souffle, une ombr«, un rien, toat lui doDn&it la lièvre,
Li FonTitni.
— Dans le style élevé. Toute agitation , toute passion vive et désordonnée : cette fièvre de rébellion n'était l'oint encore apaisée. — Encycl. La fièvre est un état morbide, une réaclion générale de l'organisme, précédée d'un frisson prodromique, caractérisée par une augmentation de la chaleur animale, par l'accélération des baitemenls du cœur, par un malaise général, par de la courbature, de l'abattement, et ordiuairement par une augmeulaliun de chateur (eLceplé dui» les cas de