‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustréChapitre 66 sur 568 · CIRA · texte numérisé non relu

CIRA

villas; les rois de Portugal y ont un palais, ancienne résidence des rois mores. Sur le sommet de l'un des pics les plus élevés, se trouve le couvent Peuha, construit par Eiîianuel le Grand et restauré (pour servir de palais) par l'ex-roi Ferdinand. Le 30 août 180S, après la bataille de Vimeiro, fut signée a Cintra, entre sir Hugh Dalrymple et Junol, une convention en vertu de "laquelle l'armée française vaincue fut renvoyée en France avec ses armes. '

. Action de cintrer; résultai

sur l'arête d'une chaîne granitique, à 30 kil. O.-N.-O. de Lisbonne; 22,'J18 li. Le paysage charmant qui l'entoure en a fait un séjour très recherché; ou y a construit de nombreuses

CINTRAGE s. m.

de celle action.

* CINTRE s, m. [sain-tre] (lat. cinMus). Figure en arcade, en demi-cercle : btUir à plein cintre, cintre surbaissé. — Archit. Appareil de charpente sur lequel on bâtit les voûtes de pierre ; poser les cintres ; lever les cintres. — Dans un théâtre : Loges du cintre, le dernier rang de loges, celui qui est immédiatement sous le plafond.

*CINTRE, EE adj. En forme de cintre : couronne cintrée.

CINTREMENT s. m. Archit. Action de placer les cintres d'une voûte, pour la soutenir pendant sa construction.

CINTRER v. a. Faire un cintre, bâtir en cintre, faire un ouvrage en cintre : cintrer une galerie. — x\ Argot. Tenir.

CIOTAT(La) Citharisla, ch.-I. de cant., arr. et a 32 lui. S-E. de Marseille (Bouches-du- Rhône), au bord d'un grand golfe de la Méditerranée ; 12,734 h. Port commode et sûr, abrité par le cap de l'Aigle et l'île Verte. Cabotage étendu. Rocher bizarre du Bec-d'Aigle. Construction de navires, particulièrement de bateaux àva]ieur. Lat. 43" 10' 21" N., long 3° 16' 27" E. (au phare à feu fixe).

•CIOUTAT s. m. (rad. La Ciotat, n. pr.) Sorte de raisin, à peu près semblable au chasselas.

CIPAL s. m. Abréviation populaire de Municipal.

* CIPAYE s. m. [si-pa-'i] (angl. sepoy; même étymol. que notre mot spahi). Soldat indien : un corps de cipuyes.

* CIPOLIN ou mieux v* Cipollin adj. m.

(ital. cipollino. petit oignon, parce que les bandes de ce marbre lîgurcnt les sections concentriques d'un oignon coupé en deux). Espèce de marbre de structure foliacée, à veines bleues, vertes ou grises, recherché à cause de sa rareté : marbre cipolin. — w Subtantiv. : le cipolin se trouve en Corse et n Jjorëges ; on en fait des dalles et des colonnes. — s. m. Peinture en détrempe et vernis, pour laquelle on emploie de l'ail quand on applique la première couche.

* CIPPE s. m. (lat.

'■ippus, souche, tronc).

Archit. etarchéol. Demicolonne sans chapiteau, sur laiiucllc on grave quelquefois des inscriptions : ce tombeau est surmonté d'un cippe.

"CIRAGE s. m. Action (le lirL'i-, nu résultat de cette action : it a cmploijé beaucoup de temps à ce cirage; le ciruged'un parquet. — Cire appliquée sur quelque chose :

cirage des toiles, du taffetas, etc. — Toute composition qui sert a rendre la chau.ssure noire et lui.saiite : cirage anglais ; marchand de cirage. — Peint. Tableau peint en eamaieu de couleur de cire jaune. (Inus.) — Encycl. Le cirage se

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compose ordinairement d'un mélange d'eau, de noir de fumée (73 gr.) et d'huile d'olive (aO gr.); on y ajoule peu à peu 3 gr. de bleu de Prusse, 3 gr. <le laque de l'Inde, 2.'5 gr. d'acide chlorhydrique etIOO gr. de mélasse; on verse, en remuant, une dissolution de 12 gr. de gomme arabique dans l'eau. On fait des ciraf^es plus ou moins liquides, plus ou moins solides, en variant les proportions de ces ingrédients. La France tournilaujourd'hui du cirage au monde entier; Paris ctHurdeau.t sont les grands centres de cette fabrication.

CIRCAÈTE s. m. (gr. kirkos, faucon ; aetos, aigle) Ornil h. Genre d'aigles à bec presque dvoit à la base, convexe en dessus, comprenant une seule espèce appelée Jean-le-blanc. C'est un oiseau qui vit dans le nord de l'Europe.

CIRCARS DU NORD (Les), ancienne division de la pruvineo de Madras (Inde), sur la côte orientale de la péninsule, 61,770 kil. carr. ; environ trois millions d'babitants. Elle comprend les cinq districts, appelés Circai's, Cicacole, Rajabmundry, Ellore, Condapilly et Guutoor.

CIRCASSIE (proprement Tclurkcs.sk), territoire do Kussie, sur la côte N.-E. de la mer Noire, et compris en grande partie dans le district du Kouban ciscaucasien ; environ 50,000 kil. carr.; :iOU,000 hab. Tout ce territoire, à l'exception des basses terres du Kouban, est rude et montagneux; on y rencanti'e l'Elburz et plusieurs autres pics du Caucase. La plupart des rivières sont basses; climat sain; villages dans des vallées d'un accès difficile. Le vrai nom des Circassiens est Âdighei «les nobles»; mais en dehors de leur pays, on ne les appelle jamais autrement que ïcherkesses (coupeurs de routes, voleurs de grands chemins), et ce nom a été admis dans le langage géographique. De mœurs essentiellement pastorales et guerrières, ils méprisent le travail et recherchent les occasions de vol, de pillaï;c et de carnage. Leurs grades sociaux sont : i" les princes ou chefs; "2° les nobles; 3° la classe moyenne; 4" les serviteurs; a" les serfs. Le sol est divisé entre les princes et les nobles; ces derniers exercent une juridiction patriarcale qui s'étend jusqu'au règlement des mariages et à l'éducation des enfants. 11 n'y a pas de taxes régulières, parce que les ordres inférieurs doivent pourvoir aux besoins des nobles; mais le vassal qui trouve insupportables les exactions de son seigneur, cherche chez un prince voisin une protection moins onéreuse. La polygamie est permise ; néanmoins l'habitude litnite à deux le nombre do femmes que possède un homme. Le commerce do leurs tilles était le plus grand reproche que l'on fit aux Circassiens; environ 1,000 jeunes personnes étaient annuellement exportées, avant le tirman d'Abdul-Medjid, qui prohiba la vente et le commerce des esclaves blanches; depuis celte époque l'exportation des belles Circassiennes a diminué; mais elle existe encore. La religion est un mélange de mahométisme, de christianisme et de paganisme. Les diverses tribus otl'rent une frappante ressemblance dans leurs mœurs; mais elles parlent des langages tiès différente; on a compté 72 dialectes dans un seul district. La langue est dure, abondante en sons gutturaux, sans aucune al'linité avec celles des races blanches, si ce n'est avec la langue finnoise. Les Circassiens apparaissent dans l'histoire dès le temps de Strabon, qui les appelle Zyges. Adrien les nomme Zuchi ; Pline, Cercèles; au moyen âge, on les connut sous le nom de Siraks. Leur pays, conquis par Mithridate, passa aux Romains, qui l'appelaient Zichia; mais la souveraineté des empereurs fut toujours nominale. La Circassie appartint ensuite aux Huns, aux Khazais, aux Seldjouks, aux Géorgiens, aux Mongols et aux Turcs. Ces derniers la cédèrent à la Russie en 1829; mais les ha-

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bitants, refu.'iantde reconnaître la souveraineté moscovite, soutinrent, pourleurindépendance, une lutte obstinée qui ne se termina que vers I8(i't, époque ou 200,000 d'entre eux emigrèrcnt en Turquie (voy. Caucase). Un grand nombre de ces émigrants se fixèrent en Bulgarie et dans les districts voisins, où ils prirent part aux massacres de 1876.

CIRCASSIEN, lENNE s. et adj. Habitant de la Cii'cassie; qui appartient à ce pavs ou à ses hahit,-uits.

CIRCASSIENNE s. f. Sorte d'étoffe de laine.

CIRCE (Mythol. gr.), enchanteresse, fille d'Helios (le soleil) et de l'océanide Perséis. Elle épousa un prince de Colchide qu'elle assassina. Ses sujets l'ayant chassée, son père la transporta dans l'île d'/Eœa, près des eûtes d'Italie. D'un coup de baguette, elle changea les habitants en loups, en sangliers, en lions, en ours, etc. Quand Ulysse aborda dans son ile, elle métamorphosa en porcs plusieurs de ses compagnons; mais il sut la contraindre à leur rendre leur forme humaine. Elle devint amoureuse du héros grec, qui lui laissa deux enfants en souvenir de son passage, lorsqu'il la quitta deux ans plus tard.

CIRCEE s. f. Bût. Genre d'onagriées, dont une espèce, commune aux environs de Paris, servait autrefois pour de prétendus cbai'mes. La circée parisianm {circxa lutclianu) est appelée aussi herbe aux sorclors.

CIRCEII, ancienne ville du Latium,'h la ba^e septentrionale du mont Circeius (aujourd'hui Circello), près de la mer, à 80 kil. S.-E. de Rome. Elle fut colonisée par les Romains sous le règne de Tarquin le Superbe. S'étant révoltée et jointe aux Volsques, elle fut l'une des principales cités de la ligue latine (340 av. J.-C.). Ensuite sa décadence fut rapide. Elle a laissé des ruines massives.

CIRCELLÉ, ÉE adj. (lai. circullus, petit cercle). (Jiii est marqué de cercles colorés.

CIRCINÉ. ÉE adj. Roulé en cro.sse. — Bot. Se dit des feuilles de fougères et de celles des autres droséraeées avanlleur complet développement.

CIRCLEVILLE, ville de l'Ohio (Elats Uunis), sur le Sci.itu et le canal de l'Ûhio; à 100 kil. N.-E. de Cincinnati; 6,800 hab. Elle occupe l'emplacement d'une fortification circulaire aborigène.

* CIRCUMPOLAIRE adj. (lat. circitm, autour; pohis, pôle). Qui environne les pôles terrestres : les régions, [les rncrs circompolaircs. — Astron. Se dit, dans chaque lieu, des étoiles et des constellations assez voisines du pôle pour que leur cercle diurne se trouve tout entier au-de-sus de l'horizon; ce qui les rend constamment visibles, soit à l'œil nu, soit avec des instruments : la petite Ourseest une constelliitioncircompolaire pour l'Europe,

* CIRCONCIRE V. a. (lat. circumcidere ; de circiim, autour; sedere, couper). Je circoncis, nous circoncisons. Je circoncirai. Que je circoncisse. Opérer la circoncision : il était ordonné dans l'ancienne loi de circoncire les enfants nulles ; les Juifs, les mahométans font circoncire leur.f enfants mdles.

' CIRCONCIS, ISE, part. pass. de Cibconxibe. — Se dit quehpiefuis, substantiv. de celui à qui on a coupé le prépuce : un circoncis.

CIRCONCISEUR s. ra. Celui qui circoncit.

* CIRCONCISION s. f. Pratique orientale, qui consiste a couper le préimce des hommes et des enfauts mâles et les lèvres internes des femmes ou des enfants du sexe féminin : la circoncision était ordonnée dans l'ancienne loi ; la circoncision des Juifs. — Lafiîtedk la Circoncision, ou simplement la Circoncision, le jour oii l'on célèbre la circoncision de N. -S. : la circoncision est le premier jour de l'année. — Fig.,

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en termes de l'Ecriture sainte : ta circoncision du cœur, la circoncision des lèvres, le retranchement des mauvaises pensées, des mauvais désirs, des paroles qui peuvent blesser ou la charité ou la pudeur. — E.ncycl. Chez les Juifs, la circoncision est un rite strictementreligieux et s'opère sur les enfants mâles seulement, le huitième jour après leur naissance; cette pratique était obligatoire autrefois pour les prosélytes et pour les esclaves des Juifs. D'après Hérodote, les Egyptiens et les Ethiopiens pratiquaient la circoncision; et encore do nos jours les chrétiens coptes et abyssins observent cette coutume. L'Eglise abyssine l'impose aux deux sexes. Les musulmans la pratiquent aussi, bien qu'elle ne soit pas ordonnée par le Koran. Le même rite existait chez les anciens Mexicains.

•CIRCONFÉRENCE s. f. (lat. circnmferre, porter auloiii . (;(uitour d'un cercle : toutes les liijnes droites tirées du centre et terminées à la circonférence sont égales en lonqueur ; les mathématiciens divisent la circonférence d'un cercle en trois cent soixante derjrés. — Toute sorte d'enceinte, quoiqu'elle ne soit pas parfaitement ronde : cette ville enferme plusieurs jardins dans sa circonférence. — .Méd. Surface exti'rieure du corps : le samj est porté du centre à la circonférence par les artères, et rapporté de la circonférence au centre par les veines.

' CIRCONFLEXE adj. (lat. circumflcxus, recourbé). S'emploie surtout avec lemot.vccENT, et désigne celui des trois accents de la langue grecque qui a la figure d'une S couchée (~). En parlant de la langue française, on appelle CIRCONFLEXE l'acceut qui est fait comme un 'V renversé ("), et dont on se sert principalement pour marquer les voyelles qui sont restées longues après la suppression d'une lettre : les mois : dije, bidme, fétc, gite, flûte, etc., s'écrivaient autrefois : aage, blasme, feste, giste, Jluste, etc.; bien des personnes écrivent : gaité, dévoùment, etc., ^our ga'ieté, dévouement, eie. -- Se dit aussi des lettres mômes qui portent l'accent circonflexe : un â circonflexe; un i circonflexe. — Gramin. gr. Verbes circonflexes, verbes contractés.— Substantiv. : un circonflexe.

CIRCONJACENT, ENTE adj. (lat. circum, autour; ./<((■('/•(', être étendu). Environnant.

* CIRCONLOCUTION s. f. (lat, circum, autour; loqui, parler). Périphrase, circuit do paroles : user de circonlocution ; parler par circonlocution.

' CIRCONSCRIPTION s. f. (lat. circumscriptio: de circum, autour :stTi'fct'ce, écrire). Ce qui borne, ce qui limite l'étendue d'un corps: tacir- .conscriplion est une propriété naturellement inséparable des corps. — Division administrative, militaire ou ecclésiastique d'un territoire : établir une nouvelle circonscription; la circonscriptioti des diocèses. — Géom. Action de circonscrire une figure à un cercle.

* CIRCONSCRIRE v. a. (lat. circumscribere, tracer autour). Donner des limites, mettre des bornes alentour. S'emploie rarement au propre ; Dieu est un être infini, qui ne se peut circonscrire, ni par les lieux, ni par les temps. — Géom. CiRCONscniBE ine figube a un cerclk, tracer une figure dont les côtés touchent le cercle.

* CIRCONSCRIT, ITE part. pass. de Circo.vscrirp;. — Espace très circonscrit, très resserré, fort peu étendu. — Méd. Tumelr circons- CBiTE, tumeur bien distincte des parties auxquelles elle est contigiië. On dit de même : inflammation circonscrite.

•CIRCONSPECT, ECTE adj. [sir-con-spèk;

pè-ktej (lat. circum, autour; aspicere, regarder). Discret, retenu, qui prend garde à ce qu'il fait, à ce qu'il dit : homme fort circonspect; circonspect dans ses actions, dans ses

CIRC

paroles. — Se dit également des choses où il y a de la circonspection : coiiJuitf, démarche circotispecte.

* CIRCONSPECTION s. f: (lat. circumspectio, prudence). Prudence, retenue, discrétion : il faut user de ijrandc circonspection ; agir, parler avec circonspection.

' CIRCONSTANCE s. f. (lat. cireumstantia). Certaine particularité qui accompagne un fait, une nouvelle, ou quelque chose de semblable : circonstances aggravantes; circonstances atténuantes ; exposer un fait, et en rapporter jusqu'à la moindre circonstance. — Conjonctures présentes, situation actuelle des choses : la circonstance 7i'estpus fawrabte pour une telle entreprise ; obéir, se plier aux circonstances. — Pièce, ouvrage de circoxs^\n-ce, pièce de théâtre faite pour la circonstance, écrit inspiré par les circonstances.— Pratiq. Circons- TAN'CEs ET DÉPENDANTES, sedit delout ce qui dépend d'une terre, d'une maison, d'un procès : terre adjugée avec ses circonstances et dépendances. — Législ. « La loi pénale attribue àcertains faits accessoires ou à certaines circonstances qui accompagnent les crimes ou les délits, soit une aggravation, soit une atténuation de la culpabilUé, et, par suite, de la peine qui doit être prononcée. Les circonstances aggravantes dont la connaissance résulte de l'acte d'accusation ou des débats, doivent faire chacune l'objet de questions posées subsidiairement au jury par le président de la cour d'assises, et les jurés doivent délibérer et voter sur chacune de ces circonstances (G. inst. crim.338,344,34o; et L. 13 mail836, art ^T. Il n'en est pas de même pour les circonstances atténuantes, qui, en toute afl'aire criminelle, doivent faire l'objet d'une question posée au jury; cl la réponse ne doit être donnée que lorsque la décision est affirmative (C. inst. crim.34I.L. t3mai1836, L. lOjuin 18b3). Les circonstances aggravantes s;nt, ainsi que l'accroissementde peines qui en rf'sulle, indiquées par le Code pénal pour chacun des crimes ou délits qui en sont susceptibles: tandis que les circonstances atténuantes sont laissées à l'appréciation intime des jurés ou des tribunaux correctionnels: et l'art. 463 de ce code lixe la peine qui doit être prononcée, par atténuation de celle que la loi applique au crime commis. En ce qui concerné les délits, le môme article, dont les dispositions ont été successivement étendues et rendues plus favorables par la loi du 13 mai 1863 et par ledecret-loi du 27 novembre 1870, autorise les tribunaux correctionnels, même en cas de récidive, à réduire l'emprisonnement même au-dessous de six jours, et l'amende au-dessous de ICfr. ; à prononcer l'une de ces peines seulement lorsque la loi les inflige toutes les deux ; et enfin à substituer l'amende à l'emprisonnement, mais sans que cette amende puisse être en aucun cas au-dessous de celles de simple police. » (Ch. y.)

CIRCONSTANCIÉ, ÉE adj. Qui détaille bien tuutps les circonstaiices : relation circonstaiicice.

CIRCONSTANCIEL, lELLE adj. Qui tient aux circonstances. — Complément cibco.nstanxiel, se dit des mots qui indiiiuent des modilications, comme dans : le jour vierit rapidement, l'adv. rapvlement est le complément circonstanciel.

* CIRCONSTANGIER. v. a. Marquer, délail- 1er les circonstances : circonstancier une affaire, un fait.

• CIRCONVALLATION s. f. [sir-con-val-la-sion] (lat. circuincaUare , entourer de murailles). Tranchée à parapet, à redoutes, à place d'armes, etc., que des assiégeants font autour de leur camp pour se garantir des attaques du dehors, et pour empêcher qu'il n'entre du secours dans la place assiégée : ligne de

CIRC

circonvallation ; faire la circonvallalion d'un camp.

'CIRCONVENIR v. a. (lat. circumvenire, venir autour). Eiuplover des moyensartilicicux auprès de quelqu'un, pour le déterminer à faire ce qu'on souhaite de lui ; il croyait le circonvenir par ses artifices; il s'est laissé circonvenir.

* CIRCONVENTION s. f. Tromperie artificieuse : user d'' cir convention.

CIRCONVENU, UE adj. Qui s'est laissé envelopper par des moyens artificieux.

* CIRCONVOISIN, INE adj. IN'est guère d'usage qu'au phinel, et ne se dit que des lieux, des choses, et des personnes collectivement, qui sont proches et autour de celles dont on parle : lieux circonvoisins ; les périples circonvoisins.

* CIRCONVOLUTION s. f. Se dit de plusieurs tours faits auluur d'un centre coninuin : faire plusieurs circonvolutions. — Anat. Contours que forment les intestins dans l'abdomen, et saillies sinueuses du cerveau et du cervelet dans le crâne : les circonvolutious intestinales ; les circonvolutions cérébrales.

' CIRCUIT s. m. (lat. circuitus). Enceinte, tour : le circuit de la ville ; circuit d'une province. — Détour : j'ai fait un long circuit, un grand circuit pour arriver chez moi. — Fi g. Circuit de paroles, tout ce qu'on dit avant que de venir au fait : un grand circuit de 2Mroles.

CIRCULABLE adj. Qui peut être mis en circulation : pallier circulabte.

* CIRCULAIRE adj. (lai. circtilus, cercle). Qui a la forme, la figure d'un cercle : forme circulaire: figure circulaire; ligne circulaire. — Se dit aussi de ce qui se meut en décrivant un cercle : mouvement circulaire. — Lettre cinciiLAiRE, ou substantiv. Circulaire, se dit de plusieurs lettres écrites dans les mêmes termes, et adressées à diflcrentes personnes pour le même sujet : écrire une lettre circulaire; distribuer, répandre une circulaire.

* CIRCULAIREMENT adv. D'une manière circulaire, en rond: un corps qui se meut arculuiremciit.

' CIRCULANT, ANTE adj. Qui est en circulation: t'sjic-cs rircidantes.

* CIRCULATION s. f. (lat. circulatio). Mouvement de ce qui circule : la circulation du sang ; la circulation de la sève dans les plantes. — Par ext. Facilité de passer, d'aller et de venir. Dans ce sens, il ne se dit guère qu'en parlant de la voie publique : la circulation du public. On dit quelquefois, dans un sens analogue : la circulation de l'air. — Transport des personnes et des marchandises : la circulation s'accroît sur les chemins de fer. — Fig. La circulation de l'argent, DES EFFETS DE COMMERCE,

DES CAPITAUX, ctc. :1e mouvement de l'argent, des etîets de commerce, des capitaux, etc., qui passent d'une main à l'autre. On dit en ce sens : mettre des espèces, des billets en circulation; favoriser la circulation. — Droit de circulation, impôt qui se perçoit à l'occasion du transport des boissons. — Par ext. Mettre UN ÉCRIT EN circulation, le répandre, le livi-er au public. On dit aussi : Arrêter la circulation d'un écrit dangereux, etc. — Fig. Mettre en circulation des idées nouvelles, les répandre dans le public. — Physiol. Fonction par laquelle le sang, partant du cœur, est porté jjar les artères et les vaisseaux capillaires dans toutes les parties du corps, afin de leur distribuer les matériaux nécessaires à la nutrition, et y revient par les veines, chargé des éléments qui doivent être éliminés ou modifiés. Le sang veineux aiflue dans Vo7xillette droite qui, par sa contraction, le fait passer dans le ventricule droit. Celui-ci se contractant â son tour, le chasse dans l'artcrc pulmonaire

CIRC

qui le porte aux poumons. La valvide tricuspide se relève sur l'orifice aiiriculo-ventriculaire pour empêcher le sang de refluer dans l'oreillette. Le fluide passe dans ['artère pulmonaire, dont la valvule sigmoïde s'oppose à son retour. Dans les cellules du poumon s'opère, au contact de l'air, l'hématose du sang; après quoi, devenu artériel, il est ramené, par les veines pulmonaires, à l'oreillette gauche, d'où il passe dans le ventricule gauche, puis dans l'aorte et dans toutes les artères. La valvule mitrale l'empêcbe de refluer dans l'oreillette. 11 passe jusqu'aux vaisseaux capillaires, petites ramifications qui servent d'intermédiaires entre les artères et les veines. Les contractions des oreillettes se font simultanément ; celles des ventricules, qui leur succèdent simultanément aussi, se fout sentir dans tout l'arbre artériel et déterminent ce mouvement vibratoire qu'on appelle po»/s Le mouvement de contraction se nomme systole, et celui de relâchement diastole. On a donné le nom de petite circulation au cercle circulatoire qui va du co;ur droit au cœur gauche en passant par les poumons ; et celui de grande circulalion, au cercle circulaloire qui va du cœur gauche au cœur droit en parcourant tout l'organisme. Ce mouvement continu du sang, qui se porte du cœur aux extrémités et revient des extrémités vers le cœur, a été découvert en 1616 par le célèbre médecin anglais William Harvey, qui l'expliqua dans ses conférences en 1619, et publia le résultat de ses observations en 1628. Mais, avant lui, la circulation du sang dans les poumons avait été étudiée par Michel Servet, en 1o.')3. Caîsalpinus avait publié un rapport sur la circulation générale. Paul de Venise ou Père Paolo (Pierre Sarpi) avait étudié les valvules.

* CIRCULATOIRE adj. Physiol. Qui appartient, qui a rapport à la circulation du sang : l'appareil circulatoire; les mouvements circulaloires.

* CIRCULER v. n. (lat. circulare ; de circulus, cercle). Se mouvoir circulaircnient. Se dit des choses que leur mouvement ramène au point de dépari, et principalement du sang et de la sève : le sang circule dans les veines ; la sève circule dans les plantes. — Fig. Un feu dévorant CIRCULE DANS MES VEINES. — Aller çà et

là, aller et venir : les promeneurs peuvent librement cirsiderdans ces vastes allées. — Passer, aller de main en main : l'argent, les effets de commerce, les capitaux circulent. — Par ext. Se propager, se répandre : ce bruit, cette nouvelle circule depuis hier dans la ville.

CIRCUMCELLIONES [sir-comm-sèl-lio-nèss], fanatiques cjui, vers l'an 317, épousèrent la cause des donatistes en Afrique, et agirent comme maraudeurs indépendants contre le parti carthaginois. Ils ne briguèrent le martyre que par leurs violences. Dirigés par Fasir et par Axid, ils prirent le nom d'.\gonistici. Les évoques donatistes furent obliges de recourir au pouvoir séculier pour réprimer leurs excès.

CIRCUMFUSA s. m. pi. [sir-komm-fu-za] (lat. choses environnantes). Méd. Nom donné par Halle à la première partie de l'hygiène, comprenant les milieux dans lesquels on vit : air, température, chaleur, lumière, électricité, saisons, habitalinns, climat, etc.

CIRCUMNAVIGATEUR s. m. Celui qui a lait

ou qui fait un vo\a;^r de circumnavigation.

* CIRCUMNAVIGATION s. f. [sir-coinm-navi-ga-si-on] (lat. circum, autour ; franc, miujgntion]. S'est dit d'un grand voyage lait autour d'une vaste contrée : la circumnavigation de Néchao ; la circumnavigation des Indes. — Ne se dit plus guère que d'un voyage continu autour du monde, surtout quand il a un liul scienlilique. Voici la liste des principaux

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