CIVE
Fam. Personne lourde et niaise : c'est une citrouille que ce gros garçon-la.
CITTÀ VECCHIA ou Città Notabile [tchit-lâ- 'vék'-kia', ville située sur un plateau, presque au centre de l'ile de Malte, a U kil. 0. de Valetta ; environ 7,000 hab. Avant la fondation de Valetta, dans la deuxième moitié du xvi' siècle, celle ville était la capitale de .Mnlte. Elle portait alors son nom arabe de Médina (la cité). Elle est entourée de murailles et possède de vastes catacombes.
CIUDAD REAL [siou-dad'-ré-âl']. I. Province méridionale d'Espagne, comprenant presque toute la Manche et une partie de la iNouvelle-CasIille; 20,303 kil. carr. ;. 202,500 hab. Elle se compose principalement de plaines stériles bornées au N. et au S. par de hautes sierras, et arrosées de l'E. à rO. par la Guadiana. Dans la partie S.-O. se trouve la fameuse mine de mercure d'Almaden. Lainages, toiles de lin, coton, soie, quincaillerie, poterie, salpêtre, savon, vin, huile et eaux-devie. — II. Capitale de cette province, à environ S kil. de la Guadiana et à 170 S. -S.-O. de Madrid ; environ 13,277 hab. Fortifications en ruines. Fabriques de lainages, de nappes, de toiles et de montres. — III. Ville du Mexique. Voy. Cristobal. (San).
CIUDAD - RODRIGO [ siou - dad'-ro - dri'-go ] ville d'Espagne a 88 kil. S.-O. deSalamanque sur l'Agueda; 6,220 hab. Point stratégiiiue important et forteresse de seconde classe ; elle fut prise par Masséna en 1810. Wellington la prit en 1812, après un assaut qui lui coula 1,300 hummes. Cette action lui valut le titre de duc de Ciudad-Rodrigo, quelui donna le gouvernement espagnol.
CIVADE s. f. Jargon, (du provençal civade). Avoine. Usité parmi les maquignons.
* CIVADIERE s. f. Mar. 'Voile qu'on suspend sous le mât de beaupré; la vergue de civadiére.
* CIVE ou Civette s. f. (lat. ccpa, oignon). Espèce d'ail d'un goiit fort et relevé, qu'un emploie dans la salade et dans les ragniîti.
* CIVET s. m. (rad. cive). Art culiii. Ragoût fait de chair de lièvre, de vin, d'oignons et d'autres ingrédients.
* CIVETTE s. f. Voy. Cive.
•CIVETTE s. f. (ar. zabad). Mamra. Genre
de carnassiers digitigrades, type de la famille des viverriens, comprenant plusieurs espèces assez semblables à de grosses fouines, et dont on tire une sorte de liqueur épaisse et odoriférante: la cicelte est un animal fort sauvage. — Liqueur épaisse et odorderante qu'on tire de la civette; la civette est devenue fort rare; sentir la civette. — Encycl. Les civettes proprement dites {viverra civetta, Linn.) portent
ment pour leur faire produire une grande quantité de sécrétion. Lorsqu'on les irrite, leur odeur augmente de force. En liberté, la civette est un animal nocturne, qui fait la chasse aux petits mammifères, aux oiseaux, aux reptiles et qui, au besoin, se nourrit de fruits; en captivité elle est omnivore. La zibeth et la rasse {viverra zebetha, Linn., viverra russe, Horsf.); la première habitant le continent asiatique et la seconde les iles de l'archipel Indien (particulièrement à Java), sécrètent
entre l'anus garni de gl
f.ivelle (viverra civeUa).
cl l'ouverture génitale, un sac landes qui sécrètent une substance onctueuse ayant une forte odeur de musc. En outre, il sort d'une ouverture située de chaque côté de l'anus des civettes, un liquide fétide d'une couleur foncée. En Abyssinie et dans plusieurs pays de l'Asie, on garde les civettes en captivité et on les nourrit copicusc-
Chal-civetle (Bassaris astui»).
l'une et l'autre une substance odorante, semblable à la civette et parfum favori des Orientaux; en Europe, on l'estime moins que le musc. Les Américains donnent le nom de chat civette au cacomixl des Mexicains (bassaris astuta, Licht.), viverrien gros comme le chat, mais plus mince que lui. C'est un animal arboréal ; on l'apprivoisse facilement.
CIVIALE (Jean), chirurgien français, né à Salliiles, commune de Thiézac (Cantal) en 1702, mort à Paris le 17 juin 1867. Il eut Dupuytreu pour maître et. après de nombreuses expériences et de longues années de persévérance, il parvint à substituer la lilliolritie à lalitliulomie, danslcs opéralionschirurgieales dangereuses. On a publié, après sa mort, son Guide pratique pour les opérations de la taille et de la lithrotritie (in-S").
'CIVIÈRE s. f. {\hl. cœnum, houe; vehere porter). Brancard sur lequel on porte à bras de la pierre, du fumier, et toute sorte de fardeaux ; charger de la pierre sur une civière. — Prov. et fig. Cent ans bannière, cent ans civière, se dit en parlant des changements de fortune qui arrivent dans les familles.
* CIVIL, ILE adj. (lat. civilis). Qui regarde et qui concerne les citoyens : la vie civile; la guerre civile. — Etat civil, condition d'une personne, en tant qu'elle est enfant naturel ou adoptif, de tel père ou de telle mère, légitime ou bâtarde, mariée ou non mariée, vivante ou morte naturellement ou civilement. — Actes de l'état civil, registres de l'état CIVIL, actes, registres qui constatent l'état civil des personnes. — Officieh de l'état civil, f nctionnaire chargé de tenir les registres de létal civil, c'est-à-dire de eonslaler les naissances, les mariages et les décès. — Droit CIVIL, coUection des lois qui règlent l'état des personnes, les biens et les diffcientes manières d'acquérir la propriété. — Par opposition à droit canon : cours de droit civil; professeur de droit civil. — Droits civils, au pluriel, ceux dont la jouissance est garantie par la loi civile à tout Français : l'exercice des droits civils. — On dit de même : Effets civils. — Liste civile : voy. Liste. — Jour civil: vov. Jour. — Jurispr. Se dit par opposition a criminel : Code civil; procès civil; tribunal civil ; les effets civils d'un jugement criminel. Substantiv. en ce sens : le civil et le criminel. — En matière criminelle. Partie civile, celui qui agit en son nom contre un accusé, ]iour des intérêts civils; se porter, se constituer, se rendre partie civile. — Intkkéts civils, dédommagement dû à une personne
CTVI
sur le bien d'un ^'liniinel, à cause du tort qu'elle a souffert par le crime commis. — Rk- QiiiïE CIVILE, voie extraordinaire, admise dans certains cas déterminés par la loi, pour oblenir qu'un ju^^ement ou un arrêt rendu en dernier ressort soil rétracté : se pourvoir par rtiqiiHe civile. — Mort civile. Cessalion de toute participation aux droits civils : la condanuiation à mort, la peine des travaux forcis à perpétuité, et celle de la déportation, emportent la mort civile. — Se dil, par opposition k militaire, et quelquel'ois à ecclésiastique : le courage civil; tes autorités civiles et les autorités militaires. — Substaiitiv., en ce sens, Le civil et le militaire. - Courtois, honnête, poli, bien élevé : un homme fort civil.
En rai->:ïntsa visite, un évèqnc assuré
De rilînoran.e d'un curé.
Lui lii-mantiu d'un Ion de ni;tilro ; — (}UL\ ànc de piéhit peiii \ous .T\nir f.iit prêtre?
L'anire d'un ton liiindde cl ciril :
— C'est vous, inoiiseijjneur, lui ilit-il.
BocusAliLT.
— «V Se dit d'un enterrement qui n'est accompas-né d'aucune cérémonie religieuse : enterrement civil. On dit aussi : manage civil. niariasre sans cérémonie religieuse.
* CIVILEMENT adv. En matière civile, en proi'és civil : procéder civilement: juger civilement. — Etre mort civilement, être frappé de mort civile. — Etre civilement responsable d'un délit, être responsable du dommage qui résuite d'un délit commis par une personne sur laquelle on exerce quelque autorité. — Honnêtement, avec politesse : vivre civilement avec quelqu'un; traiter civilement ; agir, parler civilement. — »v .Sans aucune cérémonie religieuse en parlant d'un enterrement : Félicien David vouUil être enterré civilement.
CIVILIS (Claudius, quelquefois appelé Julius!. chef des IJaLavcb pendant leur révolte cunU-elionii', en 69-"0 après J.-C. Il appartenait à la l'ciniille royale et, de même que Sertorius et .\niiibal, il avait perdu un œil. Son frère Julius Pauius, injustement accusé de trahison par Fontcius Gapito, ayant été mis k mort, et lui-même, chargé de chahies , ayant été envoyé à Rome, où il ne fut acquitté qu'après avoir plaidé sa cause devant Galba, il jura de renverser la tyrannie romaine (68). 11 n'eut pas de peine à faire révolter ses compatriotes que les ofliciers de Vitellius traitaient d'une façon ignominieuse. Sous prétexte de soutenir les droits de Vespasien, il leva l'étendard de l'insurrection; attira les Canninefates et les Erisii dans le parti des Bataves, vainquit les généraux de Vilellius en Gaule et en Germanie, et ne se soumit pas à Vespasien, après la mort de son concurrent. De nouveaux succès l'avaient rendu tout à lait indépendant, lorsque Petilius Cei'ealis arriva en Germanie avec une immense armée. Les peuples révoltés ayant fait leur soumission, Civilis dut accepter un traité honorable, après quoi, il disparut de la scène politique.
CIVILISABLE adj. Qui peut être civilisé. CIVILISANT, ANTE adj. Qui civilise; qui est propre à civiliser.
• CIVILISATEUR. TRICE adj. Qui civilise, qui rép.iiid la civilisation : peuple civilisateur.
* CIVILISATION s f. Action de civiliser, ou état de ce qui est civilisé; développement des facultés intellecluelles et morales de l'homme réuni en société, u Un sol fécond est ordinairement la condition première de la civilisation d'un peuple. Les contrées les plus riches du monde entier, l'Egypte, la vallée de l'Euphrale, celle du Gange, furent aussi les premiers berceaux de la science ; tandis que les forêts de l'Allemagne, les steppes de la Russie et les plateaux de la Mongolie, demeurés longtemps en dehors des progrès de l'esprit humain, ont été les derniers asiles de la barbarie. Quelques nations, je le sais, ont fait exception à cette règle : mais si l'on étudie
leur histoire, on verra ijuc des causes particulières ont aidé à leur progrès. » (Palgr.ive.)
* CIVILISE, EE part. pass. de Civiliser. — Substantiv. : ks civilisés et les sauvages.
* CIVILISER V. a. Signifiait autrefois, rendre civile une matière criminelle, réduire une cause criminelle à une procédure ordinaire