‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustréChapitre 76 sur 568 · CLAP · texte numérisé non relu

CLAP

CLAIRVAUX, Clara Vallis, hameau de la coiimiuiiRde Villt.'-sous-la-Ferté, arr. etàl4kil. S.-E. de Bar-sur-Aube (Aube), entre deux collines boisées, sur la rive gauche de l'Aube ; 1,03.') hab. Ancienne abbaye de l'ordre de Citeaux, fondée en 1M4 par saint Bernard et dont les vastes bâtiments, construits à différentes époques, servent aujourd'hui de maison centrale pour les douze.-départements de l'Ain, des Ardennes, de l'Âube, de la Côted'Or, du Jura, de la Marne, de la Haute-Marne, de Meurthe-et-Moselle, de la Meuse, de la Nièvre, de Saône-et-Loire et de l'Yonne. Population moyenne, 1,650 hommes et i)50 femmes. Enrichis par leurs travaux industriels et afi-i'icoles non moins que par les donations qui aftUiaienl chez eux, les moines de Clairvaux se multiplièrent avec une grande rapidité. En 11 .'iS, ils étaient 700 dans la maison mère, à laquelle 76 monastères étaient affiliés. Au xvn" siècle, l'abbé de Clairvaux possédait environ 50 villages et d'immenses domaines. !)37 maisons étaient affiliées. Clairvaux était alors un centre d'études et la résidence des plus hauts dignitaires de l'Eglise.

CLAIRVAUX, ch,-l. de cant., arr. et à 24 kil,

S.-K. Je Lons-le-Saunier (Jura); 976 hab. Froniayvrii's, |i,i|ieteiies, forges et clouteries.

CLAIRVILLE (Louis-François-Nicolaie, dit), auteur dramatique, né à Lyon le "is janv. 1 Si i, mort le 9 févr. 1879. 11 débuta par être acteur, comme son père, et devint ensuite l'un de nos plus intarissables auteurs. Il avait surtout le talent de rajeunir les situations les plus connues. 11 a écrit, soit seul, soit en collaboration, plus de 600 pièces, dont environ 4o0 ont été imprimées. Plusieurs ont obtenu une (grande popularité; citons seulement : Gentil-Bernard (1846); la Poule aux œufs d'or ; la Propriété c'est le vol (1848); les Grenouilles liai demandent un roi{\ 849) ; Peaud'O.ne (1863); lu Fille de madame Angot ; les Cloches de Cornevillc, etc.

CLAIRVILLE, naturaliste anglais du xvin" siècle. Etabli en Suisse, il y publia en français et en allemand, avec de très bonnes figures, 2 volumes d'Entomologie helvétique, Zurich, 1798-1806.

CLAIRVOISÉ, ÉE adj. Se dit des peaux et des parLirs do (leaux qui sont minces et transparentes : peau l'iairvoisée.

' CLAIRVOYANCE s. f. Sagacité et pénétration dans les all'aires : c'est un homme habile et qui a de la clairvoyance. — ivMagnét. Faculté attribuée aux personnes magnétisées de voir à distance et à travers des corps opaques, et de deviner des choses cachées.

* CLAIRVOYANT, ANTE adj. Intelligent, éclairé, et pénétrant dans les afl'aires : c'est Un homme fort clairvoyant. — w s. Se disait autrefois des personnes magnétisées.

CLAISE (La), rivière qui nait dans l'arrondissement de Cliâteauroux (Indre) et se jette dans la Creuse, à 4 kil. de la Haye-Descartes, après un cours de 86 kil.

CLAIX, commune du cant. de Vif (Isère) ; 1,250 hab. Pont d'une grande hardiesse, construit sur le Drac, par Lesdiguières.

CLALLAMS, petite tribu d'Indiens qui habitent la côle 0. de l'Amérique seplenlrionale et qui se donnent le nom de îsuskliyum. Ils sont environ îiOO.

CLAM s. m. [klamm] (lat. clamare, crier). Ane. jnrispr. Plainte ou ajournement.

CLAMANT s. m. Ane. coût. Demandeur, saisissant. — Retrayant, dans la Coutume de Normandie.

CLAMART, bourg du cant. et à b kil. N.-O. de Sceaux (Seine), près du bois de Meudon ; 6,J83 hab. Carrières de pierres, blanchisseries, pépinières.

CLAMART, ampliithéâtre d'anatomie cous-

truit en 1833 à Paris, faubourg Saint-Marceau, sur l'emplacement d'un cimetière du mémo nom, pour remplacer tous les amphithéâlres particuliers des hôpitaux.

CLAMÉ, ÉE s. Ane. prat. Celui, celle que l'on cil.iil, (Ml justice.

CLAMECY, ch.-l. d'arr. (Mièvre) à 72 kil. N.-E. de iNevers, au contliient de l'Yonne et du Bcuvron ; 5,501 hab. Draps, faïence, cuirs, bois et charbon do bois. Eglise Saint-Martin, mon. hist. du xiii" siècle. Ilùtel de ville, halle, ponts. Faubourg de Bethléem. La population républicaine do Clamecy fut particulièroniont en butte à la fin-eur réactionnaire qui suivit le coup d'Etat de l.S.M. Patrie de Roger de Piles, de Jean Duval et de Marchangy. Lat. (au clocher, l.o7 m. au-dessus de la mer) 47" 27' 37 " N. ; long. 1° 10' 58" E.

CLAMER V. a. (lat. clamare). Appeler, réclamei'. — (jiter on justice (vieux). — v. n. Faire des exclamations : oui, oui, clama-t-il.

♦ CLAMEUR s. f. (lat. clamor). Grand cri. So dit ordinairement des cris confus de plusieurs personnes vénmes: clameur tumultueuse; les clameurs d'une populace mutinée.- Fig. Injure, outrage : braver les clameurs des sots. — La CLAMKUR PUBLIQUE, l'indigiiation publique manifestée de quoique manière que ce soit. — Clamkur de haro, terme de prati<iue qui se disait autrefois, en Normandie, de la sommation de comparaître .sur-le-champ devant le juge: nonobstant clameur de haro. — Législ. ic Le mot clameur, a dit le commentaloiir « Basnage, est assurément un viel moi nor- « mand, qui passa la. mer avec nos conquérans, « et qui s'est étendu jusques dans l'Ecosse; il « signifie proprement demande, requête, com- « plainte, poursuite. » Aux ternies du Code d'instruction criminelle (art. 41), lorsqu'un crime ou un délit a été commis, la clameur publique qui en dénonce l'auteur, permet d'agir envers ce dernier comme en cas de llagrant délit ; les gardes champêtres et les gardes forestiers doivent arrêter et conduire la personne ainsi dénoncée devant le juge do paix, lorsqu'il s'agit d'un fait de sa compétence (id. 16); et, s'il s'agit d'un crime ou délit emportant peine alUictivc ou infamante, ou simplement peine correctionnelle, tout dépositaire de la force publique, et même toute personne a l'obligation légale de saisir le prévenu et de le conduiie devant le procureur de la République, sans qu'il soit besoin de mandat d'amener (id. 106; L. 20 mai 1863). Ceux qui se refusent à le faire ou à prêter tour secours à l'arrestation, lorsqu'ils en sont requis, sont passibles d'une amende de 6 a 10 fr. (C. pén. 47.j,§ 12.) La clameur de haro avait autrefois, dans certaines parties de la France, principalement en Normandie, les mêmes effets au criminel que ceux attribués aujourd'hui à la clameur publique. Ce cri de haro étant poussé par le témoin d'un crime, toutes les personnes qui pouvaient l'entendre étaient obligées de prêter leur assistance à l'arrestation du criminel. Au civil, la clameur de haro avait des elt'ets particuliers, ainsi que l'a expliqué M. Glasson, dans un mémoire lu le 6 mai 1882 à l'Académie des sciences morales et politiques. Ce cri appelait l'intervention de l'action judiciaire en certains cas urgents, et donnait à cette action un effet immédiat; les lenteurs de la procédure étaient alors supprimées ; mais celui qui recourait indiiment à ce moyen était puni avec une grande rigueur. Le haro pouvait être interjeté non seulement en cas de péril, mais pour introduire tout procès au possessoire, tant pour les meubles que pour les immeubles ; et l'on exigeait caution du demandeur et du défendeur {Coutume de Normandie, art. b4 et suiv.). On rapiiorte que, pendant les funérailles de Guillaume le Bâtard, dans la basilique de Sainl-Elienne de Caen, et au moment où le cercueil du conquérant allait descendre

dans le caveau, un bourgeois de la ville, nommé Assclin, cria " Ihno ! » et s'opposa à l'inhumation, affirmant par serment, ce qui fut plus tard reconnu fondé, qu'une partie du terrain sur lequel était bâtie l'église lui avait oti' prise sans droit par le feu duc. La cérémonie fut interrompue, et les restes du grand guerrier, déjà abandonnés par ses fils et par la plupart de ses anciens compagnons, allaient se trouver encore sans sépulture, lorsque l'on obtint le désistement du plaignant, moyennant le paiement immédiat de 60 sous d'or, et l'enga^'ement pris par les cvêques présents de donner une plus forte indemnité. La procédure du haro s'est conservée en Angleterre, pour le cas de flag-rant délit, et elle est encore en pleine vigueur, même au civil, dans les ilos de Jeisey et de Guernesey, où l'ancienne coutume de Normandie est restée le fonds de la législation. Récemment, un propriétaire dont le terrain allait être attaqué par la pioche pour l'établissement d'un chemin de fer dans l'ile de Jersey, s'écria trois fois, étant à genoux : « Haro ! haro ! à l'aide, mon « prince, on me fait tort! » et les travaux durent être suspendus jusqu'après le rè^ément du litige. Il existait, en Normandie, un grand nombre d'autres actions portant le nom de clameurs; et ce mot était quelquefois synonyme de droit de retrait. » (Cii. Y.)

CLAMPIN, INE s. (forme do lambin). Relardalairo, traînard. — Fig. Fainéant, mauvais ouvrier.

' CLAN s. m. (écoss. klaan). Nom qu'on donne, en Ecosse et en Irlande, â une tribu formée d'un certain nombre de familles : un clan de montagnards.

' CLANDESTIN, INE adj. (lat. clam, en secret; stare, se tenir). Qui se fait en cachette et contre les lois ou la morale : mariage clandestin.

* CLANDESTINE s. f. Bot. Plante ainsi nominoo [laico que ses tiges croissent dans la terre ou sous la mousse.

* CLANDESTINEMENT adv. D'une manière clandestine, en cachette : ils se sont mariés clandestinement.

' CLANDESTINITÉ s f. Jurispr. Le vice d'une chose faite on socret et contre la loi : la clandestinité empêche la validité d'un mariage.

CLAN'WILLIAM, district N.-O. de la colonie du Cap (Afrique méridionaie), traversé par le lioggeveld et plusieurs autres chaînes de niont.igiies; arrosé par l'Olifar.t; 61,000 kil. carr.; 10,000 hab. — Capitale, Clanwilliam, village situé à i\l< kil. N.-E. de Cape-Town, 5,300 hab.

CLAPARÉDE (Edouard), naturaliste suisse, né en 1832, mort en 4871. Il fut professeur d'anatomie comparée à Genève, et écrivit particulièrement sur les annélides, les araignées et les protozoaires.

CLAPARÉDE (Michel), général, né à Gignac (Hérault), en 1774, mort en 1841. Volontaire en 1792, il fit les campagnes de la Révolution, accompagna Leclerc à Saint-Domingue (1801) etse distingua plusieurs fois sous i'Jimpire. Il devint général après Tilsitt.

CLAPEAU s. m. Appareil dont on se sert dans les fabriques de tissus pour le blanchiment des étoffes.

* CLAPET s. m. (ail. klappe). Petite soupape qui se lève et se baisse par le moyen d'une simple charnière: clapet de pompe.

* CLAPIER s. m. (gr. kleptô, je cache). Endroit creusé de petits trous, où les lapins se retirent : on fait des clapiers dans les garennes. — Par ext. Machine de bois où l'on nourrit des lapins domestiques, et qui est faite à l'imitation des clapiers de garenne: faire un clapier dans un grenier. — Lapins de clapier, ou simplement. Clapiers, les lapins élevés dans

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ces sortes

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