‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustréChapitre 79 sur 568 · CLAR · texte numérisé non relu

CLAR

CLAREMONTjVille du New-Hampshire (Etats- Unis), suc le Connecticut, à 83 kil. N.-O de Concûi'd ; 5.563 hab.

CLARENCE (George, duc de), frère d'Edouard IV, roi d'AiiKleterre; condamné à mort pour avoir voulu s'affranchir de la domination du roi en épousant Marie de Bourgogne; il obtint de pouvoir choisir son supplice et se noya, dit-on, dans un tonneau de vin de Malvoisie (1478).

CLARENDON [klar'-ènn-donn], ancienne forêt royale du Wiltshire (Angleterre), à o kil. de Salisbury. Un y voit les ruines d'un palais où Henri 11, assisté de son conseil, rendit, le 23 janv. 1164, les fameuses Constitutions de Clarendon, pour amoindrir la puissance du clergé. Ces constitutions furent combattues par les ecclésiastiques, à la tête desquels on remarquait Thomas àBecket; le pape les annula et le roi fut forcé de les abandonner en avril 1 174.

CLARENDON [klar'-ènn-donn]. I. (Edward Hyue. eunile dr), homme d'Etat anglais ( I i)U8- '74). Il resta fidèle au roi, pendant la révolution, et après la restauration, entra à la chancellerie. L'impopularité de sesmcsuresle fit bannir. Il se relira en France. Il a laissé une Histoire de la Rébellion, très partiale. Sa fille, Anne, épousa le duc d'York, plus tard Jacques II, et deuxde ses petiles-filles, Marie et Anne, furcntreinesd'Anglelerre. — II. >George- William-Frederick Villiers, 4e comte de) et banni llvde d'ilindon. homme d'Etat anglais descendant du précédent (1800-'70), fut ministre d'jS.ngleterre en Espagne (1833), et pair en 1838, lord du sceau privé en 1840, abandonna le ministère en 1841 et fut secrétaire d'Etat pour les affaires étrangères de 1853 à 18:i8, de 1866 à ISii'iel de 1868 à 1870. C'est en celle qualité qu'il ménagea l'alliance de l'Angleterre avec iNapoléon lll.

CLARENS , village du canton de Vaud (Sui>se;, district et à 5 kil. S.-E. de Vevey, sur le lac de Genève. Château de Chàtelard, reconstruit en 1441, et illustré par la Nouvelle- Héloisc de J.-J. Rousseau.Tramway électrique.

CLARET. Voy. Bordeaux {vins de).

CLARET, ch.-l. de cant., arr. et à 31 kil. N. de Montpellier (Hérault), dans un vallon ceint de rochers arides; 628 hab. Vins et huile d'olive.

CLARI (Giovanni-Carlo-Maria), compositi'ur ilalien, né a Pisc en IGb'.l. Son o|jéia : IlSavio délirante (1683) fui longtemps populaire.

CLARIFICATEUR, TRICE adj. Qui sert à clariliei'.

• CLARIFICATION s. f. Action par laquelle on rend une liqueur claire, on puiilie une substance Uuide : la clarification d'une liqueur^ d'un sirop.

' CLARIFIER V. a. (lat. clarus, clair ; fieri, devenir). Rendre claire une liqueur qui &sl trouble : il y a plusieurs manières de clarifier le vin. — Par ext. Purilier une substance fluide quelconque : rlarilier un sirop; elarifur du .sucre. — Se clarifier v. pr. Etre clarilie : cette liqueur se clarilie.

CLARIGATION s. f. (lat. claricatio). Sommation que les anciens Romains faisaient à nue nation étrangère, pour obtenir d'elle satisfarlioii de certains griefs.

• CLARINE s. f. (lat. clarus, clair). Sonnette pendue au cou des animaux qu'on fait paître dans les forêts.— C/a;ùie, muni d'une clarine

• CLARINETTE s. f. (diminut. du lat. clara, claire). Suri'- de hautbois inventé à Nuremberg, en 4'9U, par Johann-Christoph Denner, de Leipzig : l'anche d'une clarinette. — Celui qui joue de cet instrument : c'est une excellente clarinette. — »* Jargon. Fusil du iruuini^c : ctarinetle de cinq pieds. Le fantas-

ClAR

CLAS

CLAS

im

sin s'appelle troubade; les deux expressions s'expliquent l'une par r.iulre,

CLARINETTER v n. Jouer Je la cl;u-inette. (Prop. cl |i;ii' pl.tisaiil.).

CLARINETTISTE s. m. Musicien qui joue de la clarinrlle.

CLARISSE s. f. Religieuse d'un ordre qui fui t'undé en l"21"2par sainte Claire.

CLARK (sir James), médecin écossais (I7S8- 1870). Il pratiquai Koine et a Edinibiiurp, et acquit une g'raiide réputation dans le traitement des maladies du pouninn. Il a publié : Infliwnce siiiiilaire du climat ; Traité de la Phtisie, etc.

CLARKF. I. (Edward-Daniel), explorateur anglai.s (niiy-lS:;-.'). Il rapporta en Angleterre des marbres de Grèce et iincélèbre manuscrit de Platon. Plus tard professeur de minéralogie à Caiiibrigde, il lit de remarquables expériences sur le cbalumeau. lia [lubli:' plusieurs volumes de voyages. — II. (Mary- Anne), maîtresse de Frederick, duc il'Yoïk {177.S-lS:ii). En ■1809, elle fit connaître à Wardie, membre du parlement, certains secrets du commandement militaire de son amant et cette révélation fut le po'nt de dé- |iart d'un procès scandaleux, d'où le duc d'York sortit acquitté, mais convaincu de corruption. Voy. York. — III (Samuel), ecclésiastique et pbilosophe anglais (lOTii-lTÎO). .Ses ouvrages princi[)aiix sont : des traductions de la Vhysiiiue de Hobaull(l696) et de YOpti- 7îie de iNewton; un célèbre TraiU de la Doctrine de la Trinité, 10 vol. de sermons; une '•dilion des Commentaires de César avec notes, etc.

CLARKE (Henri-Jacques-Guillaume), comte d'Hunéboui'i.; et due de Keltrc, maréchal de France et ministre delà guerre, né d'une famille irlandaiseàLandreciesenoct. I7Go, mort en ISIS. Au sortir de l'Ecole militaire de Paris (1782), il entra au régi:;;ent de Berwick comme sous-lieutenant. La Révolution l'éleva au grade de général de brigade. Carnol, son protecteur, le lit nommer cbef du bureau topograpbique, puis général de division, mais Bonaparte le traita d'abord beaucoup plus froidement. H finit par rentrer en grâce, fut créé comte, reçut le grade de secrétaire militaire de l'empereur en 1804, puis fut conseiller d'Ktat, et ministre de la guerre, de 1807 à 1814. Il dut son titre do duc à la promptitude avec laquelle il envoya (i.OOO honmies contre les Anglais sur les bouches de l'Escaut en 1809. Il tut pair de France pendant les deux restaurations, suivit le roi à tiand, reçut le portefeuilli: du ministère de la guerre aussitôt la rentrée de Louis XVIII, et l'échangea contre le bâton de maréchal à la fin de 1817.

CLARKE'S FORK, rivière des Etats-Unis, qui se forme de la réunion du Citter Root avec le Flathead, court au N.-O. et se joint à la Columbia dans le territoire de Washington, après un cours de 99o kil.

CLARKSON (Thomas;, abolitionniste anglais (I700-.8i()). Il excita, par ses écrits, au mé- |iris de la traite des nègres, qu'il parvint à faire déclarer commerce illégal en IsiK.Son Histoire de l'abolition de la Traite (1 808) fait autorité.

'CLARTE s. f. (lat. clarilas'. Lumière, lueur, splendeur : la clarté du jour : lire à la clarté du feu, des jlambeaux ; les hiboux fuient la clarté :

IVoû vient qu'une femme légèi-e Prise toujours lu loyauté ?

Elle la prise en la manière Qu'un .tveugle fait la clarté.

Des Accords.

En ce sens, il ne s'emploie guère au pluriel que dans le style poétique. — Poétiq. Jouir (le la clarté du jour, de la clarté, vivre. On dit de même : revoir la clarté du jour, revoir la

clarté ; perdre la clarté du jour. — Tout ce qui éclaire l'esprit. Dans ce sens, on l'emploie souvent au pluriel : de fausses clartés les éijarent.

Nos clartc^ ici-bas ne sont qu'énigmes sombres. Jean Ricine.

— Transparence : la clarté du verre ; la clarté de l'eau. - Cette qualité des idées, du discours, du style, qui les rend propres à être facilement compris : parler, écrire avec clarté.

— Avoir de la clarté dans l'esprit, dans les IDÉES, etc., avoir les idées claires, nettes. On dit aussi, dans ce sens : clarté d'esprit.

CLARY, ch.-l. de cant., arr. et à 19 kil. S.-E de Cambrai (Nord) ; 2,572 hab. Gazes, linons, jaconas, calicot.

CLARY, riche négociant de Marseille, auquel Joseph Bonaparte et son frère Napoléon furent recommandés, en 1794, par des amis communs. Joseph épousa M"° Julie Clary ; mais Napoléon demanda vainement la main de sa sœur, Désirée, qui épousa, un peu plus tard, le général Bernadotle, qui devint roi de Suède. Elle mourut à Stockholm en 1860.

* CLASSE s. f. (lat. classis ; de calare, appeler). Ordre suivant leipiel on range, on distribue, on suppose rangées ou distribuées, diverses personnes ou diverses choses : sur les cotes de France, on a distribué les matelots en plusiem's classes ; il y a trois classes de grands d'Espaijne ; les 7Hituralistcs ont divisé chaque règne en plusieurs classes ; en botanique, les classes se subdivisent en ordres ou en familles.

— Ordres, rangs que la diversité, l'inégalité des conditions établit parmi les hommes réunis en société; les dicerscs classes de la société; les <:lasses élevées ; les classes dirigeantes. — Par ext. Se dit en parlant des personnes ou des choses qui ont entre elles une certaine conformité, qui sont de même nature, etc. : il appartient à cette classe d'hommes sans mœurs qui... — C'est un savant, un auteur, un

ARTISTE DELA PREMIÈUE CL.\SSE, c'eSt Un Savant,

un auteur, un artiste du premier mérite. — Kam. C'est un fripon, un menteur, etc., de la PREMIÈRE CLASSE, c'est uu IVipou fieffé, un grand menteur, etc. - S'emploie aussi pour marquer une certaine division graduée : route de première classe ; médaille de seconde classe. — Admin. Assemblée des jeunes gens qui appartiennent au contingent militaire d'une même année: la classe de 18(iO, de 1880. — Ecole . cet enfant ne va pas encore en classe. — Se dit dans les collèges, des divisions entre lesquelles on répartit les écoliers, les élèves, et dont chacune reçoit les leçons d'un professeur particulier : il y a ordinairement sept classes principales dans un collège ; la première classe se nomme rhétorique. Au lieu de ta seconde (.lasse, la quatrième classe, etc., on dit communément la seconde, la quatrième. — Par anal. Dans quelipies autres établissements d'instruction publique : les classes du Conservatoire ; classe de solfège. — Basses classes, celles par où commencent les écoliers, jusqu'à la quatrième inclusivement. — Faire SES CL.\ssEs, faire ses études : il a fait toutes ses classes. — Se dit également des écoliers qui sont d'une même classe : toute la classe a eu congé ; ce professeur lient bien sa classe. — Par ext. Salle où les écoliers de chaque classe s'assemblent pour recevoir les leçons du professeur : les élèces entrent en classe ; il fut mis à la porte de la classe. — Temps que les écoliers sont assemblés pour prendre la leçon : au commencement de la classe ; pendant la classe.

— La rentrée des classes, le temps où les élèves reprennent leurs études, après les vacances : il est revenu pour la rentrée des classes. On dit aussi, mais plus rarement : l'ouverture des classes. — Ouvrir une classe, commencer à faire des leçons dans un lieu où il ne s'en faisait pas encore. — »v Jargon milit. Etre de la classe, n'avoir plus qu'une année de service à l'aire.

* CLASSEMENT s. m. Action de ciaaser, de mettre dans un certain ordre: état de ce qui est classé : le classement de ces papiers sera fort long. Ne s'emploie guère sans complément.

* CLASSER v. a. Ranger, distribuer par classes : classer des matelots ; classer des plantes. — Mettre dans un certain ordre : il faudra classer tous ces papiers ; classer les matières d'un ouvrage. — Assigner, Indiquer la classe à laquelle une chose appartient, ou doit appartenir : cet animal a été classé parmi les rongeurs; la concussion est classée parmi les crimes contre la chose pmhlique. — Assigner un rang : cet écrivain est classé j^'irmi les plus habiles.

CLASSEUR s. m. Portefeuille à compartiments, on l'on classe des papiers par ordre de matière ou de date.

CLASSICISME s. m. Préférence exclusive pour le :.'eniu ou le style classique.

CLASSICUS (Julius), général gaidois du i^' siècle de notre ère. Préfet d'une ala des Tréviriens dans l'armée romaine pondant le règne de Vitellius (70 av. J.-C), il se joignit à. la révolte de Civilis.

CLASSIFICATEUR s. m. Auteur de classifications. — .\il|ectiv.: esprit classificalcur.

* CLASSIFICATION s. f. Action de classer; étal de ce qui est classé : la classi/ic'ition des lois.

CLASSIFIER V. a. (lat. classis, classe ; facere, faire). Raii;:er par classes, par catégories.

* CLASSIQUE adj. (rad. classe). Se dit des auteurs du premier rang, qui sont devenus modèles dans une langue quelconque : Platon, Aristote, Homère, Démasthène, Cicéron, Virgile, Tite-Live, etc, sont des auteurs ■.■lussiques. — Substantiv. Les classiiues français, anglais; Boileau est un de nos premiers classiques. — Ouvrage classique, ouvrage qui a soutenu l'épreuve du temps, et que les hnmiues de goût regardent comme un modèle. — Se dit, par opposition a romantique, des écrivains qui suivent les règles de composition et de style établies par les auteurs classiques. Se dit également des ouvrages de ces écrivains : auteur, écrivain, poète classique; 2)oésie classique. — Ce qui a rapport aux classes des collèges : livres classiques ; auteurs classiques, librairie classique. — Le GENRE classique, OU sira[ilement Le classique, le genre des écrivains c assiques. — Substantiv. Les classiques et les romantiques, les partisans du genre classique et ceux du genre romantique. — Se dit quelquefois, par ext., des auteurs, des Ouvrages qui font autorité en quelque matière : l'ouvrage de ce jurisconsulte, de ce médecin, est devenu classique. — Se dit de ce qui a rapport à l'antiquité grecque et latine : les langues classiques, le grec et le latin. - Arts d'imitation. Se dit de ce qui rappelle la manière antique, ou de ce qui est conl'orme aux règles strictes de l'art : les productions de cet artislu ont le mérite de l'originalité, unie à toute la pureté classique. — Terre classique, sol cla.ssiQUE, pays qui fut habité dans les temps anciens par quelqu'un des peuples célèbres dont la littérature et les arts ont servi de modèles.— Par ext. La terre classique des beauwurts, le pays où les beaux-arts sont ou furent cultivés avec le plus de succès. — Fig. La terre classique de la liberté, pays dont l'histoire et les lois oti'rent le plus de lumières aux hommes qui cherchent les moyens d'établir ou de conserver la liberté.

CLASSIQUEMENT adv. D'une manière classique.

CLASTMUM, aujourd'hui Casteggio ou Schiattct/gio. ville fortifiée des .\nanes, dans la Gallia Cispadana, sur la roule di- Deilona k

CLAU

Placentia. Victoire de Marcellus sur les Insubriens et les Gésates, en 2"2"i av. J.-C.

CLASTIQUE adj. (gr. klastikos, brisé). Géol. 5e dit de certains terrains, de certaines roches, qui présentent des traces de fractures : roche clastiijue. — Anat. Se dit de certaines pièces anatoiniqucs artificielles que l'on peut démonter : pièces ctastiques. — Se dit de l'enseignement que l'on donne à l'aide de ces pièces : anatomie clastique. — s. f. Anat. Art de préparer les pièces élastiques ; anatomie élastique : la clastique, créée par le D' Auzoux, a fait faire des progrès à l'anutomie.

CLATERNA, ville fortifiée de la Gallia Cispadana. non loin de Bononia ; son nom se retrouve dans celui de la petite rivière Quadei-na.

CLATHRACÉ, ÉE adj. Bot. Qui ressemble ou qui se rapporte aux clathres ; on dit aussi Clathroïde. — s. f. pi. Tribu de la famille des champignons, ayant pour type le genre clathre.

CLATHRE s. m. (lat. clathnis, grillag-e). Bol. Genre de champignons, dont le réceptacle est composé d'un élégant réseau qui forme une sorte de cage globuleuse, à rameaux entrecroisés. Ce genre comprend un petit nombre d'espèces vénéneuses, qui croissent dans les régions chaudes et tempérées de l'Europ" et de l'Amérique.

* GLATIR v. n. Vén. Se dit d'un chien qui redouble son cri, en poursuivant le gibier.

CLÂUD (Saint-) ch.-l. de cant., arr. et à 22kil.S.-Û.deConfolens(Charente); 1,806 hab. Eglise du xv= siècle, avec crjple.

* CLAUDE s. et adj. Sot, imbécile : c'est un claud''. I Fain.)

CLAUDE Jean), ecclésiastique français protestant, né a la SauveLat (Agénois), en 1019, mort à la Haye, le 13 janv. 1687. 11 l'ut pasleur à iMmes el à Montpellier, et eut publiqueraenl une discussion religieuse avec Hossuet. Les adversaires publièrent chacun le récit de cette discussion et s'attribuèrent naturellement la victoire. Claude fut exilé en 168.T. Il se relira en Hollande, où il fut reçu avec beaucoup de distinction. Son ouvrage principal est la Défense de la Réformation (1673, in-4"').

CLAUDE LORRAIN, célèbre peintre. Voy.

Gelke.

CLAUDE. Nom de deux empereurs romains.

— 1. Tiberius-Claudius-Drusus-Nero-Germanicus, i:° empereur, né à Lyon en l'an 9 av. J.-C. mort empoisonné le 13 oct. 54. H était fils de Drusus et d'Anlonia, et petit-fils d'Auguste et de Livie. Rejeton dégénéré de ces puissants personnages, il fut, dans sa jeunesse, repoussé et méprisé, à cause de la délicatesse de sa constitution et du peu de développement de son intelligence. Les assassins de Caligula (41 après J.-C.) le trouvèrent blotti sous le lit d'un des portiers du palais, et le proclamèrent empereur. Bien qu'il n'eût aucune expérience politique, les premiers actes de son règne furent assez heureux : il lut ou récita des discours que d'autres écrivaient, et fit de magnifiques promesses. Ensuite, dominé par sa femme Mcssaline et par des courtisans qui l'elfrayaienl au récit de prétendues conspirations, il envoya au supplice 3b sénateurs, 300 chevaliers et une foule de Romains cl de Romaines. .\près la mort de Messaline , il épousa sa nièce, Agrippine, qui le poussa encore dans la voie du meurtre et qui lui fit servir un plat de champignons vénéneux, après qu'il eiU adopté .Néron, au préjudice de son propre lils, Britannicus. Ce nom de Britannicus, attribué à son fils, avait été donné à Claude à la suite d'une expédition en Bretagne (aujourd'hui Angleterre). — 11. Marcus- Aurelius-Claudius-Gothicus, né en Ualiu.ilie

CLAU

en 21o, mort en 270. Lors du meurtre de Gailien en 2()8, il fut proclamé empereur par les conspirateurs et prit le titre de Germanicus, à cause d'une victoire surles Alemanni, remportée le jour même où son élection fut confirmée par le Sénat. 11 battit les Goths près de iNaïssus (Nissa), en Mœsie, el les poui-suivit jusque dans les défilés de l'Hœmus, où il mourut d'une épidémie.

CLAUDE DE FRANCE, reine, fille d'Anne de Bretagne et de l.uuis .XH, née à Romoranlin en 1499, morte à Blois en \"VH. Elle épousa en 1514, son cousin, François de Valois, comte d'Augoulème, qui devint plus lard François I", el cette alliance assura l'union de la Bretagne et de la France.

CLAUDE 'Saint), évêque de Besançon, mort en 697; l'ut abbé de Sainl-Organ-de-Joux que l'on nomma plus tard Saint-Claude.

CLAUDE (Saint-), Monasterium Sancti Claudii, ch.-l. d'arr. (Jura), à 40 kil. S.-E. de Lons-le-Saunier, au confluent de la Bienne et du Tacon; 10.146 h. Evêché sulfragant de Lyon. Celte ville doit son origine à une abbaye fondée au v° siècle par saint Romain el saint Lupiciii, et dont saint Claude fut abbé pendant 50 ans, au vu* siècle. Eglise Saint- Pierre, aujourd'hui cathédrale. Tabletterie importante. Patrie de l'agronnme Dulloz. — Lat. (au clocher, 437 m. au-dessus de la mer) 46» 23' 13" N.; long. 3» 31' 48" E.

CLAUDIA QUINTA, matrone romaine légendaire qui, aci'usée d'incontinence, prouva la pureté de ses mœurs, en faisant avancer jusqu'à Rome, par la seule inlluence de ses prières, un navire portant une statue de Cybèle (J0(i av. J.-C). L'augure avait déclaré que le navire remonterait le Tibre seulement sur l'invocation d'une femme vertueuse. Voy. Ovide, Fastcs, iv= livre.

' CLAUDICATIONS. f.(lat.cto«dica?-e).Médec. et art veléi'. ,\ction de boiter.

CLAUDIEN ( Claudius Claudianus ) , poète latin, né a .\lexaiidrie d'Eg) pie vers 365 après J.-C. Sous les régnes de Théodose le Grand et de ses fils, il s'attacha à Slilicon, dont la protection lui valut fortune et honneurs. Il ne renonça pas au culte pa'ien. Ses poèmes épiques et lyriques sont très nombreux, ainsi que ses panégyriques. Ou cite particulièrement : De Raptu Proserpinse, De Relia Gctico et De Laudibus Stilirlwnis. On trouve la traduction de ces œuvres, dao'^ la collection do Panckoucke.

CLAUDIUS (Matthias), auteur allemand, nommé Asmus el surnommé le Mcssaycr de Wandsbeck, à cause de ses rapports avec le jour'nal de ce nom, né vers 1740, mort en 1815. Plusieurs de ses chants sont restés populair'es.

CLAUDIUS CffîGUS (Appius), homme d'Etat romain qui, en sa qualité de censeur {31i av. J.-C), commença la construction de la voie Appienne et construisit l'aqueduc Appien. H fut élu consul en 307 et nommé interrex en 298 et 297. H fut de nouveau consul en 296, devint préteur en 295 et ensuite dictateur. Tite-I.ive a porté aux nues son éloquence. Devenu aveugle (d'où son surnom) et impotent, il n'en conserva pas moins son influence, devint sénateur el fit rejeter les propositions de paix faites pir Pyrrhus.

CLAUDIUS CRASSUS (Appius), décemvir romain, de 41; I a 449 av. J.-C. Chef du second décemvirat, il allait réussir à établir le despotisme à Rome, lorsqu'un événement inattendu amena sa chute. 11 éprouvait un amour violent pour Virginie, fille d'un plébéien considéré, nommé Lucius Virginiiis. Pendant que ce dernier était à l'armée, alors en expédition contre les Eques et IcsSabins, Claudius poussa l'un de ses clients à réclamer celle jeune vierge, comme fille de l'une de ses esclaves, en disaiil que la femme de Virginius

CLAU

l'avait enlevée secrètement et l'avait fait passer pour sa propre fille. Virginius accourut de l'armée. Son serment el l'évidence furent impuissants : le décemvir adjugea la fille à son client et ordonna à ses licteurs de la saisir. Mais Virginius, saisissant le couteau d'un boucher voisin, le plongea dans le sein de sa fille, s'enfuit au camp et fil soulever l'armée. Lestroupes indignées marchèrent sur Rome, 0(1 le peuple les reçut avec des tran'^ports de joie. Le tyi-an. jeté en prison, y mourut ou y fut étranglé.

CLAUDIUS NERO, général romain, qui devint consul en 207 av. J.-C. 11 vainquit, sur les rives du Metaurus, avec son collègue Livius, Asdrubal, qui venait de traverser les Alpes, pour secourir son frèi-e Annihal; et celte victoir'e sauva Rome.

CLAUDIUS NERO (Tiberius), père de l'empereur Tibère. 11 commanda la flotte qui battit celle des Egyptiens à la bouche canopique du Nil (48 av. J.-C.) Lors de l'assassinat de César, il proposa de récompenser ses meurtriei's, et chercha toujours ensuite à se tourner du côlé du plus fort. Il eut la prudence de se sauver de Rome lorsqu'il vil que les triumvirs allaient entrer en lutte; mais il rentra dès leur réconciliation. Type du parfait courtisan, il se hâta d'offrir sa jeune feinnie, Livie, à Octave, lorsque celui-ci lui eut fait savoir qu'il en était amoureux.

* CLAUSE s. f. (lat. clausa). Disposition particulière faisant partie d'un traité, d un édit, d'un contrat, ou de tout autre acte public ou particulier : clause expresse; clause dérogatoire; glisser une clause dans un acte. — L.\ CLAUSE DE SIS MOIS, Celle qui porte le pouvoir réciproque de résilier le bail d'une maison, en avei'tissanl six mois auparavant. — B.ail SANS CLAUSE, bail où cette clause n'existe point. — Législ. « Dans l'interprétation des conventions, on doit surtout rechercher l'intention des parties; et, lorsqu'une clause est susceptible de deux sens, on doit l'entendre dans celui qui convient le mieux à la malièi'e du contrat. Ce qui est ambigu s'interprète par ce qui est d'usage dans le pays, et l'on doit suppléer les clauses qui sont d'usage, quoiqu'elles ne soient pas exprimées. Toutes les clauses s'interprètent les unes par les autres, et, dans le doute, en faveur de celui qui est obligé (G. civ. 1156 à ll6i). Ainsi, lorsque dans un bail, il est stipulé que le locataire est tenu des réparations, il faudra comprendre qu'il s'agit non pas de toutes les réparations, mais seulement de celles dites locativcs et qui sont énumérées par l'article 1754 du Code civil. La clause pénale est celle par laquelle une personne s'engage à faire une chose ou à payer une certaine somme, en cas d'inexécution d'une obligation, de retard, etc. C'est, en réalité, la fixation faite à l'avance par la convention, des dommages- intérêts que le créancier pourrait demander en justice, et cette fixation ne peut être modifiée par le juge que si l'obligation principale a été en partie exécutée (id. Ii26 et suiv.i La clause de réméré est la réserve faite au profit du vendeur, de pouvoir reprendre la chose vendue. Elle ne peut être stipulée pour plus de cinq ans, et elle ne doit s exécuter que moyennant la restitution du prix principal, des frais de la vente, des réparations nécessaires el de la plus-value résultant d'autres travaux (id. 1659 à 1673). » (Ch. y.)

CLAUSEL (Bertrand, comte) [klô-zèl], maréchal deFrance.néàMirepoix (Ariège) en 1772, mort à son château de Scourieux le 21 avril 1842. Il partit en 1792, comme capitaine dans la légion des Pyrénées, devint chef d'élatmajor de Groucby en 1798 et obtint du roi de Sardaigne la remise des places du l'iémont. A son retour de l'expédition de Saint-Domingue en lNU4,il fut nommé général de di-

CLAV

vision, servit en llalie et en Dalmatie, occupa les provinces illyriennes d'Autriche (ilS(i!l), vint se faire blesser à Sarai^osse (1812) et fut surnommé le h('.7'os infortuné des Artqyllf.s, pour avoir sauvé, par une habile retraite, l'armée française d'une complète destruction II conserva son g'ade lors de la première Restauration , servit [Sapoléon pendant les Cent-Jours; s'enl'uità Mobile (Klals-Unis) à la rentrée de Louis XVIll, et ne revint en France qu'en 1820. Il fut élu député dans les Ârdennes en 1827, et reçut le commandement de l'armée d'Alf;érie après la révolution de 1830. Il fil quelques hcui'ouses expéditions dans l'inléi'ieur des terres, fut rappelé, pour avoir nommé un bey de Constantine sans l'assentiment du cabinet, reçut le bâton de maréchal en 18 il, et fut nommé gouverneur },'énéral de l'Alpérie le 8 juillet 18:io. En cette qualité, il entreprit de soumettre Constantine ; trompé par les allégations de Jusuf (plus tard f;énéral), il crut qu'une démonstration suffirait pour réduire celte ville a l'obéissance. L'insuccès de sa désastieu.se expédition motiva son rappel (1837), dont il se plaignit dans une amère philippique.

CLAUSENE s. f. [klô-zè-ne] (de Clausen, théulofiicn danois contemporain). Bot. Genre d'uurantiacées, type de la tribu des clausénées, comprenant une dizaine d'espèces qui croissent dans l'Asie tropicale.

CLAUSÉNÉ, ÉE adj. lîol. Qui ressemble, qui se rapporte aux clausènes. s. f. pi. Tribu d'aurantiacées, ayant pour type le genre clausèue.

CLAUSEWITZ (Karl von) [fon-ldaou'-zevitss], général prussien (1780-1831), qui fit toutes les campagnes dans les armées allemandes et russes, jusiju'en 181.5. Ses Oîuvres comprennent des histoire? des principales campagnes de \'i9G, de 1813 et de 1815, et une Vie de Scharnhorst.

CLAUSTHAL ou Klausthal, ville de Hanovre (Allemagne), sur le Zi^llerbach, à 45 kil. N.-E. de Gœttingen ; 10,000 h. Mines de plomb et d'argent ; écoles des mines. Lat. 51° 48' 30" N.; long. S» 0' 17" E.

• CLAUSTRAL, ALE, AUX adj. (lat. claus- Irum). Appartenant au cloître ou monastère: les lieux claustraux ; la discipline ctnustrale. — Offices clausthaux, certains bénéfices qui sont du corps d'une abbaye ou d'un prieuré. — Prieur claustral, le religieux qui est le supérieur des autres, dans un prieuré.

CLAVAGELLE s. f. Genre de mollusques acéphales tubicoles, dont l'espèce princqiale, les arrosoirs, vil dans le sable.

CLAVAIRE s. f. (lat. clava, massue). Boi. Genre de champignons charnus, comprenant plusieurs espèces comestibles, dont on fait une grande consommation dans toute l'Europe. La plus estimée est la clavaire coralloide {clavaria coralloides, Linn.), dont le tronc épais, plein, se divise en un grand nombre de rameaux cylindriques, taillés comme des branches de corail. La clavaire cendrée prend quelquefois un développement considérable. Très abondante en Franche-Comté, elle oll'rc une précieuse ressource aux paysans,

CLAVARIÉ, ÉE adj. Bot. Qui ressemble ou qui se rapporte aux clavaires. — s. f. pi. Tribu de champignons ayant pour type le genre clavaire.

• CLAVEAU s. m. (lat. clavus, clou). Maladie contagieuse qui attaque les brebis et les moutons : quand le claveau se met dans un troupeau de moutons, il y fait de grands ravatjes. — Archit. Pierre taillée en coin, qui enlre dans la construction des voûtes plates ou carrées, comme sont celles des portes, des fenêtres, etc.

• CLAVECIN s. m. (lat. clava, clef). In.strument de musique, sorte de longue épinetle à

CLAV

un ou plusieurs claviers, dont les cordes sont] de métal et doubles : le clavecin, dont l'usaye remonte au xv<-' siècle, était une harpe horizontale ; le forte-piano est un perfectionnement du clavecin, et ce dernier instrument n'est plus en usaije. — Clavecin a ravalement, qui a plus de touches que les clavecins ordinaires. — Clavecin organisé, dont le clavier fait jouer un petit orgue.

* CLAVELÉ, ÉE adj. Qui a le claveau, ou la clavelée.

* CLAVELÉE s. f. Claveau : les brebis sont fort siijcitcx au tac et à la clavelée.

CLAVELEUX, EUSE adj. Art vélér. Qui a rapport, ipii ap[)arlient à la clavelée.

CLAVELISATION s. f. Art vélér. Inoculation du virus clavcleux, dans le but de préserver les animaux de la clavelée.

* CLAVETTE s. f. Clou plat, qu'on passe dans l'ouverture faite au bout d'une cheville, d'un boulon, pour les arrêter : mettre une clavette dans une cheville, dans un boulon.

CLAVICORDE s. m. (lat. clavis, clef ; franc. corde). Sorte de clavecin, dont les touches portaient sur des pièces de cuivre qui frappaient les cordes. Le clavicorde était en usage au xvi« et au xvii« siècle.

CLAVICORNEadj. {lat. clava, massue; franc. corne). Eulom. Qui a les antennes en forme de massue. — s. m. pi. Famille de coléoptères dont les antennes ont la forme de massue : clairon, nécrophure. dermesle, etc. Ces coléoptères se nourrissent de matières animales, au moins à l'état de larves.

CLAVICULAIRE adj. Qui appartient à la clavicule.

* CLAVICULE s. f. (lat. clavkula). Anal. Chacun des deux os longs par lesquels les épaules tiennent en devant à la partie supérieure de la poitrine : la clavicule droite; la clavicule gauche. — Petite clef; n'est guère d'usage en ce sens qu'au ligure et dans cette phrase seulement : ta Clavicule de Salomo7i, titre d'un livre attribué faussement à Salomon.

* CLAVICULE, ÉE adj. Zool. Pourvu de clavicules : (cs uiiiniaiix clavicules. — s. ni. pi. Division des rongeurs, comprenant ceux de ces animaux qui ont des clavicules assez complètes pour pouvoir grimper, fouir, etc. : écureuil, iiolatuuchc, marmoUe, loir, échimys, hydromys, caproinys, rat, gerbille, gerboise, castor, etc.

CLAVICYLINDRE s. m. Mus. Instrument à

clavier, invente par Chiadni, et qui consistait en un cylindre de verre que l'on meil.iit en rotation et qui faisait alors vibrer les cordes lorsqu'on frappait sur les touches.

* CLAVIER s. m. (lat. clavis). Chaîne ou cercle d'acier ou d'argent servant à tenir plusieurs clefs ensemble : clavier d'argent; anciennement le clavier faisait partie de la parure des femmes. — Rangée des touches d'une épinette d'un clavecin, d'un piano, d'un jeu d'orgues : clavier d'ébène, simple clavier, double clavier. — Cet instrument aun clavier fort étendu, il a beaucoup de louches et fournit beaucoup d'acçQpjs. __ Présenter quelqu'un au clacicr, lai mettre les doigts sur le clavier, lui donner les premières leçons de clavecin ou de fortepiano : posséder son clavier, être déj;\ familiarisé avec les touches de l'inslrument.

CLAVIÈRE (Etienne\ banquier, né à Genève en 1735, mort en i'.'f-i. 11 s'établit à Paris, et devint, grâce àrinlluencc de Mirabeau, ministre des finances en 1792. Arrêté comme girondin, le 2 juin 17li;!, il échappa, ainsi que sa femme, à la guillotine, en se suicidant.

CLAVLFOLIÉ, ÉE adj. ^lat. clava, massue;

Page 1