ASPHYXIE PAR SUBMERSION
Les cas d'asphyxie qui se présentent îe plus souvent sont : 1» par submersion ; 2° par strangulation ; 3° des nouveauxnés ; à° par gaz délélères.
Les gaz qui déterminent le plus d'accidents sont : a. Vacide carbonique et V oxyde de carbone; b. le gaz. des fosses d'aisances. Nous ne nous occuperons, dans cette courte notice, que des exemples principaux.
1° Asphyxie par submersion (xoyés). On débarrasse rapidement le noyé de ses vêtements en les coupant. On le couche sur le dos, un peu tourné sur le côté droit. On débarrasse la bouciie des mucosités qui souvent l'enduisent. On le penche légèrement pour faire écouler les liquides muqueux qui souvent sont contenus dans la trachée ; mais on se garde bien de mettre en usage cette barbare coutume populaire, de suspendre le noyé par les pieds. On réchauffe le plus proraptement possible le noyé, en promenant sur toutes les parties de son corps des briques ou des fers à repasser convenablement chauffés. On le frictionne avec de la flanelle chaude qu'on enduit quelquefois d'un Uniment ammoniacal.
On place sous son nez un flacon rempli de vinaigre radical ou d'ammoniaque étendue. On exerce de légères compressions alternativement sur la poitrine et sur le bas-ventre, pour rétablir un mouvement analogue à celui exécuté pendant la respiration par les muscles respiratoires. C'est vers le but de rappeler cette importante fonction que doivent tendre tous les efforts. Après quelques instants de pressions alternatives infructueuses, on devra recourir immédiatement au moyen vraiment héroïque, V insufflation de. l'air dans les poumons , qu'on pourra pratiquer de bouche à bouche. On a proposé d'introduire l'air au moyen d'un tube de gomme élastique, de 7 à 8 pouces de long, qu'on introduit dnns la bouche , puis sur les côiés de l'épiglolte. On pourra adapter à ce tube un soufflet, ou, à son défaut, la bouche ; mais il faut que l'insufflation soit très ménagée, pour ne pas devenir dangereuse.
Les instruments pour insuffler de l'air dans les poumons sont : le tube laryngien de Chaussier, la canule de Pia , la sonde laryngienne. Voici quelques détails sur la manière d'opérer. On place dans le larynx la petite extrémité du tube laryngien , en ayant la précaution de bien poser sur l'ouverture du larynx la tranche de la peau de buffle ou d'agaric. On place dans sa bouche l'autre extrémité du lube, et l'on aspire les mucosités qui peuvent être dans les bronches. On adapte à l'extrémité du tube un soufflet; on pousse de l'air peu à peu