ACONIT
PRKPARAT. OFFIC, d'acOMT.
Veuille (presque inerte). 2clécig. en pil. Extr. (presque inerte). 1 décig. eu pil. Exir. de suc non dc/j. 5 centig. en pil. Extrait alcuoUiiue. 3 eentip.eii pil.
Teint, aie. (iutidèle). 1 grani. enpotion. Alcooluluie (bon. prép.) 1 giani. potioi.;.
Pilules (Vaconît.
Extrait alcoolique d'aconit 5 grani.
— gaïac 10 graui.
F. s. a. 50 pilules. 1 à 4 dans la goutte, les rhumatismes, les affections syphilitiques.
Pilules d'aconit (Biell).
Extrait alcoolique d'aconit 2 grani.
Poudre de guimauve q. s.
Mêlez et divisez en 48 pilules. 1 à 2 matin et soir dans les syphilidcs et douleurs ostéocopes.
Potion d'aconit.
Alronlalure d'aconit 1 grani.
Infusion de mélisse 100 gram.
Sirop diacodc .^0 gram.
Mêlez. A prendre par cuillerées.
priété éiiniinatrice spéciale sur cette membraire, qui le rend utile, comme médication principale ou comme simple élément de la médication , dans toutes les maladies où la perturbation de raclivilé cutanée joue un grand rôle, particulièrement dans la courbature, la fièvre catarrhale , la grippe , l'angine et le catarrhe pulmonaire aigu, les rhumatismes articulaire et musculaire, surtout ceux qui s'accompagnent de peu de fièvre et de phénomènes inflammatoires peu marqués, la névralgie rhumatismale , la goutte, etc. , et dans toutes les affections où un principe morbifique est retenu dans les mailles du tissu cutané et pervertit sou organisation normale, comme dans toutes les fièvres exanthémaliques (rougeoie, variole, scarlatine, mi- Potion d'aconit c. dyssenterie
liaire, urticaire, érysipèle,etc
li"^ L'aconit n'est point un médicament franchement antiphlogistique; il ne peut remplacer les saignées : seulement, dans un assez grand nombre de maladies , il diminue la fréquence du pouls en calmant les douleurs qui produisent la fièvre, ou bien en favorisant Téliminalion du principe morbide qui l'entretient, comme dans l'érysipèle ou la rougeole.
iSubstances incoiyipntibles , contre-poisons. — De même que pour les solanées vireuses
Contre- poison.
pour les autres substances nar cotiques (voy. p. 72).
(Marbot).
Extrait alcoolique d'aconit 10 centig. Eau 100 gram.
Donner par cuillerée à bouche dans les vingt-quatre beurt-s.
L'aconit, dit M. Marbot, n'a d'autre eftet sur les selles que d'y supprimer l'exhalation sanguine : celles-ci restent toujours muqueuses, glaireuses, etc., telles qu'elles étaient auparavant, et leur nombre même est loin d'être diminué dans la proportion que comportent les améliorations qui se passent d'un autre côté. Il semble que l'aconit n'ait qu'une action très faible sur les contractions intestinales, tandis qu'il a ■surtout pour elTtt d'agir avec énergie I contre la sécrétion morbide, en détruîjsant la réaction fébrile et la surexcitation dont les organes sécréteurs sont le
Comme 's'ése.
On administre ensuite , suivant les indications, soit l'ipécacuanba , soit le calomel.
ACONir.
Aconitine (Ph. Londe).
Racine d'aconîtsèclie concas.740?;rani.
Esprit rectifié 12 lit.
Acide sulfuiique étendu j^e chaque, Ammoniaque liquide > ^
Charbon animal purifié » '^'
Faites bouillir pendant une heure l'aconit avec i litres d'esprit , dans une cornue à laquelle vous adapterez un récipient. Décantez la liqueur, faite: bouillir de nouveau le résidu avec 4 li très d'esprit et avec l'esprit qui vient d'être distillé , puis décantez la liqueur. Répétez une troisième fois cette opération ; exprimez alors l'aconit, et après avoir mêlé et iiltré toutes les liqueurs , distillez l'esprit ; évaporez le résidu jusqu'en consistance cxtractive ; dissolvez cet extrait dans l'eau , et filtrez. Evaporez la liqueur à une douce chaleur jusqu'en consistance presque sirupeuse , ajoutez-y alors un mélange d'acide sulfurique étendu et d'eau ilislillée , en quantité suffisante pour dissoudre l'aconitine. Enfin versez goutte à goutte de l'ammoniaque dans la liqueur, et dissolvez Taconitine qui se précipite dans de l'acide suifuriquc étendu et mêlé comme la première fois, avec de l'eau.
Ensuite, ajoute?, le charbon animal, en remuant de temps en temps pendant un quart d'heure. Filirez enfin ; versez de nouveau de l'ammoniaque goutte à goutte dans la liqueur , pour précipiter l'aconitine, que vous laverez, que vous recueillerez et que vous ferez sécher.
Ëmbr. (l'aconitine (Turnbull).
Aconitine Alcool rectifié Faites dissoudre.
120 gi
Enibroc. vcratrinc (Turnbull).
Vératrine Alcool rectifié Faites dissoudre.
\ gram.
16 gram.
Embroc, delphine (Turnbull).
1 gram.
16 gram.
Delphine Alcool rectilié
Faites dissoudie.
Ces trois formules ont été employées pour combattre plusieurs maladies des yeux, et toujours les succès ont été plus prononcés quand on a fait succéder al-
ternativement ces trois alcalis, tous les trois ou quatre jours ; l'iritis, l'amaurose récente , ont été guéries par leur emploi ; M. Thurnbull prétend même que l'opacité delà cornée et la cataracte capsulaire ont également été guéries.
Le traitement a toujours été local. On faisait des fiictions sur le front pendant un quart d'heure, deux à trois fois par jour avec les embiocalions précédentes.
Goutte d'aconitine (Turnbull).
Aconitine 1 gram.
Alcool rectifié 8 gram.
Faites dissoudre.
On préparera de même les gouttes de vératrine et les gouttes de delphine.
Les maladies de l'oreille, en général si rebelles, ont souvent été guéries par l'emploi de ces gouttes , et l'on a pu voir des expériences assez remarquables tentées il y a quelque temps par le docteur Turnbull, en présence d'une commission, sur les malades atteints d'une surditié presque complète. On emploie ces gouttes tantôt par des frictions faites sur la face ou sur le derrière de l'oreille, tantôt en introduisant la substance médicamenteuse dans le conduit auditif même. L'n des effets les jilus remarquables est le rétablissement de l'écoulement du cérumen s'il avait ces.sé, ou son retour à de bonnes conditions; et en même temps on voit disparaître les bruits et bourdonnements désagréables qui accompagnent si souvent ces restes de maladie. De bons ell'ets sont obtenuis quand la surdité est due à un gonflement des glandes tonsillaires ; alors on fait des frictions sur les glandes mêmes» quand la surdité provient de ce que la trompe d'Eustache est obstruée, comme il arrive après la fièvre scarlatine et d'autres fièvres éruptives ; quand la maladie est due à une affection nerveuse ou à la paralysie. Ces alcalis ont été encore très utiles pour combattre les douleurs d'oreilles, assez fréquentes chez les enfants. On les traite par les frictions.
Alcoolature de racine d' aconit.
Racines fraîches d'aconit 100 gram.
Alcool à 40° 100 gram.
Contusez la racine fraîche d'aconit , laissez la pâte pendant 6 heures à une température de 30», puis placcz-la dans