ACIDE CYANHYDRIQUE
frénéral d'une manière iiofable. M.Sandras a observé, en outre, que les malades sont bien moins tourmentés par la diarrliée colliquative, qu'ils sont plus rarement pris d'hémoptysîeset de pleurodynies ; que leurs nuits , et surtout leur toux du matin ont subi une grande amélioration.
Depuis que Je soumets mes malades à ce traitement, dit M. Sandras, je les vois presque tous endurer la pbthisie qui les dévore ; ils ont cessé de subir la progression ordinaii'e du dépérissement qui les menaçait, et, dans rimmenso majorité des cas, ils se conservent merveilleusement sous tous les rapports pendant des mois qui , sans ce traitement, seraient dévolus à la consomption. Quand les sujets sont jeunes , l'amélioration peut encore aller plus loin.
Quant aux catarrhes pulmonaires chroniques, ils sont heureusement modifiés par rusap;e méthodique de la phellandrie. Ordinairement on voit, sous son influence, la toux et l'expectoration du soir et du matin s'amender progressivement.
Sirop de phellandrium (Thélu).
Fruits de phellaudrie 192 gram.
Vin blanc généreux 1200 gram.
Sucre blanc 2 kil.
Concassez les fruits de phellandrie et mettez-les avec le vin dans le bainmarie d'un alambic : après trois jours de macération, distillez pour obtenir 500 grammes de liqueur aromatique, dans laquelle vous ferez fondre en vase clos 750 grammes de sucre.
D'autre paît, passez avec expression la matièie restée dans le bain-marie, clarifiez la liqueur par le repos, et faites avec le reste du sucre un sirop bien cuit que vous claiifierez , et auquel, après refroidissement, vous ajouterez le sirop aromatique.
31 gram. '25 de ce sirop représentent 1 grammes de phellandrie. Une à deux cuillerées par jour dans la bronchite et la phthisie.
Poudre d'Hirschel.
60 gram.
30 gram.
Sucre de lait Gomme arabique ) Salep r^
Poudre de phellandrium 5 gram.
Mêlez. Pour une poudre dont .on prend une cuillerée à café dans un verre d'eau sucrée , trois ou quatre fois par jour. Utile contre les rhumes.
Acide cyanliyclrique et produits cyaniques.
L'acide cyanhydrique pur est le plus redoutable des poisons connus.
On a rangé cet acide et les composés et produits cyaniques dans la classe des médicaments narcotiques ; il n'est guère, cependant, d'assertion plus hasardée que celle-là. Évidemment l'action des composés cyaniques diffère complètement de celle des autres narcotiques; je n'oserais même affirmer qu'ils agissent spécialement sur le système nerveux; car ils empoisonnent non seulement l'homme et les animaux où le système nerveux est le plus développé , mais leur action toxique est aussi des plus énergiques sur les animaux inférieurs et sur les plantes où la présence du système nerveux est si équivoque. Tout ce qu'on peut dire de généralement vrai sur ces redoutables poisons, c'est qu'ils éteignent la vie dans tous les êtres vivants, la vie n'eùl-e!le pour support qu'une simple cellule.
Ils diffèrent aussi complètement des narcotiques en ce qu'ils sont rebelles à raccoutumnnce. On a cru qu'on pouvait s'y habituer ; mais c'est une erreur qui reposait sur une expérience
PRÉPARATIONS CYANIQUES. 407
mal dirigée : en effet, on peut prendre de prime abord les doses élevées auxquelles on prétendait être arrivé par l'habitude ; mais une fois arrivé à ces doses, on ne peut les dépasser sans les plus grands dangers.
On a beaucoup vanté les médicaments cyaniques ; mais je crois qu'il faut rabattre de ces louanges exagérées , et surtout ne jamais oublier qu'il faut employer ces préparations avec une grande réserve.
On emploie Vacide cyanhydrique comme calmant dans les toux hectiques rebelles, l'asthme, la coqueluche, les gastralgies opiniâtres. On l'a vanté , à l'extérieur, contre certaines affections cutanées, accompagnées de vives démangeaisons.
Les préparations de laurier-cerise et à\miandcs amères agissent par l'acide cj^anhydrique qu'elles contiennent : on les emploie dans les cas où cet acide est indiqué; on les prescrit encore comme antispasmodiques. Le cyanure de potassium et le cyanure de zinc jouissent également de propriétés semblables.
iSubstances incompatibles. — Le chlore et la plupart des sels métalliques.
Contre-poisons. — Faire respirer du chlore liquide. Employer la compresse chloro-vinaigrée. Faire respirer de l'ammoniaque. Employer des affusions froides sur la colonne vertébrale. Adiiîinistrer un mélange d'hydrate de protoxyde et d'hydrate de peroxyde de fer. Pour le préparer, on prend 7 parties de sulfate de protoxyde de fer, dont on transforme k parties en l)ersulfate. Au mélange de ces sulfates dissous, on ajoute, pour chaque partie de ceux-ci, k parties de carbonate de soude.
PréparatioMS cyaniîiwes pour l'intérieur.
Acide cyanhydrique médicinal (acide prussique médicinal).
La formule donnée par le Codex pour l'acide cyanhydrique médicinal est très mauvaise, car le produit obtenu ne se conserve pas ordinairement plus de quelques jours. Pour préparer d'après le Codex Vacide prussique médicinal , on verse dans un tube gradué 1 mesure d'acide cyanhydrique pur, et l'on y mêle 6 mesures d'eau distillée. Si l'on n'a pas de tube exactement gradué, on pèse 1 partie d'acide cyanhydrique pur, et l'on y mélange 8,5 d'eau distillée.
Le procédé de Gea Pessina, pour préparer l'acide prussique médicinal, doit toujours être préféré. (Voyez Annuaire 1841, page 2.)
108 PRÉPARATIONS CYANIQUES.
On doit administrer Tacide prussique médicinal , préparé d'après la méthode de Gea Pessina , dans une potion de 120 {grammes d'eau pure non édulcorée, et par cuillerées; il conserve ainsi -jusqu'aux dernières cuillerées une force égale à celle qu'il avait aux premières.
En prenant ces précautions, l'acide cyanliydrique médicinal peut être administré et manié avec facilité, pourvu que l'on ait le soin de commencer par des doses assez faibles {à et 6 gouttes, par exemple), et de l'élever peu à peu de 1 à 2 gouttes à la fois.
L'acide prussique médicinal est encore fréquemment employé dans plusieurs services médicaux del'Hôtei-Dieu; et, s'il ne produit pas de guérison évidente, il procure cependant un soulagement immédiat aux malades atteints de quintes de toux nerveuse ou spasmodique.
Je dois ajouter que l'observation attentive de chaque jour me fait persister dans l'opinion que j'ai précédemment énoncée sur l'emploi continué de l'acide cyanbydrique. L'acide cyanbydrique doit être classé parmi les agents toxiques qui sont rebelles à l'accoutumance, en vertu de la loi que j'ai trouvée et que j'ai ainsi formulée : « On ne sliahitue 'point aux substances qui agissent comme poison sur tous les êtres de l'échelle organique. »
Sirop d'acide hydrocy unique.
Sirop simple blanc 500 giam.
Acitle liydrocyaiiique médicinal 4 gram.
ululez très exactement, et conservez
dans des -vases bien bouchés.
Dose : 30 grammes, dans une potion
appropriée.
Eau dist. d'amandes amêres.
Touiteau récent d'amandes
amcrcs 1000 gram.
Eau commune froide q. s.
Délayez le toui'teau d'amandes dans l'eau de manière à obtenir une bouillie liien liquide ; introduisez-la daris la cucurl)ite d'un alaml)ic; montez l'appareil distillatoire, et laissez macérer pendant vingt-quatre heures : au bout de ce temps, distillez au moyen de la vapeur d'eau que vous ferez arriver au l'ond de la cucurbite, à 4'aidc d'uu lube communiquant avec une cliaudière pleine d'eau en cljuUition. Continuez la distillation jusqu'à ce que vous ayez
obtenu en produit distillé 2000 gram.
Filtrez l'eau distillée à travers un fdtre de papier mouillé , pour en séparer exactement l'huile essentielle non dissoute.
Dose : 10 à 30 grammes dans une potion appropriée.
JJ'eau distiUcc de laurier-cerise se prescrit aux mêmes doses : elle est plus fréquemment employée en France.
Potion pectorale (Magendie).
Acide prussique médicinal 15 gouttes, Infusion de lierre terrestre 100 gram, Sirop de guimauve 30 sran)
Une cuillerée toutes les trois heure/
Potion avec l'acide pruasique.
Potion gommcuse 150 gram.
Acide prussique méJicinal 12 gouttes.
Mêlez dans un ilacon bien bouché, A prendre par cuillerées.
Potion pectorale
Tufusion d'espèces bécliiques 100 gram
Sirop do toi 11 20 gram.
Acide cyanbydiiquo 12 poutt.
Mêlez dans un flacon bien Loiulié. A prendre par cuillerées.
Potion calmante.
Eau distillée de laitue 100 gram.
Eau distillée de lauriercerise 10 gram.
Sirop diacode 30 gram.
Mêlez. A prendre par cuillerées.
Potion calm, antispasmodique.
PRÉPARATIONS CYANIQUES. 109
contre les affectiont catarrhales chroniques.
Eau distillée de laurier-
cerise
10 gram.
Eau distillée
300 gram.
Sirop de fleurs d'oranger
30 gram
Extrait de suc dépuré de
belladone
5 centigr
Etber sulfurique
Mêlez. A prendre par eu
illerées tou-
tes les heures.
Mixture c/eKroyher.
Eau dist. de laurier-cerise 4 gram.
Teinture de noix yomique 2 gouttes.
Mêlez. On prend chaque matin et chaque soir 10 gouttes de ce mélange, contre le vomissement des femmes enceintes.
M. Pigeaus préfère le mélange suivant :
Alcool à SI" 180 gram.
Eaudîstill. de laurier-cerise 16 gram. Eau 2^0 gram.
Sucre l'iO gram.
Mêlez. Une cuillerée à Louche après chaque repas. On peut remplacer cette potion par un mélange de jiarties égales de kirsch et do sirop de sucre.
Emulsion fébrifuge (Mylius).
Amandes amères
Eau
Sirop de sucre
Faites une emulsion une seule fois.
100 gram.
30 gram.
prendre en
Mixt, pector. (Magendie).
Eau de laitue Cyanure de potassium Sirop de cuimauve Mêlez. ï'av cniik.rp^
60 gram.
'i déelgr.
30 î^rain.
•s 1, s i,cu
Potion antihystéricjue (Josal).
Cyanure de potassium 5 centigr.
Eau de laitue vireuse 64 gram.
Sii'op de fleurs d'oranger 32 gram.
Ou administrera pur cuillerées à bouche.
Pilules antîchoréicj, (Josat).
Cyanure de potassium 2 décigr,
Valériane en poudre 1 gram.
Sirop simple q. s.
Pour 8 pilules que l'on tient dans une boîft remplie de charbon en poudre.
Administrez 2 pilules dans les vingtquatre heures.
Pilules de cyan. de potassium (Bally).
Cyanure de potassium 1 décigr.
Amidon et sirop de gomme q. s.
Pour faire 4 pilules de '25 centigr, TTne malin et soir dans l'orthopnée.
Pilules sédatives (Rougier).
Sulfate de morphine Cyanure de potassium
•5 5 centigr.
30 centigr.
Blucilage q. s.
F. s. a. 24 pilules. — En prendre d'abord 4 par jour, 1 toutes les six heures. On augmente successivement la dose.
On peut la porter à 12.
Poudre antispasmodique.
Cyanure de zinc 2 centigr.
Magnésie calcinée 2 décigi-.
Cannelle 15 centigr.
Mêlez. A prendre en une fois. On pourra successivement prendre trois ou quatre prises semblables par jour.
Pilules antispasmodiq
ues.
1 gram.
5 gram.
Cyanure de zinc Castoréum en poudre Sirop de gomme
F. s. a. 40 pilules.
A prendre une ou deux chaque jour.
Bleu de Prusse.
Le l>ltu de Prusse a été vanté à plu-
110 PRÉPARATIONS CYANIQUES.
On applique des compresses sur le
lieu douloureux dans les cas de rhuma-
pices spéciaux ont échoué. Quoi qu'il itisme, de névralgie, et parlipuliorenient
sieurs reprises contre répllcpsie ; ninis les essais tentés à cet ésard dans les hns-
en soit, M. Jansion prétend que, sous l'influence de ce moyen, on voit arriver la cessation des accès Le bleu de Prusse est administré à la dose de 1 cent. 1/-, matin et soir, en augmentant del cent, tous les trois jours, jusqu'à ce qu'on arrive à 10 cenligr. matin et soir; en même temps, le malade prend une infusion de valériane. Ce traitement est continué jusqu'à ce que les attaques cessent.
Pastilles bleues (Rodriguez).
Bleu de Prusse pur 4 iJ;r»m.
poudre de gomme arabique 4 gram.
Sucre blanc 8 gram.
Poudre de cannelle 12 decigr.
Sirop d'écorce de citron q. s.
Mêlez, et f. s. a. une masse bien homogène et de- consistance convenable , qui devra être divisée en vingt pastilles égales.
Vantées pour combattre les fièvres intermittentes de l'enfance, 3 à 6 par jour.
Préparations cyanîques pour l'extérieur.
Mélange p. lotions (Magendie).
Acide hydrocyanique médicinal tt gram.
Eau distillée de laitue 500 gram.
Mêlez pour lotion. Utile pour combattre les démangeaisons et les douleurs excessives dans les cas de dartres et de cancers ulcérés.
Topique calmant (Thompson).
Acide prussique médicinal /i gram. Alcool rectifié 4 gram.
Eau 20 gram.
Mêlez et agitez chaque fois. On imbibe des linges que l'on applique sur les parties douloureuses.
Solution de cyan. de potassium (Lombard).
Solution contenant 2 décigr, de ryauure de potassium par 30 gram. d'eau distillée.
de mi
Mélange pour lotions (Biell).
Cyanure de potassium 5 décigr.
Emulslons d'amandes amè-
res 20 gram.
Eruption chronique avtc prurit.
Teinture de Cheston.
Feuill. réc. laurier-cerise 120 gram.
Faites infuser pendant deux heures dans eau bouillante 1009 gram.
Passez et ajoutez miel
blanc l'20 gram.
En lotions contre le cancer des lèvres et les ulcères de mauvaise nature.
Collyre cyanhydriq. (Cunier).
Acide cyanhydrique médic. 1 gram. Eau distillée de belladone 100 gram.
Instillez quelques gouttes de ce collyre entre les paupières; eu imbiber des compresses de mousseline qui seront tenues appliquées sur les paupières et renouvelées toutes les trente minutes.
Employé pour combattre la photophobie intense aocompaguée d'épiphora et de blépbarospasme.
Collyre de cyan. de potassium (Cunier).
Cyanure de potassium 20 centigr.
Eau distillée de belladene 30 gram. F. s. a. — Employé dans Us mêmes conditions.
Pommade cyan. zinc (Cunier).
Cyanure de zinc 20 cenligr.
Graisse et beurre de cacao aa 5 gram.
F. s. a. — Une friction tous les quarts d'heure sur le front, les paupières et les tempes, avec gros comme un haricot de cette pomma '.e.
Pommade d'essence d'amandes amères.
Essence d'amand. amères > e- Beurre de cacao J ^=' ^ gram.
ANTISPASMODIQUES
M. 8. a. — Une friction douce d'heure en Jieure sur le front et les tempes, avec gros comme un pois de cette pommade.
Employée dans les cas de glaucome et d'iritis pour combattre les douleurs névralgiques.
Cérat kydrocyaniquc (Biett).
Acide hydrocjanique méd. 1 grani.
Cérat 60 gram.
Mêlez. Pour les ulcéralious syphilitiques.
Pomm. de cyan. de ■potassium (Biett).
Huile d'a-iiandes amères Cyanure de potassium
6 décigr
Cérat de Galieii 60 gram.
Mêlez. Dans le lichen et le prurigo , lorsque la peau est très sèche et que les démangeaisons sont vives.
Pommade de James.
Essence de laurier-cerise 10 gram.
Axonge 80 gram.
Mêlez. Pour calmer les douleurs lancinantes des cancers.
Cérat avec le Laurier-cerise (Roux de BrignoUes).
Cire blanche 20 gram.
Huile d'amandes douces 80 gram.
Incorporez :
Eau de laurier-cerise 50 gram.
Dans le pansement des brûluçes, des cancers ulcérés.
Médication antispasmodique.
On donne le nom de médicaments aîitispasmodiques à ceux qui exercent sur le système nerveux une influence spécifique tendant à faire cesser le trouble de ses fonctions et à calmer les contractions musculaires désordonnées^ connues sous le nom de spasmes.
L'histoire des antispasmodiques est encore peu avancée. Les uns exaltent ces agents thérapeutiques outre mesure; d'autres, au contraire, les dépréciant injustement, ne leur reconnaissent aucune efficacité. C'est une classe formée par Ja réunion d'éléments souvent disparates sous plus d'un rapport. 1° Les éthers forment un groupe très naturel. On pourrait les séparer des autres antispasmodiques sous le nom de diffusibles queM. Barbier avait adopté. Ils ont une action physiologique prononcée ; ils sont remarquables par l'énergie et la rapidité de leur action. Inefficaces contre Vétat spasvwdique , ils rendent* de signalés services pour combattre et dissiper les accidents spasmodiqiies : ce sont des remèdes d'actualité. 2° Le camphre forme à lui seul un type bien tranché dans les antispasmodiques. ;Ce remarquable agent thérapeutique peut être considéré sous bien des faces. Appliqué localement sur les membranes dénudées, c'est un irritant énergique : absorbé, c'est un contro-stimulanî dont la puissance est incontestable et souvent invoquée ; éliminé par l'appareil respiratoire et par la peau, il détermine une réaction bien appréciable, mais qui est souvent paresseuse et infidèle. Ainsi , on le voit, quand on
112 ANTISPASMODIQUES
ne distingue point les effets dépendant de sou action locale, de son absorption, de son élimination, on peut considérer le camphre tour à tour comme un irritant, comme un controstimulant et comme un stimulant. C'est pour avoir confondu ces phases dans son administration , que les auteurs sont remplis de contradictions à son égard. Si l'on considère l'action du camphre sur la série animale, on trouve qu'il tue toutes les plantes, tous les animaux inférieurs; que ceux qu'il n'empoisonne pas immédiatement sont d'autant plus affectés qu'ils s'éloignent plus de l'homme, qui, de tous les autres êtres de la la création , ressent le moins sa fâcheuse influence : c'est une arme avec laquelle il peut se défendre, sans se compromettre, de tous les parasites quil'entourentet qui semblent attendre et provoquer sa fin. On pourrait dire d'une façon générale, qu'a l'opposé des soianées viveuses, Le camphre épargne d'autant plus les êtres organisés qu'ils se rapprochent plus de V homme. 3° Plusieurs autres antispasmodiques peuvent être réunis 'dans un groupe naturel : ce sont la valériane, les gommes-résines fétides, etc. Si l'on considère ces agents sous le rapport de leur composition chimique, on trouve qu'ils doivent leurs propriétés à des principes volatils (essences) et à des résines. Si on les compare aux produits d'une composition analogue, il faudra évidemment les rapprocher du groupe des résines de la médication stimulante. On pourra peut-être inférer de ce rapprochement que ces corps sont utiles comme anlispasmodiques, parce qu'ils stimulent et qu'ils déterminent une véritable substitution. On comprendra alors pourquoi ces agents sont sans puissance contre la réunion la plus complète de l'état spasmodique (l'hystérie), et qu'ils peuvent être utiles, au contraire, contre les symptômes isolés de cette névrose; car, dans ce cas, la stimulation de l'agent antispasmodique peut égaler la stimulation de l'état hystérique.
Les médicaments antispasmodiques à dose modérée n'agissent pas comme poisons; aussi il est peu de substances dont les effets s'émoussent plus tôt par l'habitude ; ils agissent promptement, mais leurs effets sont peu durables. Quand on ne réussit pas avec un antispasmodique, on ne doit pas craindre de s'adresser à un autre qui quelquefois alors réussit.
Oxyde de zinc. ] coqueluche, la toux convulsive
On l'a administré à l'inté-'et une foule de maladies con-
rieur contre toutes les névro-|Vulsives essentielles, surtout
ses, mais particulièrement con-j chez les enfants. Médicament
tre l'épilepsie, l'hystérie, lalinfidèle.