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GOUDRON

ne doit plus compter sur l'huile de cade ; il faut rabaudoimer, et passer à un moyen thérapeutique, à l'aide duquel on aura, dans ces circonstances, dix chances contre une pour obtenir la guérison : ce moyen, c'est le bain de sublimé. »

que soit leur forme eczémateuse, papuleuse ou lichénoïde.

On l'emploie en onctions légères répétées chaque deux jours sur les parties malades. Suivant M. Devergie , l'huile de cade n'a pas toutes les qualités que quelques praticiens ont fait pressentir pour la thérapeutique des maladies de la peau.

L'affeclion où elle compte le plus de succès, c'est l'eczéma impétigineux ou simple. Elle peut aussi être employée dans le traitement des maladies squameuses et dans celui du lupus.

Au delà il n'y a qu'incertitude ou déception. C'estsurtout dans les ophthalmies scrofuîeuses rebelles à tous les moyens, que l'huile de cade s'est montrée efficace. «Chez les enfants, dit M. Serre, je n'ai jamais eu besoin de porter le remède sur l'œil ou les paupières pour guérir les ophthalmies les plus opiniâtres ; de simples onctions sur le front, les tempes, les pommettes, et extérieurement sur les paupières, ont le plus souvent agi sur l'œil d'une manière assez remarquable pour amener la guérison. Dans quelques cas, j'ai activé les résultats par l'introduction d'une goutte d'huile de cade dans chaque narine.

» Une remarque générale de la plus grande valeur, c'est quej S;^"^,^ ^^ Pé.ou

si la guérison ou une a méli0-| iris de Florence

ration tellement notable qu'on j ^- ^- "• - s»'^" puisse l'espérer prochaine ne sont pas obtenues au bout du cinquième ou sixième jour, on i Eau

Goudron.

On a employé l'eau de goudron à l'intérieur dans la première période de la phthisie, dans les bronchites chroniques, dans les affections chloroliques ou scorbutiques. Le goudron est prescrit à l'extérieur pour combattre la gale et plusieurs affections delà peau. Nous donnons ces recettes à l'article des antipsoriques.

Traitem. gonorrhée (Berton).

\ aa 1(i sram.

de réglisse a. des pilules

de 3 décigramm.

10 de ces pilules

Goudn Alun Pcudn F. s, On administre chaque jour.

Pilules de goudron (Mignot).

Goudron 10 gram.

Aais en poudre 10 gram.

llasnésic ' q. S.

F. s. a. 100 pilules à prendre de 1 à 10 par jour, dans les cas de broiichorrliéc, de cystorrhée, de leucorrbée, de gonorrhée.

Elect. goudron (Mignot).

! Goudron î .5 gram.

13 gram.

12 gram.

y. s. a. 'i grammes par jour.

Eau de goudron.

Goudron 1000 gram.

10 litr

SïlMULAiNTS.

McUoz le tout dans un vase de douze litres, agitez le mélange de temps en temps avec une spatule de bois. Après dix jours de macération , décantez et filtrez.

Trente grammes contiennent à peu près un centigramme des principes du goudron en solution.

Par tasses, pure ou coupée avec du lait. Edulcorezavec du sirop de goimue ou de tolu.

Sirop de goudron (Péraire).

Goudron 1 kilocr-

Eau de rivière 250 gram.

Maintenez le tout pendant vingtquatre heures à une température de 60°; agitez ; laissez refroidir, décantez et filtrez. Faites dissoudre à froid 500 grammes de sucre , filtrez. Le sirop de goudron s'administre soit seul à la dose de trois ou quatre cuillerées à bouclie, soit coupé avec des tisanes appropriées.

Employé dans les îitiéctions catarrliales des bronches, comme dans les affeclions de la muqueuse, de la vessie et de l'urètre.

Résinéone de goudron.

On distille du bon goudron ; on met dans le produit de la distillation un fragment de potasse, pour saturer les acides existants. Le mélange, placé dans une cornue et chauffé, se comporte de la manière sui vante. Comme la résine, Thuile de goudron bout à 70" ; il passe alors à la distillation une liuile incolore, qui est la résinéone.

En portant la température de 78 à lZi8", on obtient la résinéone plus abondante et incolore. A 250°, on a la ré-miéine.

En changeant de récipient à chaque période de l'opération, on a séparément ces trois produits du goudron.

M. Péreire a reconnu que la résinéone avait exaclement les

mêmes propriétés que le goudron, et que c'était à celte huile incolore seule que le thérapeutiste devait recourir pour remplacer cette matière impure , la résinéine ayant paru d'une activité très médiocre.

La résinéone de goudron est une huile essentielle, liquide, incolore, quand elle est récente.

Sacchanire de résinéone.

En mêlant 99> grammes de sucre avec 5 grammes de résinéone, on forme un saccliarure dont chaque 10 grammes contient 5 centigrammes de résinéone.

Ce sucre se donne par cuillerées, trois ou quatre fois par jour, dans une tasse d'infusion, 11 convient dans les catarrhes pulmonaires, les bronchites chroniques, les bronchorrhées.

On emploie également la saccliarure de résinéone dans les looclis de résinéone, comme dans la formule suivante :

Looch blanc du Codex, sans

sucre 125 gram.

Saccharure de résinéone 30 gram.

5 grammes de résinéone mêlés avec 995 grammes d'huile d'amandes douces forment un éléolé; la résinéone peut entrer aisément sous cette forme dans la composition des loochs. On l'administre à la dose de 15 grammes dans uno potion de 125 gramuics.

Si l'on mêle 900 grammes de sucre avec 5 grammes de résinéone et autant de gomme, on obtientun mélange propre à faire des /;as(i7/cs.

Ualcoolat de résinéone contient 5 centigrammes de résinéone par gramme d'alcool. On le donne à la dose de six gouttes, quatre fois par jour , sur un moi-ceau de sucre. 11 réussit très bien dans les catarrhes chroniques de la vessie.

Employée à l'extéripur,- la résinéone semble pouvoir rendre aussi des services dans les cas de maladies de la peau.

On peut composer une pommade comme il suit :

i-at saiis Ftcsiiiùoiii;

BAUME DE COPAHL, 30 pram.

4 si'ani-

Bourgeons de sapin.

Ils doivent leurs propriétés Excitantes à la térébenthine tiu'ils contiennent dans leurs écailles. On les emploie en infusion dans les aûections chlorotiques, scorbutiques, rhumatismales.

Tisane de bourgeons de sapin.

Ccsl hi fornie la plus usitée (voyez 5S)coiiUe les Icucorrliét's et les rhumatismes.

Tisane diurétique.

Boui'jieoiis de sapin 10 giam.

Faites infuser dans : Eau 1000 gram.

Passez, ajoutez : Yin blanc 250 grani, Nitrate do potasse 1 grani.

Sirop de tolu 50 grani.

Sir. bourgeons sapin (Sauvé).

Bourgeons de sapiu 60 grani.

Eau 250 gram.

Alcool 15 giam.

Sirop simple 1 kilog.

Faites infuser les bourgeons de sapin dans l'eau, passez et laissez refroidir; puis ajoutez l'alcool, filtrez, mêlez au sirop froid, et réduit au préalable d'une quantité égale.

IVaphlalinc.

Eau styptique de Brocchier

D'après M. Martin , l'eau slypVujua de Broccliicri peut se préparer de la manière suivante :

On fait macérer pendant douze heures du bois de sapin coupé menu et concassé avec le double de son poids d'eau : puis on distille jusqu'à ce qu'on ait obtenu en produit le poids du bois employé. On abandonne cet hjdrolat au repos pendant vingt-quatre heures , apr'-s quoi on en sépare aTec soin l'huile \olatile qui peut s'être rassemblée. Avant de mettre celte eau en usage, il est nécessaire <}e l'agiter.

Ce beau produit pyrogéné a été nouvellement introduit dans la thérapeutique : on lui a reconnu les propriétés stimulantes qui l'on fait employer à l'intérieur comme expectorant, dans les bronchites etlesbronchorrhées, à l'extérieur comme substitutif. On le prescrit dans un looch à la dose de 50 ccutigr. à 1 gramme.

Pomm. naphtaline (Emery).

Naphtaline 2 gram.

Aïonge 30 grant.

Employée contre le psoriasis tt la lèpre.

Baume de copaîiu.

Jouit des mêmes propriétés que la térébenthine, mais se recommande surtout par une action spéciale plus prononcée sur l'appareil génito-urinaire.

Son usage dominant est pour combattre la blennorrhagie ; on le prescrit quelquefois contre les leucorrhées rebelles, les bronclîorrhées et certaines diarrhées atoniques.

A L'intérieur, on prescrit le baume de copahu de 10 à 20 grammes par jour contre la blennorrhagie ; à la dose de 5 à 10 gram. contre la leucorrhée, et àla dose de 1 à 2 gram. contre les bronchorrhées.

A l'cxtdneiir. M. Ileelelz panse l.:s plaies avec de la charpie anglaise imliibée de baume ic. copahu, qu'il préféra, comme moyen de solliciter les granulations, aux onguents di;iestifs et aux autres substances semblables.

Capsules de baume de eopaiîîi de Mollics ou de Ka-

IlUin. — Elles se préparent en rcn-

fermant du baume ds copaliu dans de petites capsules faites ayec, ou de la gélatine, ou du gluten , ou de la pâte de jujube. Chaque capsule contient environ 3 décig. de copahu. Ce moyen ingénieux présente l'avantage de prendre le copahu sans ressentir sa saveur. La gélatine ou les autres substances sont digérées , le copahu est mis à nu dans IVstomac. On prend 10 à 30 capsules chaque jour.

Cette forme médicamenteuse est bonne, mais elle a été trop vantée. On peut très bien les remplacer avec divers électuaires qu'on prend facilement dans du pain azyme. On a ainsi un moyen plus sûr et plus économique. On peut d'ailleurs ajouter des essenres pour masquer les renvois de copahu que plusieurs personnes ne peuvent supporter, et qui ne sont point prévenus par l'emploi des capsules.

Les capsules de Moihes sont préparées avec du baume de copahu et une capsule de gélatine.

IjBScapsules de fiflçumcontiennentdu baume de copahu à demi solidifié par la magnésie calcinée , enveloppé d'une couche très mince de gluten.

Dragées de copahu (Fortin).

Copahu pur 30 pram.

Magnésie calcinée 12 décig.

On en forme un mélange exact qui, au bout de 24 heures, peut être divisé en 72 parties que l'on roule entre les doigts.

On les recouvre de gomme et de sucre ; on prépare pour cela : 1° une eau de gomme arabique contenant le tiers de son poids de gomme; 2° du sucre en poudre.

Pour procéder , on met les pilules de copahu dans une bassine étamée , de forme ronde : on verse un peu d'eau de gomme pour humecter , on ajoute du sucre en poudre ; puis on remue la bassine en tous sens pour recouvrir toutes les parties de pilules de sucre ; on réitère trois fois la même opération, puis on porte à l'étuve, chaufrée à 25°, les produits enrobés de sucre, après les avoir disposés sur un tamis de crin : il faut faire observer que lorsqu'on veut enrober les pilules la bassine doit être chauffée à une température de 15".

STIMULANTS

Potion de Choppart (F. H. P.)

Baume de copahu '\

Alcool rectifié /

Sirop de tolu > aa 60 gram.

Eau de menthe \

— de fleurs d'orang. '

Alcool nitrique 8 gram.

A prendre 3 à 6 cuillerées par iour , en trois fois, dans la blennorrhagie.

Utile contre les hémoptysies , 2 à 4 cuillerées a café chaque jour.

Emulsio7îde copahu (F. H. P.)*

Baume de copahu \

Eau de fleurs d'orang. f on

- de laitue ^ h^ ^^ S"-^"'' Sirop de pavot blanc '

Gomme arabique 10 gram.

F. s. a. A prendre 3 à 6 cuillerées par jour, en trois fois.

Emulsion astringente (Cadet).

Gomme arabique ) Sirop de tolu )

Triturez le tout ensenible dans un mortier de porcelaine, et ajoutez peu à peu, d'abord:

Résine de copahu 30 gram.

Puis: Eau de rose 200 gram.

Esprit de nitre dulcifié 4 gram.

Moitié le matin et le reste le soir , pendant cinq ou six jours.

Êmulsion copahu (Righini).

Baume de copahu 30. gram.

Extrait de ratanhia 5 gram.

Jaune d'œuf n» 1.

Acide nitrique alcoolisé 10 gram.

Eau distillée 20 gram.

F. s. a. A prendre en trois ou quatre jours.

Sirop au copahu (Puche).

Baume de copahu 80 gram.

Gomme en poudre 20 gram.

Eau 50 gram.

Essence de menthe poivrée 32 gram.

Sirop du sucre 400 gram.

On émulsionne le baume de copahu avec l'eau et la gomme • on ajoute l'essence, puis le sirop. Dose : 8 à 60 gram.

Ce sirop est plus facilement supporté par l'estomac que d'autres préparations

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