‹ Nouveau formulaire magistral (volume 2)Chapitre 78 sur 143 · ACIDES · texte numérisé non relu

ACIDES

Limo}}ade sèche.

Acide citrique 5 gram.

Sucre 150 grani.

Essence de citron 10 goult.

Mêlez. Une cuillerée pour un reire d'eau.

Pastilles pour la soif ou pastilles d'acide oxalique.

Acide oxalique 5 gram.

Essence de citron 12 goutt.

Mucilage de gomme adragante q. s. Faite.s des pastilles de 6 déeigr.

Collutoire acidulé,

Miel 50 gram.

Faites dissoudre dans :

Eau 250 gram.

Ajoutez : Suc dé citron 20 gram.

Agitez chaque fois.

Gargarisme au vinaigre.

Vinaigre Blanc 20 gram.

Miel rosat 50 gram.

Décoction d'orge 200 gram.

Gargarisme acidulé.

250 gram 20 gram

Décoction d'orge Miel rosat )

Sirop de mûres j Acide hydrochlorique 2 gram.

Mêlez. Daiis l'angine maligne ou gangreneuse.

Gargarisme oocym. (F. H. P.).

Orge entière 5 gram.

Oxymel simple 5G gram.

Eau commune q. s.

Préparez selon l'art 200 gram. d'eau d'orge, avec laquelle tous niélangeiez l'oxymel simple. Employé à l'hôpital des Enfants.

Lotion vinaigra (F. II. P.).

Vinaigre blanc 250 gram.

Eau froide 1000 gram.

Mêlez. On remplace avantageusement le vinaigre ordinaire par le vinaigre aromatique; très utile pour calmer les démangeaisons, et contre les granulations du col de l'utérus.

Lavement acétique (Frank).

5 gram.

200 gram.

Vinajgi-e Eau ■ 3Iêlez. Fièvres tj-phoïdes.

Topique diaphorétîque.

Cataplasme de farine de lin 250 gram. Vinaigre 50 gram.

Mêlez 5 et appliquez à nu sur les parties.

Présure liquide (J, Wislin).

Estomacs de jeunes veaus 10 parties.

Chlorure de sodium 3 parties.

Alcool à 80 c. (31» Cart.) 1 partie.

Eau 16 parties.

On divise avec des ciseaux les membranes de l'estomac, on les malaxe avec le sel et la présure qui se trouve dans l'intérieur de cet organe ; on place le tout dans un pot de terre ou de grèî recouvert d'un papier, qu'on dépose dans un lieu frais. Ce mélange est laissé en contact pendant assez de temps pour qu'une odeur de frojnage désagréable, qu'il avait primitivement, soit remplacée par l'odeur propre de la présure ; le temps de cette léaction (que l'on ne saurait préciser) varie de un à deux mois, suivant la température; à cette époque, on le délaie exactement avec la quantité d'eau, puis on y ajoute l'alcool, et on liltre. On peut colorer avec du caramel.

Médication tonique.

Les médicaments toîiiq^ies constituent une classe nombreuse d'agents qui ne comprend pas de poisons , qu'on peut diviser en séries assez naturelles : les toniques spécifiques et les corroborants,

Les toniques spécifiques sont encore désignés sous le nom de ioniques radicaux, A'' antipériodiques, de fébrifuges. Ils manifestent surtout leur puissance lorsqu'ils s'allaquent à une cause morbifique inlermitlente. La quinine, la cinchoninc, leurs sels, et les quinquinas qui en contiennent, dominent tout à fait, par leur incontestable supériorité , sur les autres médicaments antipériodiques ; eux s'attaquent à la cause du mal et la détruisent ; eux agissent dans les fièvres intermittentes rebelles, en diminuant le volume de la rate, ce qui est loin d'être prouvé pour les autres fébrifuges ; cependant nous examinerons avec une scrupuleuse attention les succédanés de ces précieux agents.

Les corroborants peuvent agir, ou parce qu'ils sont absorbés et modifient heureusement le sang et les solides, comme le /eret les analeptiques, ou bien en exerçant immédiatement une action stimulante sur Fappareil gastro-intestinal, qui tend à augmenter l'appétit et à faciliter la digestion : la nombreuse série des médicaments amers se recommande par cette propriété.

Quinquina , sels de quinine pour les enfants, on ne réussit et de einclionlne. jamais. Le médecin devra donc

Quand le médecin prescrit fo''»»"'^!- en détail ses prépara-

prescr

les préparations de quinquina,!

il doit toujours avoir présent à la mémoire que le Codex a, adopté dans la plupart de sesi recettes le quinquina gris, et!

qu'on obtient ainsi des médicaments presque complètement inertes : d'abord le quinquina gris de bonne qualité ne contient que de la cinchonine, et il est souvent remplacé par le quinquina gris icn pâle, qui, comme je l'ai vérifié, ne contient même pas de cinchonine ; ensuite , par le mode de préparation adopté par le Codex pour le sirop , les principes du quinquina se neutralisent réciproquement, et sont éliminés :

ainsi , quand on prescrit ce médicament comme fébrifuge

lions de quinquina, en iudi quant la sorte commerciale qu'il entend employer Jedonne à cet eiTet plusieurs formules recommandables.

La sorte commerciale que le médecin doit préférer comme fébrifuge , est le quinquina jaune royal, ou calysnya.

Le bon quinquina et les sels de quinine doivent être regardés comme les remèdes les plus certains, et en quelque sorte comme le spécifique de la fièvre intermittente simple; car eux seuls jouissent de la manière la plus évidente de la propriété de diminuer le volume de la rate, qui est ordinairement si considérable dans ces fièvres intermittentes rebelles.

QUINQUINA

On préfère aujourd'hui avec raison le sulfate de quinine aux préparations de quinquina lorsqu'il faut agir sûrement et rapidement ; l'action est plus certaine ; on peut connaître précisément la dose de la substance active qu'on emploie ; enfin on peut administrer ce médicament sous un petit volume ; cependant, dans les cas de fièvre intermittente simple, je recommande le vin fébrifuge de quinquina , surtout dans la médecine des pauvres.

Le bon quinquina et les sels de quinine rendent encore des services plus signalés lorsqu'il s'agit des fièvres intermittentes pernicieuses ; ils sauvent le malade d'une mort certaine ; mais dans ces cas redoutables il faut agir beaucoup plus rapidement, et tripler ou quadrupler les doses. Les fièvres larvées trouvent également un spécifique dans les sels de quinine.

Les préparations de quin quina sont en outre indiquées dans la plupart des cas où les toniques sont prescrits avec avantage. On les conseille dans les affections adynamiques et gangreneuses , dans les fièvres typhoïdes avec prostration de forces. Elles sont encore utiles dans le traitement des affections scrofuleuses ou scorbutiques.

On emploie à l'extérieur les préparations de quinquina dans les cas d'ulcères sordides atoniques, dans les plaies compl-

et de gangrène humide, etc.

Les préparations de quinquina , le sulfate de quinine , sont les remèdes les plus merveilleux dont la médecine dispose ; ils guérissent, et cela avec une rare fidélité, une maladie qui, sans eux, causerait de grands ravages. Quel est le secret de cette bienheureuse influence? par quelle modification de l'économie parviennent-ils à rompre le cours de ces accidents intermittents ?

Est-ce par substitution ? Les expériences ne paraissent pas conformes à cette opinion. Est-ce par révulsion ? Pas davantage.

Mais comment se fait-il qu'une rate si prodigieusement tuméfiée revienne si rapidement à l'état normal sous l'influence du sulfate de quinine ? Agiraitil spécifiquement sur cet organe .^ On ne peut aisément l'admettre ; il modifierait plutôt l'état du sang, qui, dans la fièvre intermittente, paraît être primitivement altéré ; mais la nature de cette modification nous est complètement inconnue. Nous ne pouvons pas non plus aborder, par l'observation, la nature de la modification déterminée sur ce liquide par le sulfate de quinine que par le miasme marécageux, ou d'autres ferments morbides.

A haute dose , le sulfate de quinine agit avec une énergie merveilleuse qui a été constatée dans ces dernières années par plusieurs observateurs; il

quées de pourriture d'hôpital I est absorbé , et on en retrouve

dans les urines. Il suffit , pour s'assurer de ce fait, de verser dans ce liquide Viodure de potassium ioduré qui précipite alors en jaune. On peut extraire la quinine de ce précipité.

Le sulfate de quinine, donné à dose très élevée, peut déterminer de la céphalalgie, causer une surdité passagère , troubler la vue , et même causer la mort.

QuinOldine. On emploie en Aile magne et en Italie , sous le nom de (jui no'idine , les extraiis résidus de la fabri cation du sulfate de quinine , qui contiennent beaucoup de quinine et de cinchonine altérées, et qui jouissent de propriétés fébrifuges incontestables. Ou les administre contre les fièvres intermittentes à la dose de 50 centigr. à 1 gram

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