AMERS
l'est dans les affections dépendantes ou accompagnées d'atonie du canal digestif.
2° Une sorte d'amidon, connue sous le nom de Jichénine , qui jouit de propriélés nutritives. Ou prive souvent le lichen de son principe amer. On obtient alors des médicaments nourrissants , qu'on prescrit habituellement dans les bronchites ou la phthisie pulmoaaire.
Glands torréfiés.
Ce sont les fruits de quercus robur : on les emploie comme toniques dans l'affection scrofuleuse et dans les faiblesses de l'appareil digestif.
Espèces amères. Feuilles sèches de gerniandrée ou petit chêne, 3'2 ; sommités de petite centaurée, 32-, sommîtés d'absinthe, 32. Mêlez.
Tisane amère (F. H. P.).
Espèces amères Eau bouillante
8 gi-am.
l'iitie.
Faites infuser pendant une heure, et passez.
Tisane gentiane (F. H. P.)
Racine de gentiane incisée !i gram. Eau bouillante 1000 gram.
Faites infuser pendant deux heures , «t passez.
Apozème amer.
Gentiane 5 gram.
Camomille 2 gram.
Sirop d'absinthe 50 gram.
Eau bouillante 1000 gram.
F. s.- a. A prendre par tasses dans la
journée. Comme tonique et stomachique.
Apozème tonique amer.
Quassia 5 gram.
Centaurée 5 gram.
Eau 500 gram.
Sirop d'absinthe 50 gram.
A prendre par petites tasses, contre l'atonie des voies digestives.
Maceratum amer (Plisson).
Ecorce de quinquina Racine de colombe — de rhubarbe Semences d'anis Feuilles d'absinthe Masnésie 1 gram.
10 gram.
k gram .
h gram.
[i gram.
2 gram.
50 cenligr.
Eau froide 1000 gram.
Laissez en macération pendant douze heures, et filtrez au papier-Joseph.
Plein uu verre à vin de Bordeaux, deux fois par jour, avant les deux repas principaux. Cotte macération ollVe une préparation agréable et très efficace dans les dyspepsies, les anorexies, les faiblesses et langueurs d'estomac.
Pot.
simar
op. (Lemarchand).
Ecorce de simarouba h gram.
Eau iOO grarii.
Faites bouillir jusqu'à réduction de moitié, et ajoutez :
Laudanum de Sydenham 35 centîgr.
Contre la d yssenlerie des pays chauds.
F. s. a. Tous les Jours on augmente de 1 gram. la dose de simarouba, et l'on s'arrête à 8 gram. Cette potion s'administre en deux fois, matin et soir. Un régime doux, composé de viande de poulet, d'œufs frais et de poisson , doit être observé. On donne pour boissons de l'eau ferrée et un peu de vin aux repas.
Café de glands.
Glands torréfiés 16 garni.
Faites bouillir pendant un quart
d'heure dans: Eau 1000 gram.
Passez, et ajoutez : Sucre 50 gram.
Chocolat glands (Mayrhofer).
Glands de chêne f mondés de leur épisperme- torréfiés et moulus 500 gram.
Cacao Martinique en pâte Sucre blanc en poudre
Broyez sur un feu doux> et divisez la masse, bien travaillée, eu tablettes du poids de 32 gram. chacune.
Dans la journée, par tasses. Comme tonique.
Extrait de gentiane, 2 gram. Comme tonique.
Extrait d'absinthe. (Même dose.) Comme stimulant tonique.
Extrait de ménjanilie. (Même dose.) Mêmes propriétés.
Extrait de Colombo. Tonique franc.
3 décigr. à 1 gram.
Extrait de quassia. ( Même dose. ) Mêmes propriétés.
Extrait de fieî de bœuf. Fiel
de bœuf récent q. s. Passez, évaporez en consistance d'extrait.! à 4 gram. Comme tonique.
Teinture de gentiane ammoniacale- Elixir contre les scrofules. Gentiane, 3'2; carbonate d'ammoniaque, 8; alcool à21<= Cart., 1000.
F. s. a. Dose : 10 à 50 gram.
Elixir antiscrofuleux de
Peyrilîie. c'est le même où l'on remplace le carbonate d'ammoniaque par 10 gram. de carbonate de soude.
Mêmes doses.
Elixir amer (Dubois).
Racine de gentiane coupée 50 gram.
Faites macérer pendant cinq à six jours dans : Eau-de-vie 1000 gram.
Carbonate de potasse 5 gram.
Filtrez et conservez.
10 à 20 gram. et plus, selon l'âge.
Antiscrofuleux.
Elixir gent. (Deschamps) .
Gentiane pulvérisée 80 gram.
Carbonate ammoniaque pulvérisé 16 gram.
Alcool à SI" centigr. 528 gram.
Eau 1056 gram.
Laissez macérer peudant Luit jours,
et passez :
Liqueur obtenue 2 parties.
Sucre 1 partie.
Laissez fondre, et filtrez.
Se prescrit aux mêmes doses que
l'élixir de Pcjriibe : celte liqueur est
d'une administration beaucoup plus facile.
MEDICATION TONIQUE.
Elixir viscéral d'Hoffhiann^ ou vin amer alcoolise.
>aa 10 gram.
Eoorces d'oranges amères
(curaçao) 15 gram..
Faites macérer pendant sept à Luit
jours dans :
Vin de Hongrie ou d'Espagne 1000 gram.
Passez avec expression; faites dis^
soudre :
Extrait de cascarille
— de niyrthe aq.
— de chardon-bé-
uit
— de petite cen-
taurée
— de gentiane Filtrez après deux jours de repos , et
conservez.
4 à 8 gram. par jour, dans un véhicule approprié. Comme stomachique, anthelmintique et fébrifuge.
Téinl. marronnier (Jobert).
Ecorce de marron. d'Iude 100 gram.
Alconl à 21° Cart. 400 gram.
Faites macérer quinze jours, filtrez.
M. Jobert considère cette teinture comme le meilleur amer qu'on puisse prendre dans les cas de gastralgie par atouie. On eu administre le matin à jeun une cuillerée à bouche dans un quart de verre de décoction de chicorée sauvage.
"Vin de gentiane. Racine de gentiane, 32; alcool à 56° ceutig. , 64; vin rouge, lÛOO; tonique amer. Dose :
60 à 120 gram.
Bière amère.
Bourgeons de sapin du Nord 15 gram.
Feuilles d'absinthe 10 gram.
Racine de gentiane 10 gram.
Incisez les feuilles et la racine, faites macérer Je tout pendant deux ou trois jours dans :
Bière 2500 gram.
Filtrez et conservez. Tonique stomachique. Maladies vermineuses.
Sirop de gentiane. Racines
sèches de gentiane, 48; eau bouillante, 564 : sucre, 1000. Dose : 50 à 100 gram, Tonique antiscrofuleux.
Sirop d'écorce d'oranges
anièreS' Ecorce sèche d'oranges anières, 90: eau bouillante, 690; sucr^ 1000. Dose : 50 à 100 gram. dans les potions. Tonique stomachique.
Sirop antiscrofuleux. ■
Siiop de gentiane \
— de quinquina > aa 500 gram.
— d'éc. d'oraug. )
Mêlez. A prendre 3 cuillerées dans la jouinée.
Sirop antiscrof. (Debreyue).,
Sirop de quinquina au vin 100 gram.
Sirop de rhubarbe 50 gram.
Teinture de gentiane 6 gram.
Mêlez. Au-dessous de quatre ans, on donne deux petites cuillerées à café par jour, et on continue trois mois au moins.
Sirop sUiénique (Breschet).
Poudre de glands torréfiés 500 gram.
Eau bouillante q. s. pour
obtenir par lixi viation co-
lature 1000 gram.
Faites fondre à une douce chaleur :
Sucre 2000 gram.
Ajoutez : lodure de potassium 30 gram.
On fait dissoudre liodure de potassium dans très peu d'eau, et on mêle la dissolution au sirop quaad ilestencore chaud. Le médecin peut augmenter graduellement la dose del'iodure de potassium. "2 à i cuillerées par jour dans les cas d"affections scrofuleuses ou de syphilis constitutionucUe.
Julep amer ou potion noire.
Follicules de séné 30 gram
Faites infuser dans : Eau 200 gram.
Estiait de pissenlit 15 gram.
— de trèlle d'eau 2 gram,
Tartre slibié 1 cenligr.
Ajoutez : Eau de menthe 30 gram.
Le cinquième de ce mélange tous les deux jours en se couchant. Dans les afficticns chroniques des fonctions de l'estomac et des intestins, et particulièrement dans les maladies du foie, rii\pertrophic de cet organe, la mélan-
gram.
colie ; dans les engorgements aïoniques des glandes du mésentère (Gallj.
Potion antiscrofiUeuse.
Carbonate de soude 5 gram.
Eau de camomille 100 gram.
Ajoutez :
Sirop de gentiane 30 gram.
Teinture de quinquina jaune 5 gram.
Par cuillerées dans la journée.
Poudre de cétrarin ( MuUer ).
Cétrariu i ^^
Gomme arabique J Sucre 5 gram.
Mêlez. Divisez eu 8 paquets. On en prend un toutes les deux heures dans i'apjrexie. Cette substance a paru plus active que la salicine pour combattre les fièvres intermittentes.
Poudre arrière alcal. ( Heim ) .
Charbon 24 gram.
Quassia ) .
Carbonate de magnésie f " ™'
Mêlez. Faites une poudre, dne cuillerée à café deux ou trois fois par jour. Contre le pyrosis , les pertes séminales.
Electuaire antidys, (Wilk).
Poudre d'angusture û0 gram.
— de cannelle 5 gram.
Miel blanc q. s.
5 gram. malin et soir.
Electuaire fébrifuge (Tissot).
Poudre de centaurée \
— de myrrhe > aa 50 gram.
— d'absinthe J
Conserve de genièvre 50 gram.
Mêlez, et iijoutez pour la consistance :
Sirop d'absinthe q. s.
k gram. le matin et autant le soir.
Pilules toniques de Moscou.
Extrait de Colombo — ■ de gentiane
— de quassia
— de liel de bœuf Poudre de gentiane
F. s. a. des pilules de 2 décigr. Employées comme stomachiques.Une après le repas.
Pilules ou dragées contre les flueurs blanches (Colombat).
stipation , on Tassociera à l'a-
50 grr
20 sram.
Gentiane en poudre Cannelle )
Rhubarbe [
Oxyde de fer noir 1 Copahu solidifié officinal 100 gram.
Mêlez. Faites des pilules de 20centig.
6 le matin et 6 le soir. Dans la leucorrhée chronique.
On les convertit en dragées en les humectant dans un naucilage à l'eau de cannelle, en les roulant ensuite dans un mélange pulvérulent de gomme adragante, de gomme arabique, de sucre aromatisé avec l'essence de canntlle, en les humectant de nouveau dans le mucilage, et en les roulant dans du sucre aromatisé avec l'essence de cannelle et coloré avec du carmin.
Fer {Préparations ferrugineuses).
Le fer peut être considéré comme le spécifique de la chlo rose , soit qu'elle marche accompagnée de tous les sym ptômes qui la suivent , soit qu'elle n'en présente que quelques uns. On commence d'abord par les préparations insolubles, le /er, les oxydes de fer et les carbonates ; on a ensuite recours aux préparations solubles , le lactate de fer, les lartrates et les eaux maritales, les chlorures et surtout Viodure de fer, qui est une des meilleures préparations de fer, la plus efiicace contre la chlorose et l'aménorrhée. Nous donnerons les formules dont il est la base à l'article de Viode.
Si le fer détermine de la con-
loès ; s'il occasionne de la diar- »hée, on l'unira à l'opium en très petite proportion. Les préparations ferrugineuses sont aussi utiles dans l'anémie que dans la chlorose ; on les a employées dans les fièvres intermittentes, dans la leucorrhée et la blermorrhagie chronique.
Sels de fer solubles. — Outre les propriétés générales des sels de ier, ils se distinguent par leur action locale astringente; ils doivent être administrés à des doses beaucoup plus faibles que les sels de fer insolubles. On les a en outre employés quelquefois comme fébrifuges, et on a mis à profit leur propriété astringente pour combattre les hémorrhagies.
Le règne des préparations ferrugineuses est tout à fait revenu. Ces utiles médicaments sont en grand honneur. Rappelons seulement ici les règles qui doivent guider le praticien dans le choix de la préparation qu'il veut administrer : 1° Il faut que le fer soit à l'état de protoxyde ou à l'état de métal qui, dans l'estomac, se convertit en sel de protoxyde. 2° Il faut que le protoxyde soit uni ou à l'acide carbonique, ou à un acide organique qui puisse être assimilé , tels que le citrique , le lactique. 3'' Tous les sels de peroxyde de fer, toutes les combinaisons ferrugineuses à radical d'acide organique fort, tels que le sulfurique, le