‹ Nouveau formulaire magistral (volume 2)Chapitre 83 sur 143 · FER · texte numérisé non relu

FER

trr rt qui est actif, tandis qu'en empl-.^anl la teinlure de mars tarîarisée recommandée par Parmuntier, on a un médicament intidèle.

Tartrate de fer. La piépaïa-

liou du tailiate de ferprotoxjde est très simple : il faut déconiposLi- un équivalent de protosulfate de fer par un équivalent de tartrate de pela; se neutre , laver pronipttment le précipité avec de Peau bouillie, le recevoir sur une toile, Texpi-imer fortemeut, et le sécher au bain-marie.

Teinture de mars îartari-

SCe. Limaille de fer, 100 ; crème de tn:n-e, 250 :eau, 3000.F. s. a. Evaporez a â2o; ajoutez alcool, 50. Mêlez. Préparation peu usitée. Dose 5 à "20 gram. En iiîêlaut 4 de cette teinture et i de tart.;<:e neutre de potasse, on a le tartre mu'ii'dsûluble [Codex. Inusité).

i^iruï) de tannate de fer (Béral) .

t îop de sucre 375 gram-

birop de vinaigre framboise Î25 gram.

Citrate d'oxyde de fer

magnétique 10 gram.

Extrait de noix de galle . 4 gram.

F. s. a. Le sirop de tannate de fer est

employé par M. Trousseau toutes les

fois que l'association des astringents et

des ferrugineux est utile.

Sir. car bon. de fer (Leistner).

Sulfate de fer pur 6 gram.

Sous-carbonate de potasse pur 6 gram.

Sirop de sucre 250 gram.

Teinture de zeste d'orange 6 gram.

Gomme adrag. pulvérisée 50 centig.

Après avoir pulvérisé séparément les deux sels, on les réunit avec un peu d'eau, pour former une pâte liquide que l'on triture de nouveau, et on y ajoute le sirop. La gomme se dissout séparément dans une partie du véhicule, et on conserve le tout dans mi Uaron bien bouché. Il est essentiel que l'opération se fasse promptement, afin que le souscarbonate ne puisse pas se réduire en oxyde de fer.

Une cuillerée a café de ce sirop (cinq grammes) contient 5 centigrammes de sous-carbonate de fer qui s'y trouve à J'état hydraté, état dans lequel ce médi-

cament se dissout le plusfacilementdans l'estomac.

Sirop ferrugineux (Ricord).

500 gram.

î 40 sram.

Sirop de Tolu Carbonate de fer Extrait de ratanhia

De quatre à six cuillerées par jour, dans la blennorrhée et les suintements muqueux.

Sirop chalybé (Willis).

Sulfate de fer 5 gruni.

. Dissolvez dans :

Eau bouillante 30 gram.

Filtrez, et mêlez avec :

Sirop de gomme "700 gram.

30 à CO grammes par jour comme tonique et astringent.

Potion de Kerr.

Nitrate de peroxyde de fer 8 goutt.

Eau de tilleul 200 gram.

Sirop 10 giam.

Une cuillerée dans la journée, contre la diarrhée chronique.

Mixture tonique (Hergt).

Protochlorure de fer 20 centigr.

Musc '2r( centigr.

Eau distillée 60 gram.

Siiop d'écorce d'orange 30 gram.

F. s. a. contre la gastromalarie, à la dose d'une cuillerée à café , toutes les heures.

Electuaire antinévralgique.

Carbonate de fer 15 gram.

Sulfate de quinine 1 gram.

Extrait d'opium 10 centig.

Sii'op de sucre q, s.

F. s. a., et divisez en 16 dcfses à prendre 4 par jour (JoUy).

Tablettes de fer. Fer poiphy-

risé, 3i; sucre blanc, 320: poudre de cannelle, 8; mufilage de gomme adragante, q. s. F. s. a. des tablettes de 6 décigranimes. Cinq à six par jour.

Pastilles de choc, au fer réduit (Miquelard et Quevenne).

Fer réduit par l'hydrogèn Chocolat fin, à la vanille

1 kilog.

19kilog.

M. s. a. et faites des pastilles se rapprochant le plus possible du poids de 1 gram. Chacune contiendra 1/20" de son poids de fer, ou euTiron 5 centigrammes.

Pour obtenir le fer réduit, on introduitune certaine quantité de deutoxyde de fer pur dans un tube de porcelaine que l'on cbauH'e au rouge; on y fait passer un courant d'hydrogène, jusqu'à ce que l'oxyde soit réduit, ce qui dure ordinairement sept à huit heures.

Les avantages qu'oûrele fer aiusi obtenu sont : 1° d'être dans un état de division extrême, ce qui le rend facilement attaquable par les acides du suc gastrique, dans lequel il se dissout d'une manière lente et graduée, et auquel il cède environ dix fois plus de fer que le safran de mars , en même temps qu'il donne lieu à la formation de sels au minimum d'oxydation ; '2° d'être dépourvu de cette saveur d'encre que possèdent les préparations ferrugineuses à un degré proportionné à leur solubilité : de telle sorte que l'on peut donner ces pastilles aux jeunes personnes les plus difficiles.

Dose : Débuter par deux pastilles, et augmenter de une tous les deux jours

Chocolat au fer réduit {MU quelard et Qiievenne).

Fer réduit 25 grain

Chocolat fin 5 kilog.

M. s. a. Cette propoition a été calculée pour qu'une fraction de tablette de iO gram., qui est la quantité que l'on consomme ordinairement pour une tasse de chocolat, renferme 0,20 cenligramraes de fer réduit.

Ce chocolat est plus actif que celui préparé au safran de mars: mais, comme celui au proto-carbonate de fer, il oil're le désagrément de prendre une teinte noiiàtre lorsqu'on le faît bouillir avec du lait.

Elixir fortifiant (Selle).

ISgranî, 15 grai»,

1000 granî.

60 gram.

jusqu'à 10 et quelquefois^ 15. On les prend de préférence au moment des repas, alors que la sécrétion du suc gastrique est abondamment provoquée par suite de la digestion.

Dragées au fer réduit (Miquelard et Qiievenne).

Fer réduit 2 kilog.

Sucre blanc ISkilog.

Pour quarante mille dragées que l'on préparera à la manière dts anis, en ayant le soin d'interposer le fer entre deux couches de sucre. Ou pourra les aromatiser à volonté.

Chaque dragée contient 5 centigrammes de fer.

De même que les pastilles au chocolat, ces dragées sont dénuées de saveur ferrugineuse , et forment un bonbon agréable que l'on peut laisser fondre dans la bouche ou croquer, à volonté.

Elles out sur les premières le grand avantage de pouvoir se comerver indéfiniment.

La dose est la même que pour les pastilles de chocolat.

Extrait de cascarillc

— de gentiane

Délayez dans :

Eau de menthe poivrée

Ajoutez :

Teinture de mars astriu-

ceute

Filtrez.

On en donne quelques cuillerées par jour. Dans l'atonie des organes digestifs, la dyspepsie, l'anorexie, la leucorrhée.

Poudre aménorr, (Fouquier),

Carbonate de fer 2 gram.

Extrait sec de quinquina 33 décig,.

Pondre de cannelle 5 décigr.

Mêlez. D'abord en trois fois, puis eii deux , enfin en une dans la journée, avant l'un des repas.

Poudre de Menzer.

Sulfate ferreux pur cristallisé 20 centigf.

Sucre 5 gram* Cannelle en poudre 5 centigr.

Réduise/, le sulfate de fer en poudre , mêlez au sucre pulvérisé et a la cannelle; renfermez dans un paquet bleu étiqueté n" 1.

D'autre part , bicarbonate de sonde en poudi-e, 20 centigr.; renfermez dans un papier blanc étiqueté n° 2.

Versez le paquet n" 1 dans un demiverre d'eau ; agitez ; puis ajoutez le paquet n" 2, et avalez ininiécïiatenirnt.

Vr,,, „„^ -T-,,,,,^'^ irr.\r.-r^-.\^r.\\ cldc siiOD slmplc; faites 50 pilules. 4 le

haugaz. ferrce (Colonibal). ^^^,.^^^ ^ l ^J^.^ 0„ .,.,,^ la dose à 30.

Sulfate Je fer pur 2 gram.

Acide tartriquL- (i p-am.

Sucre 12 gram.

Mêlez. DÏTisez on 12 23aquels dans du papier bleu, lîicarboiiale de soude, 8 gram.; sucre, 52 gram.: divisez en 12 paquets dans du papier blanc. On fait dissoudre séparément cliîfcun de ces paquets dans un dinii-verre d'eau. On mêle et on avale au moment de Teiler- Tescence. Chlorose et accidents clilorotiqucs.

1 erani.

Poudre ferrugineuse de QuesneviUe (analyse de Fage).

Bicarbonate de soude 12 gram'

Acide tartrique 16 gram-

Sulfate de fer pur CO ccntig.

Sucre 40 grani.

L'acide tartrique et le bicarbonate sont introduits dans le mélange en poudre grossière. On renferme "dans un ilacon une cuillerée à café pour '250 gram. d'eau sucrée.

Poudre c. rachitis (Temple).

Oxyde de fer noir \ Rhubarbe \ ^

Sucre 4 gram.

Mêlez. Divisez en IC paquets. Une dose matin et soir.

Pilules martiales (Sydenliam).

Limaille de fer porpbyrisée U gram. iixtraitd'abs nthc " q. s.

F. s. a. 36 pilules. Z ou k matin et soir.

PU. ferrugineuses (Andral).

Poudre de digitale 63 ccntigr.

Limaille de fer 2 gram.

Thridace 2 gram.

F. s. a. 36 pilules. 2 ou 3 par jour, à doses croissantes, dans la cljlor se.

Pilules aniichlorot. (Blaud).

Sijlfate de fer 10 gram.

Carbonate de potasse 10 gram.

Mlêez, et ayec suflisante quantité de

poiidre de réglisse, dégomme adi'agante

PU, Blaud mod, par Adorne,

Sulfate de fer pur i

Carbonate de potasse \ aa 20 gram.

Poudre de gulmauTe )

Mucilage fait avec parties égales de gomme et de sucre q. s.

Pour 50 pilules qu'on recouvre d'une couche très iine de gomuie et de sucre ai'omatisé au citron.

Pilules de Blaud modifiées.

Sulfate de fer pur cristallisé 10 gram.

Pulvérisez, faites sécher à l'étuve à une température de 40°. Mêlez alors avec :

Carlionate de potasse sec 10 gram.

iiifcl 5 gram.

Poudre de guimauve q. s.

Faites une masse qu'on divisera en 100 pilules.

Dose : 1 à 10 par jour. C'est une des plus simples, des meilleures et des plus économiques préparations ferrugineuses.

Pilules de Vallet,

Sulfate de fer cristallisé pur 500 gram. Carbonate de soude pur 5S0 gram.

Miel SCO gram.

Sirop de sucre q. s.

On mêle les dissolutions de sulfate de fer et de carbonate de soude additionnées de 30 gram. de sirop par 590 gram. de liquide, On laisse déposer dans un flacon à l'émeri ; on égoutte sur une toile imprégnée de sirop de sucre.

On exprime, on mêle avec le miel; on évapore en consistance d'extrait pilulaire. On fait des pilules de 2 décigr. avec gomme q. s.

Cette formule est bonne, le sucre et le miel s'opposent à la transformation du proto-carljonate de fer, qui est très soluble dans les acides do l'estomac, en peroxyde qui l'est très peu. Dose : 2 à 0 pilules par jour dans la chlorose.

Pilules emmena go gués.

Pilules de grains de vie }

de Vallet

F. s. a. des pilules de 20 cenligr

MEDICATION TONIQUE.

2 à 10 par jour comme emménagogues.

Pilules anticardialgiques.

Pilules de Vallet

10 gram.

— cynoçlosse '- prair.

Poudie de rhubarbe îOgram.

F. s. a. '100 pilules très utiles pour combattre les cardialgies chez les jeunes filles chlorotiques. Dose : 1 à 10 par jour.

PU. emménag, (Sicliel).

Gomme ammoniaque ) ^

^ , . 3 t f 33 -^ gram.

Carbonate de fer \ °

Aloès succotrin 5 gram.

F. s. a. 50 pilules.

En prendre 2 à 3 chaque jour, 2 à 6 une heure environ avant le repas, en augmentant rapidement la dose i"il y a tolérance. Il est rare qu'on ait besoin, dans le cas de dysménorrhée et de constipation opiniâtre , de porter la dose d'aloùs au delà de î gram. ou 2.

PU. toniq. asîring. (Valch. ).

aa 10 gram.

Térébenthine de Venise 'j

Extrait de gentiane j

Sulfate de fer )

Kino l '*'' ^ giam.

Faites selon Fart des pilules de 1 décigram. Contre la bleniiorrhée et la leucorrhée chroniques.

A piendre 4 pihiles , 3 à 4 fois par jour.

Poudre de 7' hub. ferr. (Sachs).

Limaille de fer )

Poudre de rhubarbe \ "^ ^ S>am. Sucre blanc 10 gram.

F. s. a. une poudre divisée en quinze prises, contre le rachitis. Due piise par jour en commençant, et angriit-ntant la dose jusqu'à trois ou quatre.

Pilules ioniq. antispusmod.

Extrait de valériane ^ Proto-sulfate de fer > aa 5 gram.

Carbonate de potasse) Sulfate de quinine 2 gram.

Poudre de valériane q. .s.

F. s. a. 50 pilules. 1 à 4 dans la chlorose compliquée de quelques symptômes nerveux. Très ellicaces.

Pilules de Hoofer.

:50 grau

Sulfate de fer )

Eau )■

Dissolvez; ajoutez : Aloés 1009 gram.

Cannelle blanche iOÎ) gram.

Myrrhe 60 gram.

Opopanax 15 gram.

i\lêlez selon l'art, et faites des pilules de 20 cenl'g. Utiles dans la chlorose et l'aménorrhée.

Pilules de chlorure de fer aloétiques (Cunier).

Protochlorure de fer 4 gram.

Aloès 50 centig.

Savon médicinal 1 gram.

F. s. a. 40 pilules. A prendre 10 par jour, 3 le matin, 3 à midi, 2 à 4 heures, immédiatement après chaque repas, dans l'amaurose chronique.

Pilîdesd'hydrocli. fer (Biett).

Hydrochlorate de fer 6 déeig.

Poudre de gentiane 15 décig.

Mêlez et divisez en 12 pilules de 15 centigr., 1 à 4 par jour. Employées avec succès par Biett dans les éruptions scrofuleuses.

Pilules fébrifuges de Marc.

Poudre da valériane lOgrann

Protosulfate de fer 5 gram.

Miel 4- s.

F. s. a. 10 bols.

Pyresies intermittentes simples ou larvées. Une toutes les deux heures, dans l'intervalle qui sépare deux accès.

PU. fer myrrh. (P. Lond).

10 gram.

aa 5siam.

Myrrhe pulvérisée Carbonate de soude ) Sulfate de fer )

Sirop q- s.

Mêlez et faites des pilules ds iScentig. 3 à 8 par jour dans Taménorrhée et la chlorose.

Pilules de fer aloétiques.

Limaille de fer porphyrisée 20 gram.

Cannelle en poudre 10 gram.

Aloès succotrin, id- 5 gram.

Mêlez, et avec suffisante quantité de

MANGANESE.

sirop d'armoise, faites des pilules de 2décig. 2 à 10 par jour.

Sohition ferrugineuse contre Vérysipéle (Velpeau).

1 litre.

cées sur la même ligue que les préparations martiales ; ce que ne fait point le fer, le manganèse le fera.

Le plus souvent il faut les associer, et la formule suivante répond à cette indication.

Pilules de manganèse et de fer.

Sulfate de fer cristallisé pur 26 gram- Sulfate de manganèse pnr 7 gram.

Carbonate de soude pur 35 gram.

3Iiel 20 gram.

Sirop de sucre q. s.

F. s. a. Pilules de 20 centigrammes.

Dose de 2 à 10 pilules par jour.

Si l'on veut employer le manganèse seul, on prescrit le carbonate manganeux.

Carbonate manganeux. — On prend 17 gram. de sulfate de manganèse pur cristallisé , et on y ajoute 19 gram. de carbonate de soude. On dissout ces deux corps dans la quantité d'eau nécessaire pour opérer une double décomposition complète, et l'on y joint 1 gram.

de sirop par 17 gram. de liquide. On laisse déposer dans un flacon bien bouché à l'émeri ; on décante, on lave avec de l'eau sucrée, et l'on fait égoutter sur une table imprégnée de sirop de sucre ; on exprime, on mêle avec 10 gram.

de miel, ou évapore rapidement à l'abri du contact de l'air, jusqu'à consistance d'extrequin les préparations man-; trait pilulaire. On fait des pignneuses sont utiles dans les ; Iules de 20 centigr. avec quanaffeclions qui ont profondé- jtité suffisante de gomme. Le ment débilité l'organisme. Ces sucre et le miel s'opposent à la préparations doivent être pla-1 transformation du carbonate

Sulfate de fer Eau

Faites fondre.

Cette solution paraît à 31. Velpeau le topique le meilleur, le seul bon à employer, puisque sur chaque plaque qui survient il ne laisse subsister lïnflammation que deux jours au plus au lieu de quatre. Les autres sels de fer n^ont pas présenté les ayantages du sulfate.

Pomm, martiale (Velpeau).

L'expérience a montré que le sulfate de fer, soit en pommade, soit en solution et dans de certaines proportions, est le seul topique qui arrête Tinflammation érysipélateuse. M. Velpeau emploie la solution martiale de préférence sur toutes les régions où il est facile de tenir des linges mouillés en rontact avec les parties malades. Cette solution est composée de 10 gram. de sulfate de fer pour 150 gram. d'eau. Pour lui , cette forme de médicament est la meilleure: mais quand il est trop difficile ou trop embarrassant n'envelopper les parties de linge mouillé, ce cliirurgien se sert de la pommade dite martiale, et qui est composée de 10 gram. de sulfate de fer pour 30 à 40 gram. d'axonge.

Mélange ou onguent martial,

Solut. aqueuse d'azot. ferr. à 1 /20 de fer S gram.

Extrait d'aloès pulvérisé. q.s.

Pour obtenir une masse de consistance onguentaire. Tsages thérapeutiques contre les végétations syphilitiques, les chancres phagédéniques.

Préparât, de manganèse.

D'après Mî\L Hannon et Pé-

manganique, qui l'est très peu.

La dose est de 2 à 10 pilules par jour dans les chloroses où le fer n'a pas réussi.

Un excellent moyen pour

MÉDICAÏ lOiN ASTRlNGEiNTE .

empêcher la suroxydalion du carbonate raanganeux dans ces pilules consiste à ajouter à la masse pilulaire du charbon vé' gétal récemment préparé.

Médication astringente.

On donne le nom à^ astringents à des substances qui ont pour propriété de déterminer le resserrement des tissus sur lesquels on les met en contact ; les toniques jouissent de la propriété opposée , celle de rendre turgides les vaisseaux de la partie dénudée sur laquelle on les applique : mais leur action définitive se rapproche , car au resserrement occasionné par les astringents , succèdent la turgescence et le développement du réseau capillaire.

On a , selon moi , beaucoup exagéré l'action astringente d'une foule de substances, qui doivent être plutôt considérées comme des agents de substitution. On explique ainsi d'une manière beaucoup plus heureuse les résultats avantageux qui suivent leur emploi bien ordonné.

On peut distinguer les astringents en deux séries bien naturelles : la première comprendra les astritigcnts fournis par le règne végétal ; la seconde sera composée des astringents minéraux , qui très souvent pourront être considérés comme des agents substitutifs, et qui tous ont une action distincte et spécifique. Ainsi l'action des astringents à base de plomb , qui diffère de celle des astringents à base d'argent, etc., diffère complètement de l'action des acides et de l'alun.

Tannin.

Type des astringents végétaux ; médicament qui commence à être employé , et qui mérite de fixer l'attention des praticiens. On le prescrit pour combattre les hémorrhagies passives , et même contre l'hémoptysie. Il réussit très bien dans les diarrhées séreuses, les leucorrhées. On l'a vanté contre les fièvres d'accès , contre l'asthénie.

Dose : i décigr. à 1 gram.

La noix de galle, Vccorce de chêne, agissent uniquement par le tannin qu'elles contiennent.

Cont

re-poison

l'albumine.

Substances incompatibles. — Alcalis, carbonates, sels métalliques, et surtout ceux de fer et d'antimoine , albumine , gélatine, émulsions, etc.

Astringents diveks. 317

Gaclioîï. Monésîa ou Buraoliem.

Le bon cacliou est un des astringents les plus s lus et les plus agréables ; son action thérapeutique le rapproche beaucoup du tannin ; il ne doit cependant pas lui être complètement assimilé ; il est particulièrement utile dans les cas de dyspepsie accompagnée de diarrhée. Il possède à la fois des propriétés astringentes et corroborantes. Il est utile pour combattre le scorbut, les hémorrhagies, la leucorrhée. C'est un bon médicament.

Substances incompatibles.

— Les mêmes que pour le tannin c

Poudre de cachou, k décigr.

à 15 gram. en pilules ou en électuaire.

Ratanliia. — Kino.

Le ratanhia et le kino se rapprochent tout à fait, par leur action thérapeutique, du tannin ; ils s'en distinguent cependant par une action moins prompte et moins énergique; on les emploie absolument dans les mêmes conditions que nous avons indiquées à l'article Tax.mx.

Le bon kino est rare et cher; le médecin peut , sans inconvénient, le remplacer par l'extrait de ratanhia ; il jouit des mêmes propriétés.

Substances incompatibles.

— Comme pour le tannin.

On donne le nom d'extrait de monésia à un produit qui est connu depuis longtemps dans le Brésil, sous le nom de guaranhem ou buranhem : il est fourni par une espèce de chrysopkyÛmny delà famille des sapotées. Les naturels du pays lui reconnaissent des propriétés semblables à celles que nous lui attribuons.

L'extrait de monésia est indiqué dans tous les cas où les astringents sont utiles, l'hémoptysie, les fiux muqueux ou sanguins, et surtout les diarrhées de toute nature.

A l'extérieur, il a réussi dans les ulcères cutanés, les ophthalmies purulentes , la stomatite, les hémorrhoïdes , les fissures à l'anus.

Dose : A l'intérieur, le monésia se donne à la dose de 8 à 16 gram. par jour, soit en pilules , soit en sirop , soit en teinture ; celle-ci se donne aussi à l'intérieur à la dose de Zi à 8 gram. dans un peu d'eau sucrée ou d'une infusion amère , et pour l'employer extérieurement , on la coupe avec 6 à 12 fois son poids d'eau.

Pilules de monésia.

Extrait de monésia q.s.

F. s. a. des pilules contenant chacune 1 décigr. d'extrait. 5 à 10 par jour.

Sirop de monésia.

Estrail '-1: monésia 5 gram,

MÉDICATION ASTRINGENTE

Sirop simple 500 gram.

Eau q.s.

F.s. a. un sii-op qui contiendra 1 p.

100 de son poids d'extrait. Dose: 1 à 2 cuillerées par jour.

Teinture de monésia.

Extrait de monésia '25 gram.

Alcool à 22» 500 gram.

Dissolvez et filtrez. 10 à 20 gram. par jour.

Pommade de

monesia.

Extrait de monésia 5 gram.

Axonge 35 gram.

F. s. a. une pommade qui contiendra un huitième de son poids d'extrait.

Guarana {Paullinia).

C'est une substance médicamenteuse très estimée des Brésiliens, qui remploient contre la dyssenterie. On l'avait d'abord considérée comme un suc gommo-résineux découlant de quelque arbre particulier. On a reconnu plus tard que le p;uarana n'était rien autre chose qu'une pâte préparée avec les fruits d'un arbre qui croît au Brésil, le paullinia sorbilis.

Teinture de guarana.

Guarana 100 gram.

Alfool à 85° AOO gram.

F.s. a. une teinture alcoolique; dose:

■10 à 20 gram. dans une potion ou une tisa:ie appropriée, dans lis cas de dyspepsie, dediarihée chronique, de djssenterie.

M. Chaslelux a «donné plusieurs recettes àl)asede giinrana, des pilules, un sirop, une pommade ; qu'il nous .suffise de dire que toutes ces préparations sont semblables pour les doses et le mode de préparation avec celles à base de monésia ; seulement on remplace l'extrait de monésia par l'extrait alcoolique de gnarana.

Astringents indigènes.

Il est une foule de substances végétales indigènes qu'on a successivement employées comme astringentes : nous allons mentionner les principales, en commençant par les plus énergiques, et finissant par lès plus faibles.

Racine de bistorte. Astringent actif peu employé , et qui mériterait de l'être.

Racine de tormentille. — Comme pour la bistorte. Ces deux substances sont indiquées dans les conditions citées à l'article Tannin.

Racine de benoite. - Elle jouit à la fois de propriétés astringentes, toniques et stimulantes ; on l'a employée contre les fièvres intermittentes.

Roses rouges de Provins. — Astringent et stimulant léger.

Cynorrfiodons. — Jouissent de propriétés astringentes toniques.

Les feuilles d'aigremoiiie , cV argentine, de ronce^ sont encore employées comme des astringents légers.

Substances incompatibles, — Comme pour le tannin.

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