‹ Nouveau formulaire magistral (volume 2)Chapitre 87 sur 143 · ASTRINGENTS DIVERS · texte numérisé non relu

ASTRINGENTS DIVERS

Dissolvez le tannin dans la quantité d'eau prescrite , en les triturant ensemble dans un mortier de verre : ajoutez-y la graisse, et mêlez exactement.

On se sert de cettepomniade poucremédier à l'atonicité des plaies et au relâchement de certains organes. Elle peut être utile pour les hernies des enfants.

M. Cazenave a employé avec succès cette pommade dans plusieurs maladies chroniques de la peau , et notamment dans les excoriations de l'eczéma et contre i'herpés tonsuraut.

5 gram.

Cachou en poudre ) Myrrhe id \

Triturez dans :

Eau de chaux 209 gram.

Filtrez. Dans la leucorrhée et la gonorrhée chroniques.

Colly. de tannin (Desmarres).

Eau distillée 100 gram.

Tannin pur 1 gram.

Eau distillée de laurier-ceiise 20 gram. F. s. a. un collyre. Dans la deuxième période des conjonctives cataiThales.

Collyre ratanhia (Desman es).

■Racine de ratanhia 2 gram.

Faites bouillir dans :

Eau 120 gram.

Filtrez : ajoutez :

Eau de rose. 15 gram.

Laudanum de Rousseau 12 goutt.

Mucilage gomme arabique 2 gram.

Ces deux coliyrts sont employés dans les ophlhalmies compliquées de photophobie , et après l'emploi convenable des autiphlogistiques.

Pommade de tan

nin.

Graisse balsamique

50 gram.

Tannin

2 gram.

Eau pure

2 gram.

Pomm. antihémorr. (Cullen).

5 gram.

40 gram.

Poudre de noix de galle AsoMge • Mêlez.

Pomm. antihémorr h. (Ware).

Poudre de noix de galle 10 gram.

— de camphre 5 gram.

Mêlez, et incorporez dans :

Cire liquéfiée 40 gram.

Ajoutez :

Teinture d'opium 10 gram.

5 gram. soir et matin , eu légères frictions, contre leshémorrhoïdes.

Pom. virginale à La Comtesse.

Sulfate de zinc

JVoix de galle

Noix de cyprès ^ aa 20 ;

Ecorce de grenade

Feuilles de myrte

Sumac

3Iélangez ces substances pulvérisées avec s. (|. d'onguent rosat.

Suppositoires fortif. (Reuss).

'gram.

ram.

ïram.

10 gram.

Poudre de tormentille

Poudre de chêne

Mi,l ' q. s.

F. s. a. dix suppositoires. On les emploie dans la chute du rectum, la faiblesse de cetiutestin, et après les hémorrhagies.

Airelle-myrtille.

Le suc des baies d'airelle myrtille avait été ancienne-

MEDICATION ASTRINGENTE.

ment préconisé pour combattre la diarrhée, !a dyssenterie , riiémoptysie, les affections catarrhales , le scorbut. M. Reiss a constaté l'efficacité de cette substance contre la diarrhée.

Teinture de myrtille.

Baies réc. d'airelle mjrliile iCO gram.

Eauclc-vie 1 litre.

Faites macérer quinze jours. Dose : 1 petit verre à liqueur.

Extrait de myrtille.

Suc de baies d'airelle myrtille. q. s. Evaporez en consistance d'extrait.

F. s. a. des pilules de 20 cenljgr. On

en administre de 4 à G par jour.

Sirop d'airelle myrtille.

Extrait d'airelle myrtille 5 prani.

Faites dissoudre dans très peu d'eau ; ajoutez :

Sirop bouillant 1 kilogr.

Chaque cuillerée de re sirop contient environ 1 déci5;r. d'extra!;. On en prescrit de 2 à 6 cuillerées par jour.

Sangdrag-Oîî.

C'est une résine, ou plutôt un baume fourni por plusieurs arbres, et en particulier par le pterocarpiis draco. On l'a employé depuis un temps immémorial comme astringent, pour arrêter les héraorrliagies et pour combattre les fluxmuqucux.

Eose en poudre ; 1 à 10 gram.

Eau hémostatique balsamique.

M.Frémy , ancien interne à l'IIûlel- I)icu,a publié plusieurs obscrvalionsqui établissent l'ulililé de l'eau héri:oslatique de Tisserand, M. Récamier a employé souvent cette eau , et il est convaincu qu'elle a les mômes propriétés que l'eau

de Brocchieri ; il la Considère même comme plus avantageuse. Elle lui a réussi dans les bémoptysies, les saignements de nez, les hémorrhagies intestinales , et même dans les dyssenteries. Voici comment on peut préparer une eau hcinostalique pour replacer l'eau hémostatique de Tisserand.

Sangdragon 100 gram.

Térébenthine des Vosges 100 gram.

Eau 1 "litre.

Faites digérer douze heures. Filtrez.

Acétate de plomb. — Carbonate de plomb.

Administrés à haute dose, ils agissent comme des poisons irritants; enpetitequantité, longtemps continués, ils peuventdéterminer la colique de plomb ; mais ordinairement ils ne causent pas d'accidents. Ils jouissent de propriétés astringentes énergiques.

h'acétate neutre de plomb s'emploie ordinairement ;\ l'intérieur pour combattre les diarrhées colliquatives, les hémorrhagies passives, les sueurs nocturnes des phthisiques, et sous forme de lavement, les dyssenteries : on l'a vanté contre les névralgies. On le prescrit aussi pour l'extérieur comme le sous-acétate.

Sous-acétate de plomb li' quide, usité ordinairement h l'extérieur comme astringent ou agent de substitution , dans les ophthahnies, les inflammations superficielles de la peau , les brûlures, les contusions.

Il faut être circonspect dans l'emploi de l'acétate de plomb dans les collyres. Les eaux chargées de différents sels de plomb agissent défavorable-

ACETATE DE PLOMB.

ment sur les ulcères de la cornée; elles arrêtent ou diminuent la sécrétion sans modifier favorablement la surface malade, et laissent déposer sur les ulcères de la cornée une couche blanchâtre; c'est alors le carbonate de plomb pu l'oxyde de plomb , suivant que le collyre est resté ou non exposé à l'air ambiant , qui se précipite et s'incruste dans la plaie, d'où résulte quelquefois une taie , une opacité plus ou moins forte que l'on a plus tard la plus grande difficulté à faire disparaître.

Le carbonate de plomh est quelquefois employé à l'extérieur comme dessiccatif ou pour combattre les névralgies.

c Contre-poisons. — Eau sul fureuse, alun, sulfure de fer hydraté.

Substances mcompatibles.

— Acide sulfurique , sulfates alcalins et leurs carbonates tannin et substances qui en contiennent.

Poudre antiphtk. (Hufeland).

Acétate de plomb 3 décigr.

Sucre 2 gram.

Opium 3 décigr.

Triturez, etfaitesl2 paquets égaux.

Un matin et soir. Contre les sueurs colliquatiyes.

Poud. antiliéraaîèm. (Denton).

Acétate de plomb 2 gram.

Extrait de ciguë 3 gram.

M. F. une poudre divisée en douze prises. Dose : une toutes les doux heures.

Potion de Robert Thomas.

iVcétate de plomb 35 centig.

Faites dissoudre dans :

Eau de roses 100 gram.

Ajoutez:

Sirop de violettes 10 gram.

Une petite cuillerée de quatre heures en quairo heures , dans le traitement de la coqueluche.

Pot. antiphth. (Ameîung).

Acétate de plomb 1 décigr.

Extrait de jusquiame 5 centig.

Faites dissoudre dans :

Eau distillée. 200 gram.

Une cuillerée toutes les deux heures.

Mixt, calm, astr. (Monin),

Acétate de plomb 2 décigr.

Eau distillée 50 gram.

Extrait d'opium 1 décigr.

Une cuillerée toutes les deux heures.

Contre la dyssenterie.

PU. acét. deplomb (Fouquier).

Acétate de plomb ) ^ „

Poudre de guimauve P^ ^ ^'•^°'.

Triturez ensemble et avec suffisante quantité de sirop simple. Faites 50 pilules.

4à5 par jour pour modérer la diarrhée et les sueurs coUiquatives desphthisiques.

PU. c. l'épîlepsie (Récamier).

Extrait aqueux d'opium 5 centig.

Acétate de plomb 2 décigr.

Poudre de jusquiame 4 décigr.

Faites 8 pilules. 1 le matin et 1 le soir.

Pilules du docteur Koopp,

Acétate de plomb pulvérisé 2 décigr. Semences dephellandrium

pulvérisées 2 gram.

Mêlez, et incorporez dans Extrait de millefeuilles. 4 gram.

Faites despilules de 1 décigr. Dans le traitement de l'hystérie et de l'épilepsie. 2 par jour.

MÉDICATION ASTRINGENTE

Lavem. de céruse (Devergie).

Acétate de plomb. 11 décigi-.

Carbonate de soude. 5 centia;.

Faites dissoudre séparément dans très peu d'eau ; Tersez les solutions dans 250 gram. de décoction de lin ; ajoutez 4 gouttes de laudanum de Rousseau.

Employé pour calmer la diarrhée des phthisiques.

Lavem. c.

t. (Barthez).

M. Barthez , procédant avec la mesure que nécessite un médicament de cette espèce, est arrivé à pouvoir prescrire en lavement jusqu'à iOO gouttes d'extrait de Saturne, ou bien 5 gram.

pour 500 gram. d'eau tiède, sans que pendant ni après l'administration du remède, aucun accident imputable à ce dernier soit jamais survenu. Quant à la dyssenterie , elle est arrêtée.

Le remède doit être appliqué dès le début de la maladie.

Page 1