‹ Nouveau formulaire magistral (volume 2)Chapitre 92 sur 143 · POMMADES MERC. DIVERSES · texte numérisé non relu

POMMADES MERC. DIVERSES

Pomm. suif. merc. (Biett).

Sulfure de mercure 2 gram.

Camphre 5 décig.

Cérat simple 30 gram.

Dans les éruptions vésiculo-pustuleuses à Tétat chronique. C'est le cérat antiherpétique d'Alibert.

Pommade de Willan.

15 gram.

30 gram.

30 gram.

15 gram.

2S0 gram.

Oxyde de mercurt Camphre

Carbonate de potasse Sulfure rouge de mercui Eau de roses Essence de bergamote Soufre sublimé ) Axonge \ ^^

Mêlez. Dans la gale. Employée par Biett.

Pommade avec le cinabre.

Cinabre en pondre fine 10 gram.

Hydrochlorate d'ammoniaque 2 gram.

Axonge 100 gram.

Mêlez et incorporez peu à peu :

Eau de roses 10 grara.

En frictions à la dose de 5 à 10 gram. contre le prurigo pedicularis.

Cérat mercuriel (Zeller).

Calomélas 5 gram.

Cérat 40 giam.

Mêlez. En frictions à la dose de 2 à 5 gram. Syphilides, dartres.

Pommade avec le calomel.

Calonul préparé à la sapeur 10 gram.

Axonge 80 giam.

Dans le pansement des excoriations,

bubons, ulcères syphilitiques et scro-

MERCURIAUX.

fuleux. Employée par Biett dans 'la plupart des éruptions chroniques et à la fin du traitement des afi'ections squameuses.

Pom. caloni. camp. (Cazenave) .

Calomel à la vapeur 2 gram.

Camphre 30 centig.

Axon^e ^0 gram.

Mêlez. Très utile contre les herpès du visage qui passent rapidement à l'état chronique.

Pomm. calomel (F. H. P.).

Mercure doux à la vapeur 1 gram.

Axonge 30 gram.

Mélangez par trituration.

Comme ci-dessus

M. Ricord remplace l'axonge par du cérat opiacé.

Pommade de Werlhof.

10 gram 80 Ejram,

Calomélas Onguent rosat Dans la gale.

Pommade c. gale (Rolb).

Calomel îO gram.

Huile d'amandes 40 gram.

Cire blanche 10 gram.

F. s. a. Divisez en 10 doses.

Pomm, antisyphilit. (Rust).

Calomel 4 gram.

Opium en pondre 2 gram.

Axonge 15 gram.

Mêlez. Contre les ulcères syphilitiques secondaires de la peau.

Pommade antiker-pétique.

Calomel \

Soufre sublimé ( Axonge 40 gram.

Eu frictions sur les dartres lichénoïdes.

Liniment ophlhalmigueÇPxUSt) .

Calomel Extrait d'opium

Frictionnez le pourtour de l'œil avec de la salive. Contre les ophlhalmies chroniques doulourepsc:

5 ffram

aa 15 à 20 cent

Béer emploie contre les mêmes affections :

Calomel 4 décig.

Opium eu poudre 2 décigr.

Pommade de protochlorure de mercure ammoniacal (Biett) .

Protochl. amm. de mercure 2 gram.

Camphre 5 décig.

Cérat amygdalin 30 gram.

Mêlez. Dans l'acné, le syco.sis.

Pommade résolutive (Biett).

Protochlorure de merc. ) »

Acétate de plomb ] ^^ ^ §'"='"'•

Axonge purifiée 20 gram.

(]amphre 5 décig.

M. Comme résolutif des tubercules.

Pommade au 'précipité blanc.

Précipité blanc 1 gram.

Axonge récente 20 gram.

Essence de roses 2 goutt.

Mêlez. Cette pommade est très efficace pour combattre plusieurs aflections dartreuses accompagnées d'un vif prurit.

N. B. Le précipité blanc est un protochlorure de mercure sous un état moléculaire tel , qu'il est infiniment plus actif que le calomel ; on ne l'emploie guère qu'à l'extérieur.

Pomm. antidar, au beurre de cacao (Corbel-Lagneau).

Précipité blanc 1 gram.

Beurre de cacao 30 gram.

Baume du Pérou 4 gram.

M. s. a. Dartres superficielles, taches cutanées, éruptions à la face après les couches, connues vulgairement sous le nom de lait répandu.

Pom. antidar. (Corbel-Lagn.).

Huile d'amandes Blanc de baleine

50 gram 30 gram

Cire blanche

Eau distillée de roses

1 gram 5 gram

Précipité blanc M. s, a.

2 gram

MÉDICATION ALTÉRANTE

Pom. précipiU blanc (Ricord).

Cérat opiacé 30 gram.

Précipité blanc 2 grana.

Extrait de ratanhia 4 gram.

M. s. a. Dans quelques cas de blennorrliée avec hypertrophie molle de l'urètre ; cette pommade est portée dans le canal avec une bougie eu gomme élastique ou en cire une ou deux fois par jour, et doit séjourner une heure chaque fois. Le calibre de la bougie doit être tel qu'il exerce en même temps une dilatation graduée.

Cérat précîp, blanc {Gïhevt).

Cérat opiacé 50 gram.

Précipité blanc 2 gram.

Mêlez. Contre les pustules plates et les ulcérations syphilitiques.

Pommade de Piust»

Précipité blanc 20 centig.

Laudanum de Sydenham 50 centig.

Extrait de Saturne 50 centig.

Axouge 5 gram.

M. s. a. M. Stœber prétend que cette pommade réussit très bien dans les blépharites glanduleuses chroniques.

Pommade de Banyer,

bO gram.

50 gram.

Lilharge

Alun calciné ) Calomel ' )

Térébenthine de Venise 250 gram.

Axonge 1000 gram.

Mêlez. Dans le porrigo. Employée par Biett. La dose est de 10 gramm.

par jour.

Pomm. antîhei'pét. {Gihert).

Chlor. amm. de merc.

Camphre

Axonge 20 gram.

Dans les ophlhalmies dartreuses.

Pommade deCirillo. Sublimé

corrosif, 4 ; axonge. 32. F. s. a.

Dartres rebtlles , aflcctions syphilitiques, préparation qui dem.iiide beaucoup de circonspection dans son emploi.

5 dé

Pommades confiée l'esthioinènc (Duchesne-Duparc).

N» 1. Styrax liquide

Axonge lavée

Sublimé ) ,

Emétiqse | ^* 4 gram.

Teinture de cantharides ) -,

Poudre d'euphorbe j^^ ^gram.

F. s. a. Pommade homogène.

N° 2. Styras liquide 120 gram. |

Axonge lavée Sublimé Emétique

Teinture de cantharides Poudre d'euphorbe

vee

le cantha

gram-

)U gram.

8 gram.

aa 4 gram.

F. 8. a. Pommade homogène.

Pommade de Hanay.

Tartre stibié 8 gram.

Sublimé corrosif 30 centig.

Axonge 45 gram.

Mêlez avec soiu. Pour usage externe.

Pomm. cyan. merc. (Parent).

Cyanure de mercure 6 décig.

Axonge 30 gram.

Mêlez. Dans le pansement des chancres vénériens.

Pomm. cyan. merc. (Biett).

Cyanure de mercure 9 décig.

Axonge 30 gram.^

Huile essent. de citron 6 décig.

En frictions légères (2 à 4 gramm.), contre certaines dartres squameuses humides avec inflammation et prurit.

Pomm. cyan. merc* (Biett).

Cyanure de mercure 2 décig.

30 gram.

Mêlez. Pour les ulcérations syphilitiques.

Pom. cyan. merc. (Gazenave).

Cyanure de mercure 50 centig.

.\xonge 30 gram.

Mêlez. Utile dans certaines maladies dites de la peau avec prurit.

MERCUUIAUX.

Ccrat opiacé au cyanure de mercure (Ricord).

Cérat opiacé -"0 gram.

Cyanure de mercure de 5 à 10 centig.

Dans quelques cas d'ulcérations syphilitiques, à la période de progrès, qui ont de la peine à se dépouiller de la couche diphthérilique , cette pommade est très convenable; mais pour peu que Tulcéralion soit irritable, il faut en surveiller l'emploi, car elle détermine quelquefois beaucoup de douleurs et de rinflammatioii , même avec la plus faible dose du cyanure de mercure.

Dans quelques circonstances on doit se contenter de pratiquer un ou deux pansements par jour avec cette pommade, qu'on laisse séjourner une heure, et qu'on remplace ensuite par de la charpie sèche.

Pom. merc. gond. (Ricord) .

Ire formule. Cérat soufré 30 gram.

Turbith minéral 1 gram.

Goudron 4 gram.

2^ formule. Cérat soufré 30 gram.

Calomel à la vapeur 2 gram.

Goudron 4 gram.

M. s. a. Contre les éruptions sèches de la peau , pitjTiasis , ichthyose , lichen , lèpre, etc.

Pomm. opkthalmiq. (Caron).

Axonge de foie de raie 30 gram.

Cyanure de fer 1 gram.

— de mercure 4 décig.

Huile essentielle de lavande 4 goutt.

Mêlez sur le porphyre. En frictions, à doses très minimes, dans le traitement de la conjouctivite scrofuleuse chronique.

Pommade contre Votorrhée chronique (Ménière).

Proto-iodure de mercure î gram.

Hydrocblorate de morphine 2 décig.

Pommade de concombre 20 gram.

Mêlez. Frictionnez l'intérieur de l'o- (ille avec un bourdonnet de coton enduit de cette pommade.

Pom. protO'îodure mercure,

loduro de mercure 4 gram.

Axonge 50 gram.

Mêlez par trituration. (F. H. P. )

Pommade de proto-îodure de mercure (Biett).

Proto-iodure de mercure 1 gram,

Axonge puriûée 30 gram.

Mêlez. Dose : 1 gram. pour une frictiou.

Pommade de deuto-îodure de mercure (Biett).

Deuto-iodure de mercure 6 décig.

Axonge puriûée 30 gram.

Ces préparations , que Biett a introduites dans la thérapeutique des maladies de la peau, sont d'une eiîlcacité remarquable. Biett les employait surtout avec succès dans les syphilides, et aussi dans les affections squameuses sèches , rebelles, lixées à de certaines régions.

La pommade de deuto-iodure est beaucoup plus active, et doit être employée sur des surfaces moins étendues.

On l'applique quelquefois , et à doses plus élevées , comme escarrotique , et notamment dans le lupus.

Pom. contre les engorgements glandulaires (Boinet) .

Deuto-iodure de mercure - décig.

Ilydriodate de potasse 15 décig.

Axonge 125 gram.

Mêlez. Deux frictions par jour.

Pom. c. psoriasis (Boinet)

Proto-iodure de mercure 4 gram

Axonge 32 gram.

En frictions une fois par jour. Cette pommade, excellente pour le psoriasis, réussit en général dans toutes les aflectious squameuses rebelles.

Pom, c. acné rosacea (Boinet).

Proto-iodure de mercure 2 gram.

Axonge 20 gram.

Frictions soir et matin. Avec un régime et uu traitement interne couve-

MEDICATION ALTERANTE.

iiable, cette pommade guérit parfaitement bien et en quelques semaines, les couperoses les plus invétérés.

Pomm. merc. iod. (Hancke).

Onguent gris 30 grani.

Iode 40 centig.

Jodure de potassium 6 gram.

Cette pommade fut employée en frictions avec succès dans les abcès profonds par l'inflammation du périoste.

On administrait en même temps pour boisson de Teau iodurée.

Pom. iodhydrarg. potassique mercurifère (Mialhe).

aa 2 gram.

gram.

lodure de potassium Proto-iodure de mercure Hydrochlorate de morphine 5 décig Axouge 3"2 gram.

F. s. a. Employée pour panser les ulcérations syphilitiques.

Pom, antiherp. (Cullerier).

Turbith minéral i Laudanum I

Soufre spblimé 5 gram.

Axonge 80 gram.

Mêlez. En onctions sur les dartres un peu vives.

Pommade citrine. Ong^aent

Citrin. Graisse de porc 250; huile d'olive, 250; mercure, 32: acide nitrique à 3°, 48.

F. s. a. Contre la gale (60 gram.). Divisez en 8 frictions.

Pom. protonit, merc. (Biett).

Protonitrate de mercure 2 gram.

Axonge purifiée 50 gram.

Dans la lèpre et le psoriasis.

Pom. antiherp. (Dupuylren).

Protonitrate de mercure 20 gram.

Axonge 80 gram.

Huile rosat 10 gram.

Mêlez. Cette formule, donnée pai Dupuytren , a été reconnue d'une grande efficacité pour combattre Ifs dartres qui souvent envahissent la barbe.

Pommade antidarireuse.

Chlorure de chaux, 20 gi am.

Turbith minéral 10 giam.

Hu:le d'amandes douces 30 gram.

Axonge 50 gram.

Mêlez.

Pomm. phosphate mercur,

Deutophosphate de merc. 10 gram.

Axonge 110 gram.

Mêlez parpoi-phyrisation.

Employée pour la résolution des bubons.

4 à 8 gram. suffisent ordinairement pour obtenir la guérison.

On obtient le deutophosphate de mercure par double décomposition du deutonitrate de mercure et du phosphate de soude. [Albano.)

Ong. maturatif. (Canquoin).

Infus. acétiq. de garou ) Mélasse ^ aa 50 gram.

Huile d'olives J

Bile de bœuf 10 gram.

Mêlez et évaporezjusqu'à consistance de miel épais ; ajoutez :

Onguent basilicum j

Sous-nitrate de merr. porph. -4 gram.

Cet onguent s'applique sur les tumeurs j squirrheuses indolentes d'un rouge violacé.

Cérat émulso-mer. (Dorvault)

Huile d'amandes 250 gram.

Cire blanche 60 gram.

Lait d'amandes amères 180 gram.

Sublimé corrosif 8 décig.

Alcool q. s. pour dissoudre ce dernier.

F. s. a. Ce cérat, qui se rapproche de la lotion de Gowland par sa composition, est employé comme elle contre les affections dartreuses.

Emplâtre mercurîel ( Em-

plàtre. de Figo). Emplâtre simple, 1250; cire jaune, 64 ; poix résine purifiée, 6'i; gomme résine ammoniaque, 20 ; bdellium, 20; oliban , 20; myrrhe, 20; poudre de safran, l'2: mercure, 375; téré])enthine, 64 ; styrax purifié liquide, 192: huile volatile de lavande, 8. F.

On fait des emplâtres qu'i sur les bubons.

MERCURIÀUX applique

Sparadrap de Vigo (Gariel).

Emplâtre de Vigo q. s.

Faites fondre au bain-marie, étendez sur du calicot écru. On l'applique comme moyen abortif de la variole et du zona.

Emplâtre c. les indurations chroniques (Rust).

Emplâtre mercuriel 15 gram.

Ramollissez par une douce chaleur ;

ajoutez :

Opiuin en poudre ) Camphre trituré j

Ï5 centigr

Cataplasme mer C. (Hamilton).

1 décicr.

Deutochlorure de mercure Faites dissoudre dans :

Eau distillée

Puis, avec quantité suffisante

de pain , faites un cataplasme.

Tumeurs scrofuleuses.

50 grar

Fumigat. cinabre (F. H,

Cinabre 30 gram.

Poudre fumigat. mercurielle.

20 gram,

Mercure doux Sucre tn poudre i ;enjoin id. f ^

31êl<;s. 5 à lO gram. pour une fumigation qu'on dirige sur les ulcères rebelles de la gorge.

Emplâtre c. douleurs ostéoc, périostos.^ exostos. et sarcocèl. syphil. (Ricord).

Emplâtre de Vigo t Emplâtre de ciguë ^ Extrait gommeux d'opium M. s. a.

part. ég.

■1/iO

Bougies de Falck.

Térébenthine de Venise 4 gram.

Laque pulvérisée 2 gram.

Faites fondre sur le feu , et ajoutez : Emplâtre mercuriel 60 gram.

Protochl, de merc. porphyr. 8 gram.

Osyde rouge de merc. id. 26 décigr. Mêlez en remuant bien, et F. s. a. des bougies.

Pomm. chloro-iodure merc,

Chloro-iodure de mercure 10 centigr.

Axcnge ou cérat sans eau 10 gram.

Mêlez avec le plus grand soin.

On fait chaque jour une ou deux frictions avec 1 gram. de cette pommade.

(Récamier.)

Pour obtenir le chloro-iodure de mercure :

^On prend : bi-iodure de mercure et bi-chlorure de mercure de chaque parties égales; on fait dissoudre le bi-chlorure de mercure dans suffisante quantité d'alcool à 40°. Ou ajoute dans le biiodure , qui se dissout en partie dans l'alcool à l'aide du bi-chlorure: on évapore le produit dans une capsule, et obtient un résidu pulvérulent d'une couleur rouge.

Or et composés aurifères.

Les préparations d'or solubles agissent sur l'éconoraie lorsqu'elles sont administrées à haute dose à la manière des poisons corrosifs.

On emploie : 1° l'or métallique, V oxyde d'or, le pourpre de Cassius . le cyanure d'or parmi les combinaisons d'or insolubles ; 2° parmi les combinaisons solubles, le chlorure d'or et surtout le chlorure d'or et de sodium, qui est d'une administration plus sûre el plus facile. Ces préparations, administrées à doses altérantes, sont surtout conseillées dans les affections syphilitiques, ou récentes ou constitutionnelles.

Elles sont encore utiles contre la plupart des maladies du système lymphatique, dans les scrofules, le goitre, les dartres

MÉDICATION ALTÉÎIANTE.

rebelles , maïs elks exigent la plus grande circonspection dans leur emploi.

Pond, ou frict. muriate d'or et de soude (Chreslien).

Lycopode ou iris lavé à Talc. 1 décigr. Muriate d'or et de soude 5 centigr.

Mêlez exactement.

On divise cette dose , d'abord en 15, puis en 14, 13, 12 , et même progressivement 8 parties , en commençant par les plus faibles. Affections syphilitiques.

On fait une fois chaque jour des frictions sur la langue et les gencives avec un des paquets.

C'est la meilleure préparation d'or et la méthode la plus convenable pour l'employer.

Poudre de cyanure d'or. Se prépare et s'emploie comme la poudre avec le muriate d'or.

Sir. chlorure d'or (Chresîien).

Chlorure d'or et de sodium 5 centigr.

Sirop de sucre 200 gram.

Faites dissoudre le sel d'or dans très peu d'eau. Mêlez.

Trois cuillerées par jour.

Past. chlor. d'or (Chrestien).

Chlorure d'or et de sodium 25 centigr.

Sucre 30 gram.

Mucilage de gomme adrag. q. s.

F. s. a. 60 pastilles. 2 chaque jour.

Past. cyan. d'or (Chrestien).

Cyanure d'or 1 décipr.

Pâte de chocolat 30 gram.

F. s. a. 24 pastilles. 1 Ù 4 par jour dans l'aménorrhée.

Pilules avec le chlorure d'or et de sodium (Chreslien).

Chlorure d'or et de sodium 5 déctgr.

Fécule de pommes déterre 2 déCigr.

Gomme arabique 5 gram.

Mêlez, et avec q. s. d'eau pure, faites 120 pilules. 1 à 15 par jour.

Pilules d'or.

Or divisé 6décigi'.|

Extrait de saponaire 4 gram. J

Mêlez, et faites 36 pilules. Depui 1 jusqu'à 12 ou 15 par jour.

Pilules d'ox. d'or (Pierquîn]

Oxyde d'or 3 décigi

Extrait d'écorc. deraézéréuni lOgran Mêlez très exactement, et faites 60 j Iules. 1 à 8 par jour.

Pilules cyan, d'or (Fourché]

Cyanure d'or 5 centig

Extrait de daphné mézér, 15 centigi

Mêlez, et avec poudre de guimaui quantité suilisante , faites 15 pilules dont on donne 1 par jour, puis puis 3.

Chrestien met 8 décigr. d'extrait d daphné. Contre la syphilis, les scrofule et l'aménorrhée.

Solut. chlor, d'or et d'ammo.

Chlorure d'or et d'ammon, 50 centigr.

Eau distillée 300 gram.

Alcool à 36» 300 gram.

Faites dissoudre. A prendre 1 cuillerée à café le matin à jeun et 1 le soir, contre l'aménorrhée et la dysménorrhée.

M. Furnari, qui précédemment av préconisé le cyanure d'or, regarde préparation précédente comme la pi sûre et la plus énergique.

On piépare le chlorure double d'or et d'ammonium en faisant fondre une partie de deutochlorure d'or sec avec deux parties de chlorhydrate d'ammoniaque dans s. q. d'eau , à l'aide de 5 poutteî d'eau régale faible , et l'on dessèche le sel double. (Deleschamps.)

Pom. chlor. d'or (Chrestien).

Ilydrochlorale d'or 6 décigr.

Axonge 30 gram.

Mêlez. En frictions, à la dose «fe 1 gram.

Pom. chlor, d'or, sod, (Niel).

Chlorure d'or et de sodium 5 décigr.

ACIDE ARSÉNIEUS.

MôIpz. Employée par la méthode en- (leniiique dans le traiteiaciit du la syphilis constitutionnelle et des scrofules.

Pomm, avec la limaille d'or.

Or extrêmement divisé 1 grani.

Axunge 15 gram.

Mùlez. En topiques ou en frictions sur des excroissances, des ulcères syphilitiques rebelles, etc.

Préparations de platine.

Plusieurs tenlatives ont été déjà faites pour introduire les préparations de platine dans la thérapeutique des affections syphilitiques : mais , soit que réellement cet agent soit moins eflficace que les préparations habituellement employées, soit que les essais n'aient point été suivis avec la constance et les précautions nécessaires dans ces recherches , il n'en est pas moins vrai que les préparations de platine n'ont point pris rang dans la pharmaceutique.

M. Hœfer a cherché à les réhabiliter. Voici les formules qu'il emploie.

Potion pJatinîque.

PercMorure de platine sec 10 centig.

Potion gomm. du Codes 180 gram.

F. s. a. une potion à prendre par

cuillerées dans les Tingt- quatre heures.

Pommade platinique.

Âxongc 30 gram.

Perchlorure de platine 1 gram.

Extrait de belladone 2 gi am.

Mêlez. Frictions sur les ulcères indolents.

Pilules -platiniqucs.

PercLlorur« de platine 5 dérigr.

4 cram.

Extrait de gaïac

Poudre de réglisse q. s,

F. s. a. 20 pilules qu'on administrera la dose de 1, 2, 3 et même 4, matin

et soir.

Pot, chloroplatinate sodium,

Perclilorure de platiue 3 décigr.

Chlorure de sodium tout à fait , exempt de sel de potasse 5 décigr. Potion gommeuse du Codex 203 gram.

A prendre par cuillerées dans les rii^gt-quatre heures.

Inject. ckloroplatin, sodium,

Chloroplatinate de sodium 2 gram.

Décoction de têtes de pavot 250 gram.

Acides arsénieux et composés arsenicaux soinbles.

Les préparations arsenicales solubles sont des poisons redoutables qui agissent en irritant localement : absorbés, il se manifeste d'abord une vive excitation, qui fait bientôt place à un collapsus très remarquable, au refroidissement des extrémités , à des crampes douloureuses ; cette période de collapsus est suivie par une réaction équivoque et difficile, précisément comme dans le choléra spasmodique. Malgré ces redoutables accidents, les préparations arsenicales sont cependant quelquefois administrées à l'inlérieur ; mais les plus grandes précautions doivent présider à leur emploi.

On devra toujours commencer par des doses très faibles, 5 miliigr. au plus. Les indications principales sont : 1° dans les fièvres intermittentes rebelles :

d'incontestables succès légiti-

MEDICATION ALTERANTE.

ment cet emploi; 2° dans certaines maladies de peau rebelles. On les a encore vantées dans la phlhisie, dans le catarrhe pulmonaire , dans la bronchite capillah'e, pour prévenir les furoncles; on peut également les prescrire , selon M. Tessier de Lyon, contre l'angine de poitrine et les gastralgies. Nous parlerons plus tard de leur administration externe.

Sur dis empoisonnements , plus de neuf ont lieu avec l'acide arsénieux (oxyde blanc d'arsenic , arsenic blanc) ,

Contre-poisons. — Il faut d'abord faire vomir avec l'émétique, puis administrer de l'hydrate de peroxyde de fer en gelée ; pour en gorger le malade, lou 2 Idlogr. sont à peine suffisants. J'insiste sur ce point, car j'ai vu souvent en prescrire Zi ou 6 gram. Il faut agir prompteraenl, l'absorption étant rapide.

On peut employer avec beau coup de succès, pour combattre l'empoisonnement par l'arsenic , la magnésie décarÎ3ona lée, mais faiblement calcinée comme l'a montré M. Bussy.

Il est rare qu'on arrive assez à temps pour combattre l'empoisonnement dès le principe

et emjJCcher l'absorption. Après I petites quantités; il donnera naissance

avoir administré de l'hydrate à un dégagement de gaz rutilant ; lors-

des saignées ; 2» celle des toniques excitants ; 3" les diurétiques. Ces méthodes peuvent avoir chacune, dans des cas déterminés, des avantages spéciaux. Si la réaction languit , si la période de refroidissement et de collapsus se prolonge , évidemment la médication tonique et stimulante qui doit la favoriser , doit être exclusivement mise en usage ( café , punch); si, au contraire, la réaction est légitime , intense , la saignée pourra être utile, en diminuant dans l'économie la dose de la substance toxique (dont l'élimination esf longue et difficile) , et par là conjurer les accidents. Je dois dire que l'opportunité de la saignée est assez rare ; mais je ne saurais trop insister sur ce point que l'intoxication arsenicale eslune maladie qui, comme toutes les autres, a ses phases et ses périodes d'opportunité , et qu'on ne peut formuler à l'avance un traitement identique pour tous les cas.

Peroxyde de fer hydrate.

(Hydrate de peroxyde de fer.) Sulfate de fer puijllé, ■îOOO; acide sulfuiique à C6°, 200; eaUjiOOO; acide nitrique, q. s.

Failes dissoudre le sulfate dans l'eau; ajoutez-y l'acide sulfurique : portez le tout à l'ébullilion dans une capsule de porcelaine ou de grès; versez alors dans la dissolution l'acide nitrique par

de peroxyde de fer, il est presque toujours nécessaire de combattre les accidents secondaires. Trois méthodes se disputent la préséance : 1« celle

qu'il aura cessé, ajoutez une nouvelle quantité d'acide' iiilrique, et ainsi de suite jusqu'à ce que l'addition de l'acide^ ne produise plus de dégagement de peurs rouges, ce qui indiquera ((ue tou le fer est passé à l'état de peroxyd^ Laissez icl'roidir : ajoutez à la solulic

vingt ou trente fois son poids d'eau:

précipitez alors l'oxyde de fer par l'addition de l'ammoniaque en excès;laTezle précipité rougeâtre gélatineux à grande eau par décantation jusqu'à ce quel'eau de lavage n'ait plus ni odeur ni saveur ammoniacale ; jetez le produit sur une toile pour le faire égoutter ; on peut même l'administrer avant qu'il soit égontté.

L'etlet de l'hydrate de fer, comme contre-poison , est d'autant pins assuré qu'il est récemment préparé.

Si l'on n'a pas à sa disposition d'bydrate de peroxyde de fer nouvellement préparé, on ne doit pas hésiter à administrer du safran de mars apéritif , qui réussit aussi bien , mais à une dose six fois plus considérable. On en délayera 200 gram. dans un ou deux litres d'eau sucrée.

ACIDE ARSENIEUX. 363

les doses les plus fraction nées d'arsénite de potasse.

Acide arsénieux 10 centigr.

Carbonate de potasse 10 cenligr.

Eau distillée 500 gram.

Alcool de mélisse composé 50 cenligr.

Teinture de cochenille q. s.

Pour colorer fortement.

Chaque gramme de cette solution représente un cinq-millième ou deux dixmillièmes de gramme d'acide arsénieux, tandis qu'il s'en ajoute un centigramme dans chaque gramme de liqueur de Fowler.

Les observations de M. Devergie ont été approuvées par le conseil des hôpitaux, qui a prescrit l'emploi de la nouvelle préparation. L'auteur recommande de la colorer assez fortement en rose, pour qu'à sa vue seule on puisse reconnaître sa présence dans un julep.

Arsênite de -potasse (Liqueur arsenicale de Fowler).

Acide arsénieux 5 gram.

Carbonate de potasse .t gram.

Eau distillée 500 gram.

Alcool de mélisse composé 16 gram.

Réduisez l'acide arsénieux en poudre : mêlez avec le carbonate de potasse et faites bouillir dans un vase de verre jusqu'à ce que l'acide arsénieux soit dissous complètement. Ajoutez Falcool de mélisse à liqueur quand elle sera refroidie : filtrez, et remettez une quantité d'eau sullisante pour que le tout repré sente exactement 500 gram. : vous aurez de cette manière une liqueur qui con tiendra un centièmu de son poids d'à cide arsénieux.

5 à 10 gouttes dans le courant de la journée. jBans un verre d'eau sucrée.

Solut. arsenic. (A. Devergie).

La solution arsenicale de Fouler est, comme chacun sait, un médicament si énergique, qu'il ne peut être prescrit que par gouttes; aussi la moindre erreur dans les doses d'une telle préparation peut causer des accidents funestes.

Frappé de ces considérations, M. Devergie , médecin de Thûpital Saint- Louis , propose de substituer à la formule de Fowler la formule suivante, qui permet de prescrire par grammes

Sol, OU liq. ar^em". (Péarson).

Arséniale de soude cristall. 1 gram. Eau distillée 550 gram.

20 gouttes dans la journée. Dans un verre d'eau sucrée.

Liquid. anticancér. (Kapeler).

Oxyde blanc d'arsenic 5 centigr.

Faites dissoudre dans :

Eau distillée 500 gram.

Dne goutte par jour, et progressivement une cuillerée à café matin et

Liqueur arsenicale de Bielt.

Arséniate d'ammoniaque Eau distillée

4 décigr.

250 gram.

Mêlez. Depuis 12 gouttes jusqu'à 4 gram. et plus. Dans la plupart dts maladies chroniques de la peau, dans l'eczéma , l'impétigo, le lichen , etc.; mais principalement dans les affections squameuses, la lèpre et le psoriasis.

Poudre de FontaneiUes.

Arsenic blanc porphyrisé Mercure doux id.

Opium brut pulvérisé Gomme arabique — Sucri

1 décigr.

9 décigr.

1 décigr, h gram, 4 gram.

Mêlez Diiisez en 2^ paquets, 1 chaque

MÉDICATION ALTÉRANTE

jour. Contre les fièrres liUennitteutes rel)elles.

Pilules asiatiques. Acide arsénieux (t grain), 5 centigr. ; poivre noir pulvérisé , 0,66 ; gomme arabique pulvérisée, 0,10; eau commune, q. s.

Mêlez avec le plus grand soin en triturant pendant longtemps: divisez en 12 pilules. 1 à 2 chaque jour.

Pilules d'arséniate fer (Biett) •

Arséniate de fer 15 centigr.

Extrait de houblon 4 grani.

Poudre de guimauve 2 gram.

Sirop de fleurs d'oranger. q. s.

Mêlez. Faites 4S pilules. Chaque pilule contient 3 niilligram. d'arséniate.

1 par jour.

Cette préparation, comme les pilules asiatiques, est surtout employée dans le traitement de l'eczéma, du lichen chronique, dans les all'ections squameuses, la lèpre, le psoriasis, dans le lupus.

PU. d'arsén. de soude (Biett).

Extrait hydroalcoolique de

ciguë 13 décigr.

Arséniate de soude 1 décigr.

Mêlez , et faites 24 pilules. 1 à 2 par jour. Mêmes usages que les pilules d'arséniate de fer.

Pilules de Barton.

Arsenic blanc porphjTÏsé 1 décigr.

Opium biut A décigr.

Savon médicinal 11 décigr.

Mêlez, et faites 36 pilules. Fièvres intermittentes rebelles.

PU. d'iod. d'arsenic (Thomps).

lodure d'arsenic 5 centigr.

Extrait de ciguë 1 gram

Faites de ce mélange 10 pilules, dont on prend une toutes les huit heures.

Contre le cancer du sein, la lèpre, l'impétigo.

Poud. arsén. fébrif. (Boudin).

Acide arsénieux 1 centig.

Sucre de hiit 1 grani.

Mêlez intimement, divisez en 20 pa-

ijuctf:, dont chacun représentera ainsi

1/2 niilligram. ou un centième de grain d'acide arsénieux.

On en prend un paquet délayé dans une cuillerée d'eau, cinq à six heures avant le moment présumé de l'accès.

Cette forme couTient encore dans les afl'ections syphilitiques invétérées.

Arsenic dans les fièvres intermittentes.

Méthode de traitement suivie par M. Boudin»

I. Ouvrir le traitement par un Tomiti£ i ipéca , 1 'gramme ; tartre stibié , l décigramme ), si la lièvre s'accompagne d'embarras gastrique , de suppression, ou même seulement de diminution de l'appétit.

Après la ûèvre coupée , reyenir sans késiler au vomitif, pour peu que le retour de l'appétit complet se fasse attendre, atin de rendre promptement possible une alimentation substantielle et abondante.

II. Prendre l'acide arsénieux à doses fractionnées, c'est-à-dire en plusieurs prises, dont la dernière doit être absorbée au moins deux heures avant le moment présumé de l'accès; proportionner la dose au génie spécial des fièvres, génie variable selon les lieux , les saisons, les individus.

Profiter de la tolérance au début du traitement pour éleTer la dose d'acide arsénieux autant que possible jusqu'à 5 centigrammes dans la journée, en prenant tous les quarts d'heure 1 milligramme d'acide ( 1 gramme de la solution ).

A mesure que la tolérance baisse, diminuer gra'luellement la dose , insister sur le fractionnement; enfin, s'il y a lieu, prendre le médicament en partie ou en totalité par le rectum.

On supporte, 5, 10 centigrammes, et même plus, d'acide arsénieux, parle rectum, alors que l'estomac a cessé de tolérer 1 centigramme.

Prendre le médicament pendant les jours d'apyrexie aussi bien qu'aux jours d'accès.

Le continuer pendant un temps pro- ^ portionné à l'ancienneté de la maladie^ ainsi qu'à son caractère plus ou moins| rebelle aux traitements antérieurs. \ Dans les fièvres de première invasion,'

ACIDE ARSENIECX,

le continuer au moins pendant huit jours après l'entière cessation des accès. Contre les lièvres anciennes et rebelles, prolonger l'usage de l'acide arséuieux pendant trente, quarante, cinquante jours, et miime plus longtemps, s'il le faut.

III. Faire usage d'une alimentation substantielle aussi abondante que possible, et n'ayant d'autre limite que l'appétit et la faculté de digérer. La faire consister de prèfcreuce en bœuf ou mouton rôli ; boire du TÎn en quantité proportionnée au degré de détérioration du malade: s'abstenir de boissons aqueuses.

Eu résumé, faire vomir, pour combattre l'embarras gastrique concomitant, la suppression ou la diminution initiale ou persistante de l'appétit: proportionner la dose de Tacide arsénieux à la tolérance ; fractionner le médicament et le continuer sans interruption pendant un temps proportionné à la durée ainsi qu'à l'opiniâtreté de la fièvre ; l'administrer, selon les cas, par la boucbe, par le rectum, par la peau'; en un mot, opposer en quelque sorte à la diatbèse paludéenne une diathèse arsenicale: alimenter fortement, faire subir au malade un véritable eniralnement; échelonner les trois parties du traitement, de telle sorte que le temps soit utilise de la manière la plus profitable pour le malade. Telles sont les règles suivies par M. Boudin , et dont il recommande l;i rigoureuse observation à ceux qui voudront tirer le meilleur parti possible de la médication fébrifuge.

I, Solution arsenicale ou minérale.

Acide arsénieux 1 grani..

Eau distillée ICOO grani.

Faire bouillir pendant un quart d'heure.

50 grammes de cette solution représentent 5 centigrammes d'acide arsénieux.

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