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MÉDICATION ANTIPHLOGISTIQUE

ploi de la saignée est la pneu

monie.

Les congestions cérébrales, les épanchements, les commotions, trouvent encore dans l'emploi méthodique de la saignée le moyen le plus efficace.

Les fièvres éruptives, la fièvre typhoïde , réclament quelquefois l'emploi de la saignée; mais son usage constant et méthodique, dans ces maladies, rencontre de nombreux contradicteurs. J'en dirai autant de l'emploi de Ja saignée dans l'érysipèle, l'angine gutturale, le rhumatisme articulaire aigu. Avant de terminer ces courtes généralités sur l'emploi de la saignée, je dois ajouter que les effets sont entièrement différents, suivant la quantité du sang que Ton retire à un malade dans un temps donné. Personne n'a mieux fait ressortir celte vérité que M. Bouillaud. Voici l'exposition faite par lui-même de sa formule des émissions sanguines.

Formules des émissions sanguines (Bouillaud).

« Supposons que nous ayons à traiter une péripneumonie d^une étendue et d'une intrnsité moyennes, au premier ou tout au plus au second degré, cliez un individu adulte, d'une force et d'une constitution ordinaires.

■ Premier jour. — Une saignée du Ira», de A palettes, le matin ; une seconde le soir, de 3 à 4 palettes. Dans l'intervallt; des deux saignées, on appliquera sur le côté douloureux trente ungsuesou des ventouses scarifiées, de manière ù ol)tenir 3 palettes de sung environ.

> Deuxième four, — Une troisième

saignée du bras, de la même quantité que les deux précédentes; et si la dou* leur du côté persiste, on réitérera l'application des sangsues ou des ventouses.

■ Tr0tsième jour. — Une troisième saignée du bras, de la même quantité que les deux précédentes, et si la douleur persiste, on réitérera l'application des sangsues ou des ventouses.

» Quatrième jour. — La péripneumonîe, même quand elle est parvenue au second degré, résiste rarement au delà du quatrième jour. Dans les cas où il en est ainsi, on peut pratiquer encore une nouvelle saignée ; mais, le plus ordinairement, il est mieux d'y renoncer, et d'appliquer un large vésicatoire sur le côté malade.

» En règle générale. — On ne doit renoncer décidément aux émissions sanguines que du moment que la réaction fébrile est nulle, et que la dyspnée et la douleur ont à peu près complètement cessé. Si, comme toutes les règles générales, celle-ci comporte quelques exceptions, elles sont très-rares. «

Avant de terminer, j'ai besoin de dire, avec M. Bouillaud, que la méthode des saignées coup sur coup est un des instruments énergiques, un de ces instruments violents qu'on ne saurait manier avec trop de prudence, et dont il ne faut jamais confier l'exercice à des mains inhabiles.

Formule de saignée (Boudin).

M. Boudin a trouvé qu'on retirait d'immenses avantages à pratiquer la saignée, le malade étant placé dans la position la plus favorable à la production oe la syncope. Aussitôt la moiteur et la réfrigération du corps survenues sous l'influence de la syncope, le malade est replacé dans son lit, qui est maintenu aussi élevé que possible. On le couvre de nombreuses couvertures, et l'on favorise avec des boissons tièdes la transpiratiuii. Plus le malade est faible, plus je tiens à la stricte observation de ces règles, qui, avec une déperdition de sang tout à fait insignifiante, me fait obtt-nir souvent ce que de larges saignées ne produisent pas.

Ventouses scarifiées, — Les ventouses scarifiées commencent à remplacer dans la pra-

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