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FERRUGINEUSES

Evaux (Creuse). 15 mai au 1*»^ octobre ; température ôS*»

centigrades; par litre, sels 3 grammes environ.

Bade ou Baden (Suisse).

15 mai au 15 septembre; température 52*» centigr.; par litre, sels 3 grammes environ.

Bade on Baden (grand-duché de Bade), l*^"" juin au 15 septembre ; température 46° à 65° centigr.; par litre, 2 gram.

de sels.

Eau de Baden artificielle.

Sel marin 16 décigr.

Chlorure de magnésium

cristallisé 1 décigr.

Chlorure de calcium 22 décigr.

— ferreux sec 1 centigr.

Sulfate de soude crist. 6 décigr.

Carbonate de soude crist. l\ centigr.

Eau gazeuse à 5 vol. 625 gram.

Bottrbon-Lancy (Saône-et- Loire). 15 mai au 1^*^ octobre; température /i 3° à 6/i° centigr.; par litre, sels ITdécigrammes.

Saint' Jmand(^ord). i^"" juin au 1*"^ septembre; température 28° centigr.; par litre, sels 17 décigrammes.

Chaudesaigues (Cantal).

Température 80° centigrades; par litre, 1 gramme environ de sels.

Jix (Bouches-du-Rhône).

l**" mai au l*^*^ octobre; température 3u" centigr.; par litre, environ 5 décigr. de sels.

Bains (Vosges). 15 juin au 15 septembre ; température 33° à 51° centigr.; parliire.

Il h centigrammes de sels.

Ussat (Ariége). Saison, 1'' juin au 1^' octobre; température 38° centigr.; par litre, sulfate de magnésie, 3 décigr.

Chat el-Guyon ( Puy-de-Dôme). Saison, 15 mai au 15 septembre ; température 35° centigr.; sulfate de magnésie et chlorures, 1 gramme ; légèrement purgatives.

Judinac (Ariége). l^^'juiii au l®*^ septembre; tempér. 22'' centigr.; par litre, 3 centigrammes de bitume; acide hydrosulfurique et carbonique, quantité indéterminée.

Eau d;* Judinac artificielle.

Sulfate de chaux 4 décigr.

— de magnésie crist. 6 décigr.

Muriate de magnésie crist. 4 décigr.

Carl)onate de chaux 3 décigr.

Sulfate de fer crist.

Carbon, de soude crist Eau gazeuse à 5 vol.

Bagnoles (Orne), l*''" août au l*^*^ septembre ; température 27° centigrades.

Eau de mer.

L'eau de mer employée en boisson a une action purgative. Elle contient par litre 38 grammes de matières fixes, dont 30 gram. de sel marin et 57 centigr. de bromure sodique. On la recommande dans les engorgements chroniques du foie, la jaunisse, les scro-, fuies. M. E. Liger la conserve et la transporte sans altération.

Les bains de mer ont une incontestable utilité dans un grand nombre de maladies. Ils

ia 1 centigr.

625 gram.

iS6 NOTICE

sont surtout efficaces dans le rachitisme et les affections scrofuleuses. Ils sont conseillés dans la chlorose, dans les engorgements chroniques du eol de r utérus, dans la stérilité, la dysménorrhée, les céphalées, les gastralgies, dans les cas de douleurs intestinales, dans la chorée et dans quelques rhumatismes.

Bain d'eau de mer artificielle.

Sel marin 8 kilogr.

Sulfate de soude crist. 3500 grani.j

Chlorhydrate de chaux 700 gram.

Chlorhydrate de magnésie 2090 gram.

Eau 300 litres.

Bain de mer artificiel.

Chlorure de sodium 7500 gram.

Chlorure de magnésium 2515 gram.

Chlorure de calcium 515 gram.

Sulfate sodique 2525 gram.

Chlorure de potassium 60 gram.

Todure de potassium 15 centigr.

Bromure de potassium 15 centigr.

Sel de sulfliydrateammon. 5 goutt.

Dissolvez dans environ 250 lit. d'eau de pluie à 25° centigr. (Fan den Cor put.)

Eau^ salines purgatives.

Ces eaux doivent leurs propriétés aux sulfates de soude et de magnésie qu'elles contiennent ; elles sont utiles dans tous les cas où ces purgatifs sont indiqués. (V, p. 227.)

Sedlitz (Bohême). Température 16° centigr.; par litre, sulfate de magnésie, 8 gram.

Eau sal, purgat, Sedlitz

artificielle*

Sulfate de magnésie crist. 30 gram Eau pure 650 gram»

Faitesdissoudrele sulfate de magnésie dans Peau, chargez d'acide carbonique et mettez en bouteilles. On peut préparer des eaux de Sedlitz plus chargées de sels : elles contiendront par bouteille, 45 gram., ou 60 £ram. àz sulfate de magnésie cristallisé. C'est celle à 80 grammes qu'on délivre quand il n'y a pas de prescription spéciale.

On prépare encore l'eau de SedlUt avec sulfate de magnésie, 30; bicarbonate de sonde, 4; acide tartrique, 4 i eau ; 650. 'Codex. )

Saidschutz (Bohême). Température froide ; sulfate de magnésie, 20 grammes par litre.

Eau de Saidschutz artificielle.

Sulfate de magnésie crist. 13 gram.

Chlorure de calcium 4 décigr.

Carbonate de chaux 1 décigr.

— de magnésie 2 décigr.

Eau gazeuse à 5 vol. 625 gram.

Pullna (Bohême). Par lilre, sulfate de magnésie, 33 gram.; sulfate de soude, 21 grammes.

Eau de Pullna artificielle.

Sulfate de soude cristallisé 15 gram,

— de magnésie crist. 21 gram.

Chlorhydrate de chaux 1 gram.

Chlorhydrate de magnésie 3 gram.

Sel mariti 1 gram.

Eau gazeuse à 5 vol. 625 gram.

Rubinal (Espagne). Eau saturée de sulfate de soude qui souvent cristallise quand la température s'abaisse.

EAUX MINÉR/VLES ALLEMANDES. — Plusieurs eaux minérales allemandes étaient en vogue dans la pratique parisienne. Elles appartiennent presque toutes, comme celles de Pullna et de Friedrichsliall, au groupe des eaux salines pur- 'gatives, c'est-à-dire à celles dont la composition est la mieux fixée et qui peuvent être arlificiellement obtenues avec un

SLR LES EAUX MINÉRALES ALLEMANDES. flSl

ensemble parfait de caractères physiques, organoleptiques, physiologiques et thérapeutiques. La plus anciennement employée de ces eaux, celle de Sedlitz, n'est pour ainsi dire plus expédiée des sources. Tous les praticiens attentifs préfèrent aujourd'hui l'eau de Sedlitz artificielle (voy. p. /i83), parce qu'ils peuvent graduer, suivant les indications, la dose du sel purgatif, et qu'en la chargeant de cinq volumes d'acide carbonique, on obtient une eau purgative plus agréable, que l'estomac supporte mieux. Il peut en être de même pour toutes les autres. Il me paraît même démontré que plusieurs eaux minérales allemandes soi-disant naturelles ne sont que de véritables eaux artilicielles rendues toujours uniformes et fortement purgatives par l'addition des sels, ou la concentration.

Gomme il est certain que les eaux minérales allemandes peuvent être parfaitement imitées, tous les médecins français voudront nous épargner un tribut que nous payons à une nation qui nous a imposé de si etfroyables charges, et ils ne prescriront que des eaux artificielles préparées en France.

Plusieurs de ces eaux renferment à la fois des sulfates de soude et de magnésie associés à une faible proportion de chlorures de mêmes bases et de mêmes sels à base de potasse.

Il faut respecter ces données, car il existe dans ces divers sels des propriétés physiologiques très-distinctes.

Il n'est pas nécessaire, pour les sels qui n'ont de l'activité qu'à doses relativement élevées, de pousser la rigueur pondérale jusqu'au milligramme. Quand une eau renferme plusieurs grammes de bicarbonate, de sulfate, de chlorure de sodium, un décigramme en plus ou en moins est chose indifférente. Il est préférable d'adopter des nombres ronds.

Quand une eau minérale contient un demi-gramme de sels de chaux et de magnésie, par litre, il ne faut pas s'en occuper ; on doit alors employer comme véhicule une eau potable qui renferme des quantités à peu près équivalentes de ces sels.

Dans toutes les formules où les sels sont supposés à l'état anhydre, nous l'indiquons. Quand ils sont employés à l'état de cristaux hydratés, il faut avoir égard à la quantité d'eau que ces cristaux renferment. A l'aide d'une table d'équivalents, ces calculs sont faciles.

Pour assurer la conservation de ces eaux, il est indispensable de les obtenir d'une limpidité absolue à l'aide d'une filtralion parfaite^ et d'un nettoyage rigoureux des vases.

H UNI AD Y Janos (Hongrie). — Ces eaux renferment 16 gr. de sulfaté de soude et 16 gr. de sulfate de magnésie, en tout 35 gr. de sels secs.

Les eaux de Hiiniadij lazlo, François Joseph royaU Hongroise; proviennent cïe la même région et offrent à pei près la même minéralisation.

PuLLNA. — Ces eaux contiennent par litre environ 60 grain, de sels. Elles dilïèrent suivant les époques de leurs puisements. Voici la formule moyenne qu'on peut adopter : Sulfate de soude, 21 gram.; sulfate de magnésie, 33 gram.; chlorure de sodium, 3 gram.; chlorure de magnésium,

2 gram.; sulfate de fer, 1 centigr. ; bicarbonate de potasse, 1 gram.; acide carbonique, 2 vol.; bonne eau potable, 1 litre. — Ces eaux forment le type des purgatives. Un ou deux verres le matin au réveil, comme laxatives. Peuvent être remplacées par les eaux de Birmensiorff (Suisse, canton d'Argovie) .

Friedrichshall. — Ces eaux contiennent environ 25 gram. de stis, à i'ttat .sec» Sulfate de soude, 5 gr. 5 décigr. ; sulfate de magnésie, 5 gram. ; sulfate de potasse, i décigr.; chlorure de sodium, 9 gram.; chlorure de magnésium, à gram.; bromure de potassium, 1 cenligr. (tous les sels anhydres); acide carbonique, 1 vol.; eau potable saturée de sulfate de chaux, 1 litre. Laxatives, altérantes. 1 à 3 verres le matin à jeun.

Marienbad (Bohême). — 10 grant. environ de sels secs par Ulrc, Sulfate de soude, 5 gram. ; sulfate de magnésie,

3 gram. ; sulfate de ïi^r^ 5 centigr. ; sulfate de potasse, 5 centigr. ; chlorure de sodium, 2 gram. ; bicarbonate de soude, 1 gram. 50 centigr. ; acide carbonique, 2 vol. ; eau potable, 1 litre. —Engorgement du foie; calculs biliaires, giavelle, goutte. 2 ou 3 verres le matin à jeun.

HoMBOLRG. — Ces eaux contiennent 20 gram. environ de sels secs par litre (source Empereur). Chlorure de sodium, 15 gram. ; chlorure de calcium, 2 gram. ; ch'orure de magnésium, 2 gram. ; sulfate de fer, 5 centigr. ; bicarbonate de potasse, 1 gram. ; gaz acide carbonique, 2 vol ; eau potable,

1 litre. Conslipaiion, chlorose, hémorrhoïdes, maladies du foie. 1 ou 2 verres le malin h jeun.

Nalheim (Hesse électora'e). — Les eaux de la rource Gros Sprudel contiennent 29 grammes environ de matières fixes par litre» Chlorure de sodium, 24 gram.; chlorure de calcium,

2 gram.; chlorure de magnésium, 50 cenligr. Eau potable saturée de bicari)onale de chaux, 1 litre. 2 verres dans la matinée. Laxatives diurétiques.

KissiNGEN (Ba\ière). — Ces eaux renferment 8 gram. environ du sels secs par litre. Chlorure de sodium, 6 gram.; chlorure de potassium, 30 centigr.: chlorure de magnésium, 30

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cenligr.; bromure de potassium, 1 centigram.; sulfate de ma-

1 gnésie, 1 gram.; sulfate de fer, 2 centigram.; bicarbonate de

potasse, 50 centigram.; gaz acide carbonique, 2 vol.; eau

I potable, 1 litre. Eau laxative tonique. 1, 2 ou 3 verrées dans

la matinée. L'eau de 3IontmiraU Vacqueyras la remplace.

Garlsbad, source Spbudel. — 5 gram. et demi environ de

'- sels par lUre. Sulfate de soude, 2 gr. 6 décigr.; sulfate de po-

I tasse, 5 décigr. ; bicarbonate de soude, 1 gr. 5 décigr. ; chlorure

! de sodium, 1 gram ; sulfate de fer, 1 centigr.; iodure de

potassium, 1 milligr.; eau potable chargée de sonvolume

d'acide carbonique, i litre. Polyurie, glycosurie, calculs

biliaires. Ces eaux mixtes sont légèrement laxatives. Quand

je désire obtenir des selles plus faciles, je préfère, à Teau de

Garlsbad, l'eau de Vais, source Madeleine, un verre le

matin dans lequel je fais ajouter une cuillerée à café de

crème de tartre soluble.

Eau d'Ems (Nassau). — 3 grammes et demi de matières fixes par litre. Bicarbonate de soude, 2 gram.; chlorure de sodium, 1 gram.; sulfate de potasse, 5 centigr.; sulfate de magnésie, 25 centigr.; sulfate de fer, 3 centigr.; iodure de potassium, 1 milligr. Tous les sels à l'état sec. — Eau potable, contenant par litre à peu près 1 gramme de sels de chaux, 1 litre; 2 volumes d'acide carbonique. Dyspepsie, goutte et gravelle urique, hépatite chronique. Les eaux de Vais, source Saint- Jean, sont bien préférables.

Eau de Wildungen. — 2 grammes et demi de principes fixes. Bicarbonate de soude, 2 gram.; bicarbonate de potasse, 10 centigr.; sulfate de magnésie, 3 centigr.; sulfate de protoxyde de fer, 1 centigr. Tous les sels à l'état sec Acide carbonique libre, 2 vol. — Gravelle urique. Remplacée avec beaucoup d'avantage par l'eau de Vais, source Saint- Jean.

Schlangenbad (Nassau). — Eau alcaline des plus faibles, ne contenant guère par litre plus de 1 gramme de matières fixes. Bicarbonate de soude, 50 centigr.. : chlorure de sodium, 30 centigr.; eau du canal de l'Ourcq, 1 litre. Peut être remplacée par l'eau de Vals^ source Saint-Jean, coupée de son volume de bonne eau potable. Goutte, gravelle urique.

Voici, d* après M. Rotureau, Y examen comparatif des principales eaux de la France et de r Allemagne.

Ghlorurées. — 1° Les eaux chlorurées sodiques fortes de Hombourg, de Nauheim, de Wiesbaden, de Kreuznach, de Kissingen, de Salles de Béarn, de Salins, de Ealaruc, de Bourbo'me-les-t)ains, de Rcurbon-r^Nrchambault, de Bourbon- Lancy et de la Bourboule conviennent les unes et les autres,

à haute dose, au traitement du lympliatisme, de la scrofule, de la chloro-anémie, du rhumatisme chronique, des excès vénériens, de certaines impuissances, de quelques névroses atoniques, -de la constipation, des tumeurs fibreuses de l'utérus; à faible dose, des entérites, avec diarrhée opiniâtre.

Amétallites. — 2° Les eaux amétallites de Wildbad, de Schlangenbad, de Néris, de Plombières, de Luxeuil, de Bainen-Vosges, de la Malou, d'Evaux, de Dax et de Bagnères de Bigorre peuvent être indifféremment prescrites contre les névralgies et les névroses, les paralysies rhumatismales, l'abolition ou les troubles du mouvement ou de la sensibilité sans lésion organique appréciable, contre les atrophies musculaires progressives localisées et même quelquefois généralisées, — les tumeurs blanches, — les coxalgies.

Ferrugineuses. — 3° Les eaux bicarbonatées ou crénatées ferrugineuses de Pyrmont, de Schwalbach, de Forges-les-Eaux, de Sermaize, d'Orezza, et celles de la source thermale ferrugineuse de Luxeuil, se donnent avec un succès égal dans Tanémie, la chlorose et les accidents qu'elles entraînent après elles.

Bicarbonatées et chlorurées sodiques. — k" Les sources bicarbonatées et chlorurées sodiques d'Ems, de Royat et Saint- Nectaire ont une action thérapeutique à peu près la même dans les affections du foie, de la rate et des reins; dans la goutte chez les sujets un peu anémiques ; — les dyspepsies flatulentes ou acides, — le diabète sucré, - les catarrhes des voies aériennes, gastro-intestinales et urinaires.

5° Les eaux chlorurées sulfureuses d'-Âix-la-Chapelle et d'Uriage ont à peu près les mêmes indications dans les maladies vésiculeuses et pustuleuses de la peau, telles que l'herpès et particulièrement celui qui a son siège habituel aux lèvres, ou au prépuce, les eczémas même aigus, les impétigos les acnés, les sycosis ; dans toutes les manifestations et dans toutes les formes de scrofule, mais surtout dans les scrofulides ; — les syphilides larvées ; — le rhumatisme subaigu, surtout dans le rhumatisme musculaire et dans le rhumatisme articulaire chronique et dans tous les accidents qui sont sous sa dépendance, tels que les paralysies, les névralgies, les atrophies musculaires localisées et même quelquefois généralisées; les contractures ; dans l'anémie, la chlorose, l'hystérie et les maladies qu'elles causent : — intoxications mercurielles, saturnines ou arsenicales ; — les maladies des voies aériennes, les laryngites et les bronchites simples ; car ces alïections augmentent si elles sont occasionnées par la présence de tubercules ; dans les maladies de l'arrière-gorge, — la pharyngite, les

DES MÉDICAMENTS SIMPLES ET C031P0SÉS. ^9i

dyspepsies stomacales et intestinales chez les scrofuleux et surtout chez les herpétiques; dans la constipation habituelle; — les maladies des organes génito-urin aires, surtout lorsqu'elles ont débuté après la disparition d'une manifestation cutanée ou lorsqu'elles existent chez des personnes dont le système lymphatique est prédominant.

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