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NARCOTIQUES

(Colombo 5 gram.

Faites infuser dans eau 200 giam.

Passez. Ajontez : Laudanum de Sydcnhain 1 giam.

Sirop de Tolu 30 pram.

Par ruillerée toutes les heures, dans la dyspepsie et la diarrhée chronique.

Potion c. coliques

(Gufler).

Sirop diacode 10 grain.

Sirop de coings 20 prani.

Eau de menthe ^0 gram.

Eau oïdinaire 50 gram.

Mêlez. A preiîdre en deux ou trois fois à un quart d'heure d'intervalle.

Potion c. dysent, (Requin).

Eau de tilleul 100 grani.

Sirop d'opium 30 gram.

Blancs d'œufs n» 2

F. s. a. A prendre par cuillerées à bouche dans le courant de la journée.

Limonade à la gomme et au pavot (Yvareii).

Tête de pavot n» 1

Faites bouillir dans eau 1 litre.

Passez et ajoutez :

Sirop citrique gonimeux 60 gram.

Mêlez. A prendre par tasses. Trèscilirace contie les diaiihées, la dysenterie, les prodromes du choléra.

Potion c. diarrhée (Goberl).

Sirop de ratanhia /jO graip.

ïiinture de cachou 15 gram.

(^arbonatt' de chaux 5 gram.

Laudanum de Sydenham 25 goutt.

Eau distillée de menthe 150 gram.

Prendre une cuillerée à café toutes les demi-heures.

Mixture calcaire c, diarrhée.

Carbonate de chaux lavé 30 gram.

Eau distillée de cannelle 60 gram.

Sirop simple ZjO gram.

Laudanum de Sjdenham ^îj goutt.

F. s. a, une mixture. A prendre par cuillerées dans la journée. M. Trousseau a eu de nombreuses occasions d'apprécier l'utililé de celte préparation.

Goutt. antichol. (Fraiicesclii).

Teinture d'opium simple Extrait d'aloe^

J gru nia 'i f lani.

[ F. s. a. A prendre de 10 à 30 gouttes dans une cuillerée de vin.

Mixt.antlcholèr, (Strogonoff).

Teinture élhérée de valériane 8 gram.

Teinture de noix vomique 8 gram.

Liqueur d'HoU'inann 8 gram.

Teinture d'arnica l\ gram.

Essence de menthe 2 gram.

Teinture d'opium 6 gram.

Teinture d'aconit 12 gram.

Cette -nixture s'emploie dans les cas de réfrigération et d'extinction du pouls sons l'influence du choléra. La dosé est de 15 à 20 ou 25 gouttes, et même quelquefois 30 à ZjO gouttes, dans un petit verre de vin généreux. On reitère cette dose deux ou trois fois de demiheure en demi-heure, jusqu'à ce que la réaction commence.

Poudre c, chorée (Bouiieau).

Fer porphyrisé 10 centigr.

Extrait d'opium 1 à 2 centigr.

Extrait sec de quinquina 20 centigr.

F. s. a. une prise. En prendre niatin et soir une semblable. On augmente progressivement la dose de fer et d'opium.

Poudre calmante (Harveng).

Oleosaccharum de fenouil 2 gr. 50 centigr. Kermès minéral 10 centigr Extrait de jusquiaine 10 centigr.

Opium 5 centigr.

F. s. a. et divisez en deux doses; on prend une dose le soir en se cou chant, dans une tasse d'infusion de tilleul, contrôla toux nerveuse.

Poudre c. cardialgie (Marc).

Extrait d'opiiun 5 cent-gr.

Poudre de gonnne 1 dècigr.

Poudre de Colombo 2 gram.

Sucre 5 gra-n.

Essence de menthe 1 décigr.

Mêlez. Divisez en six prises. A prendre une le matin et une le soir.

Sirop sédatif.

Sirop diacode 150 gram.

— d'orgeat 250 gram;

Nitrate d' potasse 1U c-am.

Utile duns la période aigiië des

OPIUM

blentiorrliagies. On édulcore avec ce sirop la tisane de lin ou de chiendent.

Sirop contre la coqueluche.

Sirop d'opium ^ 50 gram

— de quinquina au vin 50 gram.

— d'ipécacuahha 50 gram.

Mêlez. A prendre par cuillerée à

café matin et soir.

Sirop pectoral.

trop diarode — de Tolu Mêlez. Dne et soir.

lillerée

50 gram.

100 gram.

café matin

Sirop c. gastralg, (Padioleau).

Sirop de fleurs d'oranger 100 gram.

Extrait aqueux d'opium 15 centigr.

Extrait d'aconit 10 cenligr.

F. s. a. Une cuillerée à café deux fois par jour inmiédiatemenl après le repas.

Pilules calmantes toniques.

Extrait d'opium 15 centigr.

Cannelle 3 décigr.

Sirop q- s.

Mêlez et faites 6 pilules. Une à trois

Pilul, c, diarrhée (Lippert).

Extrait de colombo 2 gram.

— de noix vomique 25 centigr.

— d'opium 25 centigr.

F. s. a. 20 pilules. Une matin et soir.

PU, antidiarrhéiq. (Solari).

Extrait thébaïque 20 centigr.

Poudre d'ipéca 40 centigr.

Tannin AO centigr.

Cachou AO centigr.

F. 6. a. 20 pilules argentées ; une toutes les deux heures. — N B. Ajoutez 80 centigrammes extrait de ratanhia, lorsque les selles contiennent du sang.

Bols diaphorétiques,

Thériaque A gram.

Extrait d'opium 2 centigr.

Carbonate d'ammoniaque 2 gram.

Mêlez. Divisez en six bols à prendre chaque soir. Utiles dans le traitement de la glycosurie.

(Broussais).

> aa 25 cenligr.

PU, opiac. camphr. (Ricord).

Extrait d'opium 4 décigr.

Mucilage q. s.

F. s. a. 16 pilules. Deux ou trois tous les soirs, pour combattre les érections et les irritations du col de la vessie.

Pilul. aniicéphal.

Extrait de jusquiame

— de belladone

— de laitue

— d'opium Beurre de cacao

F. s. a. 30 pilules bien égales. Une tous les matins et tous les soirs, da«s les céphalées invétérées.

PU. antigaslralg, (Delarue).

Extrait d'opium Sous-sesquioarbonate de

fer Magnésie Sirop de gomme

On fait s. a. 48 pilules. On en donne deux par jour : une le matin, deux heures avant le déjeuner; la seconde trois heures après le repas du soir.

Pilules narcotiques (Barthez).

5 décigi

15 centigr.

5 gram.

30 centigr.

60 centigr.

120 centigr.

aa 20 centigr

Extrait d'opium

— de belladone Thridace 30 centigr.

Poudre de guimauve q. s.

F. s. a. 14 pilules. On peut en prescrire trois par jour, et l'on augmente successivement la dose. Dans les cas de chorée extrême chez les enfants de dix ans.

Pilules de cynoglosse modifiées.

Sulfate de morphine 1 gram.

Atropine 5 centigr.

Essence d'eucalyptus 10 goutt.

Miel et poudre inerte q. s.

F. s. a. 100 pilules ; chacune contiendra un centigramme d»- sulfate de morphine et un demi-milligramme d'atropine. Une ou deux pilules au plus pour commencer.

Elect. astring, opiacé.

Chlorhydrate de morphine 3 centigr.

Tannin 50 centigr.

Teinture de baume de Tolu 10 goutt.

Conser»e de roses 6 gram.

MEDICATION NEVROTROPIQUE. — NARCOTIQUES.

■Phosphate de chaux por-

plijrisé 3 gram.

On radmuiistie, comnîe le dia-

scordium, dans les diairhécs, aux ■mêmes doses de 2 à 8 grammes dans

les vingt-qualre heures.

Tablettes d'opium de Spitzlay.

'Poudre d'anis 3 gram.

Sucre 500 gram.

Entrait d'opium 50 centigr.

• Gomme ardbique 64 gram.

— adracant } q

c j ■ i- ^ > aa o gram.

Suc de réglisse )

F. s. a. des tablettes de 1 gramme.

Pâte de George (Lahache).

•Gomme du Sénégal blonde 12 kilogi.

Sucre blanc 8 kilogr.

Racine de réglisse ratissée 250 gram.

Magnésie calcinée 250 gram.

'Chlorhydrate de morphine 5 gram.

'Eau 12 litres.

A l'extérieur, on prescrit V extrait gomiiteux d'opium, •qiron étend sur du talFetas pour faire des emplâtres ou mouches d* opium de différentes -grandeurs, souvent employées pour calmer les névralgies.

— * On prépare également des emplâtres de thèriaque, de différentes dimensions, qu'on applique ordinairement sur rabdomen ou sur l'estomac, pour combattre des douleurs locales intenses.

Le laudanum de Rousseau •est fréquemment conseillé en instillations dans l'ceil, à la dose de quelques gouttes, pour modérer les douleurs occasionnées par une vive inflammation. Ce même médicament et le laudanum de Sydenham sont très-souvent em- ,ployéspour recouvrir des cataplasmes émollienls et les

rendre sédatifs; on a alors le cntaplasme opiacé ou cataplasme laudanisè. Il faut en surveiller l'emploi : il existe quelques faits d'absorption trop active.

Gargarisme sédatif»

Extrait d'opium 5 à 1 centigr.

Faites dissoudre dans :

Eau bouillante 500 gram.

Ajoutez :

Alcool 20 gram.

Employé contre les ulcérations douloureusesdela langue ou de la bouche.

Gargarisme calmant.

Têtes de pavot concassées n» 2.

Graine de lin 5 gram.

Faites bouillir dans :

Eau 100 gram.

Passez et ajoutez :

Sirop de miel 20 gram.

Etnployé corïtre les ulcérations rénériennes très-douloureuses.

Co llutoire calmant.

Extrait d'opium 2 décigr.

Faites dissoudre dans :

Eau 120 gram.

Ajoutez ; Miel blanc 20 gram.

Pour se gargariser, dans les inflammations douloureuses de la bouche, de la langue ou de la gorge.

Collyre opiacé {F. H. P.).

Eau de rose 100 gram.

Extrait d'opium 2 décigr.

Faites dissoudre. Filtrez. C'est le collyre opiacé du Codex. Il convient dans les ophthalmies douloureuses.

Collyre anodin.

Teinture de safran 2 gram.

Eau de rose 100 gram

Laudanum de Sydenham 1 gram.

Collyre sédatif.

1 gram.

Extrait de jusquiame

Faites dissoudre dans Eau distillée de rose 100 gram

Ajoutez :

Laudanum de Rousseau 1 gram.

OPIUM

Collyre calmant (Furnari),

Infusion de safran ) „„ /./» „.„^ j ,. , S aa oO gram.

— de coquelicot \ ^

Chlorhydrate de morphine 5 centigr.

Teint, aie. de myrrhe 12 gouttes.

Instillez dans les yeux toutes les deux

ou trois heures quelques gouttes de ce

collyre, et posez sur les paupières des

compresses iinhibées. Dans rophthal-

mie phlegmoneuse.

Lavement de pavot (F. H. P.).

Tête de paTot 20 gram.

Eau bouillante 500 gram.

Ouvrez les têtes de pavot; rejetez les semences et divisez le péricarpe en petites parties ; versez dessus Peau bouillante; laissez infuser pendant deux heures et passez.

On délaye dans ce lavement 16 gram.

d^amidon en poudre, et Ton a le lavement de pai>o/«/ rf'a/nidjn, très-employé dans les hôpitaux pour calmer la diarrhée.

Lavement laudanisè,

LaudaQUHide Sydenham 6 décigr.

Décoction de guimauve 250 gram.

On y ajoute fréquemment 16 gram.

d'amidon, et l'on a le lavement (Camiion laudanUé, très-employé pour combattre les diarrhées.

Lavcm, c, diarrh, (Rostan).

Gomme adragant 1 gram.

Amidon 8 gram.

Laudanum de Sydenham 20 gouttes

Eau 200 gram.

Lavement opiacé camphré.

Camphre 5 décigr.

Extrait d'opium 3 centigr.

Jaune d'œuf po 1.

Eau 200 gram.

Usité pour combattre les érections.

Injection sèdaiirt (Guérin).

Opium brut k décigr.

Gomme arabique 16 gram.

Faites dissoudre dans Eau commune 280 gram.

Passez, filennorrhagies douloureuses.

Injection opiacée (Ricord),

Eau ordinaire 250 gram.

Opium brut 30 gram,

Pour faire des injections dans les cas de phimosis, quand l'inflammation est très-considérable et qu'on soupçonne l'existence de chancres phagédéniques.

Injection calmante.

Laudanum de Rousseau 5 gram.

Décoction de lin 500 gram.

Mêlez. Blennorrhagies très-douloureuses.

Injection ou fomentât, morelle.

Feuilles de morelle 15 gram.

Eau bouillante 1000 gram.

Préparez de même les injections de capsules pavot blanc, belladone, ciguë, jusquiame, noyer (Codex).

Lotion ou fomentation narcO' tique opiacée (F. H, P.).

Opium brut 8 gram.

Eau bouillante 1000 gram.

Réduisez l'opium en poudre grossière, versez dessus l'eau bouillante, et laissez infuser pendant deux heures, en ayant le soin d'agiter de temps en temps ; passez ; laissez déposer et décantez. ,

Lotion ou fomentât, narcotique

avec le pavot (F. H. P.).

Capsules pavot, morelle, aa 15 gram.

Eau 1000 gram.

Ouvrez les capsules; brisez-les après avoir rejeté les semences; faites infuser pendant deux heures et passez. Employée sous forme de collyre.

Fomentation de vin aromatique avec r opium (Ricord).

Vin aromatique 250 gram.

Extrait d'opium 2 gram.

Employée pour le pansement des chancres et des ulcères.

Lotion anticancéreuse (Rust),

Extrait de calendula Extrait de ca-

Faites dissoudre dans :

Eau de laurier-cerise 60 gram.

Ajoutez :

Teinture d^opium 4 grain,

lendula ) „

•nomille \ «^ ^ S^"^'

Mêlez. Pour lotiouner et panser les ulcères cancéreux.

MKDICATION NEVRO TROPIQUF. — NARCOTIQUES.

Ammoniaque liq. gram.

Axonge 15 gram.

F. s. a. 2à5 grammes en onctions.

Solution opiacée.

Extra l gonimeux d'opium 5 gram £au distillée 50 gram.

Faites dissoudre.

Employée à Thôpital des vénériens pour laver les ulcères des chancres syphilitiques douloureux.

Pâte opiacée (Tanchou).

Faites digérer pendant vingt-quatie heures opiun brut dans une quantité d'eau suliisante pour faire une bouillie épaisse, ('ouvrez les ulcères cancéreux de 2 ou 3 inilli'nètres de cette préparation une ou deux fois par jour.

Solution d'opium et de ciguë.

Eau distillée 500 gram.

Extrait aqueux d'opium 60 gram.

— — de ciguë 25 gram.

F. dissoudre. Employée c. des végétations syphilitiques. {FenuU}

Cérat laudanisé (F. H. P.).

Cérat de Galien 90 gram.

Laudanum de Sydenham 10 gram.

Emploie à la dose d'un gram. pour panser les ulcères ou chancres douloureux (Codex).

Huile d'opium (Neubert).

Opium en poudre 4 gram.

Huile dejusquiame 500 gram.

Faites digérer pendant quelques jours, puis exprimez.

Cérat opiacé (Lagneau).

Extrait d'opium 1 gram.

Dissolvez dans eau 1 gram.

Incorporez : cérat de Galien, 98 gram.

Ulcères et chancres douloureux.

(Codex.)

Pommade antisyphilitique.

Pommade mercurielle 50 gram.

Cérat opiacé 50 gram.

Mêlez. Dans le pansement des ulcères syphilitiques stationnaircs.

Pom, c. rhumat. aigu (Mège).

Ëxtr. opium, bellad.,

quinqunia

i aa 50 centigr.

Liniment narcotique ou calm.

Baume tranquille 80 gram.

Laudanum de Sydenham 10 gram.

Cérat de Galiec 10 gram.

Mêlez. (Codex.)

Liniment anodin (Boyer).

Extrait aqueux d'opium 10 gram.

Onguent d'althsea 30 gram.

Baume tranquille ) „(.

Huile d'amandes douces \ ^ao^giam.

F. s. a. Calme les douleurs vives.

Digestif opiacé (F. H. P,).

Digestif simple 100 gram.

Laudanum de Sydenham 10 gram.

Mêlez.

Emplâtre de Pissier,

Huile de lin 1000 gram.

Minium \

Céruse > a a 250 gram Cire jaune j

Térébenthine 1000 gram.

Opium 30 gram.

F. s. a. Pour ralmer les douleurs

cancéreuses et prévenir l'ulcération

Baume anodin (Bath.).

Savon blanc 60 gram.

Opium brut 15 gram.

Faites-les digérer pendant trois jours dans :

Alcool à 30° 200 granï.

Camphre 6 gram.

Essence de romarin 10 gram.

8 à 16 grammes en frictions contre les douleurs chroniques.

CoUodion rfiorph. (Bourdon),

Collodion 30 gram.

Hydrochlorate de morphine 50 centigr.

F. s. a. En badigeonnage contre zona très-douloureux.

Lotion contre chancre (Langlebert).

Eau de laitue 100 gram.

Laudanum Rousseau 5 grHn:

F. s. a. Imbiber un bourdonnet de charpie trois fois par jour.

LACTUC

Pois à cautères c. sciatique.

Extrait d>îum j ^^ ^

— dt; belladone \ °

Mucilage et poudre de gaïac q. s. F. s. a. vingt pois conteiiant chacun

10 centigrammes de substance active.

(Trousseau.)

Mixt,odontalg. (Lemazurier).

Eau distill. de laurier-cerise 60 grani. Acétate de morphine 5 centigr.

M. s. a. Employée dans les névralgies dentaires, en gargarismes, à la dose de quelques gouttes dans 60 grammes d'eau tiède pour une lois.

Linlment anglais (Mayet).

Ammoniaque à 25 degrés 15 gram.

Chloroforiiie 10 gram.

Camphre 15 gram.

Teinture d'opium 5 pranv.

Alcool à 90 degrés 75 gram.

Mêlez. Appliquer sur un morceau de flanelle, névralgies.

Sparadrap fropium (SchaeufTele).

On étend sur une planchette du taffetas noir, serré et épais; on applique sur ce tafletas, à l'aide d'un pinceau, trois couches d'extiait gommeux d'opium, auquel on a ajouté un sixième de poudre fine de gomme arabique etsuf- Gsante quantité d'eau pour donner à l'extrait la densité d'un sirop très-cuit. On conserve ce taUctas dans un endroit sec.

Lactucarium , thridace , laitue.

On connaît sous le nom de lactucarium le suc épaissi qui s'écoule naturellement d'incisions pratiquées à la lige de la laitue cultivée. Quand on exprime ces tiges et qu'on obtient un extrait par évaporalion du suc, ce produit est connu sous le nom de thridace. Le lactucarium est beaucoup plus actif que la

ARIUM. 97

thridace, qui est inerte ; on les emploie l'un et l'autre comme calmants. On se sert de l'eau disiil/ée de laitue; c'est le véhicule de plusieurs potions calmantes.

Le suc de laitue cultivée se prescrit quelquefois à la dose de 50 grammes comme faible sédatif.

Les observations que nous avons recueillies en grand nombre avec du lactucarium qui nous avait été donné par Aubergier, prouvent que si le lactucarium ne détermine pas toujours le sommeil chez les personnes tourmentées d'insomnie, il ne cause aucun des accidents de l'opium. L'efiicacité du lactucarium apparaît surtout dans les maladies diverses de l'appareil respiratoire dans lesquelles la diminution de la douleur, de l'irritation, de la toux, peut contribuer eflicacement à rendre un sommeil calme.

Il est bien évident que l'opium possède des propriétés hypnotiques bien autrement puissantes que celles du lactucarium ; mais il a les inconvénients de sa puissance, et les occasions où l'action douce, inoifensive du lactucarium est bien préférable à l'action puissante de l'opium, se présentent tous les jours dans la pratique.

La thridace a complètement perdu son prestige hypnotique; c'est à grand'peine si,

MKDICATION NE VROTROPIQUE. -^ NARCOTIQUES.

à la dose de quelques grammes, on peut provoquer quelque Indice d'action physiologique. Aussi ce remède, qui a eu son moment de vogue, rentre-t-il dans Toubli; il se trouve encore égaré dans quelques formules magistrales que Tusage a consacrées. Mais si la tliridace telle qu'on la prépare est peu active, par contre le suc qui s'écoule des incisions delà laitue et auquel il convient de rendre son ancien nom de factucarium, est un très -bon remède. Si on Ta remplacé par la tliridace, c'est qu'on a cru impossible jusqu'ici de le préparer en grand pour les besoins de la médecine. On doit y revenir maintenant que ce problème de la fabrication en grand du lactucarium a été résolu par Aubergier, et qu'il a préparé ce produit par centaines de kilogrammes par un procédé que M. Chevallier a vu exécuter et qu'il a décrit dans tous ses détails. (Voy.

Bulletin de l'Académie de médecine, t. XVI, p. 1192.) Tel est du reste l'avis formulé par l'Académie, qui, sur la demande du ministre de l'agriculture, du commerce et des travaux publics, a approuvé les formules suivantes comme devant remplacer les préparations de thridace du Codex.

Lactiicarium Aubergier.

Faites des incisions transTersalcs aux

tiges de la laitue gigantesque à Pépoque de la floraison, recueillez le suc laileux qui s'en écoule dans un verre. Retirez du verre lorsqu'il est plein le suc coagulé ; divisez-le en rondelles peu épaisses que vous ferez sécher sur des claies.

Extrait alcoolique de lactucarium Aubergier.

Pulvérisez grossièrement le lactucariuni, faites-le macérer pendant quelques jours avec quatre fois son poids d'alcool à 56" centés.; passez avec expression et filtrez. Verse/, sur le marc, la même quantité d'alcool, 'et après une nouvelle macéralion, passez de nouveau avec expression et filtrez. Réunissez les lemtui-es, distillez pour en retirer tout l'alcool; évaporez le résidu au bainmarie en consistance d'extrait, et achevez la dessiccation à l'étuve.

Pour dissimuler l'amertume de cet extrait, Aubergier le divise en granules de 5 centigrammes, que l'on recouvre d'une robe de sucre et que l'on argenté ensuite pour éviter les accidents auxquels l'enveloppe sucrée pourrait donner lieu. 2 à 10 par jour.

Sir, lactucarium (Aubergier).

Extrait aie. de lactucarium 15 centig.

Sucre candi 1 kilogr.

Eau distillée 500 gram.

Eau de fleurs d'oranger 20 gram.

Epuisez l'extrait alcoolique en le traitant à deux reprises par l'eau bouillante, de manière à ne laisser qu'un résidu sans saveur et insoluble. Passez la solution, complétez les 500 grammes et faites-y fondre le sucre candi ; clarifiez au blanc d'œuf, cuisez à 32° bouillant, passez et ajoutez l'eau de fleurs d'oranger au sirop refroidi.

Sirop d' Aubergier,

Sirop de lactucari Sirop d'aflium de pa

pourpre Mêlez.

'"", I aa parties ''^'^ é/ales.

Une innocuité complète, une eflicacité parfaitement constatée dans les bronchites et la grippe, ont assuré au êiiop (f/iukergier une vogue immen.se. Dose : 1 à /i cuillerées par jour

LACTUCARILM.

Pâte de lactucarium.

Masse de pâte de jujubes 100 grani.

Extrait aie. de lactucarium 1 grain.

Teinture de baume de ïolu 2 gram, F. s. a. 30 à 60 grammes dans les broncbiles.

Poudre sédative (Gumpreclit).

La«;l«icarium 20 centigr.

Sucre de lait 5 gram.

F. s. a. une poudre ; divisez en quatre doses. Dans la deuxième et troisième période de la coqueluche : une dose toutes les deux heures.

Extrait de laitue {thridace).

Laitue près de fleurir q. s.

Rejetez les feuilles de la laitue : pilez les tiges, exprimez-en le suc et faites-le évaporer sur des assiettes à l'étuve, comme il a été dit pour l'extrait de ciguë.

Sirop de thridace.

I Se prépariR comme le sirop de cachou I (voy. page 348).

Ce sirop est ineflicace et a été rem-

! placé par TAcadémie ae médecine

par le sirop de lactucarium d'Aubergi«ir.

' Hacbisch, clianvre indien.

Le nom de hachisch, qui en arabe signifie herbe, a été donné par les Arabes au chanvre indien, qui est cultivé dans la haute Egypte et l'Asie Mineure. Il est employé dans le but de se procurer un genre d'ivresse particulier.

A son état naturel, étant seulement broyé, on le mélange avec du tabac, et on le fume.

On coupe les sommités afin que les feuilles prennent plus de développement. Après 15 jours on récolte Vesrar.

Mélangées avec du sucre ou du miel, on en fait diverses préparations dont les proprié-

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