EXTRAIT ALCOOLIQUE DE CHANVRE INDIEN
L'extrait alcooli(|ue de chanvre in-
E. — SOLANEES VIREUSES.
dicn se prépare avec l'alcool fort. Il est plus souvent prescrit en France que les autres préparations de chanvre.
Dose : 5 à 10 centigrammes contre rinsomnie, les rhumatismes, les diverses névi-oses, les érections nocturnes, l'aménorrhée, la ménorrhagie, Phydropisie.
Poudre sédative (Van den Corput).
Extrait de chanvre indien 10 centigr Lupuliu récent 3 gram.
Sucre 5 gram.
F. s. a. quatre doses. Une ou deux chaque soir, à une heure d'intervalle, contre l'érection dans les blennorrhagies.
P, C. ménorrhagie (Deniau).
Teinture de cannabis indica XXX g.
Gomne adragant U gram.
Chloroforme A gram.
Eau 60 gram.
En deux fois.
Pli, lupuiin chanvre (Debout).
Extrait de chanvre indien dO centigr. Lupuliu 20 gram.
F. s. a. 100 pilules. 2 à 3 chaque soir. Aménorrhée accompagnée de migraines ou de douleurs aux époques menstruelles.
Solanées vireuses.
Trois genres de plantes de la famille des Satanées sont plus généralement connus sous le nom de solanées vireuses : les genres Dalura^ Atropa et Hyoscyamus.
Les espèces employées sont le Datura stramonium ou slramoine^ V Atropa bclladonu ou la belladone^ et les Hyoscyamus albus et nif^er ou les jusquiamcs noire et blanche. Les racines, les feuilles et les semences sont vénéneuses el employées. L'action de ces différentes plantes est à peu prés semblable : elle ne dillère que par l'intensité. La stramoine est la plus active, puis la belladone, et enfin la jusquiame. Ce qui caractérise leur administration à haute dose, ce sont les vertiges, la stupeur, le trouble de la vue, la dilatation énorme des pupilles, Pagitalion, le délire, le- hallucinations; puis, si la subslance a été donnée à dose toxique, à
ATUOPLXE. 10 j
rexlrême agilalioii succèdent le collapsiis, le refroidissement, et enfin la mort.
On emploie les solanées vireuses, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur, pour combattre les névralgies, la colique stclie ; pour calmer les douleurs qui accompagnent plusieurs maladies, la coqueluche, l'asthme, l'incontinence d'urine ou celle des matières fécales; pour préserver de la scarlatine; pour résoudre les contractions spasmodiques de divers organes, du col de l'utérus, de l'anus, de l'urèthre. On les conseille souvent pour dilater les pupilles dans plusieurs ophthalmies. On a vanté encore les solanées vireuses contre les cancers, l'épilepsie, la folie, le tétanos, la chorée, les rhumatismes articulaires, le choléra, le ténesme de la dysenterie, etc.
Substances incompatibles., — Plusieurs substances précipitent les piéparations des solanées vireuses; mais je ne connais de réellement incompatibles que les mélanges qui dégagent du chlore et de l'iode.
Contre-poisons. — Il faudra d'abord faire vomir et purger pour chasser la substance toxique, puis administrer de Veau lodurée i^oxir neutraliser celle qui n'a pas été évacuée; puis calmer les accidents au moyen de thé ou de café, ou mieux de l'opium, qui a une action antagoniste.
Atropine. Sulfate et valérianate d'atropine.
Atropine, — Alcali végétal extrait de la belladone, représentant les propriétés actives des solanées vireuses.
L'atropine se présente sous forme de cristaux déliés, légers, soyeux, blancs. Elle se dissout facilement dans l'alcool ; elle est un peu soluble dans l'eau : ses solutions ra mènent au bleu le papier de tournesol rougi. L'atropine est sans odeur ; sa saveur est amère, légèrement acre.
L'atropine est extrêmemen active. A la dose d'un centigramme, elle peut déterminer chez l'homme tous les graves accidents des solanées vireu-
ses : du délire, refroidissement à la peau , des syncopes, des troubles de la vue, de l'aphonie. La dat urine est trois fois plus active.
Sulfate et valérianale d'atropine. — S'emploient aux mêmes doses que l'atropine.
La facilité d'administration de l'atropine, la sûreté de son dosage, la rendront infiniment précieuse dans toutes les conditions où la belladone et les autres solanées vireuses sont utiles : dans l'épilepsie, les hallucinations, la chorée, l'hystérie, le tétanos et même l'hydrophobie, les névralgies, les rhumatismes; pour calmer les douleurs des cancers, pour préserver de la scarlatine,
102 MÉDICATION NÉVKOTROPIQU
pour combattre certaines in- | continences d'urine, les sueurs profuses et la salivation ; elle sera utile clans Tasthme, la coqueluche et certaines bronchites nerveuses. C'est un agent d'une incontestable puissance pour dilater rapidement et énergiquement la pupille ; il rendra de grands services dans plusieurs ophthalmies accompagnées de pliotophobie intense; on l'emploiera utilement pour résoudre les contractions spasmodiques de divers organes, du col de l'utérus, de l'anus, de l'urèthre.
A l'intérieur, l'atropine se prescrit à la dose de 1/2 à 2 milligrammes.
Injection sous -cutanée de sulfate (C atropine \Béliier).
— Sulfate d'atropine, 30 cent. ; eau distillée, 30 gram. ; failes dissoudre. Injecter, à l'aide de la seringue de Pravaz, 5 gouttes qui contiendront 1 milligr.
de sulfate d'atropine. Contre les névralgies et surtout la scia tique. Combattez les accidents atropiques, s'il en survient, par l'opium. Surveiller leselïets. Vûccination av. 1 milligr. névralgies superficielles.
Injection sous^cutanée atropine.
Chlorhydrate morphine 10 centi^.
Sulfate airopiiie 1 conliy.
Eau hiuriei* cerise 20 m\
20 î^oiitl(!S coiiUcnneut 1\2 milligranunc atropine, mêmes' usages que la préc'cdenle foinuilo.
Gouttes ou teinture d'atropine.
Atropine 1 décigr.
Alcool à 85° 200 srain.
E. — SOLANEES VIREUSES.
Faites dissoudre. Dose 2 à 5 gouttes.
Comme solution prophylactique de la scarlatine, la teinture d'atropine se prescrit à la dose de 1 goutte par jour dans un demi-verre d'eau sucrée pour un eni'aiit de cinq ans , 2 gouttes pour un enfant de dix ans, 3 gouttes à quinze ans, et 5 gouttes pour un adulte. 1 à 2 gouttes dans la cavité de la dent dans l'odontalgie.
Trait, del'épilepsie (Maresch).
Atropine 5 centigr.
On dissout dans 500 gouttes d'alcool rectiiie ; on donne de la solution 5 à 10 gouttes, soit un demi ou un milligramme. Cette dose est adnn'nistrée en une fois, le matin avant le déjeuner, qui ne peut comprendre ni café, ni thé, ni cacao, ces suhstances contrariant l'action du médicament. Celui-cî est continué pendant soixante à quatre- \ingt-dix jours, puis est repris après un intervalle de 30 à 45 jours.
Sirop d'atropine.
Atropine 5 centigr.
Faites dissoudre dans 10 grammes d'eau : dissolvez à l'aide d'une gouttelette d'acide clilorliydrique: mêlez avec sirop de sucre blanc 1000 grammes.
100 grammes de ce sirop en contiennent un demi-cenligraniine. On le près»
crit à la dose de 10 à 30 grammes.
Prises d'atropine.
Atropine 5 centigr.
Sucie blanc 10 gram.
IMêlez par une longue trituration ; divisez en 200 paqurts. Chacun d'eux contiendra un (|uarl de milligramme d'atropine. On en prescrit un ou deux paquets par jour aux enfants de huit ans, dans les cas de coqueluche.
Pilules d'atropine.
Atropine 10 centigr.
Miel et poudre de guimauve q. s.
Pour faire 200 pilules de 10 centigrammes. Chaque pilule contiendra un demi-milligramme d'atropiiir. On prescrira d'une a quatre pilules chaque jour progressivement , dans les cas d'epilepsie, chorée, autres névroses et contre les sueurs pathologiques. Ces pilules doivent ê're réctnimcnt préparées i^Vulpian).