CHLOROFORME
lions; — pour l'arrachement des dents; — pour des ouvertures d'abcès ; — pour annuler la douleur dans les cas de dysménorrhée et de névralgie, etc.
Les inhalations du chloroforme sont très-utiles pour réduire les hernies étranglées, pour rendre, pendant l'accouchement, les contractions moins douloureuses; on les a employées contre le tétanos, contre les symptômes douloureux de l'hystérie, la coqueluche, les coliques hél)atiques ou néphrétiques, pour vaincre la résistance des aliénés à prendre des aliments. Les applications externes du chloroforme ont été utiles contre les démangeaisons, les douleurs névralgiques, les ulcérations anciennes des muqueuses.
Anesthésie par chloroforme (Gosselin) . — Le seul moyen d'éviter les accidents dépendant des idiosyncrasies exceptionnelles, est de donner le chloroforme progressivement et .avec des intermittences, de manière à habituer peu à peu l'organisme et surtout les partics délicates de l'axe encéphalo-rachidienau contact des vapeurs anesthésiques, et à établir la tolérance. Pour arriver à ce résultat, nous versons d'abord une petite quantité de chloroforme (J à 2 grammes) sur le mouchoir; nous plaçons ce dernier à quelques centimètres du visage et nous laissons faire
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quelques inspirations suivies de deux aspirations d'air pur; puis nous ajoutons quelques gouttes de chloroforme, en rapprochant davantage le mouchoir des voies aériennes et faisant de temps en temps rintermittence qui permet d'aspirer de l'air pur. »
Selon Berger, on doit supprimer les inhalations dès que le réflexe palpébral est aboli, c'est-à-dire dès que l'attouchement léger de la cornée ou de la conjonctive avec le doigt ne fait plus naître de contraction des paupières, et en reprenant' les inhalations avec précaution dès que ce contact détermine de nouveau les contractions de l'orbiculaire, notamment à la paupière inférieure.
La prophtjlaxie des accidents mortels chloroformiques réside tout entière dans la surveillance constante et minutieuse de la respiration, et cela pendant toute la durée de la chloroformisation. Les règles à suivre varient d'un sujet à l'autre et ne sauraient être enfermées dans une formule unique. De là la nécessité de ne confier l'emploi des aneslhésiquos qu'à des mains expérimentées et qui ne prennent aucune part à l'acte opératoire lui-même.
Chez les individus fortement anémiés, il faut préférer l'étherau chh.»roforme (Panas).
L'ivresse est une contre-indication du chloroforme, il faut de la réserve dans son emploi lorsqu'il existe une maladie