PALAIS DE L'INDUSTRIE
» Quant au pourtour du rez-de-chaussée, qui se trouve dominé par le plafond du premier étage, on ne s’est pas contenté des 208 fenêtres ouvertes sur les Champs-Élysées, ni des vastes arceaux donnant sur la nef, on a exigé avec beaucoup de raison qu’il fût pratiqué dans le plafond, de distance en distance, de larges ouvertures, afin d'éclairer les parties de ce compartiment le moins favorablement situées. ■ . .
* L’annexe du bord de l’eau se fait remarquer par sa longueur même, qui embrasse en ligne droite un espace de 1.20Q mètres, sous une voûte en verre élevée de 17 mètres. D’une extrémité à l’autre, la vue se perd dans un lointain nuageux. Sur la moitié du parcours, on a construit des deux côtés, en manière de tribunes, à la hauteur d'un premier étage, deux galeries, l’une longeant la Seine et l’autre les Champs-Elysées, larges chacune de 6 mètres, et qui laissent à la vue toute sa liberté et à la perspective toute sa profondeur.
« Quant à l'aile de jonction partant du centre du palais de l’Industrie du côté du midi, elle commencera par décrire une ligne droite sur un court espace, jûsqu’à ce qu’elle arrive près de l’ancien bâtiment du Panorama, qui devient partie intégrante de l’Exposition, puis elle doit circuler à l’entour en l'embrassant comme un vaste rondpoint; ensuite, elle se dirige vers les murs de l’annexe du quai; mais elle s'arrête avant de les atteindre.
» 11 fallait bien, en effet, ménager la libre circulation des piétons et des voitures sut le Cours-la-Reine.
» On construit pour cela un pont auquel conduiront des escaliers doubles partant, les uns de ^extrémité de la galerie de jonction , les autres de l’intérieur de l’annexe du quai de la Conférence, #'
A l’extérieur, l’édifice du palais de l’Industrie a un aspect imposant et grandiose. Sans parler de l’étendue du
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bâtiment, il offre aux regards un ensemble harmonieux. L’entrée principale est surtout remarquable; elle est formée par des colonnes qui soutiennent un fronton sculpté, surmonté d'une statue allégorique de l’Industrie. C’est une femme qui a les deux mains étendues, et tient dans l’une d’elles une couronne.
La toiture, nous l’avons dit, est composée d'un immense vitrage placé sur des arceaux de fer d'une légèreté et d’une hardiesse étonnantes; mais, outre cela, le bâtiment est percé dans toute son étendue de deux rangs de fenôv très larges et élevées.
De chaque côté do l’entrée principale on a ménagé des parterres dans les Champs-Elysées mêmes. Les arbres de l’avenue, qui auraient pu masquer la vue, ont été enlevés; et on se sent émerveillé, en passant, de la majesté de cet . , immense édifice. . • - . . .
En face du palais de l’Industrie, de l’autre côté de l’allée des Champs-Elysées, ou a dessiné un vaste jardin du plus gracieux effet. Là, sont exposés les objets rustiques de campagne et de jardinage, tels que chaumières, chalets, kiosques, tonnelles de jardin, mais tout cela fait avec du • bois seulement.
Ce jardin, outre sa spécialité comme annexe de l’Exposition, est donc, en outre, un agréable lien de prome- • . • nade. .
Enfin , dans l’avenue Montaigne se trouve un autre supplément au palais de l’Industrie. C’est ïa galerie réservée aux beaux-arts ; on l'a construite dans le même style que le palais de l’Industrie lui-méme.