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SAINTE-MARGUERITE

Cure de 1" classe.

(Église l aroissiale, rue Saint-Bernard, entre les n"* 28 et 30.}

C’était en 1625 une petite chapelle qui devint succursale en 1634, et parçissiale en 1712. Elle fut, à cette dernière époque, presque entièrement rebâtie sur un plan plus étendu, pour les besoins delà population du vaste faubourg Saint-Antoine, où les ouvriers se groupaient avec d’autant plus de bonheur qu’ils pouvaient y exercer leurs métiers à l’abri des privilèges des jurandes.

Son principal ornement, placé derrière le maître-autel, est la belle Descente de croix, sculptée sur les dessins de Girardon par le Lorrain et Nourisson, ses élèves. Ce •

morceau capital était autrefois dans l’église Saint-Landri.

Au pied de la croix, lu sainte Vierge contemple, dans la douleur, le corps de Jésus après sou supplice. Deux anges sont auprès de la tête du Christ; deux autres, dans les airs, contemplent le Sauveur ; enfin, un cinquième ange est au pied de la croix.

La chapelle des Ames-du-Purgatoire fut construite, en 1765, par Louis, et peiute à fresque, en grisaille, par Brunetti, qui a représenté Adam et Eve chassés du^Paradis pour avoir introduit la mort dans le monde comme conséquence de leur péché; la Mort des patriarches, attendant d’étre affranchis par le Messie de la peine de leur premier père; et les Derniers moments de Jacob entouré de ses enfants.

Outre le tableau de Wafflard, qui représente sainte Marguerite chassée de la maison paternelle, pour avoir embrassé le christianisme, on doit citer Saint Vincent de Paul ranimant le zèle des dames de Charité, par Galloche; Saint Vincent de Paul réclamant l’assistance des dames de la cour et des religieuses pour les enfants trouvés, par Restout; enfin, Saint Vincent de Paul instituant une maison de charité.

On remarque à Sainte-Marguerite un monument élevé à la mémoire de l’infortuné dauphin, 111s de Louis XVI, qui fut inhumé daus le cimetière de cette église.

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