‹ Nouveau guide de Terre SainteChapitre 198 sur 251 · Jos. XIX, 19. - 2. G. J., III, III · texte numérisé non relu

Jos. XIX, 19. - 2. G. J., III, III

NAÏM * 395

enterré sur le sommet de la montagne, à l'endroit où s'élève un Oueli ou mosquée.

Cette petite chaîne de montagnes semble être le mont Moréh au pied duquel les Madianites avaient établi leur camp avant leur défaite par Gédéon ^ Eusëlae et saint Jérôme l'ont identifié avec l'Hermoniim a monte modico du psalmiste (XLI, 7), qui, d'après le contexte, se trouve au delà du Jourdain. C'est en vertu de celte fausse interprétation que, depuis le iv* s., ce massif est appelé petit Hermon.

Le petit Hermon est formé de trois cimes presque d'égale hauteur (550 m.): à l'E. le Djebel Adjaroûs, au centre le Djebel Adjoûl, volcan éteint, et au S.O. le Djebel Da/ii/, comme le précédent, de formation basaltique. A 60 m. du Oueli Dahy^ existe un hameau de même nom habité par quelques fakirs. Un bouquet d'arbres et quelques champs cultivés autour du hameau forment la seule végétation de cette montagne, imposante, il est vrai, mais triste et dénudée.

Naïm. >^.

Bientôt on arrive à la montée d'un haut plateau qui s'élève au pied du petit Hermon et qui porte le village de Nain habité par 150 musulmans. Cet endroit appelé iVdm, l'Agréable, par le Talmud 2, est, d'après JEusèbe et saint Jérôme, la ville de Nalm, demeurée célèbre par le miracle de la résurrection du flls unique de la veuve. fV. Luc, VII, 11-17, n« 48).

Les tombeaux, taillés dans le roc, qu'on aperçoit non loin de là, au S.-E., sont probablement de ceux vers lesquels se dirir gealt la foule en deuil accompagnant la mère éplorée. A 1 extrémité orientale du plateau, à l'endroit où l'on cherche naturellement la porte de la ville près de laquelle Jésus rencontra le convoi funèbre, une église marque, probablement depuis le iv* s., l'endroit traditionnel où le divin Sauveur ressuscita le Jeune homme et le rendit à sa mère.

L'ancienne église de Naïm fut convertie en mosquée aprèî le départ des Croisés. La mosquée finit par tomber en ruines et fut remplacée par une autre que les habitants élevèrent dans le voisinage. En 1880, les Pères Franciscains, après de longues négociations avec l'autorité locale, entrèrent en possession du premier bâtiment, et élevèrent sur les fondements de l'antique sanctuaire la chapelle qu'on y voit à présent.

A quelques pas de l'église coule une source abondante, Aïn Naïn, dans une chambre voûtée, où l'on descend par quelques marches. Le long d'un réservoir délabré gisent trois sarcophages antiques, très mutilés, qui servent d'abreuvoir.

On peut se rendre, en une heure, de Naïm à Soulem, l'ancienne Sounam, pour revenir à Nazareth par la route d'el Afouléh. {V. p. 490).

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