‹ Nouveau langage des fleursChapitre 38 sur 69 · PRIMEVÈRE. — PREMIÈRE JEUNESSE · texte numérisé non relu

PRIMEVÈRE. — PREMIÈRE JEUNESSE

Cette plante s’épanouit dès les premiers jours du printemps. — De là son nom de primevère.

« La primevère languissante, dit Shakespeare, qui ne voit jamais Phœbus dans toute sa force, pâle comme la jeune fille qui se consume dans l’attente d’un époux. »

Dans les champs ranimés, j’ai vu la primevère Ouvrir les tendres fleurs de sa touffe légère.

Comhaire.

Amante des zéphirs, soudain la primevère Emaillé le bord des ruisseaux.

De Bridel.

Sur le gazon, la lendre primevère S’ouvre et jaunit dès le premier beau jour.

I'arny.

L’odorant primevère élève sur la plaine Ses grappes d’un or pâle, et sa tige incertaine.

Saint-Lambert.

Quand on entend l’hirondelle,

Avec le premier beau jour,

Du printemps qui la rappelle Annoncer l’heureux retour ;

I u fleuris, ô primevère !

Au sein du naissant gazon,

Et tu sers de messagère A la nouvelle saison.

QUINTEFEUILLE. — amour maternel.

Plante de la famille des rosacées ; elle est vivace et rampante, ses tiges sont longues de deux à trois pieds; ses fleurs paraissent en été; elles sont jaunes, solitaires et assez grandes.

La Quinte feuille, dit A. Martin, étend ses pétales d’or et en forme une petite tente pour se mettre à couvert delà pluie; mais, après l’orage, elle replie ses voiles, et regarde le ciel.

RENONCULE. — vous brillez de mille attraits.

Plante vivace, haute de huit à dix pouces, terminée par une fleur simple ou double; beaucoup de renoncules viennent sans culture dans les prés, les bois, les marais.

C’est Louis XI qui, dit-on, apporta le premier la renoncule en France.

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