PRINCIPALES COULEURS EMPLOYEES DANS LA TEINTURE DES TISSUS
Colorants basiques
Fuchsine
Rosolane
Brun Bismarck Chrysoidine \iolet de Paris 170 E Violet de Pans 3oo XE
Violet cristallisé Bleu victoria Vert brillant Vert malachite Nigrisine
Safranine
Colorants acides
Ponceau
Eosine
Elxtrait d'orseille
Coccéïne
Roccelline Rouge d'indulme
Colorants spéciaux pour le coton et pour la laine (c) coton (I) laine
Indigo {€) Indigotine/Zj Rouge dalizarine je) Rouge de StPenis^c) Bleu direct ^c;
Noir direct [c)
COUCHERON-AAMOT — COURIMÈnn
18~3. Professeur au collège de Vauf^irani, à Paris, en 1879, professeur d'humanités et de rltêtorique au collège français do Caniorbéry, en 1884 et 1885, Il enseigna en anglais, duranl les années 188G et ÏSST, les malliéinatiqnes otla phvsii|ue au collège do Trichinopol.v. dans la mission du Maduro ilndes anglaises,'. A sou retour, il publia ses souvenirs dOriont dans un volume intitulé Au paij^ tifis Ctistcs. Après ses études do théologie dans lilo au Jorsov, rc«;n docteur en pliilosopliio el en théologie (1891), il s'adonna avec beaucoup de miccà^ à la prédication; on l'appela dans les principales chaires. Il parla aussi dans les congrès caihoîiuues (l'aris, Lille, Lourdes, Para.v-le- Monial, Bruxelles, Fribonrg. etc.). Knfîn, il a donné, dans les grandes villes, des coiiréreucos très suivies et très goûtées sur les principales questions morales et politiques do ce temps. Il est l'organisateur des pèlerinages de Paris à Paray-le-Monial ot il a fondé on 1900 la Ligue de f(i Comniiiniuii hebiloinaiinive.
COUCHERON-AAMOT (William), écrivain norvégien, né à S(avaiigi'r eu isr.s. Oflicior do marine, il se ht connaître par des récits qui peignent la vie maritime : la Vie à hnrd d'un vaisseau de f/uerre (1891), puis émigra en Chine où il servit dans la marine douanière (1891-1892). De retour en .Norvège, il puidîa plusieurs volumes qui dénotent une connaissance approfondie du pays et des mœurs dos peuples jaunes : les Cfiiiwis et la Mission chrétienne {IS*M); A travers le pays des Jaunes et ta guerre d'extrême Orient (1895), etc., et soutint de vives polémiques contre les organisateurs dos missions.
COUCKELAERE, comm.de Belgique (prov. de laFlandre-Ocrideniale [arroud. de Dixmude]); 5.700 hab. Fabriques de toiles ot do dentelles.
COUCOU adj. Nom donné à certaines variétés do gallinacés en raison de leur couleur qui se rapproche do celle do loisoau du même nom : La race coucou de Hennés est très estimée.
*COUCOUMELLE {mèl') n. f. — Coucnumelle blanche, Nom vulgairo 'l'un champignon comestible, l'amanite ovoide.
Il Coucoumeile grise, jaune, orangée, Noms de l'amanite à étui, champignon comestilde dont le cliapeau peut présenter des teintes variées.
*C0UDREAU fUenri-Anatolc), explorateur français, né à .Sonnac iCIiarcnle-Inférieure) en 1859. — Il est mort au Brésil (sm- le Trombetas, affluent do l'Amazone) en 1899. Cet exploi-ateur a continué ses reconnaissances des affluents de l'Amazone jusfiu'à sa mort. Il avait publié dans les dernières années de sa vie une série de relations de ses expéditions sur les rivières Tpajoz, Xingu, Tocantino- Araguaya, Itacayuna et Yarnunda (1897-1898). — Sa femme, qui a fait paraître le journal dé la reconnaissance du Trombetas, a continué son œuvre après la mort de Coudreau : on lui doit le récit de l'exploration du Curaina, du Curua, du Mapuera et du Maycuru (1900-1903).
* CoUGNY (Louis-Edmond), sculpteur français, né à Nevers eu isai. — 11 est mort à Paris en 1900. Aux œuvres de ce statuaire déjà citées, ajoutons le Tombeau de Claude Titlier, à. Nevers, et les bustes de Castagnarij et d'Eyger.
GOUHOÏARN (saint), en latin Couhoiarniis, moine bénédictin lie 1 abbaye du Saint-Sauveur, à Redon, mort en 880. — Fête, 15 et 25 janvier.
♦couleur n. f. — Encvcl. Les couleurs composant le spectre solaire sont au nombre de sept (violet, indigo, bleu, vert, jaune, orangé, rouge), mais chacune peut plircourir une gamme très étendue do ions. Sans compter les couleurs complémentaires, le mélange des couleurs simples donne encore les couleurs composées variables elles aussi à l'inlini. Dans cette multitude de teintes, il arrive fréquemment que la même couleur change d'appellation suivant qu'elle est employée dans la peinture artistique, la peinture industrielle, les arts de ta reproduction, la teinture dos étolfes, etc.
Les doux planches ci-contre présentent en groupes les couleurs les plus connues, sinon les plus employées dans chacune do ces spécialités.
* COULISSE n. f. — Techn. En terme de .serrurerie, Encoche faite dans le pônc dormant pour lo maintenir parallèle aux enipénages.
COULLIÉ (Pierre-Hector), archevêque de Lyon et cardinal franeais, né à Paris en 1829. Il fit ses études au petit séminaire de Saint-Nicolas-des-Champs, et sa théologie à Saînt-Sulpice. Prêtre en 185 i. il fut nommé vicaire à Sainte-Marguerire, puis à Saint-Eustacbn, ot devint, en 1872, premier vicaire de Notre-Dame-dos- Victoires. Il outra ensuite à l'archevêché do Paris comme promoteur de rofficialiié diocésaine. Coadjuteur do Dupauloup, évêque d'Orléans, en 187G, avec le titre d'évêque in parlit/us de Sidonie, il lui succéda quand il mourut, deux ans après, en 1878. II fut nommé archevêque de Lyon en I8y:t, après le décès du cardinal Foulon, el, eu 1897, cardinal-prêtre du titre de la Trinité-dcs-ÎSlonis. Comme archevêque do Lyon, il porto lo titre do primat des Gaules, qui appartient à ce siège depuis le ix<' siècle.
*COUP n. m. — Fam. Coup de chien. Emeute, tumulte séditieux : Je ne serais pas étonné gu'il y eût un coui" DE CHIEN l'année prochaine. (Les Goncourt.)
Coup d'aile (lk;, pièce en trois actes do François do Curel i^Tliéâtre-Antoine. 10 janvier 19001.— Michel Pinson, ofliciei français servant en Afrique, a voulu se tailler, indépendant de toute hiérarchie, une libre part do gloire et do puissance. Révolté, il a tiré contre ceux qu'on envoyait nour lo ramener à la discipline, puis s'est enfui dans la brousse, où il a plus ou moins régné par la terreur sur des nègres qui hualement le frappent, le blessent grièvement. Sauvé, il vit d'abord à Londres suus le nom do Kcnaud, puis revient on France chez .son frère, lo député Bernard Pinson. Ce dernier a recueilli Hélène, lîllc naturelle de Michel et d'nno femme (|u'il abandonna. Hélène, une révoltée aussi, surtout une exaltée, se sent attirée luiissamment vers Jlicbel, no soupçonnant pas en lui le père qu'elle déteste. Elle désire lui prouver que son dévouement peut aller jusqu'au crime. Aussi, comme son oncle Bernard loge lo colonel d'un régiment en manœuvres, ot (|uo. le soir, on rapporte A leur villa le drapeau, clic volo le drapeau. Avant d'accepter (lu'elle le suive, Michol révèle sa qualité de père. Hélène, alors, nccablo d'injures celui quo lui tU maudire sa mère expi-
ranie. Lo caractère violent do Michel rcmporlo; il se jette sur sa fille, la frappe avec brutalité. Elle est ou elle parait domptée; elle s'enfuit avec lui.
La vie, le mouvement, l'énergie, traduits en style vibrant, sont les principales qualités de celte pièce, dont lo défaut est pcui-êirc lo manque de clarté.
*COUPER V. n. — Au lawn-tennïs. Renvoyer la balle de telle manière qu'en touchant le sol elle rebondisse do travers.
*C0UPERUS (Louis-Marie-Anne), poète et littérateur liollandais, né ù La Haye en 1863. — Il s'est, depuis 1898, renfermé de plus en plus dans la prose ot dans le ronuin. Après un voyage aux Indes, il a publié dans le h (iids », mais surtout'dans la « Groot Nederland ", une revue dont il est un des fondateurs et des directeurs, toute une série d'ouvrages : le Long des lignes de lu régularité ; les Vieilles Gens, roman des Iiides et de La Haye ; les Choses qui sont passées.
COUPE-VENT n. m. et adj. Ch. de f. Dispositif dont on revêt l'avant des locomotives à grand© vitesse, et qui consiste en un assemblage de pièces de tôle auquel on donne la forme d'une lame qui l'end ratmos|)liôre comme un éperon do navire pénètre dans l'eau, et va s'élargissant jiour protéger toute la partie aniéro-supérieuro de la machine : Le couph-vi:nt a pour effet de réduire considérablement la résistance opposée par l'air durant la marche. V. la planche i-ocomoïivk, t. V.
— Cycl. Carré eu carton, en tôle, etc., placré à l'arrière d'une motocyclette d'entraînement el destiné à protéger contre lo veut le cycliste {[ui court derrière.
COUPHOCHLORITE (klo) n. m. Arscniate hydraté naturel d'aluniiue el de cuivro.
* COUPLE n. m. — Enctcl. Mécan. Couple d'un moteur. Un moteur peut toujours être assimilé à une force produisant la rotation de l'arbre en agissant sur lui avec un certain bras do levier. Le produit do cette force par le bras de levier est le couple du moteur (ai>pelé torque par certains auteurs, à l'imitation des Anglais). Le couple d'un moteur s'exprime ordinairement en kdogramme-méires. On le mesure directement avec le frein dynamique de Prony, le couple étant alors le produit de la force de frottement du frein (qu'on mesure par un dispositif spécial) multiplié par le rayon de la poulie du frein. La force s'exprime en kilogrammes et le rayon d'action en mètres. Nous avons donc écrit, suivant riiàl)itudo de beaucoup d'auteurs, kilo- (irnmme-mètre pour distinguer l'unité de couple, — couple d'une force de un kilogramme avec un rayon d'un mètre, — du kilogramme tre, unité de travail, travail d'une force d'un kilogramme parcourant un mètre dans sa direction.
1^0 produit du couple d'un moteur par sa vitesse angulaire donne sa puissance en kilogrammètres par seconde. Le couple no peut donc 'donner qu'une très incomplète idée d'un moteur; par exemple une roue de moulin tournant à 6 tours par minute avec un couple de 478 kilogramme-mètres (Kg-M) et une turbine à vapeur tournant à 15.000 tours par miaule avec un couple de 3,2 grammes auront cependant la même puissance de 300 kilogrammètres (Kgm), soit -i chevaux-vapeur.
*COUR n. f. — Encycl. Haute cour. Le Sénat constitué en haute cour de justice, en vertu de l'article 9 de la loi constitutionnelle du 21 février 1875 et de l'article 12 de la loi constitutionnelb- du 16 juillet 1875. a été réuni deux fois sous la troisième Képuidique, en 1889 et en 1899.
Par décret présidentiel du 8 avril 1SS9, la haute cour fut convoquée le 12 avril suivant, pour juger lo général Boulanger, Henri Rochefort et Dillon, accusés d'attentats contre la sûreté de l'Etat et autres faits connexes. Le Ejénéral Boulanger avait pris la fuite, accompagné do billon, le !'"■ avril, et avait gagné la Belgique, puis l'Augleterre. Henri Rochefort avait passé à Londres. Le procès fut donc instruit contre des contumaces. Le Roycr, président du Sénat, présidait la haute cour; Quesnây de Bcaurepaire, procureur général, remplissait les fonctions de ministère public; Albert Sorel, secrétaire général de la présidence du Sénat, celles de greffier en chef. Le G juillet, Quesnay de Bcaurepaire prononeaii son réquisitoire ; . la cour siégeait du 8 au 14 août et le 14 août 18S9 l'arrêt était prononcé, condamnant à la détention perpétuello dans une enceinte fortitiée les trois accusés déclarés coupables du crime de complot et d'attentat à la siireté de l'Etal, et en outre, en co qui concerne lo général Boulanger, de détournement do deniers publics.
La haute cour fut convoquée de nouveau, par décret du 4 septembre 1899, pour juger lo procès des nationalistes. Elle fut présidée par Armand Fallières, président du Sénat; le procureur général était Octave Bernard; le greffier en chef, Albert Sorel. Vingt-quatre personnes étaient inculpées, appartenant les unes à la Ligue des patriotes, les autres ù la Ligue antisémite, les autres :\ la Jeunesse royaliste. Au bout de quarante-sept audiences, comprises entre le 18 septembre 1899 elle 4 janvier 190(>, l'arrêt fut prononcé, condamnant à dix ans de bannissement Burtet. Dêroulède, de LurSalucos, <léclarés coupables do complot suivi d'actes commis ou <'ommencés pour en préparer l'exécution. Jules Guérin était condamné a dix ans douétention. (V. i-ort CiiAnnoL.) Tous les autres inculpés étaient mis hors de cause ou acquittés, notamment Godefroy. do Sabran, de Kamel, de \ aux, lîarillier. Dubnc.
Quant à Marcel Habert, qui ne s'était constitué prisonnier que le 19 décembre 1899, son cas nécessita une nouvelle session de la haute cour, comprise entre lo 19 ot le 23 février 1900. Il fut condamné jï cinq ans do bannissement.
*COURAJOD (Louis), critique d'art français, no et mort à Paris (1811-1896). — Los élèves do Courajod ont publié après sa mort les leçons qu'il avait professées à l'école du Louvre de 1SS7 à 189G. Ce recueil (1899-1903), dont la direction a été confiée ù Honrv Lemonnicr et André Mirhel, se divise en trois volumes : i. Oriijines de Vart roman et ifothii/tte (édité avec le concours du P. île La Croix); IL (origines de la /ienaisaance ; IIL Origines de l'art 7nodcrne. En tête du troisième volume. André Michel a donné une étude sur « l'enseignement de Louis Courajod ■■, cet enseignement si personnel oi'i la latinisation (le l'art français fut si ruiieiiienl prise :\ partie, où la part du réalisme dans la formation de cet art l'ul mise en relief, en même lemps que le triomphe de 1' « ultramonianisme ^ y était représenté comme la décadence mônio du géuio français.
Il — 00
Courant ^Maurice), orientaliste français, né à Paris en 18G5. il fut interprète du ministère des affaires étrangères on Chine, Japon et Corée (1888-1896,. suppléa, de 1897 à 1899, Edouard Chavanrics dans la chaire de chinois du Collège do France, et fui nommé, en ivun. maître de conférences :i l'université de Lyon et professeur près la Chambre de i ummerce de celte'ville. Il a puldi-- ; liibliographie coréc/jjie ( 1893-189" ; supplément, l9oi : la Cour de Péking (1891); Grammaire de ta langue japonais*' purU'e (1S99); h'n Chine : Mœurs et institutions. Hommes et faits (1901); Ministres Ht hommes d'ICtat: Okubo ix^in); Etudes sur l'éducation et la colonisation (1904); les C tans japonais sous les Tokugau-a (1904); /« Corée et les Puissances [" Annales des sciences politiques », 1904); la Vie politiouc en extrême Orient (1903-1905); Catalogue des livre» cfiinoia, coréens, japonais de la Jtibliothéi/ue nationale fl900 et suiv.). etc. Il a collaboré a la ■ Revue des Deux Mondes •■, au «1 Journal asiatique »•, à la « Revue critique », etc.
* COURBE n. f. — Encyct.. Biol. Courbe (jaltonienne. Dans tonte espèce, il y a des variations individuelles d'amplitudes différentes, qui oscillent autour d'un type moyen schématique. Si l'on jiorte sur la ligne des abscisses la grandeur de la variation et sur celle des ordonnées la grandeur correspondant au nombre des iudividus qui présentent chaiiue variation, on obtient une courbe que Ouételet appelait bînomialc, et que l'on désigne ordinairement sous le nom de courbe galfoniennr, en raison do l'emploi étendu que Gallon en a l'ail pour l'étude des questions d'hérédilé. V. beo.mètru^'LF.
COURBELIGNE adj. f. Syn. de courbelimî, v. t. III.
*C0URCEL I Alphonse Chodron. baron dk'i, diplomate français, né à Paris en 1835. — U fui chargé, en février 1906, do représenter le gouvernement français aux obsèques du roi Christian IX de Danemark.
COURCELLES, ville de Bel gique iprov de Hainaut [arr.
de Charleroi ) , sur des ruisseaux qui vont au Piélon. tributaire de la Sambre f bassin de la Meuse); 16.700 hab. Houillère; faljriqucs de tuile, fcrronnciic
COURCODÈME ou CORCO- DÉME (saint), en laim Curtodomus, diacre et martyr dans l'Auxerrois au m* siècTe. Il lut envoyé de Rome, vers 2.", par le pape Sixte II, avec saint l^érégny, qui fut évêque d'Auxerre. — Fête le 18 mai.
COURGY (Charles de), au- B.uvn de CourceL
leur dramaiique français, né à
Passy en 1836. — Fils de Frédéric de Courcy [1795-1862]. qui fut un fécond vaudevilliste, il débuta par une comédie jouée au Vaudeville en 1856 et fit représenter à l'Odéon, en 1860, un drame en cinq actes : Daniel Lambert, suivi bientôt d'une œuvre du même genre ; Diane de Valmenil. Il revint aux scènes d'observation fine el au dialogue avec les Vieilles Fiiles. Entre temps, il avait doiuiê au (iymnase, avec Lambert Thiboust, deux actes : la Marieuse; il collabora ensuite avec E. Nus et écrivit avec lui ; M<idevioiselle Didier (quatre actes) et Madame de iXavarret (1887). Sa jolie comédie en un acte : une Conversion, qui date de 1891, a terminé sa carrière d'auteur dramatique. On lui doit, en outre, Histoires du Café de Paris.
COURGENAY, comni. de Suisse (cant, de Berne), sur lo versant nord du Lomont; l.cou hab. Station du ch. do f. Dclêmonl-Delle ; fabrique de cigares.
*CoURMEAUX I Pierre-Eugène), publicîsle et homme pohuque français, né à Reims en 1817. — Il est mon à Reims en \vo2.
Courpière (Souvenirs du vicomte de) [1901]; Monsieur de Courpière marié i1'h>5), romans par Abel Hermant. Le sous-titre (pie portent les deux œuvres: « Mémoires pour servir à l'histoire de la société « est d'uno généralité véritablement un peu risquée; car le héros du livre et le milieu très aristocratique oCi il vit — dont il vit, pourrait-on dire — témoignent d'une absence de sens moral trop parfaite pour ne pas être exceptionnelle. Il est difficile d avoir, en elTet, sous le vernis léger de la correction mondaine, plus do vices que le vicomte de Courpière, et moins do scrupules pour les satisfaire. Tout enfant, il exploite ses camarades et s'approprie élégamment la bourse de sa mère: jeune homme, il cambriole ses tiroirs el se décide à utiliser ses avantages physiques l>onr chercher dans le conmierce des femmes tout ce qu'un habile homme sans i>rêjngés en peut tirer : les prolits après le plaisir. Plus tard, il commettra quelques faux, et tînîra, grâce à d'admirables combinaisons, par épouser la richissime M"" Lambercier. Marié, il semble un instant sortir de sa voie; car s il a toujours beaucoup de fournies, niuiutenant c'est lui qui les paye. Toutefois. Il révèle i>ar un coup de maître final qu'un génie comme le sien ne saurait déchoir. Ou l'avait marié sous le sévère régime dotal; l'adroit vicomte se conduit de si scandaleuse façon, qu'il amène la vicomtesse, quoique follement éprise, A demander le divorce. M. de Courpière consent ù le laisser prononcer contre lui. galamment... ;\ condition qu'on lui verse un petit dédommagement d'un million. Puis ÎI revient s'installer auprès do sa femme avec la plus parfaite aisance, car pour les gens nés et bien pensants le divorce n'existe pas. Rien n'est changé, si ce n est que le charmant homme n'est plus gêné par co ridicule régime dotal. Les autres personnages sont à l'avenant. Pour n'eu citer que deux, la mère du vicomte a pour amant le baron Duval. Sou mari le sait, son lils également, et ils en bénéficient chacun à sa manière, i^uand te baron meurt, il laisse ù sa maîtresse 8u.oo0 livres de rentes. Le père et le fils discutent gravement si l'honneur permet d'accepter cet hérit,igo. Lo comte refuse enaïqiareni-e, pour que le vicomte lui augmente i- son mois » ; mais sons main il accepte.
Une observation aij^uë et personnelle, un style incisif et imagé communiquent à ces étranges aventures une apparence singulière de vérité. L'agrément et l'intérêldes détails font oublier ce que l'ensemble, considéré comnio une contribution à « l'histoire de la société -, a deréellenu'ut excessif el artificiel.
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* COURRIÉRCS, comni. ilu Pas-dc-Calais. — La concession des mines ilo Courrières a été lo théâtre, le 10 mars l'JOO, rl'uiio des plus terribles catastrophes — la plus grave eu tout cas par le nombre des victimes — ilont l'histoire dos houillères lasso mention. I,o grisou est assez rare an milieu des couches exploitées do la mine; mais, un incendie s'étant déclaré dans une galerie, il se produisit probablement une véritable distillation do la houille en vase clos, avec production do gaz intlammablos ou toxiques. Près de l.iOO ouvriers so trouvaient dans les galeries, lorstju'une explosion so produisit, tuant par la violence du choc ou la lormation do gaz délétères la majorité des travailleurs, et démolissant les boisages des galeries ainsi que les appareils do montée et de dosconte. Près do Ï.200 mineurs restèrent ainsi ensevelis, malgré lo secours de nombreuses éiiuipes do sauveteurs, dont une allemande. Treize d'entre eux seulement, après vingt jours de captivité errante au fond des galeries, réussirent à gagner raccrochage; un quatorzième no remonta Il la surface que le vingt-quatriemo jour après la caïastrophi'. Une longue grève d'une partie du bassin liuiiiUcr suivit cette épouvantable catastrophe. *COURROIE n. f. — Encycl. Autom. I,a courroie est pou employée pour la transmission dans les voitures automobdcs, surtout parce qu'on n'a pas su l'emplover avec uno vitesse suffisante pourassurer sa bonne utilisation. Cependant, le camion Dufour emploie uno courroie pour réunir le moteur au changement de vitesse sur des poulies do 50 centimètres de diamètre, ce qui donne des vitesses linéaires do courroie voisines de i5 mètres par seconde. Elle permet alors de transmettre uno grande force avec bon rondement, grâce à la faible tension nécessaire.
La motocyclette, au contraire, emploie généralement la courroie comme organe ile transmission, a cause do sa souplesse. En elfet, le moteur de motocycletto a un si petit volant qu'il réagit très durement sûr ses organes de transmission et fatigue beaucoup les engrenages et les chaînes si l'on no prend pas dos dispositions spéciales d'amortissement qui compliquent la construction. La courroie dans la motocyclette réunit directement une poifiie de petite dimension placée en bout d'arbro du moteur à uno poulie plus grande, en tôle mince, fixée aux rayons de la rouo arrière et un peu plus petite qu'elle.
Il en résulte que la vitesse linéaire de la courroie est toujours inférieure à la vitesse do propulsion do la motocyclette et voisine do 6 à 10 mètres au plus. Dans ces conditions, elle transmettra sa puissance en exerçant un grand effort de traction sur son brin tendu. Or, l'angle d'enroulement sur la petite poulie est très faible, de 125 à 135 degrés seulement. Avec une courroie ordinaire eu cuir, il faut alors uno tension initiale énormo, qui fatigue beaucoup courroie et paliers.
Certains inventeurs ont diminué cette tension en employant une petite poulie en cuir do champ, dont l'adhérence est plus grande . D'autres ont modifié la courroie elle-même. On imagina d'abord de la constituer par une lamère de cuir tordue sur elle-même, avec une âme au centre, on corde. Cette disposition avait L'avantage de faciliter beaucoup la tension. La courroie se plaçait sur des poulies à gorge (fig. 1 ). Le serrage sur les joues de la gorge en A et B augmentait l'adhérence (elle est doublée si l'angle des deux joues est de 60 decrrés, ce qui avait généralement lieu).
Il faut d'ailleurs éviter soigneusement que la courroie ronde ne vienne porter au fond do la gorge, car cela supprimerait le pincement entre X et B qui augmente l'adhérence.
En elf&t , soit ( fig . 2 1 A C B la gorge d'angle 2i. ISoit OF la pression en un point de la courroie sur la poulie. OF se décompose ea deux forces
Of Of et Of=Of' = -^.
2sina
On voit que Of augmente quand « diminue, et l'augmentation do cette pression Ofiou Of) sui la joue ain; mente l'adhérence. En particulier, vi
a = 30", sina = et Of = Of = OF. Il y a donc adhi renco en A et en B égale à l'adhérence unique qui se produirait en C si la courroie touchait en ce dernier point
L'usage a montré que la courroie ter due se déformait vite en saplaiissant Gela venait de ce qu'elle n'avait que peu de points de contact avec la poulie Aussi, lui a-t-on depuis peu substitue uno courroie formée de trois bandes de cuir (flg. 3) clouées ou cousues 1 uno sur 1 autre et formant un trapèze, d'oii le nom do court ote tiapnzoiiiale.
Signalons, enfin, que le cuir a été remplacé parfois par du coton imprégné do halata non sans succès.
*COURS n. m. — Terrain préparé pour le jou de laicn-
Ifimis. V. ce mot au t. V.
* COURSE n. f. — ExcvcL. Sociétés de courses. Diverses modifications ont été apportées au fonctionnement des
courses, tel qu'rl avait été organisé par la loi du 2 juin 1891 et les décrets des 7 juillet 1S91 et 21 novembre 1896, dont certaines dispositions étaient restées lettre morte. Les nouvelles mesures ont fait l'objet du décret du 18 aoiit 1005 et de communications officielles adressées par le ministre de l'agriculture à chaque société de courses. Le décret du 18 août 1905 réorganise la comptabilité des sociétés et institue une conmiission spéciale chargée de vérifier le projet de budget et tes comptes annuels qu'elles sont tenues d'adresser au ministre de 1 agriculture. Celui-ci est autorisé à faire redresser d'office, sur les livres, les comptes qui auraient donné lieu de la part de la commission à des observations justifiées non suivies d'effei. Lo décret laisse aux sociétés l'administration, sous le contrôlo de l'Etat, des ressources provenant des prélèvements autorisés sur le pari mutuel pour frais de fonctionnement et de surveillance ; mais il stipule que les reliquats, s'il en
COURUII^RES — COLRTELLEMOXT
existe, seront oxclusivomcnt alTcclés on euconragoments à l'élevage. I.e ministre de I 'a{,'riculture approuve préalableraeul la répartition «le ce reliauat.
Los divers londs do rdsorve des sociétés no peuvent. en aucun cas, dépasser en totalité la somme uécossaire à leur plein ronctioonoment pendant une période de deux années. Toutes les ressources des soriétés, à TexceptioD des fonds de roulement, doivent ttro représentées par des valeurs do premier ordre. Les sociétés no peuvent acquérir d'autres immeubles que ceux qui seront reconnus strictement nécessaires à leur exploitalion, et les acquisitions do ce genre ne seront faites qu'après autorisation spéciale du ministre do l'agriculture.
Les mesures qui ont fait l'objet do communications officiellement notiriées aux sociétés ont trait entre autres aux paris illicites qui avaient pris une extension inquiétante au détriment du pari mutuel, seul autorisé sur les cbamps de courses par la loi du 2 juin 1891.
Dans lo but de faire disparaître lesagenccs clan- c;^^ destines qui opèrent tant
dans l'enceinte qu'en dehors des hippodromes, des primes ont été instituées pour récompenser les agents qui auront dressé des contraventions et saisi des enjeux.
— Courses militaires. Une instruction niinistcrieHc du 12 novembre iyo3 a détermine dans quelles conditions doivent être organisées et courues les courses militaires, instituées pour la première fois en 1850, supprimées en iSGO, puis rétablies quelques années après la guerre de 1870, et qui ont été l'objel de plusieurs règlements successifs en 1880, 1890 et 1892. Les courses militaires ne peuvent être courues que par des chevaux inscrits sur les contrôles de l'armée ou appartenant à des ofliciers, montés par des sous-officiers do l'armée active ou par des officiers en activité de service, y compris les ofticiers de réserve et de l'armée territoriale accomplissant un stage d'instruction. Aucun prix en argent ne peut être atfec'té aux courses militaires : les prix no doivent consister qu'en objets d'art ou d'utilité militaire. La tenue militaire est de rigueur pour toutes les courses militaires.
Course de chars romains, tableau de Checa (Salon de 1890). Des quadriges lances à toute vitesse arrivent au bout du cirque et s'apprêtent à contourner l'extrémité de la spina, sur laquelle sont assis des spectateurs. Un des chars, tournant trop court, s'est écrasé contre la borne et un autre quadrige, attelé de chevaux blancs, s'arrête brusquement derrière lui, tandis qu'un troisième, au premier plan sur la gauche, va franchir le difficile passage. L'œuvre est mouvementée, violente et d'un coloris éclatant.
Course du flambeau (la), pièce en quatre actes, de Paul Hervieu. (Vaudeville, 17 avr. 1901.) — M"" Sabine Revel, veuve, est aimée de 1 Américain Stangy, que volontiers elle aimerait Elle refuse cependant de l'épouser, car ce serait risquer de diminuer, s il sun-enait d'autres enfants, la paît d'héritage de sa fille Marie-Jeanne, qu'elle adore. Stangy parti, Marie-Jeanne quitte à son tour Sabine stupéfaite, pour se marier à Didier Maravon. Didier fait de mauvaises affaires. Il faudrait, pour lo sauver de la faillite, 303.000 francs. Sabine les demande à sa mère. M"' Footeoais, qui refuse. Alors, Sabine les lui vole; inutilement d'ailleurs, car elle ne peut négocier les titres-
Plus tard, c'est la mort même de M""» Fontenais qui apparaît nécessaire pour que Marie-Jeanne devienne riche par héritage. Sabine ne tue pas sa mère, mais elle consent à ce quo celle-ci vienne dans l'Engadine, bien qu'elle sache que l'air trop vif des montagnes sera mortel à la vieille dame. AI™* Fontenais, cardiaque, meurt en effet. Stangy emmène Dioier faire fortune en Amérique, et Marie- Jeanne suit Didier.
Ainsi , par amour pour sa fille , Sabine s'est sacrifiée elle-même, a volé, a consenti la mort de sa mère... et sa fille, la traitant comme elle-même a traité M"" Fontenais, la laisso seule, ea proie à un désespoir mortel.
Tel le coureur antique, épuisé, passait à un autre coureur le flambeau qui devait arriver à l'autel, en ne s'inquiétant que de son successeur et non point de son prédécesseur, ainsi le ])ère. ainsi la mère s'occupe de son enfant et non de ses proj^)rcs auteurs, et l'entant, à son tour, se montre ingrat. Cest, suivant l'auteur, la loi de l'humanité.
La pièce est forte, bien charpentée ; elle montre à nu des sentiments qui ne sont pas nobles, mais elle émeut jusqu'à l'angoisse, et reste fort belle.
GOURSELLES-DUMONT (Henri\ peintre français, né à Paris en 1S56. II fut quelque temps élève de Pils à l'Ecole des beaux-arts ; mais son vrai maître fut Elie Delaunay, chez lequel il entra dès 1876, et dont il devint le collaborateur, lorsque Delaunay eut assumé de grands travaux pour l'Hôtel de Ville, la Cour de cassation, le Panthéon. Les morceaux du Panthéon seuls furent menés à bonne fin \ achevés en 1895). grâce au dévouement de Courselles- Dumont, qui peignit entièrement le panneau de gauche {Attila) sur une simple ébauche, après la mort du maître. Sa signature y est jointe à celle d Elie Delaunay. Courselles-Dumonta obtenu, en 189S. uno première récompense au Salon avec le Conquérant ; une seconde avec le Printemps (1901). aujourd "hui au musée de Soissons. On lui doit, en outre : Pêcheurs retrouvant la tête d'Orphée (1899) ; le Travail couronnant VArt. plafond pour la mairie d' A snières (1903); ia Captive (1901): Chez Eros (1906). Il a e.\écuté aussi un certain nombre de grandes aquarelles (Persée et Andromède, 1904) : autres aquarelles aux musées de Montauban, Toulouse, etc., où se sent l'influence de Gus-
tave Moreau, Enfin, il a gravé quelques eaux-fortes originales (Â'a£om^, 1887, etc.).
COURSISTE (sîast'l a. f. En Russie, Jeuoe fiUo qui suit les r-'juru des universités.
CoURS-LES-BAINS, comm. do la Giroodo. a :
Cuiinaud.
Âc tic okaxo litOiStitià, dnyLMô Ciicca.
18 kilom. do Bazas. près de la Lande; 3S0 hab. Eaux minérales ferrugineuses et alcalines employées contre l'anémie et la chlorose. Etablissement thermal.
COURTAUD (tô) D. m. Instrument de musique à vent et à anche en usage au xvi' et au xvu* siècle. (Le courtaud, du genre des bassons, à pavillon recourbé, comme celui des saxophones, ser- ]}
vait de basse à la musette.) g
COURT-CIRCUrr n. m. Phénomène électrique (|ui so produit quand on réunit par un conducteur do résistance nulle ou très faible deux points entre lesquels 'ïxiste une différence de potentiel.
— Encycl. Les courts-circuits peuvent être ou accidentels et dangereux ou provoqués intentionnellement et utiles.
L'énergie dépensée dans nn conducteur électrique de résistance R, dont les extrémités sont à une différence do potentiel E, étant, d'après la loi de Joule, représentéo
par —, on voit que si R = 0, ou est très petit.
l'énergie est considérable et croît indéfiniment quand la dépense de potentiel est entretenue par un générateur. Cette dépense d'énergie se traduit par un échauffemcnt du conducteur qui entraîne sa fusion et sa volatilisation et il en résulte des accidents plus ou moins graves, incendie, destruction de matériel, etc. C'est notamment ce qui arrive quand, dans une canalisation de lumière électrique par exemple. l'isolement des conducteurs venant à disparaître à cause de l'humidité, de vapeurs ou de toute autre cause désagrégeant ou détruisant la matière isolante, ces conducteurs viennent au contact. Lo même accident se produirait si ou réunissait par un fil métallique les deux bornes d'un voltmètre ou d'une lampe en dérivation. Dans l'industrie on pare aux effets destructeurs des couriscircuiis par l'emploi de fusibles et de disjoncteurs qui séparent automatiquement lo siège de l'accident de la source d'énergie.
Dans certains cas, on utilise la grande quantité de chaleur dégagée par les courts-circuits pour produire des effets utiles ; ainsi t'allumago des lampes à arc, certains procédés de soudures électriques ne sont que des utilisations des courts-circuits.
Lorsque la différence de potentiel entre les deux points d'un circuit réuni par un conducteur de faible résistance est peu élevée, l'introduction de ce conducteur n'a pour effet quo de dériver la plus grande partie du courant ; c'est ce qui arrive par exemple quand on met un conducteur entre les deux bornes d'un ampèremètre ou d'une manière générale entre les bornes de tout récepteur en série. C'est là, dans l'industrie, une opération courante à laquelle on a donné le nom do mise du récepteur en court-circuH.
COURTE n. f. Nom do la poule d'eau dans l'Artois, le Calaisis et quelques autres régions du nord de la France. ^CODRTELINE (Georges Moinacx, dit), auteur dramatique français, né à Tours en 1860. — Depuis 1899, il a
fait roprésenir:r : l'Affaire
Chant 1* If/ non (Srala), Blancheton père et fils (Capucines, 1899), toutes deux tirées des Tribunaux comiques, de Jules Moinaux, et la seconde en collaboration avec Pierre ■\'eber; puis le Commissaire es!
bon enfant , avec J. Lévy {Gymnase, 1899); Victoires et conqtiéies (Maihurins, 1902i; l'Article S30 (iftOOi; tes Balances (1901); la Paix chez soi (1903), ces trois dernières œuvres jouées au théâtre Ai.
toine : enfin, yfentons bleu- ( 1906). Dans toutes ces pièces en un acte, Courteline continue à montrer ses qualités d'observateur un peu amer sous un masque de bouffonnerie. Ce tempérament de misanthrope devait d'ailleurs l'amener à écrire la Conversion d'Alceste, un acte en vers, qui fut représenté à la Comédie-Française en 1905. CouRTELLEMONT (Ger%'ais). V. Geevais-Ôouetelle-