V. HAUOL'S ou WAKOCF aU t. V
1 YVED (saint),
eu du vi« siècle.
en latin Evodîus, évoque du
Evolocère {gr. 10 fois).
EVOD
Puy, vers le niîlici
EVOLÈNE, bourg de Suisse (Valais [distr. dHérens'), à 1.380 mètres d'altitude, sur la Borgne, affluent du Rhône ; 1.400 hab. Elevage de bestiaux, fromagerie.
EVOLOGERE n. m. Genre d'insectes coléoptères clavicornes. de la famille des lathridiidés, créé en 1903 pour des formes nouvelles découvertes dans l'Amérique centrale. (L'espèce type do ces petits insectes bruns, vivant dans les détritus végétaux, est Vevolocera Championi, du Guatemala.)
EVOTOMYS (è, 7niss) n. m. Genre dfc' mammifères rongeurs, de la famille des muridés, comptant ime trentaine d'espèces répandues sur l'hémisphère boréal.
— Encycl. Les evotomys sont des campagnols de taille médiocre, ordinairement roux ou d'un blond doré.
Trois espèces se trouvent en Europe. ISevotomijs rutilus, commun dans tout le nord de l'ancien monde, ne l'est pas moins aux Etats-Uuis. h'evotomys glareolus, plus méridional, est abondant en France.
EvREMOND (saint), en latin Evremondus, abbé en Normandie, mort vers l'an 720. Il était d'une famille noble de Baveux. Il quitta la cour du roi Tierry III, se retira du monde et fonda le monastère de Fontenay (diocèse de
Séez). — Fête le 10 juin.
EWALD fErnst'. peintre allemand, né et mort à Berlin â836-1905\ Elève de Couture, de 1856 à 1863, il fit un séjour de deux années en Italie. Do retour à Berlin, il se lit remarquer par ses peintures décoratives de la Nationale Galerie : Histoire de Siegfried, Kriemhild. et lirunehild, exécutées à la cire. On lui doit de curieux cartons de vitraux ou de mosaïques. U fut directeur de la section d'enseignement du musée d'art industriel de Berlin, puis directeur de l'Ecole des beaux-arts.
EVZONE ièv-zon) n. m. En Grèce, Soldat de l'infanterie légère, vêtu do la fustanelle (v. ce mot) nationale.
^EXAMEN n. m. — Encycl. Dr. Fraudes dans les examens. V. FRAUDE.
EXANTH ALITE n. f. Syu. de MiRABiLiTE, au t. VI.
*EXARQUE n. m. — Reli^. Exarque de Bulgarie, Chef spirituel de l'Eglise nationale bulgare.
— Encycl. Depuis la tin de l'iiidépendance nationale, l'Eglise bulgare, jadis autocéphale. s'était trouvée soumise à la suprématie spirituelle du patriarche grec de C'onstantiuople. Les Eglises bulgares eurent beaucoup à souffrir do cette domination étrangère, et, lors de la renaissance de la nationalité bulgare, an xix* siècle, elles ne cessèrent de réclamer la cousiitution d'une communauté autonome. Satisfaction leur fut donnée, en 1870, par la création d'un exarchat bulgare, qui gouverne, au point de vue spirituel, tous les Bulgares de la péninsule balkanique. Cette institution provoqua chez les grecs de graves protestations, et l'exarque fut excommunié, ainsi quo ses hdèles, par le patriarche de Constantiuople. L'exarque réside à Orfa Keni, sur le Bosphore, près de Constantiuople. Le premier exarque a été Mf Anlhyme, de 1872 à 1877. Le second, actuellement en fonction, est Mf Joseph, théologien distingué, ancien étudiant do l'Université de Paris.
EXARTHRÈHE n. m. Syn. de luxation.
*EXCAVATION n. f. — Encycl. Dr. Les excavations faites daus les rues ou places sont considérées comme des dégradations de ta voie publique et peuvent être punies comme telles par le juge de simple police d'une amende de la valeur de trois journées de travail ou au-dessous et d'un emprisonnement qui n'excède pas trois jours. Mais, comme elles compromettent la sûreté de la voie publique.
elles rentrent dans la classe des objets que 1 autorité municipale peut défendre par des arrêtés spéciaux et sont alors punissables do l'amende do 1 à 5 francs et, au cas de récidive, de l'emprisonnement de trois jours au plus, dont sont passibles ceux qui négligent ou refusent d exécuter les règlements concernant la petite voirie. Ces dernières péDaliiés sont applicables au cas de défaut -i é,;Iai. rage dos excavations, qu'il y ait ou non uu arrêté municipal le nrcscrivant. V. èclaieagk.
Lorsque los excavations ont été la cause d'accidents ayant occasionné la mort ou la blessure des animaux ou bestiaux appartenant à autrui, leur auteur rio
amende do U à 15 francs et d'une peine d • : ut
de cinq jours an j lu-, m c:i^, .]«■ r-'ri'liv. > .-é
des blessur>
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à deux ans cl i auicnUc do £^ à Gifu irancit, » U y a co mort d homme.
♦excitation n. f. — Biol. Ex-:.' Action exercée par l'influx ner\cux r
le fonctionnement, la mise en activ,^ ,,
tologiques, muscles, cellules glandulau. s. .-ic, :i:v i.jsquels fe nerf qu'il parcourt est en connexion.
— Encycl. \V. Roux, et plus récemment Y. Delage, ont beaucoup étendu 1 influence de Vexcilalion fonciionnelle. L'excitation, en effet, par le fonctionnement qu'elle provoque, détermine en lin de compte ran-ni-iitation de masse du tissu excité. Si une excita' -■ répote
fréquemment, il y aura donc une aiiu plus en
plus marquée do la substance viv:r au détri-
ment des autres substances non e> jue ces
dernières, néanmoins, disparaissent , . lement.
comme on lo voit, par exemple dan^ .. . .. , musculaires où le protoplasma granuleux est réduit au minimum, alors que le protoplasma contractile est très aljondai.i. C'est à l'excitation fonctionnelle ainsi comprise et étendue à toutes catégories d'excitants {physiques, chimiques, mécaniques") que W. Roux attribue le rôle capital dans la différenciation histologique, la structure et les fonctions des organes et la formation des espèces, V. assimu^ition. *EXCLUSIONn.f. — Encycl. Milit. La loi du 21 mars 1905 a modilié les cas d'exclusion et la situation faite aux exclus. Sont toujours mis, soit pour leur temps de service actif, soit en cas de mobilisation, à la disposition des déparlements de la ^erre et des colonies, les exclus proprement dits, dont 1 ensemble comprend : les indiviiius coudamnés à ime peine afflictive ou infamante ; les condamnes à une peine correctionnelle d'au moins deux ans d'emprîsounemenc avec interdiction de tout ou partie do l'exercice des droits civiques, civils ou de famille; les relégués collectifs et individuels ; les individus condamnés à l'étranger pour un crime ou délit puni par la loi française dune des peines ci -dessus indiquées. Pendant leur période d'activité, comme ensuite au cours des six premiers mois du séjour dans leurs foyers ou en cas de rappel par suite de mobilisation, les exclus sont soumis aux mêmes dispositions que les militaires de l'active, de la réser\e ou do la territoriale, sauf substitution éventuelle, pour eux, do la dégradation civique à la dégradation militaire.
Vient ensuite la catégorie des individus qui, sans être qualifiés expressément d'exclus, doivent être incorporés dans les bataillons d infanterie légère d'.Vfrique, sauf décision contraire du ministre de la guerre après en(|uêtc sur leur conduite depuis leur sortie de prison. Ce sont : les individus reconnus conpables de crimes, mais condamnés seulement à l'emprisonnement par application de l'article 463 du code pénal ; les condamnés en correctionnelle pour outrage public à la pudeur, délit do vol, escroquerie, abus de confiance, attentat aux mœurs ou pour avoir fait métier do souteneur, pour\u que la condamnation unique ou l'ensemble des condamnations encourues représente un total de six mois au moins, les condamnations prononcées à l'étranger n'entrant en ligne de compte qu'après vérification de leur replanté et 1 égalité par lo tribunal correctionnel du domicile civil du condamné. Les hommes détenus au moment de l'appel do leur classe ne sont incorporés qu'après lexpiration do leur peine, mais pour la durée totale du service prescrit par la loi. Enfin, aucune des dispositions ci-dessus nesl applicable aux hommes condamnés pour des faits politiques ou connexes à des faits politiques, la nature de leur condamnation devant être, s'il y a lieu, examinée et déterminéo par le tribunal civil dtî lieu de leur domicile.
ExEA-DOnMERG (Antoinc---lc/(i7/e, comte d), général français, né à Narbonne en 1807. mort au château de la Devèze, près de Lunel- Vieil (Hérault), en 1902. Sorti de Saint-Cyr, il fit toute sa carrière daus l'infanterie. Il fit ses premières armes en Grèce, pendant l'expédition de Moréo, et passa aux chasseurs à pied à la création de ce corps d'élite. Il commanda le 10' bataillon, assista à la bataille disly, devint colonel en 1846. général de brigade en 1852, divisionnaire en 1864, et fut appelé, au début de la guerre do 1S70, au commandement d'une division du 13» corps (Vinoy !. avec lequel il prit part à la retraite de Mézières, puis au siège de Paris. Chef du 3* corps de la deuxième armée, dans la capitale investie, il se distingua a Champigny. Après la guerre, il fut maintenu sai.s limite d âge' dans le cadre d'activité, pour avoir commandé en chef devant l'enacuii.
ExEL, comm. de Belgique 'LimbourgCarrond. de Maeseyck] ,dans la Campine, près du Dommel, tributaire de laMeuse; 1.730 hab.
Exercices spirituels de saizit Ignace. Ce livre a été écrit en espagniol par le fondateur de la Compagnie de Jésus. Il a été traduit en latin par le P. Frusius (1548 : c'est le seul texte approuvé par le pape ; les jésuites lui donnent le nom de Vulgate. Les traductions en langues modernes sont nombreuses. Il ne.faut pas confondre le texte réel de saint Ignace avec de nombreux commentaires qui ont été écrits sur ce texte et qui portent le titre mémo du livre.
Cet ouvrage n'est pas un simple manuel de méditations. C'est, avant tout, une méthode d'exercices spirituels mise à la disposition d'un directeur de conscience, qui les adapte aux besoins des retraitants, une sorte de formulaire pour appliquer aux nécessités des âmes la doctrine évangélique et traditionnelle. Son but premier est le choi.x d'un état do vie et la réforme de l'état de rie; mais il peut être accommodé à d'autres buts spirituels.
EXERCISEUR — EXPOSITION
Dans les annotations, placées au commencement du livre, le directeur est invité à mettre beaucoup de douceur ot de discrétion dans l'adaptation de la doctrine spirituoHo générale : il doit respecter la liberté des âmes, se préoccuper do leurs besoins particuliers, et tenir compte aussi de rintelligenco de celui qu'il dirige et do sa force morale. Il faut se garder do lui demander plus qu'il ne peut. Ces recommandations forment une sorte de pédagogie spirituelle, où l'autour montre beaucoup de sagesse. Les Exercices spirituels sont très répandus parmi les catlioliques, et les protestants eux-mêmes s'y intéressent ot s'en occupent.
EXERCISEUR [zeùr) n. m. Extenseur, appareil do gymnastique nue l'on lise à une cloison et à l'aide duquel on pratique 1 assouplissement des membres et du tronc. *EXHUMAT10N n. f. — Encycl. L'autorisation nécessaire pour procéder aux exhumations est accordée par les maires, dans les départements, et par le préfet de police, à Paris. La demande, libellée sur timbre, doit être faite par le plusprocbe parent du défunt ou par un fondé de pouvoir dont la signature doit rtro légalisée par le maire ou par le commissaire do police. (Ord. de police du 1" février 1817 applicable dans les départements; ord. de police du 5 juin 1872, art. 4.)
Que l'exhumation ait lieu sur la demande de la famille, par mesure administrative ou par autorité de justice, outre un membre de la famille ou nn ami du défunt, le commissaire do police ou, à défaut, le garde champêtre, doit être délégué par le maire pour assister à l'opération. Ces fonctionnaires ont droit, sauf exception, à la perception de vacations fixées par le maire après avis du conseil municipal. (Loi de fin. du 30 mars 1902, art. 62.)
Le fonctionnaire délégué doit dresser un procès-verbal constatant l'état dans lequel a été trouvé le corps, et remettre cet acte à l'autorité municipale dans le plus bref délai.
Dans le cas d'exhumation demandée par la famille ou effectuée par décision administrative, le procôs-verbal constate en même temps l'inhumation nouvelle. Celle-ci doit avoir lieu en présence des mêmes personnes qui ont assisté à re,vbumation, lorsque les deux opérations sont faites sur le territoire de la môme commune.
Lorsque le nouveau lieu de sépulture est situé dans une autre commune, si le décès est do date récente, il y a lieu de prendre, avant de transporter le cadavre, certaines mesures de précaution édictées dans l'intérêt de la salubrité. (V. transport des corps.) Le maire du lieu de l'exhumation délivre ensuite un passeport motivé à la personne chargée de conduire le corps, et il adresse directement, aux frais des parents ou amis du décédé, une expédition de l'acte de décès et du procès-verbal de l'état du corps au maire de la commune où l'inhumation doit avoir lieu. (Cire. int. 26 thermidor an XIL ) C'est le commissaire de police de cette dernière commune, ou le fonctionnaire qui le remplace, qui doit assister à la nouvelle inhumation et en dresser procès-verbal.
Exode (l'}. Saint-Quentin pris d'assaut, 29 août f557, tableau de Francis Taitegrain. Cette peinture, destinée à Iholel de ville de Saint-Quentin, a obtenu la médaille d'honneur au Salon de 1899. — En 1557, après la rupture de la trêve de Vauxelles, Saint-Quentin fut assiégé par le duc Philibert de Savoie, qui conduisait l'armée ae Philippe H, roi d'Espagne, forte de 60.000 hommes. Malgré les efforts de lanairal de Coligny, enfermé dans la
rieur, comme le sublimé, les alcaloïdes, etc. 'V. endogène
{intoxication).
EXORRHXZE adj. Bot. Qui a sa racine hors de terre.
EXOSQUEXiETTE (du gr. exô, au dehors, et de souelette) n. m. Se dit chez les animaux de toutes les productions d'origine épidermique, comme poils, ongles, plumes, etc.
EXOTHYROPEXIE ( ptk si — du gr. exô, au dehors, tfiureos, bouclit'r, et péxis, action de tixer) n. f. Opération ayant pour but de provoquer le sphacèle du corps »hyroïde en l'attirant au dehors après incision de la peaii et le maintenant ainsi pendant quelques jours.
Expansé, lac du Canada fprov. de Québec), sur le versant de la baie d'Hudson; 15.000 hect.
EXPÉDIT (saint), martyr qui fut mis à mort dans une ville d'Arménie nommée* Melitine ou Melltane, avec d'autres chrétiens : Hermogène. Aristonicus, Rufus, etc. Son nom est signalé dans les divers martyrologes, en particulier dans le martyrologe hiéronymien ; sa lête, comme celle de ses compagnons de martyre, est lixée au 19 avril.
Dans les premières années du xx* siècle une controverse s'est élevée, au sujet de ce bienheureux, parmi les écrivains catholiques; en voici l'objet. On honore en France, en Allemagne, en Belgique et même en Italie, un saint Expèdit, qu'on implore particulièrement comme accordant sans retard les demandes qui lui sont faites. Interprétant cette tradition, quelques artistes ont môme représenté saint Expédit avec un corbeau sous le pied. Ce corbeau porte dans son bec une inscription où on lit le mot cras, dont le son représente grossièrement le cri de cet oiseau, et qui signifie en latin demain; dans sa main droite, le saint tient une croix où se lit, au contraire, le mot fiodie {aujourd'hui}.
Certains écrivains catholiques de l'école critique soutiennent que ce que l'on raconte de ce saint Expédit n'a rien de fondé; que la croyance en l'efficacité immédiate de son intercession est née d'un simple calembour, dont son nom est devenu l'occasion, et qu'enfin son image a quelque chose de ridicule et même de superstitieux. Un boUandiste, le P. Delehaye, écrit même que le saint Expédit vénéré aujourd'hui n'est pas le même que celui du martyrologe hiéronymien, et que d'ailleurs l'inscription de celui-ci, dans ce martyrologe, ne serait pas une raison suffisante pour légitimer son culte, le martyrologe hiéronymien contenant des noms que l'Eglise n'a jamais proposés à la vénération des fidèles, comme celui d'Eusèbe de Césarée et d'Arius. Les autres critiques blâment seulement, comme nouvelle et sans fondement, la forme qu'a prise la dévotion à saint Expédit. Cette opinion même est vivement combattue par les écrivains de l'école conservatrice, respectueuse des traditions reçues. L'autorité de l'Eglise n'est point intervenue dans cette querelle.
Expert (Norbert-Isidore-^enry), musicien archéologue, né à Bordeaux en 1863. Ses études terminées, il entra à l'école de musique classique (école Niedermeyer\ fut élève de Gigout et de C. Franck, puis professeur â l'école Niedermeyeret à l'école des hautes études sociales. Séduit par la beauté des polyphonistes de la Renaissance, surtout des maîtres français, il abandonna la composition pour les travaux d'érudition et publia le Corpus de l'art musical franco-flamand des xv et xvi* s., qui comprend l'édition on partition des Maîtres musiciens de la Hetiaissance française, les théoriciens, une bibliographie thématique, des commentaires historiques et cri-
L'ExoJc, d'aprùs Fr. Tattcgraïn.
ville avec un millier de défenseurs, Saint-Quentin fut pris d'a.ssaut le 87 août 1557. Los vainqueurs massacrèrent combattants et habitants, se livrèrent au pillage et incondièrent la ville. Le 29, l'ordre fut donné, dans l'armée espagnole, de renvoyer toutes les femmes en France, au nombre de 3.500. C est ce dernier épisode qu'a évoqué l'arcisto. A droite et à gauche ce no sont qu'édifices en ruines, débris fumants. De partout accourent des fugitifs, qu'un représentant du roi d Espagne, un cavalier de belle allure, n arrive point à protéger.
L'aspect panoramique du tableau ot la lumière trop également répartie nuisent à la puissance de l'effet. Mais certains morceaux, comme le cavalier espagnol et son cheval, sont énergiques et puissants.
^EXOGÈNE fdu gr. exâ, au dehors, ot gennân, engendrer) adj. Pathol. intoxication cxogdne. Intoxication produite dans un orgaoismo par dos poisons venus de l'exté-
tiques. Il reproduit des œuvres d'Orlande do Lassus, do Goudimel, Claude Le Jeune, Janequin, Costeley» Michel do Menehou, etc. Ce Corpus démontre par les documents mêmes que l'harmonie et la polyphonie sont l'œuvre des musiciens français, qui l'ont portée au plus haut degré de perfection avant l'Italie.
*EXPLOIT n. m. — Encycl. Proc. civ. Aux termes du
décret du 13 novembre 1899, l'allocation accordée aux huissiers, pour chaque copie remise sous enveloppe, est fixée â cinq centimes, en matière criminelle, correctionnelle et de simple police.
Exploits (iuvikrk hks), cours d'eau de l'île do Terre- Neuve, issu du Red Indian Pond, et tributaire de la baie Notre-Dame, qui forme à cet endroit une magnifique rade, la baie des Exploits, particulièrement poissonneuse.
EXPLOSER [zé) V. D. Fairo explosion.
^EXPLOSIF n. m. — Encycl. I. Transport des matières explosibles. Il est défendu d'admettre dans les convois de chemins de fer qui portent des voyageurs aucune matière pouvant donner lieu soit à des explosions, soit à des incendies. {Ordonn. du 15 nov. 1S46, art. 21. i Les personnes qui veulent expédier des marchandises de cette nature doivent les déclarer au moment où elles les apportent à la station. (Même ordonn., art. G6.) Un arrêté du ministre des travaux publics du 9 janvier 1888 détermine les mesures de précaution à prendre pour ces transports.
II. lit';/ le mental ion de la fabrication et de la vente des explosifs. En ce qui concerne les explosifs à base de nitroglycérine et la dynamite, la fabrication et la vente sont réglementées par" la loi du 8 mars 1875 et les décrets des 24 aoiit 1875 et 28 octobre 1882. V. dynamite.
III. Fabrication et dt-tention sans autorisation d'explosifs et d'engins explosibles.h'&Tliclc '3 do la loi dul9janvierl8"l, tel qu il a été modilié par la loi du 18 décembre 1893, punit d'un emprisonnement de six mois à cinq ans et d'une amende de 50 francs à 3.000 francs tout mdividu, fabricant ou détenteur : l" soit, sans autorisation et sans motifs légitimes, de machines ou engins meurtriers ou incendiaires agissant par explosion ou autrement, ou d'un explosif quelconque, quelle que soit sa composition ; 2" soit, sans niotiis légitimes, d'une substance ne constituant pas par elle-même un explosif, mais destinée à entrer dans la composition d'un explosif. Les individus condamnés en vertu des dispositions qui précèdent sont soumis à l'emprisonnement individuel, sans qu'il puisse résulter de cette mesure une diminution de la Jurée de la peine. (Loi du 28 juill. 1894, art. 4, § 2.)
IV. Crimes commis à t'aide d'explosifs. La matière est régie par les articles 435 et 436 du Code pénal, tels qu'ils ont été modifiés par la loi du 2 avril 1892.
Le simple dépôt d'un engin explosible sur une voie publique ou privée est assimilé, s'il a été fait dans une intention criminelle, à la tentative de meurtre préméditée et, comme tel, passible de la peine de mort (art. 435, § 2).
La même peine qu'en matière d'incendie, d'après les distinctions faites dans l'article 434 du Code pénal (c'està-dire, suivant la nature de l'objet incendié, peine do mort, travaux forcés à perpétuité ou travaux forcés à temps), est prononcée contre ceux qui auront détruit volontairement, en tout ou en partie, ou tenté de détruire, par l'elTet d'une mine ou de toute substance explosible, les édifices, habitations, digues, chaussées, navires, bateaux, véhicules de toutes sortes, magasins ou chantiers, ou leurs dépendances, ponts, voies publiques ou privées et généralement tous objets mobiliers ou immobiliers, de quelque nature qu'ils soient (art. 435, ^ 1").
La peine portée contre la menace d'assassinat, d'après les distinctions établies par les articles 305, 306 et 307 du Code pénal (emprisonnement, amende et interdiction facultative de séjour), est édictée contre la menace d'incendie ou de détruire, par l'efil'et d'une mine ou de tonte substance explosible, les objets dont nous venons de donner l'énumération (art. 436).
Les personnes coupables des crimes de destruction volontaire par l'efi^et d'une substance explosible ou de dépôt, dans une intention criminelle, sur une voie publique ou privée, d'un engin explosible, sont exemptes de peine si, avant la consommation de ces crimes et avant toutes poursuites, elles en ont donné connaissance et révélé les auteurs aux autorités constituées, ou si, même après les poursuites commencées, elles ont procuré l'arrestation des autres coupables; néanmoins, elles peuvent être frappées d'interdiction de séjour, pour la vie ou à temps (art. 435, §§ 3 et 4).
^EXPLOSION n. f. — Nom générique donné à la combustion rapide qui se produit dans les moteurs thermiques à gaz, essence, pétrole, alcool, gaz pauvre, etc., lorsque le moteur est alimenté par le mélange tout préparé d'air et t\o CCS gaz ou vapeurs combustibles.
* EXPOSITION n. f. — Exposition internationale de Glast/ow. Elle fut organisée, sous le contrôle administratif et linancier de la corporation de Glasgow, par un comité (|ue présidait Henry Anthony Hediey, et inaugurée, le 2 mai 1901, par la "princesse Louise, 'fille d'Edouard VII, et son mari, le duc de Fifo. Elle devait être clôturée le 9 novembre suivant. Elle couvrait, au pied de la colline do Gilmerehill, sur laquelle est bâtie l'Université, une superficie de 27 hectares, englobant la presque totalité du beau parc de Kelvingrove. Un grand hall, un pavillon des beaux-arts dune très élégante architecture intérieure, une série de pavillons détachés, enlin une immense galerie des machines, construite en dehors de l'enceinte, mais reliée par une passerelle à l'ensemble des l)âtiments. tels étaient les éléments essentiels de cette exposition, dont le succès fut considérable. La section française occupait environ un quart de la superficie du grand hall. Les arts libéraux y étaient surtout largement représentés, ainsi (|ue les industries de l'ameublemeni, la parfumerie, etc.
— Exposition de Hanoi. Une exposition universelle, réunissant les produits industriels de la métropole, des colonies françaises et principalement de l'Indo-Chine, el ceux des autres pays d'extrême Orient, a été ouverte à Hanoi le 16 novembre 1902 et a fermé ses portes le 15 février 1903. Cette grande manifestation, particulièrement destinée à drosser un inventaire des richesses naturelles ot industrielles de l'Indo-Chine et à montrer l'étendue des progrès obtenus, a marqué une date importante dans l'histoire du développement de celte colonie. Elle a coïncidé avec l'achèvement des premiers grands travaux exécutés en Indo-Chine et a consacré la réalisation de l'unité indo-chinoise. L'œuvre a été conçue et préparée par Paul Doumer, alors gouverneur général, achevée et inaugurée par son successeur. Beau. L'exposition était installée sur un terrain d'une surface d'environ 10 hectares, situé près de la gare de Hanoï. La principale construction était nn grand palais central, entièrement édifié en briques et en fer, destiné à renfermer les collections les plus précieuses, et qui a été seul conservé. Le palais de la section française contenait les envois des exposants de la métropole. Une ç:alerie des machines couvrait 1.600 mètres carrés. Une série do constructions et do palais renfermait les produits de l'agriculture et de I industrie des diverses parties de rindo-Chioe, les produits miniers, l'exposition forestière. L'Algérie et la Tunisie. Madagascar avaient leurs pavillons. La Chine, le Japon, les lies Philippines, le Siam, étaîoQt représentés par d'intércssantes expositions.