MINISTÈRE SARRIEN
{timari 1906)
Présidence du Conseil ct Justice. . . . Sarrien. • -
Affaires étrangères Léon Bourgeois.
Intérieur Clemenceau; Sarraut.
Finances Poincaré.
Instruct. publ., Beaux-Arts et Cultes. Briand ; Duj(trdin - i/e.iu-
metz.
Guerre Etienne.
Marine Thomson.
Colonies Georges Leygues.
Travaux publ.. Postes et Télégraph. Barthou; Itérant. Commerrc, Industrie et Ti'avaii .... Doumcrgue. Agriculture - Ruau.
Accepté par la conllancc de la rhambre à. la suite de l'interpellation Flandin{U marsi. le ministère Sarrien. négligeant momentanément la poursuite des inventaires partout où elle devait donner lieu i de trop craves conllits. eut surtou^l à réprimer les désordres survenus dans le Nord pendant la grève des nurieurs au lendemain de la catastrophe de Courriéres. De même, il prit à Paris de sévères mesures d'ordre pour assurer la liberté de la rue et du travail au 1" mai et pendant les multiples gi-éves parisiennes. IjC 7 avril lî'OC, les plénipotentiaires français signèrent le protocole d' Algésiras qui régla la situation internationale du Maroc Les fi ct 20 mai eurent lieu les élections législative>. qui.donnèrent la majorité aux fractions avancées deraneicnue majorité r<-publieaine. A la suite des élections, les archevêques et évéqurs de France tinrent à Paris une assemblée générale pour délibérer sur la situation faite â l'Eglise catholiiiui- pai- la loi de séparation cl sur son acceptation, c'est-à-dire la lormation des associations cultuelles.
Le IS juin 190G. le cabinel donna lecture à la Chambre des députés d'une déclaration où il faisait connaitre les projets de loi dont il se proposait de dem.Tndcr l'adoption : amnistie générale ; rétablissement de l'équilibre budgétaire par des simplifications administratives, l'impôt général sur le revenu distinguant entre les produits du travail el la richesse acquise: le remaniement de l'impôt fi-neior ; application ferme mais î-ans idée de représailles de la loi de séparation el l.-iîcisnlion complHe de l'enseignement; extension à l'enseignement secondaire du principe de gratuité; réforme des tribunaux militaires :«ttribulion de la capacité commerciale el du droit de posséder aux syndicats, t-l liberté syndicaliste, moins le droit de grève, accordée au^ fonctionnaires, garantis contre l'arbilr-iire par un statut réeulier; réglemcnt.tlion du eonirnt de travail; modificalion de la loi sur les mines dans le sens d'une extension du contr-Me de l'Flat et de la participation des ouvriers mineurs aux bénéfices des compaguioA conccssionuaircs.
France (Histoire de), depuis les onijines jits>fu'à non jours, publiée sous la direition de K. I.avisse (Paris). — Les diverses parties dont se compose cet ouvrage sont : T. 1", Tnhleau de la géographie de /'i Inince, par P. Vidal de I>a lîlache ; les Origines, la Gaule indépen-
tlfinlt' et la Gaule romaine, par G. Bloch. T. II. te Chrislianisnie, les liarhnres. Mérovingiens et Carolingiens, par C. Uayet, C. Plister, A. Kloînclausc/; les Premiers Capétiens, par A. Lucliaire. T. III, Louis VU, Philippe Auf/ii.tte, Louis Mil, par A. Luchairu; Saint Louis, Philippe le Bel, les Derniers Capétiens directs, par Cl.-U. Luiiglois. T. IV, Les Premiers Valois, la Guerre de Cent fins, i>ar A. Covillo ; Charles VU, Louis XI, les Premières Années de Charles VIII, par Ch. Poiit-Dutaillis. T. V, Guerres d'Italie, la France sous Charles VIII, Louis Xll et François l", par il. Lenionuier ; ta Lutte contre la maison d'Autriche ; lu France sous Henri II. par H. I.omoniiif-r. T. VI, La Hé/orme et ta Lique ; l'IùUt de Santés, par .1.11. MarU'iol; Henri IV et Louis XIII, par J.-ll. Mariéjol. T. VII, Louis XIV iutqu'à la mort de Colbert, par Lavisso ; Louis XI V depuis la mort de Colbert, par Lavisso, A. ReboUiau ot Pli. Saguac. T. VIII , Louis X V jusf/u'au traité de Paris lni:t-l'i6Z); la Fin du ri'i/iie de Louia XV, Louis XVI jusqu'en 1789, par II. t'arrô. Dans lo plan conçu tout daliord par Lavisso, l'Histoire de France devait s'arrùtor à 1789. Il fut décitlô ensuite qu'elle serait continuée jusqu'à la pi^riodo contemporaine. Cette histoire de Franco est née do !a pensée do résumer et do coordonner dans une œuvro d'ensemble les résultats de l'immense travail historique dont les diirércntos périodes de notre vie nationale ont été l'objet depuis un demi-siéclo. Pour réaliser celte synthèse nécessaire, mais difficile, Lavisso n'a fait appel qu'aux professeurs des Universités. Cbaauo auteur a été chargé do traiter une époque déterminée, qui. le plus souvent, a été l'objet de ses études antérieures. Si, coninjo il arrive dans des «cuvres collectives, toutes les parties ne sont pas également fortes, Lavisso a su Imprimer néanmoins à l'œuvre eniièrc un réel caractère d'unité. Aussi, la nouvelle histoire, richement cl largement documentée, est-elle supérieure à tout ce qui a été fait. C'est tlo la vulgarisation élevée. Les auteurs se sont attachés à décrire les transformations politiques et sociales de la France, révolution des mœurs et des idées et les relations du peuple français avec l'étranger: ils ont insisté sur les gramis faits de conséquence importante, sur les personnages dont l'action a été considérable et persistante ; ils ont accordé une largo place aux questions économi(pics, jus(|u'ici trop négligées et qui répondent si bien aux besoins de l'ôpociue aciuoHo. L'introduction géographique, écrite par Vidal de La Blaclie, est une étude do premier ordre; c'est le tableau le plus animé, le plus expressif de toutes nos connaissances sur la géograpliie, la géologie, la climatologie, la botani(i*je. rarchéologie. lo peuplement, la distrïbulioa et l'activité de la population de notre pays.
France (lks Sources di: l'histoire dr), par Auguste Molinter. — Cet important ouvrage de bibliographie raisonnée comprend l'étude des sources de l'Iiistoiro de Franco jusqu'en I8i5. La première partie (Des origines aux i^uerres d'Italie, 1494} parut en 1903- 190i. A. Molinier s est proposé de dresser un catalogue critique des sources narratives intéressant l'histoire do Franco. Les grands répertoires didactiques ou bibliof^rapliiquos, dont l'auteur rappelle les titres, ne répondent pas entièrement au but qu il s'est tixé lui-même, notamment parce que, dans la phipart d"entre eux, la critique n'a point de place. Cha<iuo chapitre de son livre comprend un court résumé, donnant les renseignements essentiels sur la nature des sources étudiées et sur leur importance relative; à. la suite, on énumère ces sources ot on en donne les principales éditions; puis vient la liste des ouvrages à consulter, .\insi compris, l'ouvrage n'est pas une simple et froide bibliographie; on y trouve aussi de très intéressants aperçus histori((ues motivés par l'étude de la bibliographie. Une substantielle » Introduction générale » raconte l'évolution do l'histoire au moyen igc, note les faits essentiels qui dominent cette histoire et expose les lois qui, durant'dix siècles, ont réglé lo lent développement de tout UQ genre littéraire.
"FT&nce {Voyage en), par Ardouin-Duma2et(50 vol. in-I2, 1893-1906). — La description de la France donnée par Ardouin-Oumazei constitue un tableau magistral du sol français, do ses beautés naturelles, de ses richesses et du développement do son industrie. L'auteur a fait une œuvre très vivante, où il met en évidence la relation qui existe partout entre la nature pliysique du sol et ceux qui l'habitent. Ce n'est ni un guide A travers la Franco, ni un livre do pure géographie, mais un ouvrage d'une lecture attrayante, intéressant pour les lettrés, plein de renseignements pratiques et d'un haut intérêt national sur l'agriculture, le commerce, l'industrie. Guide aimable et compétent, observateur avisé, Ardouin-Dumazet force lo lecteur à partager son admiration pour toutes les merveilles de la France pittoresque et économi(iue.
France l\; hors de France : notre émigration, sa nécessité, ses conditions, par J.-B. Piolet (i'>oo:. — Connu déjà par ses publications sur Madagascar, le l*. Piolet s'ost elforcé de démontrer à la jeunesse française la nécessité d'un mouvement d'émigration vers nos colonies. Après avoir dit combien peu nous nous expatrions, il expose les avantages que nous retirerions de rémigration et en démontre la possibilité. Puis il donne d'utiles conseils, basés sur une longue expérience, lors- (ju'il examine qui doit émigrer et quels sont les pays ofi nous devons émigrer. Deux qualités, pour émigrer, sont indispensables : la santé et le caractère. On peut émigrer A l'étranger, hors il'Europe, mais on doit donner la préférence aux colonies françaises, et l'auteur conseille surtout, actuellement, le Tonkin et la Tunisie.
France (Histoire du droit et des institutions de), par K. Glasson (Paris, l8S7-liH>3). — Cette œuvro do première importance est d'un historien autant que d'un juriste. L'auteur y étudie io développement des institutions juriditiues de la France à travers les âges. Chaque période est divisée en un certain nombre de chapitres, toujours identi(|ues, en sorte (|ue Ton peut suivre une institution dans toutes ses iranstormations en se reportant au chapitre spécial qui lui est consacré dans les diverses parties de l'ouvrage. Une division prime toutes les autres : droit public, droit privé. L'auteur, après un coup d'œil rapide sur les grands faits dune période, s'occupe de IKtat et des institutions ([ui s'y ratiacbent, puis du droit civil. 11 examine ensuite le rôle de l'Eglise <ians chacune dis périodes. Une importante bibliographie historique ot juridique termine l'ouvrage.
France contemporaine (histoirr vzjji] [i87i-i9oo], par Gabriel llanotaux Paris, iyo3-i?05). Ilanotaux a entrepris d'écrire une histoire contemporaine do la Franco depuis 1871, d'après les sources les plus sùrcK et en utilisant do nombreux documents nouveaux. Le tome 1" contiont, avec
10 gouvernement de 'X'biors, la lin de la guerre francoallemande, les négociations de paix, la Conmiune. la crit.0 constitutionnelle, les débats do 1 Assemblée nationale, la libération du territoire; il s'arrête au 2i mai 1873. I-c lomo II donne la première partie de la présidence du maréchal de Mac-Mahon, avec ce sous-titre : L'échfc de la monarchie. On y trouve l'histoire des doux premiers ministères du duc de Broglic (1873-1874) ot l'exposé du double échec do tentative do restauration monarchique. La seconde partie de l'histoire de la présidence du maréchal do Mac-Mahon comprendra lo vote de la constitution et la tentative du IG mai. L'auteur donne un tableau de la situation morale du pays, du progrès des sciences, de l'état des lettres et des'aris, en mémo temps que du développement do la démocratie. La clarté ot la simplicité de l'exposé ainsi que l'élégaoco du stylo ajoutent au mérite do l'œuvre historique.
France... d*abord!.. drame en quatre actes, en vers, de IL de Hornicr OJéon. 9 déc. isyyi — Blanche de Cnstille lutte contre deux grands vassaux : Thibaud, comte do Champagne, et Hugonncl, comte de Clermont. Le premier ne la hait en apparence que parce qu'il l'aime sans espoir. Blancho lui ayant expliqué qu'elle ne peut point se remarier parce que co serait donner un maître au jeune roi, qui incarne la France, Thibaud converti devient leur partisan. Ensemble ils combattent le comte llugonnel. Ce dernier, après avoir fait Thibaud prisonnier, n hésiterait pas à garder par trahison la reioo qui est venue traiter de la rançon du comte de Champagne. Mais il lui faut renoncer à co projet. D'abord, il ua point l'assentimenl de Landrini, capitaine de routiers, qui sert sa cause et ne veut pas prêter la main à une traîtrise; ensuite et surtout, kobert do Sorbon, légat du pape, ordonne aux vassaux infidèles de cesser la guerre, et les soldats lui obéissent. Louis IX va donc être sacré roi. llugonnel pense alors aie tuer à l'aide d'une couronne empoisonnée, que lui posera sur la têto Aliéner, jeune princesse d'origine inconnue, qui hait la reine. Mais lors(|ue, croyant décider Aliéner, il lui a révélé qu'elle est la dernière descendante de Charlemagne, celle-ci, fidèle à sa noble origine, re-" pousse l'acte infâme et c'est sur son propre front qu'elle
Imso le diadème fatal. Aliénor morte, Louis IX roi, Thi- )aud provoque llugonnel en combat singulier — c'est lo jugement de Dieu — et il le tue. Puis il part pour la croisade. Je vais, dit-il,
... où les mart>TS par le Christ sont élus. Je procède mon mi dans le chemin céleste; Qui pleurerait celui qui part?
Blanche de CastïUe murmure pour elle seule : Celle qui reste !..
La pièce n'a point la vigueur dramatique de la Fille de Roland, du même auteur, mais on y remarque une grande élévation de pensée et uu noble esprit de patriotisme,
France (terrh de\ lie de l'océan Glacial arctique, située en avant de la côte orientale du Groenland, de la- <(uclle fait partie le cap Bismarck, point extrême atteint en 1£70 par la deuxième expédition arctique allemande. Son caractère insulaire a été constaté on lt>05 par la lielgica.
* France ( Anatole-François Thibaci.t, dit Anatole), littérateur français, né à Taris en 1844. — Depuis VAnnean d'améthyste, A. Franco a publié :/V//ese/ffarpo;w, scènes de la ville et des champs (1900); Clio, contes (1900i; Jean Outcnxberg, suivi du Iraitlé des phaniosmes de Nicole Laogelier (1900); Monsieur Bergeret à Paris, dernier volume de sou Histoire contemporaine [19QI); Crainqueùi lie (1902) : Putois liiquet et plusieurs autres récits profitables (I90ti; deux volumes d'articles et d'opuscules déjà publiés dans les Cahiers de la quinzaine ou à part, et réunissons le titre : Opinions sociales {\902); deux brochures : le Parti noir {190\); l'Fglise et la Hépubliqne lïOOô); Histoire comifpie, roman (1903) ; Sur la pierre t (anche (1905'. II a donné au théâtre Crainquebille (Renaissance, 1903), comédie ironique tirée de la nouvelle citée plus haut, et An petit bonheur (Renaissance, 190G}. comédie en un acte, représentée sur une scène privée quelques années auparavant.
11 faut y ajouter un certain nombre de discours et de conférences socialistes, comme les discours prononcés aux funérailles d'E. Zola (190S), à l'inauguration de la statue de Renan, à Tréguicr (1903), et sur la tombe de Pierre Laflitte (1903).
Frangés (Emile-Palénion-Françoîs), acteur français, né à Cahors en 1845. Tout jeune, il commença sa carrière dans les théâtres de la banlieue de Paris, joua en Italie, en Belgique, puis à Paris dans divers ihéâires (Gymnase. Vau'Ieville, Porte-Saint-.Martin, Palais-Koyal. Renaissance, Bouires. etc.), où. dans des rôles cominucs, consciencieusement étudiés, il fit d'excellentes créations, notamment, dans ; le Crocodile, la Grande Marnière, le Dindon, les Félards. la Culotte, Place aux femmes, la Poire, Sacré Léonce, l'Affaire Mathieu, etc.
Francfort (oazkttb dk), on allemand Frankfurter- Zeitunq, grand journal démocratique allemand, fondé en 1856 par Lcopold Sonneniann. membre du Parlement, qui protesta contre l'annexion de r.A.lsace-Lorraine. à la première séance du Reichsiag qui a suivi la guerre do 1S70- 1671. Il a dix-huit pages grand tbrmat ot parait trois fois par jour. Cet organe, à peu près indépendant, consacré surtout aux questions sociales et ouvrières, a une grande inAuence même en dehors do l'empire d'Allemagne. 11 a été souvent poursuivi par lo gouvernement, notamment en lt>92, pour un article intitulé « Paroles couronnées >.
* Franchi ( Ausonio\ pseudonyme de Cristoforo BoNAviNo, philosophe italien, né à ï*egli, prés de Gènes, en 1821. — Il est mort au couvent des carmes de Casteletto, près de Gènes, en 1895. A làge de soixante-dix ans, désavouant ses anciennes opinions philosophiques dans son ouvrage : t'itima critica, il s'était fait moine.
FranC-NOHAIN (Maurice Legband. du\ littérateur français, avocat et ancien sous-préfet, né à Corbigny (Nièvre) en 1873. Son premier recueil do vers. Inattentions et sollicitudes, fut publié en 1892, puis parurent successivement : Fliites (1898): les Chansons des trains et des gares (1899); la Aouvelle Cuisinière bourgeoise (1900); le Di-