‹ Nouveau Larousse illustré (volume 2)Chapitre 187 sur 363 · V. GLANDE · texte numérisé non relu

V. GLANDE

HeidenSTAM (Charles Gustave Verner pe), écrivain suédois, no à Olsbammar (Œrebro) en 1S59. Il étudia d'abord la peinture, fut à dix-sept ans élève de Géronie à Paris, mais attiré par la littératuro, entreprit bientôt do longs voyages en Italie, en Grèce et en Orient, d'où il rapporta unvolume de vers : Pèlerinages et vagaltondagts 1888), d'une extraordinaire intensité de couleur, et tout imprégné d'un paganisme enthousiaste et agressif. L'année suivante, il précise son idéal esthétique et défmit Ja joie de vivre dans les brochures BennissQnce et les IVoces de Pépita (en collaboration avec !..ovortin), sortes do manifestes d'un art nouveau libéré des tristesses et dos laideurs du naturalisme. Lo même enthousiasme ju-

HEDiXESFORD — IIÉLIOGRAYEUR

Heidenstam.

vénilcanimo uo volume d'impressions Du col de Tende au Blocksberg (1888) ot le roman Endymion (1889). JUana Alicnus (1892), vaste composition en prose ot en vers, puissante et inégale, donne uno interprétation fantastique de l'évolution intoilcctucllo ot sontimentale du poète, réinstallé dans son pays. On y perçoit les premières ombres d'une mélancolie qui s'aflirme dans les Poèmes (1895), intimes, profonds, pénétrés du regret ot de I amour du pays suédois. Les Cnrolins (1897-1898), série de tableaux en prose, résument et illustrent avec puissance et sobriété l'épopée do Charles XII et constituent l'œuvro la plus parfaite de Heidenstam. L'amour du pays suédois, lo désir passionné d'approfondir la psychologie du peuple suédois et de s'associer à sa vie présente inspirent les discours et les derniers livres, le poème un Peuple, les essais Pensées et esrjuisses (1899), les romans de couleur historique ; Saint-Georges et le Dragon (1900i ; le Pèlerinage de Sainte Brigitte (1901); ta Forêt murmure (I90i); l'Arbre des Folkunga (1905), œuvres profondes, souvent bizarres et obscures, d'une forme somptueuse et de plus en plus parfaite.

*HeiGEL (Charles- Auguste de), écrivain allemand, né à M unich en 1835. — H est mort à Riva en 1905.

HeijermanS (Ilcrman), auteur dramatique néerlandais, né à Rotterdam en 1864. Très jeune encore, il entra au aTelcgraaf = d'Amsterdam, où, sous le nom de Samuel Falkland, il publia des feuilletons réunis en volumes sous lo titre de Schetsen. Il a aussi écrit des romans, entru autres, la Ville du diamant. Mais c'est surtout comme auteur dramatique qu'il est connu. Ses pièces, Bloeimaand, Allfsieten, l'Enfant, le Ghetto, In de jonge lan, et surtout Op hoop Van Zeijgen, traduit en français et en allemand, représenté à ï'aris au théâtre Antoine sous le titre la Bonne Espérance, ont obtenu en Hollande un grand succès.

HbiugenSTEIN , bourg d'AIsacc-Lorraino (cercle do Schlostadr, Tcant. de Barr]), sur un petit sous-affluent du Rhin par l'ïll ; l .000 hab. Près du bourg, ruines du château patrimonial de Landsberg, dont quelques parties datent du xiv» siècle.

Heim (Albert), professeur et géologue suisse, oé à Zurich en 1819. Il étudia aux universités de Zurich et do Bâte, fut chargé d'un cours de géologie à l'Ecole polytechnique et à l'université de Zurich (1871), professeur titulaire à l'Ecolo polytechnique (1873), professeur suppléant (1875), enfin professeur titulaire à l'université (1877). En 1881, il fut nommé conservateur général des collections géologiques et président de la section des sciences naturelles de l'Ecole polytechnique. Il a fait des études fondamentales sur la" formation des montagnes et a été un des principaux collaborateurs du service géologique suisse. Ses principau.x ouvrages sont : l'Eruption du Vésuve en avril 1872 (1873); une Découverte de l'dgc du renne (1874); la Ùécomposilion dans les montagnes (1879); Etudes sur le mécanisme de la formation des montagnes (1878); les Tremblements déterre et leur élude {18^0, trad. franc, par Forol); l'Eboulement d'Elm, en collaboration avec Buss (1881); hs Montagnes [ISSI): les Fboulements {1&82) ; Manuel d'études des phénomènes glaciaires (l885j; Carte géologique de la Suisse, au 1/500.000 (1894); Glanage géologique (1894); etc.

Heimberg, comm. de Suisse (cant. do Berno [distr. de Tiiouue'), sur l'.Var; 1.220 hab. Agriculture; une grande partie des habitants sont occupés dans les ateliers militaires fédéraux do Thoune.

Heine (Michel), financier français, né à Bordeaux on 1819, mort â Paris en 1901. II était régent do la Banque do France et administrateur de nombreuses sociétés financières. C'est lui qui fonda à Paris les premières maisons ouvrières, dont les revenus accumulés servent à construire de nouvelles bâtisses similaires.

Heinsgh, comm. de Belgitiuo (|)rov. do Luxembourg farrond. d'Arlon]); 1.900 hab. Fabrique d'ocro ; vannerie,

boissellerie,

HEINTZITE (en') n. f. Miner. Borate hydraté naturel do potassium et de magnésium.

HeiteRSHEIM, bourg d'.\llemagno (grand-duché de Bade [cercle de Fribourg. bailliage de Siaufen]), sur un petit affluent du Rhin; 1.700 hab. Localité fort ancienne, où séjournèrent assez longtemps les grands maîtres do l'ordre militaire et religieux do Sa.int-Jcan.

Helbig (Jules), peintre et critique d'art belge, né et mort à Liège il82i-i90G). Il suivit les cours de peinture à l'académie de sa ville natalo, puis alla étudier à lacadéniio do Dusseldorf. Il se consacra à la peinture d'histoire, puis à la peinture religieuse, ce qui lui valut plusieurs travaux importants de décoration ou de restauration dans les églises de Liège et de la vallée de la Meuse. A partir de 1854, il collabora assidûment aux journaux d'art. Eu 1883. il prit la direction de la « Revue de l'art chrétien ", dans laquelle il publia de nombreu.ses études. Mais il est connu du public pour une excellente Hist'irr de la peinture et de la sculpture au pays de Liège, prchide d'un grand ouvrage sur l'histoire do l'art dans la région de la Meuse, qu'il achevait lorsqu'il est mort.

HeLCHIN. comm. de Belgique (prov. do Flandre-Occidentale [arrond. de Courtray]), sur l'Escaut; 1.350 hab.

Sucrerie.

HeldERGEH, comm. do Belgique (Flandre-Orientale [arrond. d'Alost]), sur la ligne de ch. do f. de Bruxelles à .Vudenarde: 1.350 hab.

Helena, bourc: des Etats-Unis (Arkansas). ch.-l. du comté do Philipps, sur le Mississipi; 7.000 hab. Commerce très considérable de coton; fabrication- de machines agricoles; navigation fluviale très active déjà sur. le fleuve.

iicicDc.

Hélène, princesse PÉTBOviTcu NiÉr.ocH de Monté* négro, reine d'Italie, née â Celtigué en i*i~'.. 1 . ■ -■ Nicolas I", prince do Monténégro, et de la princesse Miléna, Hélène fut élevée avec simplicité, dans cette ^iotito cour patriarcale, d ou lo faste est exclu. Fiancée au princo do Naplcs. fils du roi ïlumbcr? f'^ ■ '- ' ■• -ibjurcr. on , la

religion ;r so

faire caiii'jii,j.- : la cérémonie out lieu, en présence do la famille seulement, sur le navire la Savoie, dans le port do Bari. Lo mariage fui célébré lo même mois à Rome. Hélène devint reine dltalie par l'avènoment do son mari au trône sous le nom do Victor-Emmanuel HI, à la mort du roi Humbert I", on 1900. La reine Hélène a su conserver, dans sa vie nouvelle, les mœurs simples et charmantes qui sont la marque de son caractère

Hélène, poème lyrique en un acte ■ paroles et musique de Camille Saint-S i Monte-Carlo lo 18 février 190i et à ! 18 janvier 1903. — La scène est à - Paris qu'elle aime déjà, songe à st- Aphrodite lui apparaît, raille sa ;

déclare qu'elle appartiendra à Pâri.s. I.o Lcruc uo^cii rejoint Hélène, s'cllorce de l'entralacr et obtient un aveu. Dans un dernier ctTort, Hélène implore Zous, qui lui envoie Pallas. La déesso révèle à Paris les mailicurs qu: résulteront pour lui et pour Ilion de ses projets adultères. Rien ne l'arrête et Hélène consent à le suivre.

Le drame musical est conçu le plus souvent sous la forme dune déclamation lyrique sobre et juste, et l'orchesire n'intor\'icnt que pour la ponctuer. Par'"'-': -»'-l'auteur suit lo svstème du leitmotiv, mais trment (thème de l'amour de Paris, de la mer, divine d'Hélène, de la Troade). La sc'-: ■ ■- •

désespoir d'Hélène est émouvante. Le i utro

Paris et Hélèno est d'un rythme sync ■ ot

expressif. Mais la page capitale de l'œuvre es l'apparition de Pallas, pleme de noblesse et d-

HÉLÉOPLANCTON [du gr. liéléos, marais, et i , n. m. Biol. Plancton qui se rencontre dans les étangs, Ie-> mares, les fossés, les bassins de jardins, et gëoéraleineni dans toutes les pièces d'eau naturelles ou ariilicielles sans étendue et sans profondeur (Zacharias;.

HelfentswilouHclfenschwil, nom de deux

comm, de Suisse (cant. de Saint-Gall;: Nieder-Helfkîîts- WIL (distr. de \Vilj, est située au-dessus de la Thur: 1.250 hab. Agriculture; fromagerie; élève de bétail; f:it. rication de broderie. — Ober-Helfentswil (distr. de Neu- Toggenburg) est situé sur une terrasse élevée, entre l:i Thur et îe N'ecker, et possède 1.100 hab. Fabricaiiuii broderie à la mécanique.

Helga n. f. Planète télescopique n* 522, découverte Max W'olf.

BÉLIANTHÉNINE n. f. Glucosido que l'on trouve dans Icstuberculesdu topinambour, dans l'année, lo dahlia, etc.

* HÉLICE n. f. — Enctcl. Hélice suspensive. Les partisaus du plus lourd que l'air, pour la navigation aérieuLê (v. aviation) ont renoncé, pour la plupart, â Vltéiicoptêre. appareil dont la suspension est obtenue par une ou plusieurs hélices verticales. Cependant, le coIon' i i;.-[.:>r. dans uno élude très documentée, présentée i des sciences lo 23 novembre 1903, montre

construire des hélices suspensives capables .,. . .

un poids utile, si le moteur qui les actionne ne dépaï^sc pas le poids de trois kilogrammes par cheval de force.

HÉLICISME ■-<!issm" — du gr. /■ m

Biol. Kiposie à une excitation t non

norvcuxj qui i>c traduit par une oi .:i>ort

au corps, des éléments excités, telle quu Icii^ccc prend une forme spiraléo ouhélicoïde. (L'hélicisnie s'observe chez certains mollusques et chez les plantes volubllcs.)

HÉUCOMONAS

{nass) n. m. Bactérie (lui se rencontre dans les eaux et dans les putréfactions. (Elle se présente parfois sous formes très minces tordues en hélice.)

HELICnS é-lik-

tis.'i 11. rn. Genre

la famille des mustélidés, comptant cin |

s à rv^ie on'-ntale et A ?es îles. I-cs

Leur iàvréc es: gcucralcmcnt s-Hiit.'re. l. .'-''r.ci's '*•■-' talis, type du genre, est répandu d,e l'Himalaya à Java.)

BÉLIE 'i n f. Oenre de gentianées, comprenant un certain nombre d'herbes annuelles de rAmérique du Sud. parmi lesqueUes : Vhélie de Martins, \ héhe a feuilles oblongues et l'/tt'/ïf spatulée.

HÉUETTE

Plran sont des arbres de l'Amérique centrale, voisiils des piélées, dont les fruits sont des tétrasamares rappelant les fruits de nos érables.) HÉUOGRAVEUR n. m. Celui ^ui fait de l'héliogravure.

{et') n. f. Genre de rutacées-ptélécé. (L"'*'^s feuilles, à feuilles opposées, et V héhe I te de

HKLIOPIIILE

IIKMOLYMPHE

HÉLJOPHILB (de /lèlios, soleil, ot philoa, ami) adj. Qui aime la Umiiuro.

♦hélium 11. m. — Enctcl. D'après Dowar (1899), Yhéiimn se Ihiuélic dans riiydrogciie litiiiide, et son point d'ébulliiion serait proolie de G" absolu (— 267"). I.a dc^couverlo récente la plus inn^rcssanic do rhistoiro de co nouveau corps fut sa formation à partir du radium : io radium i>ossèdo la propriété démoitro uno émanation susceplildo de se transformer par lo temps en hélium, phénomène nettement caractérisé par la modiricalion du spectre de IV-mauation pour passer pro^'ressivcmont à celui do l'hélium (.Soddy et Ramsay, 190-1). Co l'ait explique la présence conslaulo de l'Iiélium dans tous les minéraux radio-actil's.

Hellade (saint), évoque d'Auxerrc. (V. Elade.)

HELLÉBORÉINE n. f. Syn. do EI.LKBORÉINli. (T. IV.)

Helleu I^aul;. peintre-graveur français, né à Vannes (Morbiban) en 1859. -Ses planches, d'un art charmant et d'un métier preste, sont au nombre de plus de dix-sept cents, parmi iesiiuelles il convient de rappeler les portraits de Gonconi't, de W'histler, do la ducliesse de Mar-lOurotuf/i, de la princesse Patricia de Counanf/fil, do la princesse de Fters, de la-h/ Warwick, de lady de (ire;/, de M""A/ife et .\/artj Munta'iiju. Helleu a dessiné également un grand nombre iU'' Icniliets, aux trois crayons et au pastel : tel io portrait J/"'* de Greffidhc. Enfin, comme peintre, il est l'autour d'une étude de Versailles (musée du Luxembourg), d'une Diane à Versailles (musée do ^Vashington), de Vitraux à Saint-Denis (musée de Boston). Le Bi'itish Muséum de Londres possède une importante collection d'estampes d'Helleu, do même que la Bibliothèque nationale de Paris, qui en a réuni uno centaine. Cet artiste, délicat et mémo précieux, commença par des peintures, où il se montrait épris du yachting élégant, des effets de la iumière jouant dans les "nets gothiques à travers le kaléidoscope des rosaces. Versailles l'attira ensuite. Il peignit la mélancolie de ses soirs, les feuilles jaunies mourant dans les lla<|ues donnantes do ses bassins, etc. Enfin, il s adonna, et de plus en plus, à l'image de la Parisienne, de la jeune élégante moderne. Il a traité tantôt en sanguine, tantôt aux deux crayons, tantôt eu pointe sèche adroite, tantôt en lithographie, les minois d'enfants, les profils dos jeuues boulevardières, l'ondulation savante des coiffures, etc.

HelmA, bourg des Etats-Unis (Arkansas), ch.-l. du comté de Philipps, sur le MississJpi ; 7.000 hab. Commerce de coton; fabrication de machines agricoles; navigation fluviale très active.

*Helmh0LTZ fHermannLouis-Ferdinand de), physiologue allemand, né à Potsdam en 1821. — Il est mort à Charloltcnbourg en 18'.t4.

BÉMARTHROSE (du gr. liaima, sang, et arthron, articulation, n. t". Hémorragie dans une articulation.

* HÉMATIDROSE n. f. — Encycl. h'Itémalidrose ou, communément, snrur de sang, est un trouble de la sécrétion sudorale, qui s'observe presque exclusivement chez les hystériques à la suite d'une émotion forte, d'un accès de colère, ou sous l'empire dune idée fixe longtemps ruminée. Elle consiste essentiellement dans la coloration rouge de la sécrétion sudorale, i>ar suite du passage dans la sueur non des hématies, mais de la matière colorante, de ïhémoglobino. Ce n'est donc pas une véritable hémorragie, comme on le croyait jadis; néanmoins, lo mécanisme de Ihématidrose est encore fort obscur.

HÉMATOCOLFOS (poss — du gr. hainia, atos, sang, et koîpos, vagin) n. m. Rétention du flux menstruel dans la cavité vaginale, duc à une imperforaiion hyménale.

HÉMATOCRITE 'du gr. haima, atos, sang, et krinein, juger) n. m. Pathol. Petite pipette graduée, qui permet de mesurer, pour un volume donné do sang, lo volume des globules séparés par centrifugation. [Hedin, qui a inventé cet instrument, l'ntiliso pour déterminer l'inliuence des différentes solutions, pharmacodynamiques ou non, sur les globules sanguins, et par conséquent leur volume par rapport à ïisotonie.)

HÉMATOGONIE [ni — du gr. haima, atos, sang, et gonos, race; n. f. Histol. Forme première des globules rouges provenant des cellules géantes du placenta chez divers mammifères.

— Encycl. Chez divers mammifères (rongeurs, insectivores), certaines cellules du placenta forment des globules rouges destinés aussi bien au fœtus qu'à la mère. Dans ces cellules (cellules géantes), le noyau se résout en petites boules, limitées par une membrane et renfermant quelques granulations chromatiques, tandis que le cytoplasme disparaît. Ces petites boules sont des hématoyo-

liieS. V. llKMAToroiilSK.

HÉMATOLYSE n. f. Biol. Syn. de hémolyse.

HÉMATOMÈTRE (du gr. haima, atos, sang, et mêlra, matrice: n. m. Rétention du sang dos règles dans la cavité utérine, par suite d'une oblitération du col.

HÉMATONÉPHROSE (du gr. haima, atos, sang, et néphms. rein n. f. Hémonagio dans le tissu du rein.

BÉMATOSTIBITE (/o«) D. f. Aotimoniate naturel do roan;;aiicse ot de 1er.

Hemberg, comm. de Suisse fcant. do Saint-Gull [distr. de Nen-To|jgenburgj), dans la vallée du Necker, affluent de la Thur ; l.3jO hab. Elevage. Broderies à la mécanique. Lieu 1res fréqueuté comme station climatique.

HÉMELLATE {n\èV) n. m. Sol do l'acido hémellique.

HÉMELLIQUE {mèî-lik') adj. So dit d'un acide de formule C'H'iCOMIi', iiuo l'on peut obtenir par oxydation de l'acide naplitaliqiic. Syn. : BKNZi':si>TRiCA!iiiONiQUE, uêmimel-

LigiK, HKMF.LLlTilKJLK. HKMIMELLITIJIQt'E.

HÉMELLlTHÈNE n. m. Carburo C'n\IP)>, que l'on retire du goudron do houille. Svn. tr[métiiylbenzènk 1, 2, 3;

UEMIMRLLITIIÈNE ; HEMIMELLITHOL.

— Encycl. L'h'mi'llithènc bout à 175» et donne par 1 oxydation à laide do l'acide azotique do l'acido hémellithyuque C H\CII')V,.,)CO'Ci,).

HÉMELLITHIQUE adj. Chim. Syn. do UÊMELI.IQUB.

HÉMELLITHOL n. m. Chim. Syn. de hémellithêne.

HÉMELUTHYLIQUE a Ij. Chim. V. HKMRLLlTIli:NK.

HcDiicentetcs.

HÉMIALBUMOSE n. f. Pcptone que Ion trouve dans

un grand iiunil)rc d alinients, dans l'estomac, dans le foie, Io lein, le poumon, etc. et que l'on prépare par la digestion pe]isique do la fibrine. Syn. piîorKi'ToSE.

— l'^NCVcL. D'après ct^rtains auteurs, Vhémiatbumose serait formée de quatre albumoses que l'on peut séparer : la prolalhumose, Vhéléroalbumose, la dyaall/umose, la deutéroalbttmose.

HÉMIALGIE j'î — dupréf. hémi, et du gr. n/,f/o.s, douleur), n. f. Méd. Douleur ressentie dans uno moitié du corps seulement. (Cette expression est surtout usitée pour désigner la }nigraine.)

UÉMIATHÉTOSE(du préf. hémi, et du fjr. a priv. et (ithèmi, je pose) n. f. Méd. Mouvements involontaires et incoordonnés des doigts ou des orteils (athétosc) ne se produisant que d un côté du cor])S.

HÉMIATROPHIE ifî) n. f. Atrophio qui porlo sur la moitié .in i-orps ou la moitié d'un organe et se limite exactement au plau de symétrie, à la ligne médiane.

HEMICENTETES {é-mi-sin-té-téss)u. m. Genre de mammifères insectivores, de la famille des centétidés, comptant deux espèces propres à Madagascar.

— Encycl. Les hemicentetes sont des tanrecs faisant le passage entre les tanrecs vrais [centctcs] et les éricules ou tendracs. Ils sont beaucoup moins épineux que les premiers, plus aplatis, plus sveltes, et so roulent moins en boule. L'espèce type est Vhemicentetes semispinosns.)

HÉMICLONIE {)iî — du préf. hèmi, et du gr. khuos, agitation) n. f. Méd. Contractions musculaires brusques et involontaires, cloniques (^myoclonie), ne so manifestant que d'un côté du corps.

HÉMICRAMBE (kranb') n. m.

Genre de crucirères, tribu des brassicées. (Ce genre, voisin des genres chou [brassica] et radis [i^aphanus], est indigène du Maroc.)

HÉMIDIAPTOME n. m. Genre de crustacés copépodcs, créé en r.>03 pour une forme nouvelle dccouverre dans les eaux douces do l'Asie centrale, {l^'hemidiaptomus lynatovi est un minuscule crustacé voism de nos cyclopsines.)

HÉMIDROSE (du préf. hémi, et Hûraidiaptome (gr. 11 fois), du gr. idros. sueur) n. f. Méd.

Exagération do la sécrétion sudorale (h3'péridrose) ne se produisant que d'un côté du corps.

HÉMIEMBRYON (mi-an — du préf. kémt, et de embrifon) u. m. Biol. Embryon monstrueux obtenu en détruisant l'un des deux premiers blastomères résultant de la segmentation de l'œuf fécondé. {\V. Roux a montré qu'il no se développe d'abord, en conséquence de cette destruction artificielle, qu'un demi-embryon» c'est-à-dire un embryon dont une des moitiés du corps fait défaut, moitié du reste qui peut ultérieurement se compléter, en régénérant la partie manquante par postgénéradon.)

BÉMIÉRYTHROSE (du préf. hémi, et du gr. éruthros, rouge) n. f. Méd. Coloration rouge des téguments (érythrose), due à la vasodilatation des vaisseaux sanguins superficiels et ne se produisant que d'uu côté du corps.

HËMIEXOCŒTE [é-mi-è-kso-sèt') n. m. Genre de poissons physostomes, de la famille des scombrésocidcs, créé en

' hemigaiidia unicolor.)

Ilémiexocœte.

1901 pour une espèce nouvelle découverte sur les côtes occidentales du Mexique. (Le hemiexocœtus cavdimaculatus est un jioisson voisin des liemirhamphus.)

HÉMIGALIDIE i^îj n. f. Genre do mammifères carnassiers, de la famille des viverridés, comptant doux espèces propres ù Madagascar. (Les hémigalidies sont voisines des galidies et des euplèrcs; ce sont dos animaux élégants, nocturnes, ayant les mœurs des mangoustes. L'esièco tvpe est

^^--^^ HÉMIGYNE ~-^~^y^r.^r>-^ ■ - ^ ^^

(du préf. h'-mi, et du gr. (jûnë, femelle) n. m.

Biol. Organisme modèle, qui possède certains carai tèros morphologiques femelles.

— Encycl.

On appelle stade h*hnxggne la variation sexuelle secondaire que présentent coi-tains coléoptères {bos'.ryehides), et au cours do laquelle le mftlo mime certains caractères de la femelle. V. rŒciLANi>uiK.

HÉMILÉIE n. m. Champignon du groupe des urédinées, t'ormant sur les feuilles des taches boursouflées orangées. (l'iio espèce, Vhi'niiléie dévastatrice causo do grands dég&ts dans les plantations do caféiers.)

HÉMIMELLIQUE adj. Chim. Syn. de hémelliql-B.

Ilémigalidic.

Héuiiiiiêiiie : a vu (te dos.

IK-miphryne.

HÉMiMELLiTHËNE n. m. Chim. Syn. ae hbmellituènb.

HÈMIMELLITHIQUE

adj. Chim. Syn. de iiÊ- MEi,Ligi:i:.

HÉMtMELLITHYLI-

QUE adj. ( inm. Syn.

de UKMEI.LITIIVI.igUi;.

HÉMIMÉNIE I ê-rni, nî) OH HEMIMENIA {mé'j n. f. Genre do mollusques gastéropodes aplacophores, de la famille des néoméniidés. créé en 1902 pour une espèce nouvelle découverte dans l'archipel Indien. (Co curieux animal marin, voisin des néoménies, est Vhemimenia intermedîa.)

HÉMIPARÉSIE(;;t — du préf. hémi, et do parésic) n. f. Diniinutiou do la sensibilité cutanée limitée à une moitié

du corps.

HÉMIPHRYNE n. m. Genre d'arachnides pédipalpes, do la famille des tarantulidés, créé en 1902 pour quelques espèces propres à l'Amériq ue ce ntrale. (Le type do ces arachnides, voisins des phrynes, est Vhemiphryuus lœvifrons. Une espèce fossile a été découverte dans le permien de Bohême [hemiphrynus longipes]).

HÉMISPASME

(du préf. hcmt, et de spasme) n. m.

Spasme , contracture qui n'atteint qu'un côté du corps.

HÉMISTYLIDE

Isti) n. m. Genre durticacées pariétariées, comprenant des arbrisseaux de Colombie, à grandes feuilles, non urticantes.

HÉMOCÈLE (du gr. haima, sang, et kélê, tumeur) n. m. Embryol. Système vasculaire sanguin des annélides primitifs, qui apparaît à la suite de la réduction et de la disparition de l'organe nourricier constitué par les divertioulos du gastrocèle, sous forme d'un système lacunaire situé entre lo reste de l'intestin et les" sacs gonodiens.

HÉMOCHROMATOSE {kro — du gr. haima, atos, sang, et khrùma, couleur) n. f. Méd. Coloration bronzée de la peau et des viscères, qui s'observe dans certaines intoxications chroniques et tout spécialement dans l'alcoolisme. (L'hémochromatose est due à un pigment élaboré par la cellule hépatique aux dépens de l'hémoglobine et qui, difi'uso dans l'économie, est fixée par les tissus.)

HÉMODIAGNOSTIG [stik' — du gr. haima, sang, et de diagnostic) n. m. Méd. Moyen de diagnostic tiré de l'examen microscopique du sang, du nombre, des altérations des hématies, des hématoblastes, de la nature et de la proportion des leucocytes, de la valeur et de la réduction do l'hémoglobine, des qualités du plasma, du caillot et du sérum, et enfin du moment d'apparition, de l'aspect et do l'abondance du réticulum fibrineux.

— Encycl. Ehrlich, Hayem. Bezanson, Labbé, JoHy, etc., ont contribué, par leiirs travaux, à donner à cette méthode une certaine précision et une incontestable utilité, principalement au point de vue du pronostic.

Voici un tableau résumé d'hémodiagnostic, d'après lo D' Parmcntier :

Type pblegmasique franc (coagulation retardée, fibrine augmentée, leucocytes augmentés: pneumonie aiguë, rhumatisme aigu, pleurésie aiguë, goutte aigucf phûgntopgolu'niies, etc.

Type phle^masique atténué (peu ou pas de retard de coagulation, liyperfibrinoso moins marquée : blennorragie, bronchite, érysipèle, diphtérie, grippe, méningite, hépatite, néphrite, scarlatine, néoplasies).

Type non pldegmasique (peu d'hyperfibrinose, hypoglobulie et aglobulie : fièvre typhoïde, fièvres éruptives, malaria, chlorose, anémie, leucémie).

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