‹ Nouveau Larousse illustré (volume 2)Chapitre 275 sur 363 · hab · texte numérisé non relu

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RaSTRELLI (Carlo Bartolomoo), sculpteur italien d'origine florentine, qui fut appelé en Russie en 1716 par Pierre le Grand. Il existe do lui uuo statue de l'impératrice Anna Ivanovna. Il mourut en 1744. — Son lils, Francksco, né vers 1700, mort en 1777, se voua à l'architecture et enrichit la Russie d'un grand nombre de monuments d'un style correct, mais froid, auquel son nom est resté attaché ' le Palais d'hiver et le monastère de Smoina à Saint-Pétersbourg, les palais do Tsarskoé-Sélo et de Petorhof, la maison d'éducation à Moscou, l'église Saint- André à Kiev, etc.

RATÉ n. m. Automob. Accident qui se produit dans un moteur à explosion, lorsque l'allumage du mélange de gaz et d'air no se produit pas couveoablement.

*RÂTELAGE n. m. — Encycl. Dr. Les règles relatives au «lanago (v. ce mot au Supplément) sont en tout point applicables au ràlelage. La plupart des usages locaux interdisent pour cette opération l'omploi de râteaux à dents do fer, dans les prairies et les terres ensemencées en luzerne ou sainfoin.

RATHITE n. f. Sulfoarséuiure naturel de plomb avec

autinioine.

Rathmelton ou RaMELTON, bourg du Royaume- Uni ilrlan<!c [prov. dL'lster, comté de Donogar), sur le Lough SwiUv, (jui revoit à cet endroit le Learnon ; 2.00Ù hab. Petit port.

Ratno, bourg de la Russie occidentale (gouv. de Wolbyiiie [disir. de Kovelj), sur le Pripet, affluent du

Dnieper: 2.500 hab.

Rat-portage, ville du Canada (prov. d'Ontario [distr. de la Rivière-à-la-Pluio, Rainy River]), au seuil de la rivière Winuipog, qui s'y échappe du lac dos Bois en développant une énorme force motrice ; 5.200 hab.

Ratte, comm. du département do Saône-et-Loire, arrond. et à G kilom. do Louhans, sur la Blanctte, sousafflueiit du Rhôno par la Saune: 700 hab. Ch. de f. P.-L.-M. Important élevage et commerce do volailles.

Rattray, ville du Royaume-Uni (Ecosse [comté de Perthj), sur l'Ardle, sous-al'flucnt du Tay par l'Isla: 3.500 iiab. Filature de lin, fabrication de toilos, commerce de bestiaux.

Ratzel (Frédéric), géographe allemand, né à Karlsruhe en 1S44, mort à Ammerland en I9ûi. D'abord pharmacien, il étudia les sciences naturelles dans des universités allemandes, puis à Montpellier, s'attacha au journalisme et devint voyageur et géographe. Après la guerre franco-allemande do lS70-i,'-7l, il visita l'Europe orientale, l'Italie, les Etats-Unis, lo Mexique et Cuba. Privatdocent de géographie on 1876, et bientôt professeur à Munich, il fui appelé en 18S6 à remplacer à l'université de Leipzig Ferdinand de Richihofen. Ses ouvrages les lus importants sont : Anthropogéographie (1882-18911 ; ■Ôlkerkunde {1885-1888) ; PoUtische Géographie (1897) ; die Erde und das Leben (1901-1902); das Meer aU Quelle der Vnlken/rôsse (1903): etc.

Ratzenbofer (Gustave), sociologue autrichien, né à Vienne en 1812. mort en 1904. 11 fît toute sa carrière dans l'armée, parvint au grade de général et publia des ouvrages do tactique, dont un sur la guerre franco-allemande de 1S70- 1871. Mais il est surtout connu pour sou œuvre de philosophie sociale, qui a exercé sur nombre de contemporains une influence décisive. Ses principaux ou\Tages sont ; l'Objet et le but de la politique (1893); la Science 5ocio/o- 9fg«e{1898); le Monisme positif {\S99); l'Ethique positive (1901): Critique de l'intellect (1902).

La théorie sociologique de Ratzcnhofer repose sur la considération des forces sociales fondamentales, réductibles aux intérêts humains. A la base de ces <■ intérêts », sont les désirs de l'existence individuelle et de la conservation de l'espèce ; la guerre, l'industrie et le commerce

SUPPL

sont les moyens de satisfaire ces désirs, et la • saiisfactiun harmonieuse des inli-rèts ■ est la lin du dé\ eloppement social. L'évolution sociale recouvre un rythme perpétutd qui va do r« individualisation » ù. la « socialisation » des structures; l'individualisation est stimulée par l'incessante différenciation dos intérêts; la socialisation est la censé aucnce de la coopération nécessaire. La nature do l'Etat époud du stado auquel est parvenue une société dans son évolution. 1^ lutte, la guerre sont la source du pouvoir politique, le commerce, la civilisation aû'aiblissent lo lion social, dont il faut chercher l'origiiio dans la consanguinité do la horde (<• liens du sang > ). Les lois sociales ne sont que des « modalités * des lois naturelles. Aussi la morale positive, tirée de la considération des intérêts ou dos forces naturelles, n'est-clle pas en opposition avec les faits et la science. Tout tend à la conscience et d. l'organisation.

RauBER (coucbb dk). Enibryol. Coucho de cellules épithéliales, qui apparaît à la périphérie do l'ovule fécondé, dés le début do la segmentation, a On lui donne quolquef. le nom do ectodbrme pbimitik.

RaUDEN, bourg de rAllcmagne méridionale, dans lo roy. do Prusse (prov. de Silésie ^présid. d'Oppcln"), sur la Ruda, affluent do I Oder ; 3.000 hab. Métallurgie.

Rauh (Frédéric;, philosophe français, né à Saint-Martin-lc-Vinoux (Isère) en 1801. Elève de l'Ecole normale supérieure, agrégé de philosophie, docteur es lettres (1890), il professa la philosophie aux lycées do Vendôme, Lons- Ic-iSaunier, Valoncieunes, ot fut nommé professeur à la faculté dos lettres de Toulouse, maître de conférences à lEcolo normale et chargé do cours à la faculté des lettres do Paris. 11 a publié : Essai sur le fondement méta/jhysigue de la morale (1830) , et Quatenus doctrtna quam Spinoza de fide exposuit cum tota ejusdem philosophia cohsreat (1890), thèses do doctorat; De la méthode dans la psychologie des sentiments {l%9$} ; Psychologie appliquée à l'éducation {1900]^ en collaboration avec G. Revault d Allonnes; l'Expérience morale (1903), et des articles dans la • Revue philosophique 0, la 0 Revue do métaphysique et do morale ». F. Rauh est avant tout un mora'listc qui réagit contre les tendances des sociologues contemporains (v. immoralisme), tout en refusant de subordonner la morale à la métaphysique. Selon lui, entre la sociologie et la métaphysique des mœurs, il y a place pour une morale positive qui poserait un * type i'déal d'action » d'après l'observation do la croyance morale agissante, « telle qu'elle se manifeste dans les consciences libérées ■.

RauliN (Gustave-Laurent), architecte français, né à Pans en 1837. Elève de Questel. Déjà connu par d'importants travaux et des prix obtenus dans les concours publics, G. Raulin envoya au Salon de 1875 un Projet d'église du Sacré-Cœur à Montmartre, exécuté on collaboration avec A. Dillon, qui valut une prime à ses auteurs. Il fut également primé pour les projets qu'il présenta aux concours organisés à l'occasion de la construction des palais des Expositions universelles de 1878, 1889, 190i>. Il est l'auteur do la hardie salle des Fêtes qui fut, à l'occasion de cette dernière exposition, installée dans la Galerie des machines. On lui doit des groupes scolaires à Ivry-sur- Seine, hôtel de ville de Pantin, divers immeubles à Paris et diverses constructions et installations dans les Expositions universelles. Comme architecte diocésain, il a restauré la cathédrale et l'évêché d'Angers. II a obtenu en 1900 un grand prix pour son Palais des produits alimentaires.

Raulin (LiQt'iDK de). Biol. Type d'un milieu de culture complet, approprié à une espèce définie, Vtispergillus niger {sterigmatocyslis nigra).

— Encycl. Voici la composition de ce liquide, souvent cité comme exemple de milieu nutritif, dont tous les éléments ont une utilité certaine pour la moisissure : eau distillée 1.500 gr., sucre candi 70 gr., acide tartriquo, azotate d'ammoniaque (âa) 4 gr., phosphate d'ammoniaque, carbonate de potasse (âa) 0,6, carbonate de magnésie 0.4, sulfate d'ammoniaque 0,25, sullato de fer, sulfate do zinc, silicate' de potasse, carbonate de manganèse (âa) 0,07.

L'acide tartrique parait utile surtout pour acidifier le milieu et empècner lo développement des bactéries. II faut en outre un courant d'air continu et une température voisine do -|- 35^ C.

Raunat i Jeanne Richomme, dite), cantatrice scénique française, née à Paris en 1869. Fille du peintre Jules Richomme et sœur de l'acteur Dumény, elle débuta à l'Opéra en 1888, sous le nom de M"* Racnav-Dim3nt, dans le rôle d'Uta de Sigurd. après quoi elle chanta Amncris d'Aft/a^ Edwige do Cuillaume Tell et Madeleine do litgoletto. En 18S9, elle quittait l'Opéra pour se marier, mais, en 1896, devenue veuve, elle acceptait un engagement au théâtre de la Monnaie de Bruxelles, où.Vprès avoir joué Tannhàuser et Faust, elle créait le rôle de Guillcn dans Fervaal, que, sur la demande de l'auteur, elle venait jouer à Paris, à l'Opéra-Comique. en 1898. Elle obtint alors do grands succès aux concerts Colonne et Lamoureux. à ceux du Conservatoire, et à la Renaissance, où elle chanta d'une façon remarquable Iphigénieen Tauride (1899-19001. Elle donna ensuite des représentations à Aix-les-Bains et à Marseille, où elle joua Hérodiade, Lohfuijrin, Erostrate, revint à Paris pour chanter Ruth, l'oratorio de César Franck, mis à la scène au théâtre du Chàieau-d'Eau. puis reparut à l'Onéra-Comique. où, après avoir pris part à une reprise de Fidelio, elle créa le rôle de Jeannino dans ïOuragan (1901), ci celui de Titania dans Titania (1903).

Ravenglass, bourg maritime do l'Angleterre méridionale, dans lo comté de Cumberland, sur la mer d'Islande, qui reçoit à cet endroit l'Esk et lo Mite: 2.000 hab. Petit port de pèche et de cabotage assez actif; fabrication do toile à voile ; parc à huîtres. -Aux environs se trouvent d'importants vestiges d'un© ville romaine.

RavENSWOOD, bourg des Etats-Unis (Virginie de l'Ouest [comté de Jackson]), sur l'Ohio, affluent du Mississipi^ 5.000 hab. Port de rivière très actif: tilaiures, papeteries. Exportation de houille et de pétrole.

Raver ou RavERI, bourg de l'Inde occidentale (présid. de Bombay [^prov. du Deccan, distr. de Kandehj), à quelque distance de laTapti; 8.000 hab. Fabrication d'orfèvrerie, filatures, étoffes de coton.

Rasalp, massif des Alpes septentrionales, en Atistro- Hongiie, dans la province de Styrie. C'est un plateau

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Bayleigb.

calcaire boisé, culminant par 2.009 mitres, au IIci-Kuppe. De nombreux touristes visitent chaque é:é cette rc^-on.

RaYET (Georges-AuU)ino Pons), astronome français, né à Bordeaux en i»39, mort en lyoG. Après avoir fessé la physique au lyri'-e d'Orléans 'l'-Ci;. il de née suivante, ai'' ' '^ , ! "' ,i '.'..is.

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Paris et dans divers : un

grand ouvrage sur l'A ca-

toires en Europe et du

xvii* siècle. En collabv ju-

vcrt dans le Cygne ir^ . ^.jo-

nant des spectres remarquabiob par ivurë raica brtUaotes et qu'on désigne sous le nom à^étoiUs Wolf-hayet.

Rayleigh (John William Srit' :

anglais, né eu 1842. 11 fit ses et Cambridge, en sortit le premier en i lauréat du prix Smith (1805). En 1879, il ^u dans la chaire do physiiiue à la même u: serva co poste jusqu en 1887. A cette date l'Institut royal do Londres pour occuper la chaire de philosepbie naturelle en remplacement do Tyndall, et au Trinity House comme conseiller (1896;. Il fut secrétaire de la Société royale de 1887 à 1896 et nommé membre correspondant do l'Académie des sciences de Paris dans la section do physique générale, en 1890. On doit à ce savant des travaux remarquables dans toutes tes branches de la physique (acoustique, optique, électricité;: parmi les plus remarquables, on peut citer son évaluation do l'unité électrique fondamentale, ses cotes sur la capillarité, l'optique, la loi de Bo^'Ic, et, en particulier sa détermination précise des densités des gaz, qui le conduisit, conjointement avec Ramsay, à la découverte de l'argon. Les nombreuses rhonograpbiesfplus de 250) publiées par Ravleighont été réunies dans les Scientifc papers édités par l'université de Cambridge. On lui doit notamment : Théorie du son (1877-1878); Experiments of the unit of résistance, avec Sidgwick (1883); Circulation of air in Kundt's tubes (1884); ElertrO'Chemical équivalent of silver (\i^Zb); Argon, a new constituent of the atmosphère, avec Kamsay (1890'i, etc. Eu 1904. lord Rayleigh a été lauréat du prix ?iobei.

Raymond (Fulgence), médecin français, né à Saint- Chnsioplie en 1812. Il fut d'abord élève à l'Ecole vétérinaire d Alfort, où il devint chef de service d'anatomie et de physiologie en l!î66, puis fît ses études médicales et fut interne médaille d'or en 1875. chef de clinique de la Faculté en iHil, médecin des hôpitaux en 1878, professeur agrégé en 1880, puis nommé professetn* de clinique des maladies ner^'euses à la mort de son maître Charcot, et membre de l'Académie de médecine en 1899. Il avait fait, de 1890 à 1893, des cours libres do clinique médicale à Lariboisière qui avaient été très suivis et avait été un des principaux collaborateurs du Dictionnaire encyclopédique des sciences médicales.

Ses travaux ont porté sur la thérapeutique, la bactérielogie, les maladies du cœur, du foie et du rein, lanalomie pathologique et la physiologie expérimentale; mais les plus importants ont trait à la pathologie nerveuse et mentale : sur l'origine corticale du facial inférieur flS84}. paralysie essentielle de l'eniance. traitement général des atrophies musculaires (,ls^8i ; du labcs dorsal '1893; et du psendo-tabes 'ispy'i : des localisations méningées et encéphaliques des alTeciTonscalarrhales (i--îi': des associations morbides en pathologie nerveuse (i«Hy,; arthropathies multiples et atrophie musculaire généralisée d'origine blennorragique (I890J; atrophie musculaire progressive chez les syphilitiques (in93j: affections ner\-euses d'origine saturnine: mal de Poti cervical. leptoméniogiie chronique (1893) : sur un cas d'ancsthésie héréditaire; sur le tremblement essentiel (1S92); sur les rapports de la paralysie générale et du tabès (1892); contribution à l'étude des tumeurs névrogliques de la moelle épinière (1893'; syphilis et paraivsie générale; paralysie générale chez la femme (189G). En 1889, il avait été charge par le gouvernement d'aller étudier en Russie les maladies du système nerveux. Il a publié : Etudes anatomiques , physîôlogiuues et eliniques, de ihémichorée de l'hémianesthésie et des tremblements symptomatiques (1874); Cliniquts médicales de la C'arité de M Vulpian, considérations cliniques et observa^ tions {l^'9); Atrophies musculaires et maladies atnyotr(^phiques (1889), ouvrage couronné par l'Institut; Clinique des malatUf'S du système nerveux {1S94-1903}. *" Raymond ^Hippolyte), auteur dramatique français, né à Vairéas CVaucluse) eo 1844. — Il est mort à Saint- Mandé en 1S95.

RaYMONT (Wladvslawl, romancier polonais, né dans la Foloirne russe en ISG-*. Après avoir mené nno vi© assez agitée, il fut tour à tour acteur, novice dans im ordre religieux, employé de chemin de fer; il s'est consacré entièrement à lalittéjaiure. 11 excelle surtout dans les .lescriptions de la vie rurale. Ses principales œuvres soni: Pèlf^rinage à la Claire Montagne, Comédienne, les Ferments, la Terre promise, Lili, Nuit d'automne, les Paysans. * RATON n. m. — Physiq. Bayons .Y, voyez N. fRATONS).

Razac-SDR-L'Isle, comm. du département de la Dordogne, arrond. et à 18 kilom. de Périgueux, au-dessus do Vlsle, sous-affluent de la Garonne par la Pordogne; 820 hab. Ch. de f. d'Orléans. Patrie du poète I^grango Chancel. Minoteries; vignobles produisant des vins appréciés. * ♦réaction n. f. — ExcTCL. Biol, Réaction eircvîatre. Comment un organisme, dans la multitude des modiûca-

RÉADAPTATlOxN — RÉCIPON

tiousoDtocroDétiqucs (v compris celles rôsultaot do l'état social) qu'il peut subir, parvient-il à conserver seulement celles qui sont do bonne aJaptation ? Grûcc à la réaction circulaire de Baldowin, qui est lontraiQemcDt iniulcrrompu do certains mouvements provoquant des états avantageux et ag^réables pour l'organisme, qui euxmêmes ramènent à leur suite des mouvements similaires. Co serait donc un nouveau facteur do révolution qui assurerait la variation dos générations ultérieures dans nn sons déterminé.

♦réadaptation n. f. — Encycl. Biol. 1« liêadaptation régressiic (v. t. VII]; 2« liéadaptalion progressive. Chez certaines espèces migratrices {poissons, oiseaux), il y a adaptations successives aux conditions de doux aires d'Iiabitat qui peuvent être différenlos. A chaque déplacement, il y a donc réadaptation k certaines conditions. Or, on a noté i^Du^és, Bcijernik) que cette réadaptation alternative conduisait à des moditicalions avantageuses sélcctionnelles {couleur des plumes, etc.). Cette réadaptation est donc progressive.

RÉAL (Guillaume-André', homme politique français. né ot mort à Grenoble {I"j5-I8:j2;. Avocat au parlcnu-nt de cette ville en 1789, il se montra partisan des idées nouvelles, fut élu président du district do Grenoble (17'J0). puis député de l'Isôro ù la Convention (1792). Il siégea avec les girondins, vota contre la mort du roi, mais s'opposa à l'appel au peuple par crainte de la guerre civile. Il protesta contre les arrestations du 2 juin, défendit chaleureusement Buzot, mais ne fut pas inquiété. Envoyé en mission à Lyon, il y leva un impôt do 3 millions, partit ensuite pour l'armée d'Italie. 11 combattit avec acharnemont les rovalistes, tout en appuyant leurs réclamations, qui lui semblaient justes (restitution des biens des condamnés, suppression du maximum, etc.). Elu au conseil des Cinq-Cents, il approuva le coup d'Etat de Bonaparte qui le nomma conseiller d'Etat, puis président de chambre â la cour impériale (1812-1815). Il se tint à l'écart pendant les Cent-Jours, fut exilé en 1816, obtint sa radiation de la liste des régicides en 1819, et se retira à Grenoble avec le titre de président honoraire.

ReanA-DEL-ROJALE, bourg de l'Italie septentrionale, dans la Vénéiie (prov. dCdine), sur le Torre, petit fleuve côtier tributaire du golfe de Trieste ; 3.200 hab. Sériciculture; rizières, commerce de bestiaux et de fruits.

■ RÉBANA n. m. Sorte de tambour de basque, en usage dans l'île de Sumatra.

ReBELL {Georges GrassaL .

dit Hugues), littérateur fran-

çais, né â >aates en 1867, mort

à Paris en 1903. Au sortir du collège des jésuites de Jersey, il so mêla au mouvement symboliste; mais il se rallia bientôt au traditionalisme latin avec J école romane. Mettant au service d'une imagination féconde et sensuelle un stylo singulièrement chaud et coloré, il a beaucoup produit en des genres très divers. Nous citerons : les Chants de la plitie et du soleil (1894), poèmes en vers libres ou en prose rythmée; un ballet, la Clef de Saint- Pierre (1897); dos recueils d'études, scènes et portraits : les Jeudis saints (1886) ; les Méprisants (1886) ; les Etourdissemenls flSSS); Athlètes et psychologues (lS9ù); Inspiratrices de Stenahal, Flaubert et Mérimée; un essai sur Victorien Sardou; une brochure sur \' Union des trois aristocraties; la Méthode scientifique de l'histoir-e littéraire (1900); Le diable est à table (1905); des romans, dont plusieurs sont des reconstitutions intéressantes de l'antiquité ou de la Renaissance : la Camorra, la Càlineuse (1900) ; la Femme ^ui a connu l'Empereur, réédité sous ce litre : l'Espionne impériale; la Saison à Baia, journal d'un parasite délateur au i" siècle de l'ère chrétienne (1900); la Brocanteuse d'amours (1901); Timandra (1887); Baisers d'ennemis (i892j; /e Magasin d'auréoles (1856) ; la J\ichina (1897); etc.

REBELLER (bèl-lé) V. a. Révolter : Son grand reproche, inavoué, mais qui la rebellait avec toute la violence de l'instinct... (P. et V. MargueriHe.)

RÊBELLIAU (Louis- Joseph-A//";T(/), littérateur français, né à Naiiies eu 1858. Il termina ses études à Sainte-Barbe et à Louis-le-Grand, entra ù l'Ecole normale supérieure eu 1877, et en sortit agrégé on 1880. Nommé suppléant du directeur do la bibliothèque de l'école, il lui succéda, et fut ou 1888 chargé d'un cours de littérature à la Faculté de Rennes, dont il devint titulaire après avoir passé ses thèses de docteur eu 1891 L'Institut de France le choisit en 1893 pour remplacer Philippe Berger au poste de sousbibliothécairo, et, en 1898, il y succéda à Ludovic Lalanne comme bibliothécaire en chel. Rébelliau a donné d'importants travaux d'histoire littéraire ou religieuse à dos revues ot des publications collectives, comme la « Revue politique et littéraire -, la ^ Revue do Paris «, la « Revue des Deux Mondes a, la « Revue critique «, la « Revue de l'histoire littéraire do la Franco n , la • Revue do l'histoire des religions », la « Revue pédagogique », le o Dictionnaire de pédagogie » de F. Buisson, Vllistoire de la langue et ae la littérature française, do Petit de Jullevine et {'Histoire de France de K. Lavisse. Outre des éditions estimées d'auteurs français ù l'usage des classes, il a publié deux ouvrages sur Bossuot : Bossuet historien du protestantismf, thèso de doctorat, très remarquable étu»io sur la controverse entre les protestants et les catholiques au XVII* siècle {1891) ot uno 17e de Bossuet (1899). Sa thèse latino a pour titre : /Je Vergilio in infoi-mandis muliebribiis qux sunt in ^'Enéide personis inveutore.

Rebeval, bourg d'AIgério, dans la province d'Alger, arrondissement do Tizi-Ouzou, sur le Sebaou, petit fleuve côtier tributaire de la Méditerranée ; 5.000 hab. Vi^rnobles. Centre do colonisation assez important, qui portait, avant 1860, le nom d'vViu-Barlia.

REBOT M n. m. Jeu de pelote basque, qui consiste à lancer la balle d'un camp à un autre. V. pelote, au t. VI.

REBRILLER (de re, et brillrr) v. n. Briller do nouveau : Le beau vixage aux fjeux qui RFnRiLLAliiM (/<,' Santé, d'énergie gaie. (P. et V. Marguerilto.)

Rebstein, comm. do Suisse (cant. do Saint-Gall [disir. dOl)cr-Khointhan, sur uu coteau dominant la plaino du Rlnn; i.pr.o hab. Fabriques do broderie ; culture très prospère de la vigne; pfiiur.ipes. Exploitation de tourbe. Dans les environs, eaux sulfureuses.

RECARILLONNER (de re»etearillonner)v. n. Carillonner do nouveau : Les cloches du Saint-Sépulcre recarillon-

NENT. (M\nam ïlarry.)

* RECENSEMENT n. m. — EscYCL. Milit. La loi du :'l mars 1905 a porté de quarante-cinq ans à quarantenouf ans, la limite d'âge à laquelle les omis doivent être inscrits sur les tableaux de recensement do la classe appelée après la découverte de leur omission et soumis â toutes les oLïigalions do cotte classe. En outre, cette môme loi a retardé, de quarante-huit ans à cinquante ans, l'âge àpartir duquel ces omis doivent être, quoi qu'il arrive, libérés ù titre définitif de tout service militaire.

* RÉCEPTEUR n. m. — Ensemble des appareils qui permettent do centraliser, d'enregistrer les ondes développées par l'oscillateur excitateur ou éclateur du poste transmetteur. Syn. POSTE RÉCEPTEUR.

— Encycl, Réduit à sa plus simple expression, un poste récepteur se compose essentiellement d'un cohéreur ou radioconducteur tiont les électrodes sont reliées, d'une part à 1 antenne, de l'autre à la terre ; d'une [)ile avec relais et bobines de self intercalées dans le circuit. Pratiquement, le dispositif est beaucoup plus compliqué.

Le radioconducteur ou cohéreur n'est pas influencé directement par les ondes hertziennes, mais bien par le primaire du jiggers, qui va, d'une part à l'antenne, do l'autre à la terre.

Tous les instruments du récepteur sont mis en fonction au moyen d'une pile dont le courant se divise en deux fractions : "•■'—

l'une qui continue vers le morse, l'autre qui traverse le potentiomètre et va au milliampère. puis an relais; du relais, ce courant passe dans une bobine de self, pénètre dans le til fin de droite du jigger et arrive à l'une des électrodes du radioconducteur. Quand les ondes viennent influencer le radioconducteur, le courant traverse cet instrument, franchit à nouveau une bobine de self après être passé dans le til fin de gauche du jiggers, et il achève son circuit jusqu'au négatif de la pile.

La dérivation du morse va également au relais, à un contact qui ne se ferme que quand le courant passe dans tout le circuit; il se dirige alors vers l'enregistreur, se dérivant en route vers le tapeur qui emprunte, pour achever son circuit, le fil de retour du cohéreur. On intercale sur le circuit du radioconducteur une résistance d'essai, en dérivation sur les bornes des deux bobines de sell, afin de s'assurer, par des expériences préliminaires, de l'état du circuit.

Tous ces appareils sont renfermés dans une boîte métallique hermétique, qui est fermée chaque fois que l'oscillateur fonctionne. Sans cette précaution, le? cohéreurs seraient bientôt complètement briîlés et mis hors de service.

* RÉCEPTION n. f. — Encycl. Réception simple et réception double dans la télégraphie sans fil. La réception simple est celle qui a lieu lorsque le radioconlucteur n'est influencé que par une onde de période déterminée : lorsque d'autres ondes d'une période quelconque lui arrivent d'autres cùtés on n'obtient plus sur le morse que des renseignements illisibles.

On a tenté cependant de recevoir des communications transmises par deux stations distinctes au moyen d'oscillations de périodes très différentes et avec la mOmo antt^nno : c'est la réception doubb, On a employé dans ce but deux résonateurs spéciaux réunis à l'an- Primaire tenue, choisis chacun de-façon à réaliser l'accord avec l'une des oscillations ; chacun des cohéreurs du circuit n'enregistrait alors que les sig aux de l'onde accordée.

RÉCESSIF (sè-st"/"), IVE adj. Biol. Caractères récessifs. Dans l'hérédité mondélienne (loi de MenJel), Caractères dominés, c'est-ù-dire ceux qui sont transmis à l'hybride ou métis par l'un des parents, mais sans apparaître dans \c produit. {Par suite de la disjonction continue des caractères transmis, ces caractères dominés peuvent cependant apparaître quand ils sont devenus à l'état do pureté dans les cellules germinalos des descendants.) *RECETTE n. f. — Encycl. Dr. Hecettes buralistes. La création et la suppression des recettes buralistes et. des débits do tabac réunis à ces recettes sont dans les attributions do l'administration des contributions indirectes. Une recette buraliste doit être établie dans toutes les communes où il est présenté un habitant solvable et en état de remplir les fonctions.

La nomination des titulaires appartient au ministre des finances, qu'il s'agisse d'une recette-débit ou d'une recette buraliste simple, lorsque le produit dépasse 800 francs par an, ou bien encore, ot quel (|ue soit le produit, lorsque la récolte buraliste est située dans une localité ayant une population agglomérée de 1.500 âmes. Dans' les autres cas, la nomination appartient au directeur départemental des contributions indirectes, qui prend l'avis du préfet.

Le ministre dos finances est tenu de réserver les trois quarts dos recettes buralistes do !'• classe aux sous-ofticiers, rengagés comptant au moins dix ans de service, dont quatre ans dans le grade de sous-officier. î^es recettes buralistes de 2» classe sunt réservées aux simples soldats ayant accompli au moins quatre ans de service.

"L'élément civil n'est donc plus appelé que pour un quart ii combler les vacances de recettes buralistes de l" classe. Les postulants doivent adresser â l'autorité compétente (ministre dos finances ou directeur départemental des

contributions indirectes) une demande sur papier timbré à laquelle ils joignent un état de leurs services, une expédition sur timbre de leur acte de naissance et un extrait do leur casier^udiciaire. Ils sont ensuite tonus do subir un examen d aptitude comportant une dictée et quatre opérations élémentaires de l arithmétique.

Les receveurs buralistes sont rémunérés au moyen do remises proportionnelles au nombre d'expéditions par eux délivrées, suivant un tarif qui décroît au fur et à mesure qu'augmente le nombre de ces expéditions. Ils ne peuvent. sans une autorisation spéciale, adjoindre un commerce à leur recette; mais ils sont obligés de gérer los recettes auxiliaires des postes et d'assurer les services télégraphiques ou téléphoniques que l'administration des postes décide de leur confier.

Les buralistes doivent tenir leur bureau ouvert au public depuis lo lever jusqu'au coucher du soleil, les

Jours ouvrables seulement. Ils sont passibles de dommagesintérêts s'ils refusent de délivrer une expédition, mais à la condition que ce refus ait été légalement constaté et en temps utile; ils sont responsables des erreurs qu'ils commettent dans le libellé des expéditions. Ils sont toutefois fondés à refuser les expéditions loi*sque les déclarations qui leur sont faites ne contiennent pas toutes les énonciations prescrites par la loi. Ce refus constitue, d'ailleurs, un cas d'administration dont l'appréciation échapp& aux tribunaux judiciaires. (Confl., 3 déc. 1892.) * RECEVEUR D. m. — Mines. Ouvrier qui se tient à la recette, près du puits d'extraction. {Son rôle est d'immobiliser la cage contenant les ouvriers ou les bennes do charbon sur les taquets, à la descente et à la remonte.)

Rechthalten, comm. de Suisse (cant. de Fribourg [ditr. de Singine^i; 1.100 hab. Culture des céréales; pâturages; commercé de bois.

RÉCIPON (Paul-Edmond), sculpteur et orfèvre français, né à La Motte-Tilly {Aube) en 1832, mort à Paris en 189S. Elève de Cassier, l'élégant artiste qui cisela les portes de la Madeleine, il se fit rapidement, comme scnlpteur-orneroan'iste, une place éminente dans l'orfèvrerie. Son style, composite comme celui de toute l'orfèvrerie à cette époque, est moins froid, cependant, que celui de

nECCmON DOUBLE

Réception (système Marconi).

Morel-Ladeuil. Il rappelle plutôt lo stylo français do xviii» siècle que celui de la Renaissa"nce. Ses plats sculptés, décorations de table, etc.. sont aujourd'hui des pièces do collectionneur. Récipon dirigea en fait pendant de longues années la partie artistique de la maison Odiot, avant de la diriger en titre (en 1895). Il a fondé un atelier, et formé do nombreux élèves.

RÉCIPON (Georges\ peintre et sculpteur français, né à Pans en 1860. fils du précédent. Il étudia, â l'Ecole des beaux-arts, simultanément la peinture et la sculpture. Comme peintre, il suivit les leçons de Français, exposa ï)endantdix ans des paysages, des figures, des chevaux,*.etc. On lui doit aussi des portraits, et mémo une grande fresque, les Arts du métal pour le Palais des manufactures nationales à l'Exposition de 1900 (Paris).

C'est en sculpture, cependant, qu'il s'est sui'tout distingué. En 1S89, à l'Exposition universelle, il obtenait une mention honorable avec un haut relief, l'Aube. En 1890, il recevait une 3* médaille pour sa composition la Harpe et l'Epée, etc. Ses principaux travaux datent do 1900. Son œuvre capitale consiste dans les deux grands quadriges des pavillons d'angle du Grand Palais. Ces groupes colossaux, en bronze, sont d'une rare audace. Au centre de chaque quadrige, une figure allégorique triomphante, et à ses pieds une autre figure allégorinuo abattue. Ici. l Immortalité devançant le Temps {coté nos Champs-Elysées), là, l'Harmonie dominant ta IHscorde (côté de la Seine). L'artiste obtint en X90I uno médaille de l" classe avec un haut relief, Chacun porte son faix. Depuis, il a exposé la Famille et la Loi, fragment d'un grand ensemble, l'Offrande à la Patrie. Il a exécuté pour la ville do Fougères une Statue équestre du général de tariboisiére

(bronze). I-o musée do Dankerquo possède son Jietour de l'Enfant prodiyue, l>as-rcliof.

Parmi ses j)ortrails-l>ustes, signalons ceux de Uricard, du jjointi'o Gèrome, du docteur Grancher, du statuaire G. riioinas, et l'un dos mieux venus, celui ^'Alfred Af'-ziércs, offert en lOOG par la presse parisienne à son prcbidcnt.

Reckheim, comm. do lîcl^iquo (prov. do Limbourg [arrond. du TungresJ), sur le canal Zuid-Villems; l.GôOiiab. Tuilerie.

HeCKLINGHAUSEN (^fALADIR Du). Méd. Neurollbromatose gL-iit-ralis^e, cssoiiliellement caractérisée par des iibronius multiples sous-cutanés, des nœvi vasculaircs ci des taclies j)igmontéos do la peau.

RÉCLAMISTE {misât') adj. et n. Qui use beaucoup do réclame : liujiniosité de rkclamistb.

''^Reclus fJean-Jac(jues-£"/(«(?e), géographe français, né à Sainte-Foy la-Grande on 1830. — Il est mort en Belgique, à TÏiourout-prôs-liruges (Flandre-Occidentale), «n 1905. Il avait publié, dans sos dernières années : l'Afrùjue australe (1901) et l'/'^mpire du Milieu (1902), en collaboration avec son frère Ouésime, et une importante Introduction à la géographie de la France (1905), en této <ïu Dictionnaire géographique et administratif de la France de P. Joanno. Pou do temps avant sa mort, Elisée Keclus avait commencé do faire paraître en livraisons un important ouvrage iniitulé l'Homme et la Terre, et il avait préparé les éléments d'un Atlas des volcans du globe, <|ue doit éditer la Société belge d'astronomie. — Son frère aîné, Micmel-Elie Reclus, né à Sainte-Koy-la-Grande en 1S27, qui était en dernier lieu professeur de mythologie comparée à l'Universiié nouvelle de Bruxelles, est mort dans celte ville en 1901.

* Reclus i'Onésime\ géographe français, né à Orlhez en 18LÎ7. — Depuis les ouvrages déjà mentionnés t. VII), il a publié Lâchons l'Asie, prenons l'Afrique (1901), livre dans lequel il défend cette opinion que lavonir do l'empiro colonial français réside uniquement en Afrique, et (|uo la France doit écliangerses possessions des autres parties du monde contre des avantages ou des agrandissements territoriaux en Afrique.

Reclus (l'aul), chirurgien français, né à Orthez en IS-n. — Il a été uoninié professeur do médecine opératoire en 1904 et a échangé cette chaire contre celle de clinique chirurgicale à la Charité, en remplacement du professeur Tillaux, on 1905. En dehors d'éditions nouvelles de ses précédents ouvrages, il a publié en collaboration avec les professeurs lîrissaud et Pinard : la Pratique médico-cliintrgicale, dictionnaire en six volumes; l'Anesthésie localisée par la cocaïne (1903); Etude sur las lovainc (1904); Des épithéliomas en surface des muqueuses Icucoplasiques (1905).

Reclus ( MALADIE i)K P. ). Méd. .4.ffeclion consistant dans la production d'un grand nombre de petits kystes dans les doux mamelles. C'est la maladie hydatique des soins d'Astley-Cooper. On l'a rattachée à l'épithélioma, à forme papillaire; aujourd'lmi, ou tend à n'y voir qu'une variété do mammite chronique.

RECONTAGIONNER {ji-o-né) v. a. Infecter do nouveau par la contagion.

ReCONVILIER ou RecoNVILLîER (en allom. Rok- TVÎller), comm. do Suisse (cant. de Berne [distr. do Mouticr'ji sur la Birse, tributaire du Uhin; 1.750 hab. Fabriques d'horlogerie; fonderie de cuivre; tilatures.

*RECOURS n. m. — Encycl. Recours contre les Jugements dts conseils de guerre. (V. conseil de guerre.) Kn vertu de la loi du 17 avril 1906, c'est à. la Cour de cassation qu'il appartient do prononcer sur les recours formés en temps do paix contre les jugements des conseils de guerre et des tribunaux maritimes siégeant à l'intérieur du territoire, ainsi qu'en Algérie et on Tunisie. Les conseils do révision précédemment chargés de ce rôle ont été supprimés par cette loi. La Cour de cassation doit, en outre, même en temps de guerre, connaître des recours formés contre les jugements des tribunaux maritimes, commerciaux et spéciaux. La loi a porté do vingt-quatre heures à trois jours francs le délai accordé aux condamnés à signer leur pourvoi. Le décret du 6 juin 190e a prescrit que les décisions attaquées et les dossiers doivent, après les dix jours qui suivent la déclaration du pourvoi, étro transmis directement au procureur général prés la Cour do cassation, par les soins du commissaire du gouvernement près le conseil de guerre, ou du commissaire rapporteur près le conseil maritime. Ces dossiers doivent être acGom])agoés d'un inventaire des pièces.

*RECOUVREMENT n. m. — Enctcl. Géol. Les phénomènes de recouvrement, d'une importance essentielle dans la structure des régions montagneuses et dont le mécanisme a échappé longtemps à la clairvoyance des géologues, ont été en ces dernières années l'objet d'études suivies.

Les premiers recouvrements indéniables ont été reconnus daus le bassiu houillor franco-belge. C'est Marcel

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Hotnjluti

Cou'pe du front septenlrioital fle$ .Alpes Dei-notses et </to l'.^.i.j...- : A, pli couché des Dculs do Mordes ; B, C, I), E, F, (i, H. nappes de cnarriage; I, ilysch; J, plis autochtones ou en place. — Le trait noir représente le relief actuel de la chaîne, ce qui est au-dessus ayant cédé à l'érosion. (D'aprùs les travaux do Lugcon.)

Bertrand qui eut le mérite d'annoncer l'extension de la théorie des plis couchés et charriés aux alpes dc'Glaris; peu à peu la chaîne entière bénéficia de l'interprétation nouvelle, ainsi que les Karpathes et les Pyrénées qui en lont géologiquemenî partie. Parmi les travaux qui suivirent, citons ceux de Wilfrid Kilian. Pierre Termier, Emile Haug, etc., pour la Franco ; Maurice Lugeon, Kittcr, Franchi, Limanowski, pour l'étranger.

dite imbriquée ou en ecaiites. — Le trait noir représente le relief actuel. iD'aprcs M.-A. de Lapparcnt.)

Un terrain do recouvrement résulte généralement d'un pli anticlinal, cjui, après s'être élevé verticalement sous linfluenco do l'etfo.-I orogénique, sest couché sur l'un do ses flancs, puis s'est allongé, étiré et parfois mémo détaché de sa racine et s'en est éloigné plus ou moins. On appelle lambeaux do recouvrement dos portions de terrains ainsi transportées et dont la disposition résulte de leur fragmomaiion soit au cours de leur transport horinfoiual, soit du fait de l'érosiou postérieure. Une lame do charriage est moins épaisse qu'une nappe. Un massif do recouvrement comprend plusieurs couches charriées on même temps, ou plusieurs nappes charriées successivement et empilées; ces dernières sont désignées chacune sous lo nom û'écaille. On a souvent appelé ces terrains massifs exotiques parce qu'ils sont étrangers au sol qui les porte; ils sont en outre plus anciens que les formations qu'ils recouvrent, particularités qui avaient appelé depuis longtemps l'attention des géologues.

Les nappes de charriage offrent sur leur étendue do nombreux écrasements et laminages.

L'érosion, qui en tant do points des Alpes a dénudé les terrains charriés, les a parfois troués do déchirures plus ou moins vastes, auxquelles le géologue viennois Edouard Sucss a donné lo nom do fenêtres; ces ouvertures laissent alors apercevoir les formations inférieures plus récentes. L'amplitude d un charriage, ou distance séparant la masse char riéo de sa raoino, peut dépasser 150 kilomètres.

Des études récentes de I.

manowski indiqueraient, pour le charriage dos nappes des Karpathes, une amplitude de plusieurs centaines de kilomètres, et l'on sait des maintenant que les 5.000 klippcs éparpillés sur le flysch do cette chaîne ne sont pas autre chose que les ruines d'une antique nappo de charriage.

* RECRUTEMENT n. m. — Encycl. Loi du Sf mars i905 sur le recr^ttement de l'année. Cette loi, dite encore du service de deux ans, a profondément modifié le régime institué par la précédente loi militaire du 15 juillet 1899. Les principales dispositions en ont été analysées à leur ordre alphabétique. Toutefois nous croyons utile de résumer eu un tableau d'ensemble les vues générales et l'espritde la loi, en indiquant surtout les principaux points sur lesquels elle a apporté de uorablcs mnovations.

Le but de la nouvelle loi a été d'établir, en fait, l'égalité du service militaire pour tous les citoyens, tout en réduisant sa durt'c normale de trois à deux ans. Et, afin de maintenir les effectifs de l'armée française au chiffre rendu nécessaire par la situation politique du pays, le législateur s'est eûorcé d'obtenir des classes appelées à servir le maximum de rendement en hommes, eu ne rejetant, en temps de paix comme en temps de guerre, que les éléments inutilisables. La suppression de toutes les dispenses, l'organisation des réserves, l'utilisation de l'armée auxiliaire, le relèvement des cadres en sous-ofliciers et en officiers do réserve, tels sont les principaux points que la loi s'est efforcée de régler. Dans l'intérieur môme (le l'armée, devant la nécessité d'instruire complètement lo soldat pendant une période plus courte que par lo passé, une refonte générale des règlements a été tentée, eu vue de leur donner une simplicité plus grande.

Le titre I" de la loi do 1905 a posé en principe que tout Français doit le service militaire personnel, égal pour tous et no comportant aucune dispense, hors le cas d'incajjacité physique. Ce service a une durée de 25 ans. Nul n'est admis dans les troupes françaises s'il n'est Français ou naturalisé Français, sauf les cas d'exclusion prévus par l'art. 4 de la loi. (V. exclus.) Aux catégories d'exclus qui figuraient dans la loi de 1889, la nouvelle législation a ajouté les individus condamnés pour avoir fait le métier do souteneur. Les exclus sont mis soit pour leur temps de service actif, soit en cas de mobilisation, à la disposition des départements de la Guerre et des Colonies. Ils sont incorporés dans les bataillons d'infanterie légère d'Afrique. Comme par lo passé, les militaires et assimilés de tous grades et de toutes armes des armées do terre et de mer no prennent part à aucun vote quand ils sont présents à leur corps, à leur poste ou dans 1 exercice de leurs fonctions.

Lo titre II de la loi a établi le modo de formation des tableaux de recensement fv. rkcensemem) des Français appelés uu naturalisés Français appelés à servir. Ces derniers sont incorporés en même temps que la classe avec laquelle ils ont pris part aux opérations de recrutement. Mais l'obligation militaire ne saurait en aucun cas avoir pour effet do les maintenir au delà de leur vingt-septième année révolue. Au point de vue des aptitudes physiques, que le conseil de revision cantonal examine, les jeunes gens sont divisés (art. IS) eu quatre catégories :

I" Ceux qui sont reconnus bons pour lo service armé, et qui doivent, dans ce cas, deux ans de service ;

2* Ceu.x qui, étant atteints d'une infirmité relative, sans que leur constitution générale soit douteuse, sont reconnus bons pour le service auxiliaire ;

i'^ Ceux qui, étant d'une constitution physique trop faible, sont ajournés à un nouvel examen ;

■i" Ceux qno leur constitution générale mauvaise rend impropres à tout service militaire, soit armé, soit auxiliaire.

Kn ce qui concerne la troisième catégorie, la nouvelle loi cesse de donner aux ajournés (v. ajournés) la faveur d'une réduction de service. Cette faveur est limitée désormais à un sursis d'incorporation. De semblables sursis peuvent être accordés aux jeunes gens, qui dans la loi de ISS9, bénéficiaient des dispenses, soit comme soutiens de famille, soit ù titre de continuation d'études. Ces sursis sont accordés par le conseil de revision et renouvelables jusqu'à 25 ans. Les jeunes gens qui en bénéficient suivent le sort de la classe avec laquelle ils sont incorporés. (V. sursis.) Quant aux élèves des grandes écoles, l'art. 23 de la nouvelle loi règle les conditions de leur service militaire.

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