GARNI — GORE
affluent du Danulie ; S.O'j VjJle do la prov. do Car Ln-scT, sous-afdueot du Lj Métallurgie.
uses. —
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voo hab.
GOEJC 'Mirha^I Jan de), arabisant hollandaÎB. né à Drouriji. (Kr H suivit, à partir de i^si. !es
cours do I 11 en 1860 ave
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yde. Il «e tit recevoir * -7 ,v" T.-.- -'"*" ayant pour titre : Dacripti'j
al-Maqnbi s>n..^.i ■■ ht,., reytouum al-Jaqubii, fui de iH'yj a 1866 « Adjutor loterprctis logaii Warnonani », séjouroa à Oxford et 5 L^r, Ir.- ;..:,.i;,nt Tannée l"-:.- ,j.-vu.t ,-u IMOO profess. ..Q jgç9 pr,
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l'Espagne {f.1, ,
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des ^éoaraphea arabt-a [iibn al- Walid (1875) ; C'ttni la bibliothèque de Leyde eu - v;j.i. •j.i . -, ^i- Houtsma, I865-I888); les Annales écrites (en collaboration avec plusieurs savante, imoires d'histoire et de géographie orientale (isô.-:^, • G<ETZ (Léopold-Charles), théologien vieux-catf allemand, né à Carlsruho en i>*c>i. Licencié en thc-. en 1891, il fut consacré la mémo année par lévéque •. ■ .\ caibolique do Bonn et devint curé de Pas.sau. En ; .' devint professeur au séminaire vieux-caiholiquc de L^uu. où il dirigea la publication du journal . Altkatholisches ^oiksblatt 1. Il a publié : la Doctrine de Cypricn svr la ném/ence (1895); laSitualion et les Devoirs du vieux-^i" ticisme allemand (1896) ; Histoire des apôtres des .' Constantin [Cvrille] et Methodius (1897;/; Lazans:jésuites (1898); Bédemptoristes et protestants -ni' Léon XI n, ses opinions et son influence d'après des J-.-: ments originaux 1899^ ; Jésuites et Jésuiteases. La Soci'.:.. .u Sacré-Cœur (1900) ; François-Benri Beusch ,1901); etc.
GOLGI Camille'i, médecin italien, né à Corteno -^prov. do Hrescia) en 1843. Recteur de l'université do Pavie et professeur de pathologie générale, le D'GoJgi a créé dans cette université un institut erpérimental d'histologie et de pathologie dont il fut nommé directeur. Entre autres découvertes on doit à Golgi celle du microbe de la malaria, microbe que le major anglais Ronald Ross devait étudier à son tour, et des études très importâmes sur l'anatomie du système ner\eux. Ses travaux loi valurent le prix Nobel en 1906 (physiologio et médecine', qu'il partagea avec le savant espagnol Ramon y Cajal! Golgi fut élu sénatear du royaume et membre de I académie des Lincei. Parmi les travaux qnll a publiés, citons : Etude expérimentale sur l'étiologte des maladies mentales (1869); Becherches sur l'anatomie microscopique du cervelet de l'homme (1874): Distribution des nerfs ff des tendons chez l'homme (1878); Sur la structure d 'veuses
médullaires périphériques et centrales : >iist0'
logique rfj la moelle épinière 1I88I). En a avec
TenchiniLor. il adonné: le Sùslème nerveux ceiUnil ISHZ) ; Expérimentalisme delà médecine (1884); Sur l'anatomie microscopique des organes centraux du système nerveaux (1S851; avec Monti Ach : Etude sur l'histoire naturelle et la signification chimico-pathologigue de ce qu'on appelle «anguiUulo intestinale • (1887;; Sur l'anatomie microscopique de la moelle épinière (1891); Action de la chimie sur le parasite de la malaria et les accès fébriles qu'il occasionne (1892); Lettre sur la malaria estivo-automnale de la campagne romaine (1893); Sur la structure de la cellule nerveuse desganglions de la moelle épinière (1898); etc.
GoLTZ(Hermannn, baron de^, théologien protestant et professeur allemand, né à Dusseldorf en i!>3:>. 11 étudia la théologie à Erlangfn, Berlin, Tubingue et Bonn (I85a- 1858), séjourna à Genève, puis à Paris (I858-I86l\ fut nommé prédicateur à l'ambassade prussienne de Romo (1861), professeur suppléant d'exégèse (1365\ puis professeur titulaire ^1870^ à runiversiié de Bile, ensuite à celle do Bonn (lS73i. membre du consistoire supérieur et du conseil directeur de l'Eglise proie- ta :i'c prussienne à Berlin (1876). lia publié, entre air- réformée de
Genève au xtx* siècle (1861 \ parc j français ;
la Bévélation de Dieu par l'Histu -■:■'<) ; Sur la
valeur morale des caractères d'hommes politiques (1878); les Vérités fondamentales du christianisme (1873-1891} ; les Limites de la liberté d'enseigner (1873).
**GoLUCHOWSKI (comte Agénor), homme d'Etat autri^ chien, né en Galicie eu 1849. — Au mois d'octobre 1906, le comte Gotuchowski, qui occupait le poste de chancelier de l'empire austro-hongrois depuis lSy:>. remit sa démission à I empereur Fran<.-ois-Joseph. Le comte Golurbowski passait pour favoriser auprès de l'empereur l'influence allemande. Il l'aurait notamment encouragé à refuser aux Hongrois l'emploi dans l'armée de la langue mag5"are, et II aurait été lui-méme encouragé dans cette intransigeance par l'action personnelle de l'empereur Guillaume IL Le comte Wekerlé, premier ministre hongrois, ayant laissé entendre à l'empereur François- Joseph que les Chambres hongroises se refuseraient à voter la budget commun tant que le comte Goinchowski serait maintenu au pouvoir, ce dernier se décida à la retraite, afin de ne pas être un nouvel obstacle au difficile maintien du régime dualiste. II a été remplacé par le baron d'.Erenthaf.
GOOSSENS ^Pi erre- Lambert), cardinal belge, archevêque de Malincs, né à Perck, dans le diocèse de Malines. en 1S27, mort à Malines en 1906. Prêtre en 1850, coadjuteur de l'évèquo de Namur, puis évéque de Namur la même année (^lâS3), il devînt archevêque de Malines ea 1SS4 et fut créé cardinal en 1889.
GORE (Charles), théologien anglais, né en 1850. "Vice-principal de Cuddesdon Collège en ISSO, il était en 1334 bibliothécaire do la bibliothèque Pusey. à Oxford. En 1893, il fut nommé ricar de la paroisse de Radley, et l'année suivante chanoine de Westminster. Successivement chapelain ordinaire de la reine ■ 1900': et du roi (l&Ol), il devint évéque de Worcester ii902,i. puis de Birmingham (1904). Ea 1390, il rédigeait un recueil théologique Lux mûndi, où uo article de lui sur le Saint-Espri: et ricsptratioo eut un grand retentissement. Parmi
GOUDEAU — HABITATION
SCS noinbroux écrits, nous citorous: Léo the Greut (18S0 : the Iif<i nuit ion, conférences do la foiulatîon Hrampton 1 .,'ir ISOÏ; (Jood Ci/iîfMs/(;>(ï899) ; Me /todyof Chris t(VJOl}. '^GoUDEAU (Erailo), poùlo ot romancier rraiiçais, né à Pt-rit-'ueux on 18i9. — Il est mort à Paris on IDOG.
GOULD (sir Francis Carriitliors), publicisto ot dessinateur an^îlais, né à Barnstapie on 1811. Fils «l'un architoi^tn, il i'iit placii, après avoir terminé ses études, dans les bureaux du Londou Stock Kxt-baiige. Mais il no s'y plut guère, et trouva sa voie dans la caricature. Pendant i-lusiours années, il illustra seul le numéro do Noél du « Truih 0. 11 fit partie do la rédaction do la <i Pâli Mail Gazette », entra enfin dans cello de la " Westminster Gazette % dont il devînt rédacteur en chef adjoint. Il a donné aussi des caricatures au "Sketch". Oould estcéK-bre par ses caricatures politîijuos. Lord Salisbury, Gladstone et Chamberlain l'ont particulièrement bien inspiré. Sans qu'il y paraisse, il a joué, par la portée do ses dessins sur le public, un rôle énorme dans la victoire des libéraux sur les conservateurs aux élections do 1906, et surtout dans lo triomphe du liliro-échango sur lo protectionnisme impérialiste do Chamberlain. Il a été créé baronnet en 1906.
OOURARI i;m. invar.) adj. Se dit, dans le sud de l'Algérie et dans les oasis saburicnnos soumises ù la France, des pièces dari^ont de ditlVrents types qui ont servi, jusqu'en 1906, do monnaie d'appoint pour les payements.
— Encycl. Cette monnaie était constituée par des pièces do toutes dates et de toute origine : douros d'Espagne, pièces de cinq francs françaises, anciens thafers do Marie-Thérèse, lo tout fréquemment rogné, coupé en morceaux, ou troué pour être mis en chapelets. Afin do retirer de la circulation cette monnaie, dont la déprécialion et l'incertitude gênaient considérablement les transactions, le gouverneur général de l'Algérie décida, en 1905, que les indigènes pourraient acquitter l'impôt en argent gourari qui serait pris par les caisses do l'Etat pour sa valeur fiduciaire, njais seulement versé à titre de matières métalliques danslescaiss;es (iol'Etat. La Monnaie do Paris aelTcctivoment remboursé en métal fin l'importante somme d'argent gourari qui lui a été remise eu janvier 1906.
Grâce (William Russel), industriel américain, né en Irlande on 1832, mort à New- York en I90i. 11 s'embarqua tout jeune pour les Etats-Unis, fit son apprentissage dans lo négoce, fonda à New-York une modesle maison qui prospéra rapidement sous sa direction et devint bientôt la grande firme commerciale Grâce and C", qui engloba dans ses opérations le continent américain tout entier. William Grâce avait créé la ligne do navigation ÎVeiv-York and Pacific ot avait été l'un dos promoteurs de la Peruvian Corporation, (jui a pris à sa cliaigo la dette du Pérou contre la cession par cette république d'un réseau ferré, de terres et de mines. Enfin, en 1897, il fonda à New-York, dont il avait été maire, lo Grâce Instilttle, pour l'iustruction professionnelle des femmes.
GrAEBB (Charles), chimiste .-illemand, né à Francfort- Sur-Ie-Mein (Prusse) en I8li. Il fut sjccessivement étudiant à IIeidoU)erg, Marbourg et Berlin, prit le grade do docteur en philosophie et ne tarda pas à se .signaler à l'attention du monde savant par la synthèse de l'alizarine, exécutée en collaboration avec Liobermann (1868). L'année suivante, il devint privatdocent à l'université de Leipzig, qu'il quitta bientôt pour colle do ICœnigsberg. Depuis 1878, il occupa une chaire de chimie à l'université do Genève (Suisse). Indépendamment de nombreux mémoires insérés dans les comptes rendus do la Société chimique allemande ou dans les Annales do Liebig, Graebo a publié un excellent Guide p rat i (/ne pour Vanabjso quantitative.
**Grant (terre DKi, terre polaire arctique. — Dans les premiers mois de 19ù(3, l'explorateur américain Peary a exé'Uté la reconnaissance coniplèto de la côte septentrionale de cotto terre polaire arctique.
Grassett (Hector), médecin français, né au Breuil (Marne) on 18G6. Il fit à la Faculté des sciences et à la Faculté de médecine de Paris ses études scientifiques, et fut notamment préparateur d'iiistologio patho]ogi(|iie à l'Hùtel-Dieu. Il alla ensuite exercer la mcileeine à Rouen. Nous citerons, parmi ses principaux ouvrages ou mémoires, dont un certain nombre ont paru dans la <■ Gazette dos hôpitaux - ou les » Annales de la Société de biologie" : Etude sur le miif/uct {189-i); ICtiid'} l/i''uriqua et pratitnie sur le poumon; t/u^rison clinique dt: la tuberculose pitiinonairciisan) ; les Fièrresr/astrointestina'es de la seconde enfance (1896); les Troubles digestifs parabronchi ligues (1898); Comment on devient poitrinaire (1904); la Théorie parasitaire et la Phtisie pulmonaire en France au win* siècle (1899); Contribution à l'étude de iorijanothérapie, traitement do certaines maladies do peau ot do divers troubles digestifs (1899); la Tuberculose au point de vue social (1901); la Contnfjion tuberculeuse et les divers milieux (1901); Considérations sur la phtisie pulmonaire (1901) ; Difficulté du diagnostic entrt la tuberculose pulmonaire au début et certaines localisations ap//i('i/iyuM; onftn ot surtout, une intéressante étude sur le Transformisme médical, l'évolution physiologique (1900).
**GrÈCE.~ La politique de la Grèce, pondant l'année 1906, a éié presque uniquement alisorbéo par les alTaires do Ma<'éduino ot lo conflit qu'elle a soutenu ;\ ce propos avec la Bulgarie et surtout avec la Uoumanio. La Grèce se fonde, pour revondiouor des droits sur la Macédoino, sur le long elfurt que, depuis U:>;i. elle a fourni contre les Turcs, et surtout sur la prédominance de la race et de la culture helléniques ou ce pays. Elle so plaint que la Bulgarie ait surtout introduit en Macédoine des bandes armées, qui ont aussi bien frappé sur les insittuieurs grecs et los popes nuo sur les ionrtionnaires turcs. Du cotte opposition d'intérêts est ué lo conflit do mai I9iiô. Des manifestations atiti-liolléiiiquos ont eu lieu dans los principales villes bulgares, ot la Grèce même a du demander, sans succès d'ailleurs, au mois de septembre 1906. une indomniié do cintpianto millions, dont dix-iu-uf pour les magasins, écoles, disiillories, détruits à Auchialos au cours do CCS désordres. D'autre part, dos bandes grecques, depuis l'jûj, s'L'taient orgamséos malgré les olforts do la gcndarmorio internationale, ot avaioiii oxercé des sé-
vK-os sur los populations k..nlzo-valaques des vilavets de &>aloiuquo et do Monastir notamment. La Roumanie est alors nilorvonuo. protestant vivement contre les excès du patrionsmo panholléui(|ue, cl réclamant pour les KouUo-
Valaqucs, qu'elle entend protéger au nom de la communauté d'origine et, partiellement, do langue, le droit à un exarchat religieux indépendant du patriarclio grec, et la suppression pour eux de l'obligation de la langue grecque pour les offices ; prétentions contre lesquelles la Grèce a protesté immédiatement, offrant, de concert avec la Russie, de transporter à Saint-Pétersbourg lo centre des négociations, puis do porter le débat devant la cour de La Haye. Sur le refus de la Roumanie, et ;'i la suite de manifestations à Bucarest contre le consul général grec, les relations diplomatiques entre les doux Etats furent rompues lo 15 mai. Le 7 juillet, la Roumanie surélevait les droits do douane prélevés sur les marchandises d'origine grecque, et la Grèce prenait en manière de représailles des mesures analoj^'ues. Au mois d'août, des désordres anti-helléniques avaient lieu à (ïalatz. Depuis lors, les choses sont restées en l'état, la pression des grandes puissances, notamment de l'Angleterre, sur la Roumanie ot sur la Grèce, ayant empêché des désordres plus graves. Un autre incident a surexcité les passions helléniques au mois de septeml)re 1906. Le prince Georges de Grèce, qui avait été délégué par les puissances comme haut commissaire en Crète, a résigné ses pouvoirs. (V. Georges.) Les puissances, tout en affirmant leur désir de préparer l'union éventuelle <ie l'île au royaume hellénique, n'ont pas accepté que le roi de Grèce nommât directement Zaïmis en qualité de haut commissaire ; mais elles ont confirmé sa désignation, et le nouveau gouverneur, agréable à la grande majorité des Grecs, a été mis en possession do ses pouvoirs le i" octobre 1900.
* GRENADE n. f. — Grenades à main. Projectiles employés au cours de la guerre russo-japonaise.
— Encycl. Ainsi nommés à cause do leur modo d'emploi, qui rappelle en efl'et celui des anciennes grenades, ces nouveaux projectiles en diffèrent totalement quant à leur dispositif. Ils ont, en effet, été imaginés et fabriqués de toutes pièces par les troupes russes au cours même des opérations militaires, au moyen d'enveloppes de shrapnells munies d'une capsule fulminante reliée à uu cordeau Bickford. Elles étaient lancées sur l'ennemi, au moyen d'une sorte de grossière catapiilte. Elles furent surtout employées dans la défense de Port-Arthur.
GrignY (Alexandre-Charles), architecte français, né et mort à Arras (1815-1867). Il se consacra de bonne heuro à l'étude du style gothique, et de 1840 à 1860 construisit, surtout dans le nord do la France, plus de trente églises. Vers 1860, il devint aveugle. Parmi ses œuvres, uous citerons :' l'église Xotre-Dame de Genève (xiii" s.) ; à Valencionnes, l'église Notre-Dame du Saint-Cordon {xni" s.) avec sa flèche de 90 mètres; à Arras, Vée/lise du monastère des bénédictines du Saint-Sacrement , sa meilleure œuvre (xv s.); l'église dit monastère des Ursulines (xiii'^ s.) ; la flèche de la Sainte-Chandtlle, qui a plus do 50 mètres do iiauteur sur uno base de 5 mètres de largeur; et la jolie église paroissiale de Saint-Génj (xiif s.). Il a construit le dôme de l'église Saint-Jacques do Douai, le plus mince et le plus large à la fois qui soit en France. On lui doit aussi des églises do stylo roman : églises d'Oignies, de Couîogne, do Lnpuynoy, de Marquion, etc., ou do style Ityzantin (églises do Crévecœur, de Trieux-lés-Villers), des ciiapelles, châteaux, hôtels, et de nombreuses restaurations. La ville d'Arras lui a élevé uno statue.
**Gripenberg (Oscar Ferdinand Casimirovitch), général russe, né en is3S. — Lo général Gripenberg, qui avait reçu au mois de septembre 1901 le commandement de la deuxième année de Mandchourie, no séjourna que quelques mois en extrême Orient. De tempérament énergique et aventureux, il essaya de suggérer à KourojiatUine une stratégie plus offensive contre les Japonais, et lui-même prit en février l'offensive dans la direction de San-de-Pou. Favorisé d'abord par la supériorité du nombre, il dut ensuite s'arrêter et battre en retraite, sans que le général en chef, dont il avait dépassé les intentions, lo fît secourir. Rappelé pour ce motif en Russie, Gripenberg fut tenu dans une demi-disgrâce, dont il ne sortit qu'après le désastre éprouvé par Kouropatkine à Moukden.
Groeber (Adolphel, juriste et homme politique allemand, né à Kiedliiigen (Wurtemberg) en 1854- Il débuta en 1878 dans l'administration do la justice wurtembergeoise, entra dans la vie politique vers 1880, organisa dans le Wurtemberg le parti du centre catholique et clérical et on devint le chef et l'orateur le plus populaire. Elu au Reichstagen 1887, ù la Chambre wuriembergeoise en 1889, il prit uno grande part, au Reichstag, à l'élaboration liarlementairo des réformes sociales, aux débats sur les questions fiscales, au vote dos tarifs douaniers protectionnistes de 1902 et fit adopter plusieurs modifications au règlement pour vaincre l'obstruction socialiste. Membre du comité directeur du centre, il aiguilla son parti vers la lutte ouverte et violente contre les libéraux ot les socialistes.
GroSS (Ferdinand), écrivain allemand, né à Vienne en 1819. Il étudia les lettres à Vienne, commença sa carrière littéraire à (|uinze ans, voyagea en Italie, en France et on Egypte, écrivit de très nombreux feuilletons pour los journaux allemands et prit, en 1881, la direction ae la " Gazette générale viennoise » . U a publié, en dehors des fouillelons, des nouvelles et des petites études de genre : Menue Monnaie (1878); Choses vaincs et légères (lS:iO) ; /^étires sur la Passion d'Oberammergau { 1880) ; Choses livresques {lSS2)\ Aïijourd'hui et Aie»* (1883); l'eûmes au vent (1884); De mon coin viennois (1883); un recueil do poésios : Poésie (1880) ; dos comédies : 1rs Secrets (1877) ; les Xuiiveaux Journalistes (1R80, en collaboration avec Max Nordau): la Première Lettre (1883).
''^Guatemala. — lïist. Au mois do mai 1906, un commeiicenu-m de révolution avait éclaté au Guatemala, dirivîé contre l'administration du président en exercice, Kstrada Cabrera. La frontière mexicaine était le centre de cette agitation, qui fut rapidement réprimée par les troupes du gouvernement.
.\u commenremeut de juillet, un nouveau soulèvement eut lieu, organisé cette fois par dos réfugiés guatémaliens que la répuI)liiiuo de Salvador avait accueillis et probablement encouragés. Il avait pour principal chef l'ancien président Barri lias, adversaire malheureux d'I'^irada i'abrera. Lo Guatemala, ayant réprimé lo mouvement insurrectionnel, demanda comme réparation au Salva<lor que le général KoKalado. ancien président do la Republii^uo ot miaistro ao la guerre, fût écarté do cette fonc-
tion. Sur le refus du Salvador, les hostihtés éclatèrent, et il la bataille d'El Jicaro [Vi juill.j, les iruupes du Guatemala étaient battues; mais le général salvadorien Re- ^•alado était tué. D'autre part, le tIon<luras s'était uni au Salvador. Devant la gravité du coullit, los Etats-Unis s« liâtaient d'intervenir, de concert avec le Mexique; le l'.t juillet, le navire de guerre américain MarbU-heud, transportant le ministre Merry, négociait une pacification g('*néralo de l'Améritiuo centrale, que la disparition du ' ;,'ênéralRegalado, adversaire personnel d'Estrada Cabrera, rendait facile.
GuÉRARD (Charles-Henri), peintre et graveur français, né et mort à Paris (1840-1j*97). Elève de Berthon, il fit adopter, en Franco la pyrogravure. A la fois graveur sur bois et sur cuivre, il excellait à rendre les cbefsd'teuvro des maîtres anciens et à reproduire en gravure los pièces d'orfèvrerie. Il a laissé dos peintures et des a(|uarelles, mais, chez lui, le graveur éclipse le peintre. Citons de lui Pablillos de Velasquez, /intre de l'époque de Charles IX, Coupe de l'époque do Henri III, etc. lia donné à l'Exposiiion universelle de ihko : Vase, Kpée, Aiguière, qui furent récompensés par le jury international.
GUERGOUR (djebel "1, massif montagneux de l'Algério septentrionale, dans le départ, de Constantine. C'est proprement le prolongement orienta! de la cbainedes Biban, qui traverse à cet endroit, en de profondes gorges, l'oued Bon Sellam, tributaire du Sahel; l.joo mètres environ d'altitude. Belles forêts.
GuÉTIN (Victor), peintre français, \ (Seine) en 1873. Il fut élève de Jules Lefebvro et T. Robert-Fleury. Ses envois au Salon de 1898, Dans un grenier et l'Enterrement dans une mosquée au Cuire, lui valurent une mention honorable; depuis, il a exposé en 1901 deux Portraits d'hommes et, en 1902, un Vmcent de Paul, pour lequel on lui décerna une 3" médaille: la même année, d'ailleurs, il obtenait le grand prix de Rome.
GUETTAR i'el), oasis de la Tunisie méridionale, dans la région de Gafsa.
au 8. du djebel Orbata, et à quelque distance d'une petite sebkha; i.ooobab.
Palmeraies.
GUTTARRA n. f. Instrument de rausic^ue portugais, âsix cordes métalliques doubles, que l'on pince avec les ongles ou au moyeu do médiators spéciaux fixés à l'extrémité du pouce et de l'index de la maiu droite.
— Encycl. On accorde la guitarra de plusieurs manières; les deux principales consistent en : 1" l'accord naturel, avec lequel on peut jouer toutes sortes de pièces musicales; 2* l'accord du fado, usité spécialement pour jouer le chant populaire portugais de ce nom. (V. fado.) La guitarra (aplatie et non bombée comme la mandoline) n'a rien de commun avec la guitare espagnole ou française , connue en Portugal sous le nom de viola.
Denis
Gtiitju-ra.
Accord naturel.
Accord du fado.
**GUYANE FRANÇAISE. — La
réorganisation de l'enseignement dans la colonie française de la , Guyane a été assurée en septembre 1906 par une série de décrets destinés à produire une diffusion plus large de l'instruction. La fréquentation des écoles primaires devient obligatoire, au moins pendant une période de cinq ans, et de nouveaux centres scolaires devront être créés. Pour l'enseignement secondaire, le collège de Caycnno comprendra une division d'étude de quatre années, correspondant au cycle liabituel des lycées do la métropole. Mais il y sera adjoint deux divisions spéciales : l'une d'enseignement primaire supérieur, l'autre d'enseignement industriel, dont les programmes seront établis de manière à favoriser l'activité que les colons pourraient tourner vers l'exploitation desricliesses forestières et minières de la colonie. Des bourses seront eu outre accordées aux élèves les plus méritants du collège de Cayenne qui pourraient utilement compléter leur instruction secondaire dans les lycées complètement organisés de la Martinique et de la Guadeloupe, soit même dans les lycées ou facultés de la métrojtole.
GYMKANA (djiin — mot anglo-hindou) n. m. Nom donné à un garden-parly comportant toute sorte de jeux de plein air et en iiarticulier des courses (courses do chevaux, do chiens, mais aussi courses excentriques dos animaux les plus divers : tortues, grenouilles, escargots, cochons d'Inde, etc.).
Gysis (Nicolas), peintre groc d'histoire ot de genre, né à Tinos (île de l'Archipel) en 1812. Il étudia le dessin à Athènes, et fréquenta les cours de l'Ecole polytechni(|ue en cette ville. Puis il alla continuer ses études artistiques à Munich et fut pendant quatre ans l'élève do Piloty. Il exécuta, entre 1S08 et 1872, des tableaux d'histoire : Joseph en Ef/t/pfe, Judith au camp d'Holopherne, etc. En iS72, il retourna à Aibênos et visita l'Asie Mineure. En 1874, il repartit pour Munich, où, toujours sous l'influence de Piloty, il s'adonna l'fc la peinture orientale. Ses tableaux de genre sur la Grèce, i Orient, l'Asie Mineure, sont intéressants. Par la suite, il inclina vers l'allégorie et la peinture décorative. Eu 1888, il exposa à Munich uno Symphonie du printemps, qui eut du succès.
**HABÏTATION n. f. — Encycl, //abiialions à bon marché. Vu ré^'ime de laveur a été institué pour les habitations ouvrières ou :\ lion marché par la loi du 30 novembre 1894. modifiée ot com]>létée par une loi du M mars 1896. Ces deux lois ont été abrogées par celle du 12 avril 1906, qui régit actuellement la matière.
Définition de l'habitation à bon tnarché. — h'habitation à bun marché est, au sens légal, la maison construite par un particulier ou uno société pour étro livrée ou venduo
à dos personnes n'étant propriétaires d'aticuno maison, notamment à des ouvriers ou employés vivant principalement do leur travail ou do leur salaire. C'est aussi collo qu'a construite l'intércssi^ lui-niOmo pour son usaj^c personnel. L'habitation individuefle comprend lo jardin ijui on est l'annexe; riiabilation collective ou rurale comprend l'enclos y attenant, à l'exclusion des terres de culture. La loi en vigueur sur les habitations à bon marché porte la date du 12 avril 1906.
Dispositions f/énérales. — Les principaux moyens mis en œuvre sont les suivants : l" organisation des comités locaux et d'un conseil supérieur des habitations à bon marché ; 2" fondation favorisée do sociétés spéciales ayant pour but les opérations relatives aux habitations à' bon marché; 3" ressources assurant les capitau.x nécessaires aux opérations; i" accession et transmission do la propriété facilitées, en prémunissant l'ouvrier contre Ifs risques de la vie par l'assurance et en conservant, on cas de mort du père, l'habitation à la famille; 5« avantages iist-aux.
Conseil supérieur des habitations à bon marché. — Un Conseil supérieur des habitations à bon marché est institué auprès du ministre du travail et do la prévoyance sociale, auquel doivent être soumis tous les règlements à élaborer eu exécution de la loi oi, d'une façon générale, toutes les questions concernant les logements économiques.
Les comités de patronage lui adressent, chaque annéo, dans le courant de janvier, un rapport détaillé sur leurs travaux. Lo conseil supérieur en donno le résumé, avec ses observations, dans un rapport d'ensemble adressé au président de la République.
Comités de patrotuif/e. — 11 est établi dans chaque département un ou plusieurs comités de patronage des habitations à bon marché et de la prévoyance sociale, qui ont pour mission d'encourager toutes les manifestations do la prévoyance sociale, notamment la construction do maisons salubres et à bon marché, soit par des particuliers ou des sociétés (en vue de les louer ou do les vendre à des personnes peu fortunées, spécialement à des travaUleurs vivant principalement de leur salaire), soit par les intéressés eux-mêmes pour leur usage personnel.
Les comités de patronage sont institués par décret du président de la République, après avis du conseil général et du conseil supérieur des habitations à bon marché. Le décret d'institution détermine l'étendue do leur circonscription et lixe le nombre de leurs membres, dans la limite de neuf au moins et de douze au plus. Le tiers des membres de chaque comité est nommé par le conseil général, qui lo choisit parmi les conseillers généraux, les maires et les membres des chambres de commerce ou des chambres consultatives des arts et manufactures de la circonscription du comité. Les deux autres tiers sont désignés, dans les conditîous déterminées par un arrêté du ministre du travail et do la pré voyance sociale, pris après avis du comité permanent du conseil supérieur parmi les personnes spécialement versées dans les questions de prév03'ance, d li^ygièue, de construction et d économie sociale. Les comités ainsi constitués font leur règlement, qui est soumis à l'approbation du préfet. Ils ilésignent leur président et leur secrétaire, qui peut être pris en dehors du comité. Ils sont nommes pour trois ans; leur mandat peut être renouvelé. Les comités peuvent recevoir des subventions de l'Etat, des départements et des communes, ainsi que des dons et legs, aux conditions prescrites par l'article 910 du Code civil pour les établissements d'utilité publique. Toutefois, ils ne peuvent posséder d'autre immeuble que celui qui est nécessaire à leurs réunions. Ils peuvent faire des enquêtes, ouvrir des concours d'architccturo, distribuer des prix d'ordre et de propreté, accorder des encouragements pécuniaires et, plus généralement, employer les moyens de nature à provoquer l'initiative on faveur de la construction et de l'amélioration dos maisons à. bon marché. Dans le cas où les comités cesseraient d'exister, leur actif après liquidation pourrait être dévolu, sur l'avis du Conseil supérieur, aux sociétés de construction dos habitations à bon marché, aux associations de prévoyance et aux bureaux de bienfaisance de la circonscription.
Lo département doit subvenir aux frais de local ot do bureau des comités ainsi qu'aux frais de déplacement nécessaires pour l'application do la loi, suivant le tarif et dans les conditions déterminées par le conseil général. Il peut prendre à sa charge les jetons de présence qui seraient alloués, à titre d'indemnité de déplacement, aux membres des comités n'habitant pas la localité où se tiendraient les réunions.
Maisons bénéficiaires des avantages de la loi. — Les avantages de la loi du 12 avril lyoG s'appliquent soit aux maisons destinées à l'habitation collective, soit aux maisons individueilos. Quant aux premières, elles en bénéficient : I" lorsqu'elles ont pour destination principale d'être affectées à des habitations à bon marché ; 2" lorsque la valeur locative réelle do chaque logement ne dépasse pas, au moment de la construction, le chitfre fixé, pour chaque commune, tous les cinq ans, par une commission siégeant au chcf-lieududéi)artement et composée d'un juge au tribunal civil, d'un conseiller général et d'un agent des contributions directes, désigné par le préfet. Les maires sont admis à présenter verbalement ou par écrit leurs observations sur la lîxation de cette valeur locative, dans leurs communes respectives.
Ce chitfre ne peut être supérieur aux maxima déterminés ci-après ni inférieur de plus d'un quart auxdits maxima: V communes au-dessous do l.OOl habitants, 140 francs; 2* communes de 1.001 à 2.000 habitaDts. 200 francs; 3** communes de 2.001 à 5.000 habitants, 225 francs; i" communesdes.ooià 30. oooliabitants et banlieue des communes de 30.001 à 200.000 habitants, dans un rayon de 10 kilomètres, 250 francs; 5» communes de 30.001 à 200.000 habitants, banlieue des communes de 200.001 habitants et au-dessus dans un rayon de 15 kilomètres, et grande banlieue do Paris, c'est-à-dire communes dont la distance aux fortifications est supérieure à 15 kilomètres et n'excède pas iO kilomètres. 325 francs ; G" petite banlieue do Paris, dans un rayon de 15 kilomètres, 400 francs; ~° communes de 200.001 habitants et au-dessus, 440 francs ; 8° Ville do Paris. 550 francs.
Kn ce qui concerne les maisons individuelles, le bénéfice do la loi est acquis à celle dont la valeur locative réelle no dépasse pas de plus d'un cinquième lo chilTre déterminé par la commission. Sont considérés comme
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dépendances de la maison pour k- la loi,
suuf on co qui concerne rcxemi ro d impôt
foncier, les jardins d'une superii-. ,,ii plus at-
tenant aux construciionsoules jari.us uu lu ares au plus non attenant aux constructions et poss-'dés dans la mémo localité par les mêmes propriétaires.
Détermination de la valeur tncatii-e — La valeur locative des maisons ou logements est déterminée par lo prix de loyer porté dans les baux, augmenté, le cas échéant, du montant des charges autres que celles do salubrité (eau, vidange, etc.) et d'assurance contre lincendie ou sur la vie. S'il n'existe pa.s do bad, la valeur locative des maisons individuelles est fixée a cinq cin- «uantc-six pour cent (5.56 p. loo) du prix de revient réel do l'immeuble. Les propriétaires doivent justifier de l'exactitude des bases dévaluation par la production de tous documents utiles (baux, contrats, devis, méuioires. etc.). A défaut de justifications ou en cas de justiiicaiions insuffisantes, la valeur locative est déterminée suivant les règles prévues par I article 12, paragraphe 3, de la lui du 15 juillet 1880.
Certificat de salubrité. — Los comités de patronage certifient la salubrité des maisons et logements qui doivent bénéficier des avantages de la loi. f^'ils refusent ce certificat ou s'ils néglig.>nt de le délivrer dans les trois mois do la demande qui leur en est faite, les intéressés peuvent se pourvoir devant le ministre du travail, qui statue, après avis du préfet et du comité permanent. Ils peuvent soumettre à l'approbation du ministre des règlements indiquant les conditions que devront remplir les constructions pour être agréées.
Immunités fiscales. — L'article 9 affranchit de la contribution foncière et de la contribution des portes et fenêtres les maisons individuelles ou collectives dostioéos à être louées ou vendues et celles construites par les intéressés eux-mêmes. Cette exemption est d'une durée de douze années à compter de l'achèvement de la maison. Elle cesserait de plein droit si, par suite de transformations ou d'agrandissements, l'immeuble perdait le caractère d'une Habitation à bou marché et acquérait une valeur sensiblement supérieure au maximum légal.
Pour être admis à en jouir, on doit produire, dans les quatre mois à dater de l'ouverture des travaux, une demande qui est instruite et jugée comme les réclamations pour décharge et réduction do contributions directes. Cette demande peut être formulée dans la déclaration exigée parla loi dus août isyo de tout propriétaire ayant l'intention d'élever une construction passible de I impôt foncier. Les parties des bâtiments destinées à l'habitation personnelle donneront lieu, conformément à l'article 2 de la loi du 1 août 1844, à l'augmentation du contingent départemental dans la contribution personnelle-mobilière à raison du vingtième de leur valeur locative réelle, à dater do la troisième année de l'achèvement des bâtiments, comme si ces bâtiments ne jouissaient que de l'immunité ordinaire d'impôt foncier accordé par l'article 88 de la loi du 3 frimaire an VU aux maisons nouvellement construites ou reconstruites.
Sont exemptées de la taxe de mainmorte, les sociétés, quelle qu'en soit la forme, qui ont pour objet exclusif la construction et la vente des maisons à bon marché. Mais la taxe continue à être perçue pour les maisons exploitées par la société ou mises en location par elle.
Les exonérations d'impôts accordées par l'article 9 ne s'appliquent qu'aux parties de l'immeuble réellement occupées par ucs logements à bon marché.
iJèC'-s du constructeur ou de l'acquéreur. — Indivision. En droit commun, nul no peut être contraint de rester dans l'indivision. Il est dérogé à. celte règle par l'article 8 do la loi du 12 avril lOuG, qui prévoie des dispositions spéciales au cas où une maison individuelle figure dans une succession et que cette maison est occupée, au moment du décès de l'acquéreur ou du constructeur, par lo défunt, son conjoint ou l'un de ses enfants.
n Si lo conjoint survivant est copropriétaire de la maison, au moins pour moitié, et s'il 1 habite au moment du décès, l'indivision peut, à sa demande, être maintenue pondant cinq ans à partir du décès et continuée ensuite de cinq ans en cinq ans jusqu'à son propre décès. Si cette disposition n'est point appliquée et si lo défunt laisse des descendants, l'indivision peut être maintenue, à la demande du conjoint ou de l'un de ses descendants, pendant cinq années à partir du décès.
■ Dans le cas où il se trouve des mineurs parmi les descendants, l'indivision peut être continuée pendant cinq années à partir de la majorité de l'aîné des mineurs, sans que sa durée totale puisse, à moins d'un consentement unanime, excéder dix ans. j
Toutefois, l'indivision ne constitue pas un droit absolu pour la partie à qui la loi permet de la demander; le maintien en doit être prononcé par le juge de paix, après avis du conseil de famille s'il y a lieu, et ce magistrat peut se refuser à l'ordonner s'il estime que l'indivision proloneée est susceptible d'entraîner plu? d'inconvénients que d'avantages. Lavis du conseil de famille n'est, bien entendu, nécessaire qu'autant qu'il v a des mineurs en cause; de plus, il ne lie pas le juge Je paix.
En statuant sur le maintien de l'indivision, le juge de paix devra tenir compte de l'intérêt des copropriétaires qui n'habitent pas la maison. Ces derniers ont droit à une indemnité. S'il en était autrement, ils verraient leurs cohéritiers jouir seuls, à leur détriment, de l'immeuble commun, et le maintien de l'indivision constituerait pour eux une injustice flagrante.
Lo droit de prononcer le maintien de l'indivision étant laissé, par la loi, à l'arbitraire du jnee de paix, la décision par laquelle co magistrat refuse de l'accorder ne lèse aucun droit acquis. Elle rentre dans la juridiction gracieuse et n'est pas susceptible d'appel. Il n'en est pas de même lorsque le juge de paix ordonne le maintien. Les parties intéressées peuvent soutenir qu'on ne se trouve pas dans un des cas où la loi l'autorise et que leurs droits sont méconnus ; la sentence acquiert de la sorte un caractèro contentieux qui permet de la déférer à la juridiction supérieure dans les termes du droit commun.
.A.ttribu(ion de l'habitation à bon marché. — Aux termes de l'article Sl9 du Code civil, si tous les héritiers sont présents et majeurs, le partage de la succession peut être fait dans la forme et par tel acte que les parties intéressées jugent convenable. Si ces deux conditions ne sont pas remplies, ou si les héritiers ne sont pas d'accord, il est indispensable do recourir aux formes du partage jadi-
un
riairc. (^r
du 4'ode
partager
par licitation -itivaiii lu iribuual.
L'article 5 de la loi du 12 avril 1S06 prév^ ■ jne procédure spéciale qui. sans qu il noit besoin de r- .i-rir & Im vento sur licitation, pcrmi-t à l'un des coproprita.i;;» s de se faire attribuer ta i>ropriété exclusive de l'imm-uble indiv >• .1.-- ' '*me qu'il y a des mineurs ou des interdit-^ jue tontes les parties ne sont pas d'accor
t'Iii». liii lu^i iii.-ritiers ■ ' droit do copropriété, a sur estimation. \joTs<\n- ..^
de cette faculté, la \ \
celui que le défunt a ')■ r,.
propriétaire ponr mnit . .,g^
il os ,.^l
tati.M, .,,t
faite rar le roni;!-: ■.. j^
juge de paix. Si lattri ,,te
par la majorité ou par [■ i-ut
sous la présidence du juyc de pa.x, qui uicsJo pf<^ésverbal des opérations.
S'il se produit à la fois une demande d'atiribim-r, f une demande de sursis d'indi\'i!iion, c'est la : i-
bution q^ui a la ç»référence. Le législateur a ^6
avec raison qu une situation définitive de-.»,. , *...,(,.^;ior sur une situation provisoire.
Eufin, si avant ou'aucune demande d'attribution n<> s»
soit produite un des héritiers réclame le •-- -V
ciairc. conformément au droit commun, ■ •./
licitation, les autres intéressés pourront ^ :o
l'aiTaire vienne devant lo tribunal c- -tt
déjà saisi le juge de paix soit du:. ■).
tien de l'indivision, soit dune dema ■>n
en déclarant qu'ils sont prêts à le sai-^ir aaIl^ ie <:<:r^i qui leur sera imparti.
Si les cohéritiers refusent tout d''In;. If 'icmandenr pourra emprunter à un tiers qui, . —ant les
cohéritiers, se fera subroger dans . . Il sa-
dressera utilement soit au comité O' des ha-
bitations à bon marché, soit à une d'.s iûcié'.'.b de construction de ces habitations, qui pourront lui avancer des fonds ou l'aider à trouver un pr-'r- iir.
A défaut d'un de ces deux ru il
du Code civil permet au juge
tement et d'octroyer à laïtr ■ un
délai raisonnable pour se lilnTcr.
A la ditrérence de ce qui a lieu ponr la demande do sursis d'indivision, il n'est pas loisible au jn *■ if r -iivdo refuser l'attribution au demandeur qui rc" - s
conditions pour l'obtenir. I-e pouvoir ■: . ^e
l>ornc, on cette matière, à contrôler le dr dcurs, à déterminer entre plusieurs dem.i :i,
aux termes de la loi, doit être préférée au:. ■ n
cas de désaccord sur la valeur de limmeut..--. ,. uavt le montant de la&oulteet les conditions du payement. Par suite, mémo lorsqu'ello attribue à un des cohéritiers la propriété de l'immeuble, la sentence a en réalité un caractère déclaratif de droit. A ce litre, elle rentre dans la juridiction contentieuso et est susceptible de recours dans les conditions du droit commun.
Assurances temporaires en cas de décès. — La loi du 12 avril I90fl, art. 7, autorise les acquéreurs on !e^ '"instructeurs, lorsqu'ils se libèrent du prix de i -n fiar annuités, à contracter une assurance : s a caisse d'assurances en cas do décès, insi : iu 11 juillet isiiS. placée sous la tjarantie de 1 I-i.ii .■■ :i miuistrée par la Caisse des dépôts et consignations.
Au mo3*en de cette assurance d'un prix peu élevé, l'acquéreur ou le constructeur a la certitude que, s'il vient à mourir avant d'avoir pu rembourser entièrement le prix do son habitation, les annuités restant à échoir an moroeot de son décès seront acquittées parla caissse d'assurance. Sa famille se trouve donc propriétaire de la maison d'une façon définitive.
Le chilfrc maximam du capital assuré est écral au prii de revient de l'habitation à boa marché. Si i assurance est contractée au moyen d'une prime uni i- < r ■ .- -.r, wnr bénéficiaire fait l'avance à l'empruo*
nium indiqué ci-dessus est augniem -e
nécessaire pour assurera la fois le-^.; ■ .. ,..^ v. . . . .«.rnière prime. La prime d'assurance est versée directcntcni à la caisse nationale par le prêteur bénéficiaire, lors de la souscription de l'assurance.
Les propositions d'assurances sont reçues: à Paris, à la Caisse des dépôts et consignations: dans les départements, chez les trésoriers-payeurs '■ s receveurs particuliers des finances et h-
A l'appui de sa proposition, daié-j ■ rr^po-
sant produit : !• un extrait sur papier li' p *e
naissance: le contrat d'acquisition, de loca messe de vento on de prêt passé soit avec construction ou de crédit, soit avec un pari trat iloit indiquer le nombre, les dates le montant des annuités d'amortissemer.rance garantira le pavement en cas de détts. a-^L^. ^;ie le taux de l'intérêt d après lequel a été fixé le montant des annuités.
Tout signataire d'une propn> pondre aux questions et se s- . ■*
médicales prescrites par les i ,'^
la proposition, la décision ne doU pas cire iiioiivco. L'assurance produit son eifot dès la signature de la police. La somme assurée est cessible en totalité dans les conditions lixées par les polices.
La durée du contrat doit 'être fixée de manière à ne reporter aucun payement éventuel de prime après l'Age de soixante-cinq ans.
HadJIRA (els oasis du Sahara central, au nord de la dépression do la sebkha Safioun, et à 4W) kilom. environ au N. d'Ouargla, sur la route des caravanes de Biskra à Amguid. Palmeraies.
HaeselER iGotiiieb Ferdinand, comte oe . feld-marérhal prussien, né à Harmkop, près de Wriezen (Brandebourc' en 1S36. Il entra à l'école des cadets en 1850, fui nommé lieutenant -le hussards dans le régiment de Ziethen en 1853. passa trois ans à l'académie de guerre, devint capitaine en 1864, commandant en 1867, et fut atUché
HAIGH — IIIUT
rendant les puerres do 1864, 1866 ec 1870, à litat-major du prince Kràdéric-Charles. Colonel en 1873, il commanda un i-i^cimcut de hussards, fui nommé en 187a chef de la section historique du grand état-major, et pr.t une part mar- .niantc à là rédaction du grand ouvrage ofliciel de la guerre franco-allemande do 1870. Général do brigade en 1881 eénéral d<- division en 1880, il fut nommé sous-chef du cran 1 ctat-major on 1889, puis commandant en chef du I6' corps darméo iV -Metz. Il y acnuit un grand renom par ses niiuliiés d entraîneur et d éducateur, son esprit do iustico envers les soldats, ses exigences envers les ofhciers cl lit do son corps d'armée une troupe délite. Nommé feld-maréchal on 1903, il se démit de son commandement actif.
HaiGH (.Vrthur Elam), professeur et critique anglais, né à Leeds en 1855, mort à O.vl'ord en 1905. Après avoir été un brillant élève du Corpus Christi Collège, Â 0.\ford, il devint un dos professeurs les plus remarqués do l'Université. Il a laissé doux ouvrages d'érudition, dont le premier, surtout, est tout do suite devenu classique : lliè Alite Théâtre (1889) et the Tragic Drama of Ihe Creeks (1896).
HAKATISTES (do H K T, initiales des noms des trois fondateurs : llausomann, Kenuemaun ot Tiedemann) n. pi. Nom donné au.\ membres d'un groupe fondé en 1894 par trois grands propriétaires terriens du gouvernement de Poscu sous le nom de : Union pour favoriser la ge)-manisiilion de la Marche orientale (H K T-union). — Un, une
U VKATISTR.
— Encycl. I-es kakatistes sp proposent d© faire pénôtror U culture gfrinaniquo ilaos les régions polonaises (io l'empir©, c'esl-à-diro les contins du Posen, de la Prusse- Orientale et de la Ilaute-Silêsie et de faire accepter la domination prussienne par ces populations, si rebelles jusqu'ici à toute influence germanique. Ils sont au nombre d'environ lO.OOO, et possùdent un organe mensuel : lu Marche orientale. Les moyens préconisés sont : le dcveloppement de rinstructio'n. les conférences, la revendication de mesures législatives et administratives en faveur dos Polonais allemands.
Haix (Edward Evorett), pasteur congrégationaliste et écrivain américain, né à Boston (Massachusetts) en 1822. Après avoir pris ses grades universitaires à Harvard, à DartmoutU et à Williamstown, il entra dans les ordres à W'orcester (Massachusetts) [isie], où il resta dix ans pasteur de l'E^'lise unitarienoe, puis on l'appela, en la mémo qualilé, à Boston [1856-1S99), et il fut nommé chapelain du Sénat des Etats-Unis. 11 occupa en même temps la chaire d'anglais à Union-University, à Schenectady Albany, dans lEtat de New- York. li a écrit beaucoup de livres de mérites divers, et particulièrement des nouvelles et des romans à ihése remarquables, ceux-ci comme celles-là, par la vérité des caractères et des situations. Nous citerons : the Man without a Country (1863) ; If, Yes and Perhaps, recueil de nouvelles (186S); Ten Times one is Ten (1870); In his ?iame, épisode de la guerre des vaudois (1873); Ups and Doiciis (1873); Franklin in France (1886); Air Tangier's Vacation (1888); East and West, scènes do la vie des premiers colons do rOhio(!892); Susan's Ebcort et autres récits (lS9s) : /. Hussell Lovel et ses amis (1899) ; Memories of a Hundred Years (1902); We, the People (1903); Ballades de la Nouvelle- Angleterre (1903). Haie dirige un périodique qui porte ce titre bizarre : • Old and newand Lcnd a Hand Record », et il est président de l'Union des clubs de l'Aide mutuelle [Lend a Hand Clubs) à Boston,
HalLAUX (Victor -Ernest), publiciste belge, né a Marche-les-Dames, près de Namur, en Ï833, mort à Bruxelles on 1H96. Fondateur du Crocodile, de X'Uylentpieijel, collaborateur de 1' « Etoile belge • et de 1" « Indépendance belge », il publia en 1851. à la suite du coup d'Etat du 2-Décombre, un article très violent contre Napoléon m. Poursuivi et condamne à la demande du gouvernement français, il acquit une grande popularité. En 1873, il fonda la C/iroNi^ue, journal libéral quotidien très sympathique à la Franco, et où il combattit avec ardeur les tendances flamandes iju'il jugeait excessives. 11 a usé du pseudonyme de Vutob de La Hesuaye. Il a laissé : A S'aples, notes familières (1890).
BALOSAUROPSZS sô-ro-psiss) a. m. Espèce de poisson des profondeurs océaninues, vivant dans les fonds de 1.500 mètres environ. (De la taille d'un maquereau, allongé, fusiformo, il est remarquable par l'appareil phosphorescent qu'il possède, formé d'une double rangée do chromatophores [v. ce mot], qu'il peut à volonté obturer au moyen do véritables paupières, de façon à se rendre invisible.)
HalstEAD (Murât), littérateur et journaliste américain, né ù Koss lOhio) en 1829. Il était en 1853 rédacteur au « Cincinnati commercial », dont il devint coproprétairc et rédacteur en chef. Depuis, il a dirigé le " Brooklyn Standard-Union •, collaboré aux magazines, et pris part à la campagne aux Philippines, pendant la guerre d'Esnagno, comme correspondant militaire. Il a publié en volumes : the Convendon of 1860; our Countnj in War ; Ihc Great Century ; the Ciaheiton T'rayerfy; l'histoire de Cuba. dos Philippines, do l'expansion américaine ; des relations do la guerre avec l'Espagne, de la guerre des Boors, de la guerre russo-japonatso ; des vies uo William Mac Kiu- Icy ot Je l'amiral Dewey, etc.
Hanrar (Paul^, architecte et décorateur belge, né en 1800, mort À Bruxelles en 1901. Elève do Buyacrt, il eut a lexomplo do son maître la volonté d'échapper ù la routine et s'affirma dès ses débuts, vers 1888, comme un novateur Mjucieux do substituer aux bâtisses conçues selon des formules surannées des constructions bien modernes, en rapport avec les besoins actuels et pour lesquelles étaient utilisés les matériaux nouveaux : fer, verre, céramique. Il avait participé avec éclat aux travaux de ^Expo^îltion internationale do Bruxelles ot spécialement ù la section de ïor\uercn (Exposition colonialej. Son activité s'est surtout manifestée dans la construction d'habitations privées et dos aménagements do magasins. La partie purement décorative des constructions et aménacemenis do Paul Ilankar est généralement due à son collaborateur Adolphe Crespin, peintre belge, né à Bruxelles on 1859, élève do l'Académie de Bruxelles et de Bonnat, décorateur original, aujourd'hui professeur d'art décoratif A I école do Scliaorbook.
HaRNACK Théodore), professeur et théologien allemand, né à .Saint-Pétersbourg en 1817, mort à Dorpat en 1K89. 11 fut pasteur dans les provinces baltiques russes, cl chargé d un cours de théologie pratique (1843). Profeslesseur titulaire (1848) à l'université do Dorpat, il eut la mémo chaire à celle d'Erlangen en 1853, retourna à Dorpat en 18Gf> et prit sa retraite en 1879. 11 a publié des ouvrages appréciés sur les dogmes luthériens ot sur l'Eglise protestante dans les provinces baltiques russes. Les principaux sont : l'Idée du sermon d'après le culte protestant (1814); les Croyances fondamentales de l'Eglise luthérienne (l«45j; le Culte de l'Eglise chrétienne dans tes trois premiers siècles (1854) ; l'Eglise luthérienne de Livonie et la Communauté des Frères moraves (1860) ; la Théologie de Luther dans ses rapports avec sa doctrine de l'expiation et de la rédemption (1862-1886); l'Eglise, son ministère, son gouvernement (1862); Théologie pratique (1877-1878); Art catéchètique et commentaire du petit cati^~ chisme de Luther (1882J ; le Canon et les inspirations de l'Ecriture sttinte {iU'Ab,. II eut pour tils Adolphe, Axel et Otio Ilarnack. (V. supplément.)
HarpER (William Rainey), érudit américain, né à Non Concord (Ohio) en 1856. fl acheva ses études à Yale- Univorsity. Principal du collège maçonnique de Maçon (Tennessee) [1875-1876], il fut, l'année suivante, répétiteur à l'école préparatoire de Denison-University, dont il devint principal en 1879. De 1879 à 1886, il profe'ssa les langues sémitiques au séminaire théologique de l'Union baptisio et, en 1885, fut nommé principal du collège des arts libéraux de Chautauqua. Depuis 1886, il enseignait les langues sémitiques à Yale University. où il occupa la chaire do littérature biblique de IS89 à 1891. U fut alors misa la tête de la section des langues et des littératures sémitiques à l'université de Chicago, dont il devint président et où il professa l'exégèse du Vieux Testament. Il a publié un grand nombre d'éditions critiques de classiques latins et anglais, des exercices grecs sur le texte du Nouveau Testament, des grammaires hébra'iques, et des travaux sur les livres d'Amos et d'Osée. On lui doit, en outre : the Priestley Elément in the Old Testament ; Religion and the Higher Life, et the Trend in higher éducation. 11 est un des directeurs de 1' •' American Journal of theologj' ", du « Biblical World >■ et des « Hebraica » .
Harris (Frank), romancier et journaliste anglais, né en 1856. Après avoir terminé son éducation en suivant des cours d'université aux Etats-Unis et en Allemagne, il fonda et édita pendant quelque temps un périodique intitulé the Ca}idid Friend il «Ami impartial ")■ P"'s i! publia une série de romans : Eldei'; the Man William Shakspeare (1898), qui prétend faire revivre avec son caractère complexe le grand dramaturge dont la biographie est si peu connue ; Montes the Matador (1900). Cette même année, il donna une pièce do théâtre, Mr nnd Mrs. Daventnj. Frank Harris à également édité la » Saturday Review ^ .
HavermAN (Henri-Jean), peintre néerlandais, né à Amsterdam en 1848. Elève d'AUebé et de Charles Variât, c'est un portraitiste pénétrant. Parmi ses plus beaux portraits, on cite celui du professeur Rosenstein et dune vieille dame, exposés à La Haye. Il fournit toute une collection de portraits à la plume des hommes marquants de la Hollande.
HearST (W. R.). homme politique américain, né à San Francisco en 1S63. Fils d un mineur illettré, mais d'une extraordinaire perspicacité dans la découverte des filons aurifères, et qui devint plus tard milliardaire et sénateur, il fit lui-même ses études à l'université de Har\'ard, puis prit, à San Francisco, la direction du journal 11 the Examiner", que son père avait jadis acheté pour les besoins de son élection, et s'y révéla polémiste de talent. Il eu fit un des organes lès plus redoutés de la démocratie révolutionnaire américaine. Quelques années plus tard, il achetait de même, à New-York, une feuille presque tombée. " the Journal i, puis d'autres organes auxquels il infusait, au profil de la cause démocratique, une vie nouvelle. En 1902, il était élu membre du congrès, grâce au .Boss de Tamniany Hall. Bientôt, ses journaux posaient sa candidature, au nom du parti démocratique, à la présidence. Mais W. R. Hearst ne réussit pas à enlever à Mac-Clellan, représentant du parti de Tammany, la mairie de New-York. En 1906, il posa de nouveau sa candidature au poste de gouverneur de l'Etat, contre Hughes, et il fallut l'intervention personnelle du président Hoosevelt puur assurer le succès de ce dernier. **HedensTIERNA ( Charles- Joseph - Alfred ) , écrivain suédois, plus connu sous le pseudonyme de Sigurd, né à Skeda en 1852. — II est mort à StocUholm en 1906.
HEMlBUNGARUS(AoN-r//j«-n«5) n. m. Genre de reptiles ophidiens, de la famille des colubridés, comptant quatre espèces propres à 1 Asie orientale.
— EscYCL. hes hemibungarus appartiennent à la sousfamille dos élapinés; ce sont des serpents venimeux à této non distincte du cou; leur taille varie de 50 centimètres à l°,25. Le plus grand est Vhemibungarus nigiescens, commun dans les montagnes, do Bombay au Travancoro.
Henry ! Pierre-Charles), général et ingénieur français, né à Marseille on 1827. Il entra à l'Ecole polytechnique en 1847 et à l'Ecole d'application de Metz, comme souslieutenant élève du génie, en 1819. Lieutenant en 1851, capitaine en 1855, il fut aide de camp du général Chauvin, commandant supérieur du génie en Algérie et. promu chef de bataillon en 1869. il fut désigné pour commander ù Montpellier un bataillon du 2' régiment. C'est dans ces conditions (ju'il prit part à la campagne de 1870, où sa conduite lui valut la croix d'officier de la Légion d'honneur, qu'il reçut Jo 24 septembre. Après la guerre, le commandant Henry fut attaché au dépAt des fortifications do Paris, où il commmcuça les études qui devaient le conduire à établir le système de ponts métalliques démontables et transportables qui portent son nom.(v. ponts MILITAIRES.) Lieutenant-colonel en 1875, colonel en 1880, il fit breveter cette mémo année son système do ponts; puis on 1882, il retournait à Paris comme secrétaire du comité du génie et sous-directeur du Dépôt des fortifications. Ciéuéral de brigade en 1886, il commanda l'artillerie du U' corps d'armée, fut gouverneur de Hriançon ot quitta ce dernier poste pour devenir, en 1888, commandant de rE''olo polytechnique. C'est la qu'on 1889 il fut atteint par la limite d'àgo.
HeRMANSON (Robert-Fredericj, juriste et homme politique îinlandais, né â L'ieaborg en 1848. Professeur tlH84j à la faculté de droit d'Hclsingfors, il publia divers écrits pour défendre les droits de la Finlande contre les tentatives de russification, notamment : ta Situation de la Finlande au point de vue du droit public (I892j. Il représenta la faculté do droit aux assemnlées du clergé de 1866 et 1893, et le clergé d'Abo au Landtag en 1897.
HerRING (George), financier et philanthrope anglais, né vers 1837, mort en 1906. De naissance très obscure, il fut employé à l'âge de douzo ans chez un traiteur de Ludgate HiU, faubourg ouvrier, puis devint commis de bookmaker, enfin bookmaker lui-même, et le plus riche et le plus considéré de sa corporation. La droiture et la probité qu'il montra dans l'exercice d'une profession d'un genre un peu spécial forcèrent l'estime. Un moment (1874) [iropriétaire dune écurie de courses, il abandonna bientôt le turf pour les .spéculations financières, où il montra des facultés incomparables de calculateur, et réalisa une fortune d'une cinquantaine de millions, dont il devait faire dans la dernière partie de sa vie le plus généreux emploi. Il stimula la charité privée en s'engageant à payer chaque année de ses deniers le quart de la ^omme recueillie dans les quêtes des églises au profit du <■•■ Metropolitan hôpital » de Londres. Il fonda à Maidenhcad une maison de retraite pour les vieillards, à Camden Town un hôpital, etc. En 1905, il mettait â la disposition du général de l'armée du Salut une somme do 2.500.000 francs pour acheter des terres au profit des ouvriers sans travail, et leur fournir ainsi un moyen de gagner honnêtement leur vie.
*HERSE n. f. — Herse nêphoscopif/ue .V . népboscope, t. VI.
*Hertzen (Alexandre), physiologiste russe, né à Wladimir en 1839. — Il est mort à Lausanne en 1906. Il était depuis 1881 professeur extraordinaire et. depuis 1898, professeur ordinaire à l'université de cette ville. A la liste de ses ouvrages il faut ajouter : Récits et nouvelles (1883); le Cerveau et l'Activité cérébrale (1887); Causeries physiologiques (1890) : l'Enseignement secondaire dans la Suisse romande (1886); Hygiène et moralité, brochure qui a eu de nombreuses éditions et qui a été traduite dans toutes les langues. Il avait traduit en français les Prolégomènes à la psychogénie moderne de Pierre Siciliani (1879), et la Physiologie de l'esprit, de Maudsley.
HerwerdEN (Henricus Van) philologue hollandais,
né à Beetsterzwaag (Frise) en 1831. 1! suivit à Leyde (1849-1855) les cours de Bako et de Cobet, voyagea de 1856 à 1859, pour collationner des manuscrits, en France. en Italie, en Espagne et en Allemagne, fut de 1860 à 1864 professeur de gymnase à Groningue et à La Haye et fut nommé en 1S64 professeur de langue grecque à Utrecht. Il a publié d'importants travaux de critique verbale, surtout sur les auteurs dramatiques grecs. Comme son maître Cobet, il montre une grande ingéniosité dans le maniement do la conjecture, mais dépasse trop souvent les bornes de la hardiesse permise. Citons de lui : Spicileginm Vaticanum (1860) ; des éditions des Lettres de Denys d'Halicarnasso (1861) ; de l'Œdipe roi de Sophocle (18661 ; de l'/o»i (1875); de Thucydide (1882); d'Hérodote (1884); Etudes critiques sur les épigrammes (grecques (1890) ; d'Antiphon(1890); de la. Constitution rf'A^/iénes d"Aristote(avec J. Van Leeuwen. 1891); de l'Hélène {iS9h)\ d'Euripide, de la Paix d'.Vristophane (1897); de Lysias (1899): etc. Il a traduit en hollandais VŒdipe roi, l'Œdipe à Colone et l'Electre (trois tragédies de Sophocle. 1881); l'Antigone du même auteur (1890) et le Phédon de Platon (1898).
HedzEY (Juliette, dite Jules Philippe), femme de
lettres française, née au Havre en 1865. Son premier volume, un recueil de nouvelles intitulé les Actes de Diotime (1896j, fut présenté au public par Jules Lemaiire dans une préface, et couronné par l'Académie française. Elle a publié depuis un roman : Fils d'Abraham (1901), et une traduction de l'allemand, avec préface de Georç-es Goyau : un Couvent persécuté au temps de Luther, Mémoires de Charité Pirkheimer, abbesse de Nuremberg. J. Ph. Heuzey a collaboré à la <• Revue bleue •, à la * Quinzaine », au " Correspondant «. au ■■ Gaulois ».
Heyne (Maurice), professeur et philologue allemand, né àWeissenfels-sur-la-Saale (Prusse) en 1837, mort à (lœtlingue en 1906. Il fit ses études à l'université de Halle, où il fut ensuite privatdoccnt et professeur. En 1889, il fut appelé à la chaire de philologie allemande de l'université de Gœttinguo, où il dirigea le « Séminaire pour la philologie romane " faisant partie de l'Universitîets- Institut. U y fonda aussi une galerie d'antiquités nationales qui prit promptement une grande importance. H a donné des éditions savantes de Beoicuîf, de Hetiand, tVEl/ilas et d'autres vieux textes saxons. On lui doit aussi des traités remarquables sur les dialectes germaniques, sur les habitations, la nourriture, les vêtements des Allemands au moyen âge, et enfin un Deutsches Wœrterbuch {18961, qui jouit d'une grande réputation.
HiLLBBRANDT (Alfred), sanscritiste allemand, né à Grossnaîdlitz, prés do Breslau, en 1853. Il se fit habiliter en 1877 comme privatdocent à l'université de Breslau, où ildevintcn 1883 professeur extraordinaire et, en 1888. professeur ordinaire do sanscrit et de grammaire comparée. Il a publié : Sur la déesse Aditi (1876); Varuna et Mitra (1877); te Sacrifice de la nouvelle et de fa pleine lune chez les anciens Hindous (1880); Chrestomathie védique (1885); les Fêles du solstice dans l'Inde ancienne (dans les • Recherches romanes • do Vollmœller, 1889); Mythologie védtqtie {\S0\): la Littérature rituelle. Sacrifice et magie védique (dans le • Grundriss - de Biihler, 1897); les Dieux du Rii}véda, essai d'évhémérisme (écrit satirique, publié sous le pseudonyme de Fritz Bonsbn. 1894). Il a édité pour la hibliotheca Indica do Calcutta le texte et le commentaire du SAnkhàtjana Srantasutra (1888 et suiv.).
*HlMLY (Ix)uis-.\ugusto), historien français, né à Strasbourg eu 1823. — Il est mort A Paris eu 1906.
HiRTiIermann), linguiste allemand, né à Magdebourg en 1805. 11 étudia à Fribourpen Brisgau et à Leipzig la philologie germanique et la Imguistique indo-européenne, et se fit ha>)ilitor à Leipzig (1891), où il devint professeur extraordinaire en 1896. Ses principaux ouvrages sont : l'Accent indo-gertnanique {\'^9h): l'Àpophonie indo-germanique (1900): Manuel de phonétique et de morphologie grecque (1902); etc.
HOENSBROECH (Paul, Comte de), polômisto allomanil, n(S au château doHaag{Gueldro [Hollaudojjon lâôï.Elôvo dos jésuites, il étudia lo droit à Bonn ot i Li6go, entra dans l'ordre des jôsuitos, fut leur avocat d'oftko et dôfondit leur cause ot colle de l'Eglise romaine dans de nombreuses publications, où il se révéla écrivain brillant et polémiste vigoureux. En 1893, il quitta l'ordre, dont les règles, déclara-t-il, étouffaient la conscience individuelle ot le sentiment national, et en I89ô, passa au protestantisme à Berlin. Il attaqua l'Eglise romaine et les jésuites avec la même vigueur c|u'il avait mise à les défendre, détermina un mouvement contre eux en Allemagne et eut dos polémiques retentissantes avec dos chefs catholiques. Ses ouvrages se divisent eu doux parties : 1» pour l'Eglise : les Etats du saint-siège et leur importance historique et dogmatique (18S9) ; Pourquoi les Jésuites ne retourneraient-ils pas en Allemagne ? {ISW) ; l' Esprit de saint F}-aucois-Xavicr {ISQlj ; les Annales pj'ussiennes, le Professeur Harnuck et les Jésuites (1801); le Professeur Tscliackert et les Statuts authentiques de l'ordre des Jésuites {imi) ; Chrétien et antichré.- /('en (1892); etc. ; 2<* coutro l'Eglise ; Ma sortie de l'ordre des Jésuites (1893); Hauts faits ultramontains (l^Oô) ; la Question romaine (1895) ; les Jésuites allemands contemporains et la Paix religieuse (1890); Religion ou superstition (1806); V UUramontanisme, son essence et la lutte contre lui (1897).
Hœrnle (Auguste-Frédéric-Kodolphe), orientaliste allemand, né à Secandra, prés d'Agra (Indes orientales) en 1841. Son père était un ocelésiastiiiiie au service du gouvernement anglais. Elevé en Allemagne, dans le Wurtemberg, il étudia à Bâio, puis à Londres, la iihilosopliio et le sanscrit, partit pour l'Inde, et devint directeur de l'universit*^ mahométano de Calcutta. C'est l'un des savants les plus versés dans la connaissance dos langues indo-européounes modernes de l'Inde. Il a publié : Grammaire comparée des langues néo-hindoues (1880); Dictionnaire comparatif du Bihari (avec Griorson, 1885); Pritiraj Rasau, épopée écrite en hindi ancien ; Uvasagadasao ot Pràkrita Lakshanam, deux œuvres prâkrites (ces trois derniers ouvrages dans la Bibliotheca Indica de Calcutta).
HœtzenDORF (Fran2 Conrad de) , général autrichien, né à Ponzing, près de Vienuo, on 1852. Fils d'un colonel d'origine allemande, il fut lui-même élévo à récolo des cadets de Hambourg, puis à l'école militaire de Wiener Neustadt, enfin de l'école de guerre autrichienne, d'où il sortit dans les chasseurs à pied. Officier d'étatmajor, il se distingua dans la campagne de Bosnie-Herzégovine, en 1876, puis professa un cours de tactique à l'école de guerre autrichienne on 1888. Colonel en 1892, général major trois ans plus tard, il remplit différents commandements aux confins do la frontière italienne avant d'être appelé au poste do chef d'état-major de l'arméo autrichienne, en remplacement du comte do Beck. On lui doit un certain nombre d'ouvrages réputés d'histoire et do tacti([Uo militaires.
HOFFBAUER (Charles), peintre français, né à Paris en 1875. Elève do Gustave Moreau, Fr. Flameng et Cormon, il débuta, au Salon de 1S98, par sa Réunion de bourgeois^ qui lui valut une mention honorable. Il obtint, dès l'année suivante, une seconde médaille avec les Gueux (musée de Rouen), dont la valeur archéologique égalait les qualités de composition et do couleur. Ce mémo tableau lui valut une médaille do bronze à l'Exposition universelle de 1900. Prix Rosa-Bonhcur et bourse de voyage en 1902, année où il exposa Hévolte de Flamands (musée de Philadelphie). Eu 1904, le Coin de bataille (musée du Luxembourg) fut une des meilleures peintures de ces dernières années. On a vu de lui, en 19n5, Sur les toits (musée de Sydney), curieuse recherche de colorations motivée par la présence sur une terrasse, par une chaude nuit étoilée, d'élégants et de mondaines dont les somptueuses toilettes se devin nt à travers le halo produit par les mille lumières do a ville qui s'étend autour de leur asile. Il obtint le prix national en 1906, pour son Triomphe d'un condottiere.
Hoffmann -FALLERSLEBEN (François), peintre paysagiste allemand, né à \\'eimar en 1855. Elève de l'académie de Dusseldorf et de l'école des beaux-arts de sa ville natale, où il eut Th. Hagen comme professeur et connut Fr. Preller, il est fils du poète et germaniste H. de Hoffmann. (V. t. V.) Il a habité successivement Dusseldorf, puis Weimar, et enfin Berlin, où il est clabli depuis 188S. On cite, parmi ses œuvres : UJI Tombeau hun (1877) ; Après la tempête (1878); le Château enchanté (1879) ; un Rois sacré de l'ancienne Allemagne 1880) ; Sur le Ktjffhàuser (1882) [musée de Breslau) ; une Tempête sur la Baltique ; la Dernière Neige, Abandonné (musée de Berlin); Château eu forêt (musée de Weimar) ; etc. Il a gravé aussi des eauxfortes originales.
*HOHENLOHE-WALDENBOURG-SCHILLINGSFURST (prince Clovis-Chartes-Victur uk). — Les Méniutrts du prince de Hohenlohe parurent au mois d'octobre it'Oiî et causèrent dès leur a]>paritiou une vivo émotion dans les milieux politiques allemands. L'empereur Guillaume II manifesta très éuergiquement sa désapprobation. L'ancien chancelier avait noté au jour le jour, en de brefs récits, précis et secs comme des procès-verhaux, les événements auxquels il assistait en témoin silencieux, mais attentif. Les anecdotes y abondent: les personnages officiels du gouvernement mipérial, l'empereur lui-même, y sont pemts avec une fidélité minutieuse, exempte de flatterie et souvent même de bienveillance. Les passages les plus intéressants sont ceux où le prince note l'attitude du futur Guillaume II, alors simple lils du kronprinz Frédéric, avec son père, ses premiers démêlés avec le tout-puissant chancelier de fer, el la rupture. A cet égard, des renseignements sensationnels sont à. retenir pour l'histoire de la politique. La rupture du prince de Bismarck avec Guillaume II apparaît, causée non seulement par une réelle antipathie de caractère, et un égal souci d'autoritarisme, mais surtout par une divergence de vues fondamentale sur l'orientation à donner à la politique allemande. Le prince de Bismarck, tout en faisant de la triple alliance le pivot do la politique allemande, ne pensait pas qu'elle fût exclusive de loute autre combinaison 'européenne, et notamment d'une entente sérieuse avec la Russie. Guillaume II au contraire (et le journal du prince de Hohenlohe contient à cet égard des témoignages décisifs), inclinait plutôt du côté de l'Autriche. L'éloignement de Bismarck a marqué l'inauguration d'une politique beaucoup plus étroite, et plutôt hostile à la Russie.
IIOENSIUIOECII - HUMANITÉ
HOJER (Magnus Maurice,, historien suédoin, né à Norrbaerko (Kopparberg) en ïmo. Docteur do i'universiK^ dUpsal, il a fait toute sa carrière à Stockholm dans renseignement secondaire. On lui doit do nombreux travaux. relatifs à l'histoire de la .Suède (x\tr 9.;, el surtout une œuvre considérable intitulée ; le Royaume de Suéde, description tojfogruphique et statistique avec note» hiëtorinues (4 vol., 1875-1883). Elu membre do la seconde Chambre du Riksdag par la ville de Stockholm (1890;, il a siégé dans les rangs du parti radical démocratique.
HOLDER (Alfred), philologue allemand, d6 & Vienne en 1840. Il fit ses premières études à Rastatt. Il fui ODsuito élève des universités do Hoidelborg et de Bonn, où il so consacra à la philologie classique el gormaniquo et alla à Paris suivre les cours de la Bibliothèque impériale (1858-1862). De 1863 à 1867, il enseigna dans de8gvmDa.se8 do Bade et de Hollande. Il obtint alors une place" à Carlsruho, à la bibliothèque de la cour, dont il devint bibliothécaire en 1870. Ilapublié des éditions d'Horace, en collaboration avec O. Relier (1864-1870; 2* édit., 1899}; du Waltharius avec J. V. von Scheffel (1874) ; de la Germanie do Tacite (1878); de la Loi salique (1879-1880;; de Jordanes (1881); do Beda, Biatoria ecclesiaslica 1882); do la Vita Karoli imperatoris d'Einhart (1882); de Nilbard (1882); do César, Guerre des Gaules (1882): d'Avienus (l887j ; /nventio sanctx crucis (1889); des Scholies anciennes tur Horace, avec O. Keller (1894) ; du Deowulf{'i* et 3» édit., 1K95-1899); do Saxo Grammaticus (189G); Guerre civile (1898); etc. U est également l'auteur duo Vocabulaire de l'ancien celtique (1896).
HOLGAN (Michael), poète populaire irlandais, mort à Limerick (Munster) en 1899. Fils d'un pauvre ouvrier charron, à dix ans il cessa d'aller à l'école et fut mis en apprentissage chez un meunier. Il y resta vingt ans. amusant ses rares heures de loisir à chansonoer ses camarades et à compléter sou éducation par des lectures. Peu à peu ses satires, ses -.hants patriotiques, ses ballades et ses lais d'amour, insérés dans les journaux do Dublin ou publiés en brochures à Limerick, lui acquirent une grande popularité. Il n'en était pas moins fort nesogneux et, en 1889, la municipalité do Limerick créa pour lui les fonctions de « garde des rives du Shannon », au salaire d'une livre sterling par semaine. L'année suivante, les éditeurs Gill et Fils, de Dublin, publièrent, sous le titre de Lays and Legends of Thomondj un choix de ses meilleures pièces. Ou l'avait surnommé le ■ barde de "Thomond n, d'après l'ancien nom du comté do Clare, dans le Muuster, où il était né.
HOME FLEET (mots angl., signif. flotte de la maison) n. f. Nuni que donnent les Anglais à la flotte qui, en cas de guerre internationale, serait chargée do la proiection imniédiato do la métropole. Elle a pour port d'attache Portsmouth.
HOMÉOTROPE fdu gr. homoios, semblable, et trepein, tourner) n. m. Nom donné à l'ensemble des iustrumcnts ù l'aide desquels se pratique l'homéotropie.
— Encycl. L'honiéotrope comprend une burette comptegouttes (B) portée par la branche d'un support (S) et qui contient le liquide à analyser((i), puis un vase (V) rontenant le second liûuide (6), ot dans lequel on fait tomber lo premier goutte par goutte.
*HOMÉOTR0- PIE n. f. — E.\cYCL. Cette méthode d'analy.so, duo à Emile Gossart, est fondée sur les trois principes suivants :
Si les deux li- (piidcs A et B sont identiques, toutes les gouttes roulent; s'ils sont do composition dilféronte, toutes les gouttes plongent ; si leur composition est voisine do 1 identité, on observe dos alternatives do plongeons et de roulements.
On conçoit aisément qu'il est possible, par cotte méthode, de rechercher et de doser une impureté dans un liquide lorsqu'on a à sa disposition le liquide et l'impureté soupçonnée, chimiquement purs. Cette méthode a déjà fourni d'excellents résultais dans l'analyse des liquides alcooliques et dans celle des essences, au point do vue do leurs falsifications.
HOMOCHROMIE (du gr. homoios. semblable, et chroma, couleur) n. f. Pouvoir que possèdent certains poissons ot animaux marins do prendre la couleur exacte du milieu qu'ils habitent, et quelquefois même la forme des objets qui les environnent.
— Encycl. l/homochromie est, do môme quo lo mimétisme dont elle se rapproche à certains points de vue, un moyen de défense, particulièrement utilisé par les êtres marins. C'est ainsi que, d'après Joubin et Borget, ctîrtains mollusques, le glaucopsis par exemple, possèdent un dos blanc qui, vu par les poissons du fond, tranche à peine sur le fond du ciel, et un ventre bleu, dont la coloration se fond parfaitement avec la teinte de la surface de l'eau; l'animal, qui flotte généralement lo dos tourné vers lo fond, est donc ainsi protégé contre ses différents ennemis. De même un turbot, placé dans un aquarium garni au fond do sable clair ou sombre, prend en quelques heures la teinte exacte de ce fond. Lo professeur Joubin a reconnu que l'animal disposait pour cela do cellules spéciales, répandues dans l'épaisseur de la peau, remplies d une matière colorante sombre, et qui peuvent être écrasées, de manière à reproduire, par la proximité des taches ainsi déterminées, l'aspect du fond. Le uirbot, ainsi dissimulé par cette identité de nuance avec le fond, échappe facilcmeut à la vue de ses ennemis.
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* Honduras. — La répui
mois de juillet lyfJô, au .Sal-. :
été éprouviM* j.ar une court' ^
fin, le 22 juillet, la convention concluo e:,. . „
président Roosevelt, à lx>rd du croiseur le "S/arLl^head. V. GfATEMALA, et Salvador,
HOWE (Julia Ward, dame), femme écrivain et philanthrope américaine, uéo à New- York en I«19 Elle publia dés sa jeuncftse des poèaies et dcsac". l'uiues. En
H43, elle épousa le Ir Samuel G. )f . seconda
dans la publication du journal a:, -'© • tbo
Boston Commonweaith .. Kilo consaLia i^ vie k la défense de la causo féministe et â différentes quefttioos sociales, telles que la réforme des prisons, . t- l'arun sei leuvrcs poéliuues, nous citerons : /Mm<o/i ' -4).
Word* for tfie I/our <i>i:,6); Later lyr,- ; .^m
Snniet Itid'i'- ' ÏH'-'.- . >-ju fi>,muede balw ,. .\. pu-
blique es! ro écrit : Sex and Education
(laUj ; M Life of Margaret FulUr, et
dintéressa . i.iiniscence», 1819-1890 11900).
HUARO (Charles), dessinateur et caricaturi-.to français, né à Paris en 1876. Ce talent original s''/^t formé sans maître, par l'étudo continue de la as-
pects des villes. Iluard a beaucoup voya. au
cours do ses excursions en France, en , , en
liclgique, on Hollande, à Jersey, aux ELats-Lnii. et en Allemagne de nombreuses eaux-forte.s. Un certain nombre do ses eaux-fortes et dessins composent des recueils titrés : Province (1902); /c» Râteaux de Pari», en colIabAlation avec E. Béjot (1903); Paris- Procince-Etranfjer '1906); New- York comme Je l'ai vu (1906). Il a illustré : le
Père Miton, do Guy de Maupassant (1903); Figurée oe Vendée, de Clemenceau (l903j; iEcomifteur, do Jules Renard fl904); Bouvard et Pécuchet, de G. Flaubert (1904). Il a collaboré au * Rire >, au ■ SonrJro *, au * Jonrnai amusant «, à u l'Assiolte au beurre >, etc.
HUBBARD i6'i(«/ai-e-.\doiphe., homme politique français, né à .Madrid en ixs». Fils du publicisto Nicolas-Gustave ïlubbard. qui s'était réfugié en Espagne lors du coup d'Etat du 2-Décemlire, 1] lit ses études de droit, fut inscrit au barreau de Paris, devint secrétaire de la commission du budget de la Chambre des députés, fut chef de cabinet de Blandin, sou.s-secréiaire d'Etat à la g-uerre dans lo ministère Gambetta (18>«I-I882I, fut élu conseiller municipal de Paris par le quartier du Montparnasse ;i884y et député do Seine-ct-Oise en 1885. Membre de l'extrême gaucho, il combattit vivemoDl le boulangismo. Réélu en 1889 et on 1893 par la première circonscription de Pdntoise, il no so représenta pas en 1898 ot se lit élire, lo 27 janvier 1901, par l'arrondissement de Slsteron (Basses- Alpes). U fut réélu en 1902. G. -A. Hubbard a publié : Sadi Carnet (1888); l'Ecole des belles -m ères . saynëta 1889); VEspion, drame (1889); l'Attentat {épisode delà vie de Hoche), dramo (1895).
HUEBSCHHANN (Henri), linguiste allemand, né à Erfurten 1818. 11 se fil recevoir docteur à Munich en 187*, et habiliter en 187S comme privaidocent à Leipzig, où il devint, en 1876, professeur extraordinaire. L'année suivante, il fut nomme professeur ordinaire de lînguistiqao comparée à Strasbourg. Ses travaux sur l'arménien cl les langues iraniennes sont très estimés. Citons do lui : Poésie zuroastrienne (1872); f^our servir à la théorie de* cas (1875); Pour servir à l histoire de l'Arménie (X875): la Transcription des langues iraniennes (188i); Etudes arméniennes (!'• partie : Eléments d'étymologie arménienne, 1883); le Système vocalique indo-germanique (1885 1; Etymologie et phonétique de la langue osséte (1887); Ètudeg persanes (1895); etc.
HUELSEN (Christian), philologue allemand, né à Cliarlottenbourg en 1858. Il fut, do 1882 à 1385, boursier à l'Institut archéologique allemand do Rome, et ..après avoir été, de 1885 à 1887^ professeur do lycée à C harl ot te n bourg et à Berlin, il fut nommé en 1887 secrétaire de l'Institut archéologique allemand de Rome. Il a publié, en collaboration avec Henzen el G.-B. de Rossi, les inscriptions do la ville do Rome, dans le Corpus inscripiionum laiinarum, et donné des éludes d'archéologie, de philologie latine et d'histoire romaine dans les • Communications do l'Institut archéologique allemand de Rome >, dans lo " Bollotino délie commissioue archeologica • et dans d'autres revues. Enfin, plusieurs autres ouvrages: Varronianx doctrinx quxnam in Ovidii fastis vestigia extent {\%S6); le Sejitisonium de St-ptime-Sévère (1887); la Bataille d'Aïlia, éludo topographique, en collaboration avec Lindner [ 1890) ; Formx urbis Romx antiqux, en collaboration avec Kiepert (1896).
H0rz^REFLETS n. m. Fam. Chapeau de soie haut de forme si poli, si brillant, qu'on peut distinguer huit reflets sur lo fond : Cn élégant coiffé de son hlït-