‹ Nouveau Larousse illustré (volume 2)Chapitre 76 sur 363 · I--xi>cricnce de la boucle en · texte numérisé non relu

I--xi>cricnce de la boucle en

à 1 usage du public fut installée avenue de Suffren. et plus tard dans le local de l'ancien Pôle Nord, â Paris • cette piste de 80 mètres de développement était parcourue par un wagonnet qui pouvait contenir six personnes.

La boucle actuelle.

Du principe mécanique de la boucle dérivent un certain nombre de ■ créations • acrobatiques, plus périlleuses, et qui ont eu une certaine vogue dans les musichalls parisiens. Nous citerons notamment l'exercice de la flèche humaine, dans laquelle une jeune fille. M"" Dutricu francbi.ssait environ 7 mètres de vide, à bicyclette, passant d un plan incliné, qui lui fournissait un certain élan, à un autre plan incliné dont le profil continuait exactement la courbe dessinée par la bicycliste et sa machine; enfin lo saut périlleux exécuté par une voiture automobile qui suivait le trajet d'une boucle ouverte à sa partie supérieure. Ce dernier exercice, exécuté par M"' Rani^l, coûta la vie à sa créatrice.

BOUCLIER n. m. — Géol. Nom par lequel on désigne les régions qui se sont toujours tenues en état d'immersion depuis les temps archéens. (Tels sont le bouclier Scandinave, le bouclier canadien, etc.)

— ExcvcL. Artill. Les affûts des canons de campagne de "5 millimètres à tir rapide sont munis de deux boucliers portés par les flasques à hauteur des tourillons. Ces boucliers sont des plaques de tôle d acier chromé de 5 millimètres d'éjiaisseur qui. jusqu'à la distance do 130 mètres, sont à l'épreuve d'une balle de fusil modèle 1880 (fusil Lebelj. La partie inférieure de chaque bouclier se relève pendant les routes, afin d'éviter tout accrochage des obstacles que peut présenter le terrain. L'n petit bouclier spécial protège les instruments de pointage. Sur le bouclier droit est fixé un sac aux armements, qui contient deux appareils de pointage, un niveau de pointage et deux clefs de cadenas. On enlève ce sac lors de la mise en batterie, en rabattant la partie inférieure des boucliers qui couvrent alors entièrement les servants et les protègent contre les balles des tireurs ennemis, ainsi que contre les éclats ou balles des projectiles explosifs. Le fond des coffres du caisson est lui-même constitué par une plaque en tôle d'acier toute semblable aux boucliers d'affût, et qui forme également bouclier quand le caisson est en batterie. V. canon.

— Techn. Inventé par l'ingénieur anglais Brunel pour la construction du premier tunnel sons la Tamise, cet appareil, considérablement modifié, est devenu d'un usage courant pour les travaux souterrains danS les terrains suffisamment tendres et surtout ébouleux, ou aquifères. Le bouclier moderne consiste en un court cvlindre d'acier d'un diamètre un peu su|>érieiir à celui au tunnel qu'il s'agit d'exécuter. Ce cylindre est muni à l'avant d'une garniture tranchante, qui découpe le sol en avançant comme un vide-pomme dans un fruit. En arriére du bouclier, on pose les anneaux de fonte ou d'acier destinés à former le tunnel lorsqu'ils seront revêtus de maçonnerie ; s'appuyant sur le dernier anneau posé, des vérins hydrauliques poussent le bouclier en avant. Au fur et à mesure de l'avancement, on ôle les déblais et on pose les tranches successives du tuanel. Pour éviter l'irruption de

BOUDEiNOOT — HOULARD

l'oau, dans U'S t*'rrains ai|uir6res, le bouclitr est clos et on y uliliso l'air coiiiiiriiii»'' coihnhî dans uu caisson ordinaire. Pour les Travaux url)ai[is, |.ar l'cnudui du bouclier on sunprmic W-vcu iremeul dos voies puMuiues. le travad pouvant ^-(rc exccutt^ euiièn-meui sous le sol, Rans autres traces extcrioures que les puits do dèblaicnicut, cruubés do disUuco on disiaoce.

BOUDENOOT (Louisi, boinmo politii|ue français, nci à Fnig.'s en 1855. Klôve do rKcole polyleclini<iue, inj^riiieur dos mines, collaborateur scienliiljue do nombreuses publications tocliuiqm-s, il entra en is8r> au conseil géni^Tal du Pasde-t'alais et fut élu député républicain do l'arrondissement de Montreuil en 18811. Uéélu on 1893 et 1898, il est devenu sénateur du Pas-do-Calais en 1901. Travailleur infatigable, il a acquis, tant à la Cbambro qu'au Sénat, une influence considérable dans les questions relatives aux travaux publics. Citons de lui : l'Abus de l'initintive des dt^/jutés en matière de dépenses (1891»); le Cetitenaire de ta bataille de Valmi/ {IS'JS); Mémoire sur ta distribution de la force motrice à domicile au moyen de l'air raréfié (1885); la Tunisie et ses chemins de fer (l'ja-i).

BOUDEWTNSE (Adrian Joliannes Pctrus\ pointro néerlandais, né à La Haye en 18G2. Il étudia d'abord à lAcadémie des lieaux-aris à La Hâve et entra ensuite dans l'atelier de F. Cornion, i Paris II est avant tout un portraitiste; il a fait des portraits fort appréciés d'hommes éminents de son pays; mais c'est dans le portrait de sa mcro que s'est le mieux déployé son talent. Il a obtenu une médaille à. l'Kxpositiou univorsello do Paris en 1900.

BOUDILOVITGH {Antoine , savant russe, né on 184G. Il s'est particulicrcniont consacré à l'omde dos questions d'histoire et de pliilolo^j^io slaves, et a été professeur do philologie slave aux universités de Dorpat et do Varsovie. Parmi ses travaux, les plus importants sont ceux relatifs à l'histoire des Apôti'cs slaves, à celle do la langue et do la littérature slavoune. Son œuvre capitale estun travail sur la Lnnf/ue pansltive (Varsovie, I8i>.i) qui, suivant l'auteur, doit nécessairement être le russe. lîoudilovitch est devenu ministre de l'instruction publique en 1905.

Boudin i^Eugène-Louis), peintre français, no à Ronfleur en is-iii, mort à Paris on i89S. Il s'est consacré à la peinture des plages de la Normandie, de ta Bretagne ot do la Hollande. Ses toiles, fort nombreuses, sont inondées de franche Unnière. Son coloris est d'une grande richesse et d'une fluidité remarquable. Citous parmi les meilleures œuvrer de ce niariniste, qui eût peut-être mérité une célébrité plus grande do son vivant : le Pardon de Sainte- Anne-Palud, au fond de la baie de Ûouttrnenez (18G9); la Meuse à Jtotlerdam, l'Entrée, la Sortie, les Rêijates de Trouville ; les Courses de DeuuriUe ; etc. A l'Exposition ■ universelle do 1889 (Paris), un Coucher de soleil, marine, et les Lamaneurs valurent à l'artiste une médaille d'or. V. G. C\hi;n, la Vie et les (Eurres d'Ewjène Bûudi}i[ldOOj.

*BoUDOURESQUE (Auguste-Acanthe), chanteur français, né à La Hastide-sur-l'Hers i Ariège) en 1835. — Il est mort à Marseille en 1905. Après avoir parcouru pendant quelque temps la province et l'étranger, il s'était retiré à Marseille, lioudourosquo s'exerçait aussi à la peinture et avait envoyé aux Salons do 1881 et 1885 des marines non sans mérite.

BOUFFIOULX, comm. do Belgique (prov. de Hainaut [arrond. de Cliai'leroi]), sur l'Acoz, affluent de la Sambre ; 4.550 hab. Fonderies et forges; carrière.

Bouffons (Gl'errk des), t|UeréJIo célèbre qui éclata au xviii» siècle entre les partisans de la musique italienne et ceux do la musique française.

En I75'i une petite troupe de chanteurs bouffes italiens obtenait du roi l'autorisation de donnera l'Opéra les jolis intermeszi qui constituatoni leur répertoire. Us débutèrent, le \" août, par le chef-d'œuvre de Pergolèse, la Serva padrona, qui obtint un succès prodigieux, et auquel ils tirent succéder, U Oiuocatore, dOrlandini; il Maestro di musica, de Porgolèso ; la Finta Cameriera, de Latilla ; la Donna superba, do Hinaido de Capoue ; la Scalira governatrice, do Cocchi ; il Cinese rimpatriato, de ScUctti ; la Zint/ara, de Kinablo ; f/li Artii/iani arrichiti, do LatiUa; il Parataio, de Jornelli; Bertoldo in corte, de Ciampi, et enfin i Via(/i/iatori, de Leonardo Léo. Le succès de plus on plus prononcé de ces ditférents ouvrages fit éclater cette fameuse querelle artistique dos bouffonnistes et des luUistes, baptisée du uom de guerre des bouffons ou guerre des cuins^ parce (jue les partisans de la musique française se réunissaient dans la salle sous la loge du roi (coin du roi), tandis c(ue les tenants de la musique italienne se rassemblaient sons la loge de la reine (coin de la roine).

Los hostilités ne tardèrent pas à se traduire avec une sorte do furie par une guerre de plume. Les Italiens étaient surtout défendus par : Jean-Jacques Rousseau, Grimii) et le baron d'Holbach, qui traînaient aux gémonies la nmsique française ; colle-ci était défendue par FréroD, Cazotte. Pidausat de Mairobcrt, l'abbé Laugier, le P. Castel et autres Le baron d'Holbach ouvrit la marche avec sa httre à une dame d'un certain ài/e sur l'état présent de l'opéra; drimm ne (arda pas  le suivre avec son Petit Prop/iètc du liovlimisebbroda, pamphlet raordani, qui est resté l'un des modèles du genre. Ce fut alors un déluge d'écrits satirifjues de toute sorte, on prose ou en vers, brochures, pamplilets, libelles, dans losijuels les adversaires se gourmaient sans ménagements, et perdaient souvent toute courtoisie. On vil paraître ainsi successivement; la Héponac du coin du roi au coin de la reine, de l'abbé de Voi^onon, les Lettres du correcteur des bouffons à l'écolier de Prat/uc, do Jourdan ; VArrét rendu à l'umphilhétUrc de l'Opéra sur la plainte du milieu du parterre intervenant dans la querelle des deux coins, du baron d'Holl)ach ; les Prophéties du grand prophète Manet, do Pidansat do Mairobert ; Lettre d'un symphoniste de l'Académie royale de musique à se» camarades, de J.-J. Kousseau ; la Guerre de i Opéra, lettre écrite à une dame de province par {quelqu'un qui n'est ni d'un coin ni de l'antre, do Cazotte ; etc. La mierelle semblait se consumer d'elle-même, lorsqaïc J.-J. Kousseau la ranima tout à coup et lui rendit toute sa vigueur on publiant sa fameuse Lettre sur la musique française, écrit admirable au point do vue do la f«rme, mais plein do sophismcs ot d'uoo injustice absolue. Celte

lettre flt véritablement scandale, et la lutte reprit do plus belle. Rousseau fut pris à partie avec violence. C'est alors qu'on vit paraître les cinglantes Lettres sur la musi-

que française en réponse à celle de J.-J. /toussean, du tameux pamphlétaire Fréron ; les Observations sur la lettre de J.-J. Itousseau au sujet de la musique française, do Cazotte ; la Lettre sur celle 'le M. J.-J. Houssmu, citoyen de Genève, sur la /nusique d'Yso; V Apologie de la musique française contre M. Huiisseau. de l'abbé Laugier ; VArresi du conseil d'Etat d'Apollon rendu en faveur de l'orchestre de l'Opéra contre J.-J. Housseau, copiste de musique, do Travenol, membre dex;ct orchestre; etc.

Le nombre des écrits nés de la guerre des boulTons ne s'élève pas à moins de soixante-trois. Parmi ceux qui prirent part à cette polémique furieuse, il faut encore citer les noms do l'académicien Boissy, du P. Castel. jésuite, du compositeur Blaiuvillc, du chevalier de la Morlièrc, du notaire Kobineaa, du négociant de Rochemont, de Rameau lui-même, des abbés Arnaud, Aubert et de Caveirac, du viellisie Bâton le Jeune, du peintre Dandré- Bardon, de l'auteur dramatique Pierre <le Morand, de Caux deCappeval, de Bonneval, de Coste d'Aruobat, sans compter les anonymes. La (|uerelle dura plus de deux années, car les derniers pamidilcts sont du milieu de ï'754, et il no fallut rien moins, pour ramener le calme après une campagne si ardente, que le départ des bouffons et leur éloignement do l'opéra. Les tètes ne s'échauffèrent de nouveau que vingt ans après, lorsque l'arrivée à Paris do Gluck et de Picciuni fit naître une nouvelle querelle du mémo genre, la non moins fameuse guerre des gluckistes ot des piccinnistcs.

BOUGAUD t Louis-Emile), prélat et écrivain français, né à Dijon en 18i3, mort à Laval en 1888. Ordonné prètro à Paris en 1846, il fut nommé professeur d'histoire ecclésiastique au grand séminaire de Dijon, devint aumônier de la Visitation, fonctions qu'il remplit pendant dix années. La Vie de sainte Chantai (1861), quil écrivit alors, attira sur lui l'attention de Dupanloup, qui le lit vicaire général d'Orléans (1861). Il y composa la Vie de sai7Ue Monique (1865), puis YHisloire de la bienheureuse Marguerite-Marie (1874), enfin un livre apologétiaue important et très remarqué : le Christianisme et les temps présents (1S78-1884). Il se livra alors à la prédication avec succès. Le successeur de Dupanloup le maintint dans ses fonctions do vicaire général. Il fut nommé évêque de Laval en 1888; mais il mourut la même année. Outre les ouvrages déjà cités, ou lui doit : le Grand Péril de l'Eglise de France, une Vie de suint Vincent de Paul et un volume de discours. Ses écrits hagiographiques et sou apologie du christianisme, où il a su parler à ses contem])orains, ont mérité et obtenu beaucoup de reteutissement.

* BOUGIE n. f. Autoni. Appareil servant à lallumago des moteurs à exjdosion.

— Enxycl. La bougie est un cylindre de porcelaine, dont la mèche est formée d'une tige métallique isolée A, (|uo, dans l'intérieur du cylindre moteur, un faible espace (1/2 millimètre) sépare d'une autre pièce métalli(iuo B portée par l'ocrou do fixation dans la paroi du moteur. Si l'on produit une différence de potentiel entre les doux pointes ()ui terminent A ot B, une étincelle se produit entre elles dans le cylindre.

Ordinairement B est réunie ù la source d'électricité par la masse métallique du moteur, A l'est par

un fil fortement isolé, dit fil de bougie. V. remploi de la bougie au mol ALi,tM.\t;K.

BOUGLISITE n. f. Substance résultant du mélange du gypse et de l'anglésite.

^BOUGUEBEAU f W/V/ium-AdoIphe), peintre français, né à La Kocholle en I82ri. — Il est mort dans la mémo ville en 1905. Vice-président de la Société des artistes français, président de l'Association T.iylor, et membre de l'Institut depuis 1876. l'artiste n'avait point ralenti sa production •lans rage le plus avancé. Au Salon de 1905. on pouvait voir encore une Océanidc, qui no trahissait aucuno défaillance

Bou Hamara on PHomme k P&nesse, de son nom l>Jii,ALi ui;s Uniss Zkuhouni kl Yousskki. a<;itateur marocain, né vers 1805 au village dos Onled-Youssef, dans le Zerhoun. Il étudia au corps des Tfdba Mohendisin (élèves ingénieurs;, puis devint secrétaire de Moulaï Omar, frère du sultan du Maroc Abd-cl-Aziz Impliqué dans une intrigue, il fut jeté en prison et y resta deux ans. Il vova^ea en Algérie ot on Tunisie et, pour vivre, sétablit aspirant marabout sous le vocable do Bou Ua-

mara, parcourant les tribus et, par ses tours de prcstidi;;ilaiioii, facilement transformés un miracles, il acquit un grand renom de sainteté. Trouvant dans les Riata des auxiliaires préis à a^'ir, il se fit passer pour Moulay .M'I^nmie<l lien el-IIassan, le frère aine du sultan, et Sfî posa en prétondant au trône. On l'appela dès lors liogui, nom donné, an Maroc, à tout hommo qui aspire à renverser le sultan. En 1902, a^ant réuni do nombreux partisans, il entra à Taza, où d installa un gouvernement révolutionnaire et d'où il aurait pu se porter sur Fez Mais le 29 janvier li»o:!, le ministre de la guerre ol-Menebbi, tomba à l'improviste sur son camp et l'obligea à s'enfuir dans les montagnes des Riata. Bou Hamara perdit beaucoup de son prestige et fut abandonné par les Ria'a, mais ayant réuni d'autres partisans, il continua la lutte et ne put être capturé par les colonnes chérifiennes. Ayant attaqué Oudja en avril iy05, il fut repoussé ot il se retira sur la rive gauche de la Monlouia.

* BOUILLEUR n. m. — Kncyll. Bouilleur de cru. La loi du 2y décembre lyoo porta une première atteinte au privdège des bouilleurs de cru; ccUo du 31 mars 1903 le réglementa étroitement.

Sous l'empire de ces dispositions législatives, tous les récoltants étaient tenus d'acquitter le droit général d<; consommation sur les eaux-de-vie qu'ils produisaient . Uao quantité de 20 litres d'alcool pur leur était toutefois allouée en franchise sur leur fabrication annuelle, à titre de consommation do famille. La mainmise par le fisc sur la production des bouilleurs devait inévitablement astreindre ces derniers à l'accomplissement de formalités ^'énantos dont seuls étaient dispensés les plus petits d'entre eux. ceux dont les moyens de production (superlicio des vignes, nombre et dimension des arbres fruitiersj ne permettaient pas d'obtenir plus do 50 litres d'alcool pur. Aussi, quelques facilités qui leur aient été ensuite accordées par la loi du 22 avril 1905, prescrivant l'ouverture obligatoire, dans chaque commone, d'ateliers publics do distillation qui devaient permettre aux intéressés do satisfaire à leurs obligations fiscales sans ouvrir leur domicile aux vérifications du service, les bouilleurs de cru soumis aux exercices n'ont pas tardé à faire entendre do nouvelles doléances. Leurs plaintes ont trouvé un écho au Parlement, et le privilège a été iuiégralement rétabli par la loi du 27 février 1906. Aux termes de cette loi, les propriétaires distillant les marcs, vins, cidres et poirés, prunes, cerises, prunelles et lies qui provieiment exclusivement de leurs récoltes sont de nouveau dispensés do toute déclaration préalable ot all'ranchis de l'exercice.

Cependant, certains gros producteurs de fines eaux-devio de vin ont demandé que leur fabrication no cessât pas d'être contrôlée, afin de pouvoir continuer à expédier leurs marcliandises sous le lien des titres de mouvement portant certificat d'origine, délivrés pour les seules eauxde-vio naturelles produites sous les yeux de la régie. (V. Suppl. SPIRITUEUX.) Satisfaction leur a été donnée par l'art. 10 de la loi de finances du 17 avril iy06, qui a remis en vigueur la plupart des dispositions des lois de 1903 et 1905, implicitement abrogées par la loi du 27 février 1906, pour les bouilleurs qui en demandent le maintien à leur égard par une déclaration faite huit jours à lavanco à la rocotle buraliste.

Mais, en règle générale, quelle que soit l'importance do leur fabrication d'eaux-de-vie, les bouilleurs de cru y procèdent librement. Par voie de conséquence, les quantités do spiritueux qu'ils consomment sur place ne supportent pas le droit général de consommation i220 francs par hectolitre d'alcool pur). L'article u de la loi du 17 avril 1906 leur accorde la franchise de ce même droit pour les produits de leur distillation qu'ils transportent dans des caves ou magasins séparés de la brûlerie, à la condition de faire au bureau de la régie la déclaration préalable de ce transport et de se munir d'un acquit-à-caution.

L'inmiuniié dont jouissent ces récoltants pour le droit général de consommation ne s'étend pas aux taxes locales : le produit total de leur fabrication, alors même qu'il n'y a pas eu dé[>lacement, est passible des droits d'entrée et d'octroi s'il en est d'exigibles. Tl résulte en etlei de l'ordonnance du 9 décembre 1814 (art. 24 et 36). eu ce qui touche l'oct oi, et de la loi du 25 juin 1S41 tart. 17). en ce qui concerni.' les droits d'entrée, que toute personne, sans exception, qui récolte, fabritjue ou prépare dans l'intérieur dune ville sujette des alcools et autres objets compris aux tarifs, doit en faire la déclaration et acquitter iinmédiatoniont le droit si elle ne réclame pas la faculté d entrepôt. Cette déclaration doit précéder de douze heures au moins la première fabrication de l'année. *B0UILLIER iKrancisque), philosophe français, né à Lyon en 1813. — Il est mort à Siraandres (Isère) en 1899. BOUILLY (.Georges , chirurgien français, né à Orléans, en 1848, mort à Paris le 14 mars 1903. Il fit toutes ses études médicales à Paris et fut successivement inlorno puis médecin des hôpitaux, et enfin agrégé de la faculté do médecine. Bouilly fut surtout un opérateur habile et il acquit une véritable renommée dans les opérations abdomino-pelviennes. Peu didactique, il no laissa que des observations publiées dans les journaux médicaux, les con^Tès ou à la Société de chirurgie, dont il fut le président. Cependant il est l'autour du tome IV du Manuel de pathologie externe, si connu sous le nom des Quatre aqréi/és. dans leijuel il traite des affections des organes géiiit.i-urinaires ot des membres.

BoukaY Maurice). Biogr. V. Couyb\.

"^BOUKHARIE, khanat de l'Asb centrale. — Le pays de Boukhara ne compterait, d'après les calculs publiés en 1901 par le D' A. Supan, qu'une population totale de l.r.oti.ooo individus, sur une superficie de 205.000 kilom. oarr. ; c'est donc une densité do 7 hab. par kilom carré. *B0ULANGER i A>ncs/-Henri- Alexandre), compositeur fraiieais, né i Paris en 1815 — Il y est mort en 1900.

BOULARD l'Auguste), peintre français, né et mort à Paris (IK25-18971, élève de Léon Cogniet et de Jules Dupré. Cet artiste, qui fut lonf;temps méconnu, était un peintre do genre et un portraitiste robuste, consciencieux, doué d'un talent do coloriste extrêmement remarquable Kn isi'6, il fit une exposition générale de ses œuvres, qui obtint un très grand succès. Citons de lui : la Plage au Portel. l'Attente de la marée à Caueux. le Jtetour de pèche à Cayeux, Us Chênes de Kervoal, la Femme du pêcheur, le

liOLRBON

BOURBON-ORLÉANS : Tableau généalogique.

LOUIK- Pit I L Il'I-E !"■

(FiU de Loms-Philippc-Joseph-liftalilt. né 1747, m. 1793)

Nû I77:i. m. i»r.o.

l>uc de Clinrtrcs 1773; duc d'OrléaD» 1793.

Roi des Français 1830; abdique I8;8.

Ep. 1809 Maric-Amôlic, fille de Ferdinand It, roi des Dcux-Siciles :

n<3c 1782. m. 18GG. |

FËHriINAMi

Lol:I^E

M.MKE

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