C. DELA VIGNE
A, placé entre un substantif et un infinitif, sert fréquemment à indiquer ce qu'il est nécessaire ou convenable do faire : C'est un ouvrage A recommencer.
Un homme qui disserte est un homme à noyer.
Neufchatbau.
(Ainsi employé, A désigne aussi ce qui peut être la su ih^ d'un événement, la conséquence d'un fait, etc. : C'est une r„treprise k vous faire honneur. C'est un conte A dormir debout.)
A, placé après un verbe et devant un infinitif, peut s'expliquer par un mot sous-entendu et signifie de quoi : Il n'y a pas k manger. J'ai k vous entretenir.
A de Charlemagne, célèbre reliquaire appartenant à> l'église de Conques (Aveyron) et marqué sur l'inventaire comme ayant été donné parCharferaagne. C'est un des rares monuments que l'on possède de l'art carolingien ; il est d'une riche orfèvrerie rehaussée de 'gemmes serties, et présente la forme d'un A (non barré) dont le sommet soutient un reliquaire.
La base, refaite bien postérieurement , est une bande d'orfèvrerie du bas moyen âge.
D'après le chroniqueur Philippe Mouskes ( 1270), Charlemagne aurait donné à vingtquatre abbayes autant de reliquaires, répondant chacun à une lettre de l'alphabet.
A. AA. AAA. Numism. V. numismatique.
AA. Signe employé dans les ordonnances des médecins, pour indiquer qu'il faut une même quantité égale de chacun des ingrédients dont les noms sont réunis par une accolade.
AA ou AAA. Signe dont on se servait dans l'ancienne chimie pour dire amalgame, amalgamez.
Aa (Pierre Van der), libraire-éditeur hollandais, né dans la seconde moitié du xvii" siècle, mort vers 1730. Il a rendu de grands services à la science, particulièrement à la géographie, parles travaux importants qu'il a publiés dans sa librairie de Leyde, avec l'aide de ses deux frères, le graveur Hildcbrand et l'imprimeur Baudouin. Il a publié aussi des ouvrages de botanique et les Œuvres d'Erasme (1703-1706, 11 vol. in-foL), etc.
AA n. m. Nom d'un grand nombre do cours d'eau des pays celtiques et germaniques. C'est l'ancien haut allemand aha, le gothique ahva, le breton ac'h (cours d'eau) qui correspond au latin aqua (eau).
Aa, fleuve cqt. de France (Pas-de-Calais), a sa source dans le plateau de l'Artois, passe à Saint-Omer et se jette dans la mer du Nord, près de Gravelines ; cours de 80 kil.
Aa, rivière de Russie (Courlande), qui a ses sources dans le gouvernement de Kovno, et devient navigable à Mitau. Près du golfe de Riga, à Schlock, l'Aa se rejette brusquement à TE. et coule parallèlement à la mer jusqu'à sa rencontre avec la Dvina occidentale, au-dessous de Riga. Son cours est d'environ 245 kil. — Fleuve côt. de Russie (Livonio), qui a ses sources au plateau appelé de lui plateau d'Aa, et décrit de nombreuses sinuosités avant de se jeter, à Zarnikau, dans le golfe de Riga, à 144 kilom. N.-E. de la Dvina occidentale. Ses bords sont pittoresques, ses vallées fertiles et bien peuplées. Cours de 395 kil. environ.
— 11 existe d'autres rivières de ce nom : en Hollande, un affl. gauche de la Dommel, long de 40 kil. ; en Suisse, un aftl. droit de l'Aar, un tributaire du lac des Quatre- Cantons, etc.
AABAM ibam') n. m. Nom sous lequel les alchimistes désignaient le plomb.
Aach, nom de plusieurs petites rivières affluents directs ou indirects du lac de Constance, et d'un affl. droit de riller (Bavière), qui arrose Meramingen.
Aachen, nom allemand d'Aix-la-Chapelle. Y. ce mot.
AAGHÉNIEN, lENNE [ké-ni-in, 7ii-èn — rad. Aachen] adj. Se dit d'un étage géologique créé par Dumont, qui s'était mépris sur l'âge exact de sables assez développés à Aix-la-Chapelle, lesquels sont sénoniens. n Ou écrit aussi
ACHÊNIEN, IENNE.
— n, m. L'aachénien, placé à la base de la série infracrétacée (Dumont), comprend un ensemble de sables blancs ou ferrugineux et d'argiles recouvrant directement les couches carbonifères.^La grande rosscnihlance de l'aachénien avec le wealdien anglais et le néooomien du pays de Bray permet do supposer que ces dépôts appartiennent à l'infracrétacé. D'autre part, les géulogues belges appellent bernissartien une argile aacliénienno dans laquelle ont été recueillis 20 squelettes d'iguanodons et d'autres fossiles caractéristiques du wealdien anglais.
Les sables aachéniens occupent d'importantes dépressions dans les régions de Fourmies et de Mons.
Aadorf, ville de Suisse, canton de Thurgovie, sur lerhomiii do fer de Zurich àRorscbach ; 2.600 h. Broderies.
AjEDÊ. Mvthol. Forme fautive do Aœdê. V. ce mot.
AafjORD, ville de Norvège, bailliage de Sondre-Trondjheni, au fond du golfe du même nom ; 4.000 hab. Pêcheries, cabotage important.
Aagesen (Svend), en latin Sueno, Agotiis filius , le premier historien danois, vivait à la fin' du xii* et au début du xiii* siècle. Son histoire du Danemark, qui va de l'an 300 à !"an 1187, est intitulée : Compendiosa historia regum Danix, a Skioldo ad Canutum VI.
Aah-HOTEP, reine d'Egypte, considérée comme la femme d'Aménophis P^ jusquau moment où, en 1859, Ma-
tilicaii. Los hijo
riotto (Ic^couvrit i contenait sinit an nastio, ilunt Ah- (An.os,sv|„„M pensn firc m tils. Qiiui ,|u en soit, les I,
JOUX ou nhjt'ls d'art dits « il.> la roinc A:il.- IIotoii.,pan„i lcs,|U.>ls liiiiircntdi-s ljrat«'lots et nu morveiileiix|H'i:loral cuùr, bien anttirit'urs à l'époquo .1.- Moïso, sont lUi rcmarcjiialjlos spécimens de Pectoral de la reine Aah-Iiolep.
l'orfèvrci'io
égyptienne et une tles gloires du célèbre musée de Boulaq. AAL n. m. Arbre do la famille des térébintliacées, ori-
nboino ;
. écorco sert à aromatiser
Aalborg, '
galdr, lo,,^- dr
Aalborg { port :
:rfiit du Danemark (Jutland), dans la par- :'>\U^ de Limfjord. C'est un canal navi- . lulom., s'ouvrant sur le Cattcgat.
■- -U/yij!), ville do Danemark; 19.503 liab. le grand canal du Nord; écolo de navion ; p'ôchc du hareng; commerce de grains. Cette ville i-i I.' chof-lieu du stift ou diocèse d'Aalborq, peuplé do lLi4.7'.io bab. Aalborg fut prise d'assaut par les Danois en 1531, pillée par Waîlenstein en 1627, et occupée par les Suédois en 1S13, et do 1658 à 1G60, époque à laquelle elle fut restituée au Danemark par la paix de Roeskilde.
AALCLIM ou AALKLIM (klini) n. m. Espèce do bauliinie de l'Inde, famille dos légummeuses, dont les feuilles sont employées contre les maladies des yeux.
Aalen {\qiul,in des Romains), ville du Wurtemberg, sur la Kii.lirr rt h- cliemin do fer de Stuttgard à Nordlingpn; 7.1'in liali. l'entre d'un district minier important, Aab'ii l■^t r.sh-.' ville impériale de 1360 à 1802. — Une autre Aalen se irouvo en Westphalie, près de Munster.
AALÉNIEN, lENNE {ni-in, ni-èn — rad. Aalen) adj. Terme einpruiih' aux géologues allemands pour désigner un terrain développe aux environs d' Aalen {'Wurtemborg).
— n. m. Ij'aaUnien est l'intermédiaire entre lo lias et le bajocicn.
Aalesund, ville do Norvège, sur la côte occid. de la Nor\rLr, s :;',H I, al,. C'est une des stations les plus importantes il,' Il Nnnri;n pour la pèche do la morue. Cotte ville a \n iiaiirc !i- chef normand Rollon.
Aali-PACHA iMéhémet-Emin), homme d'Etat turc, né et Miorl a Coiisiaiilinoplo (1815-1871). Ministre des affaires éiraii::<r.'s v\\ 1816, président du conseil on 1848, il apaisa le didérend gréco-turc. Grand vizir en 1852, président du conseil du tanzimat en 1S54, il prépara les réformes dont il avait toujours été partisan. Après avoir représenté la Porte aux conlt renées île Vienne (I'mï) il est de nou\i au au grand MZiiiatof pouiMut àlapplii ationduiéUliri lmtt-l-Uin,f d, (.nlhnn, du ib loMitr ISH I n faveur des clin lit ns Lu-
tiairo au con^^
rii>, il y delend avec talent
les intérêts do sa patrie
et signe lo traité do paix ' '
Crimée (30 mars lS5tî). Aali-pacha.
Dus 1867, comme grand
vizir, puis comme régent (pendant le voyage d'Abd-uI- Aziz â Paris et à Londres), il combat l'insurrection do Crète; en ISiî?, il se rend dans le pays pour le pacifier. Cet homme d'Etat, très favorable au progrès, est mort sans avoir pu réaliser les réformes dont il comprenait la nécessité. Dans ses loisirs, il s'adonnait à la poésie.
AalSMEER, bourg des Pays-Bas, prov. de la Hollande septcntr., sur la rive orient, du lac desséché do Harlem ; 4.500 hab. Grande culture de fraises.
Aalten, bourg des Pays-Bas, province de Gueidrc ; 6.800 hab. Tissus, tanneries et tuileries.
AAM {uni) n. m. Ane. mesure de capacité pour les liquides, usitée en Hollande et dans quelques parties de la Belgique, et qui valait 155 litres 224 (vins et eaux-de-vie), 145 litres 5225 (liuilf). Il PI. Des amen.
A'AMÊR, -AMER
nombre do tribus dans le Hedjaz, dans
bords de l'Euphrato, dans la haute Nubie, au Soud.
Algérie, etc.
AANS n. m. Nom donné, dans l'Hindoustan, au terminalia alata, arbro de la famille des combrétacées, dont l'ccorco est employée dans ce pays comme astringente et fébrifuge.
Aar ou Aare. GroL^r. Riv. de Suisse, prend sa source surU' vcrsani ■-i|iii[iir. tlii Grimsel, par 1.877 m. d'alt. Elle formi' un |Mii |ilii> li.is la belle cascade de la Handeck. 1-1 la vallée do Hasli, puis traverse les lo Tliuu, entre lesquels elle arrose iblo depuis Thun , l'Aar contourne arrose Aarberg, Soleure, Aarbourg, g et se jette dans le Rhin (rive g.}, en face do Waldshut. Longue de 280 kilom. environ, cette rivière, la plus importante des rivières exclusivement suisses, reçoit un grand nombre d'affluents, parmi lesquels il faut citer : l'Emmen, la Rcuss et la Limmat
'AMIR, nom que portent
i lo Nedjed, sur 1
grand
lacs do BrlcuA Intorlakeii. .N::
la ville do Be Olten, Aarau. Bi
sur ia rive droite; la Lutschino, la Kander, la Sarino et la 'l'iiicln sur la riv gaucho. Grâce aux apports do ces riMcri-s, l'Aar est |j1us considérable que lo Rhin à son • niiiliH-iit. — PliisuMirs petites rivières allemandes port.'Mi aussi lo nomd'Aar.
— Hist. I^es G et, 7 aoiH 1709, l'archiduc Charles tenta le passage de l'Aar à Dcttingon. H voulait, par cotto opération, séparer les doux ailes do l'armée française, et couper à Masséna toute communication. Malgré ses elforts, il no put l'fl'cctuor lo passage, et l'arrivée des généraux français Ney et Heuaolot l'obligea à renoncer sans combat ù, son entreprise.
Aar. Aarou, num des champs Elyséos des anciens
I \ ;.nr[i^. i,.s iii,iiii-s, pendant l'éternité, s'y consa- ' HIV agricoles, qui produisaient dos ré-
AarAU, ville do Suisse, ch.-l. du cant. d'Argovie, ù 53 kilom. de Bàle, sur la rive droite do l'Aar ; 6.700 hab. Cette ville industrieuse (filatures, coutelleries, fonderie do canons, fabrique d'armes) est un centre intellectuel important. Bibliothèque contenant do précieux manuscrits. Patrie du romancier et historien H. Zschokke. Jusqu'en 1415, Aarau appartint aux comtes do Habsbourg et aux ducs d'Autriche, et depuis lors aux Bernois. La paix y fut conclue avec les cantons en 1529, après la première guerre de Cappel; en 1712, après celle du Tog-
fenbourg. A l'époque de la Révolution française, ello cvint un instant le siège du gouvernement central de la nouvelle république helvétique. Près d'Aarau, on voit les ruines du château de Habsbourg, berceau de la maison d'Autriche.
Aarbourg, petite ville de Suisse (Argovie), au confluent de la Wigger et do l'Aar ; 2.080 hab. Manufactures et forges. C'est la seule place forte de la Suisse.
AaRESKUTAN, montagne de la Suède, prov. do Nordland (1.472 m.). Centre d'un district de mines de cuivre. Aargau, nom allemand du canton d'Argovie (Suisse).
Aarhus ou Aarhuus, ville do Danemark, sur la hiiic d' Aarhus, cote E. du Jutland; 33.300 hab. Bon port, commerce actif; évêché. Cathédrale gothique. Lo stift ou diocèse d'Aar/ius a 270.000 hab. — Le général prussien Ilirschfcld y battit le général danois Ryl, lo 31 mai 1849.
AaRIFI-PACHA, homme d'Etat ottoman, néàConstantinople en 1819, mort dans cette ville en 1895. Ambassadeur à Vienne (1873), ministre de l'instruction publique (18741, ministre de la justice (1874), président du sénat (1876), ministre des affaires étrangères et ambassadeur à Paris (1877). De retour à Constantinople, il fut président du conseil (1879), président du conseil d'Etat et ministre des affaires étrangères (1882-1884). Dans lo ministère do Kiamil-pacha (1885), il remplit les fonctions de niiriistro dos affaires étrangères par intérim. Destitué en 1891, il fut nommé, en novembre 1895, ministre sans portefeuille. — Aarifi-pacha était un homme d'un caractère doux et affable, plein d'idées libérales ; c'était aussi un savant et un poète.
Aarœ, petite île de Prusse (Slesvîg), dans lo Petît- Belt, dont elle défend le passage: 1.300 hab. — Un combat naval eut lieu en 1848 entre les Danois et les Allemands dans VAarœsimd, qui sépare l'île du continent.
Aaron, O-t'^ nid.'- do Moïse et premier grand prêtre (lesJuii il ; le. Choisi par Dieu, d'après la Bible,
pour SI. Il I I ■. û prêta à celui-ci le secours de
s<iii rlMi|:; lisant le pharaon, soit devant les
If.'l '-Il ' lui Un qui changea la verge en serpent. Pen- ■ i I i 1 I lii' de Moïso sur le Sinaï, il céda aux cla- III 1 1 1 1 1 s, qui demandaient une idole, et il les laissa
rli \i ! I. \ ' -m d'or. Sa douceur ot sa soumission lui iiicnii-rcut son pardon, et le sacerdoce suprême fut dévolu à toute sa postérité directe. Mais sa punition fut de mourir sur la montagne de Hor, près de Petra, sans entrer dans !a Terre promise.
Aaron d'Alexandrie, prêtre chrétien, médecin et philosophe de la première moitié du vu" siècle. H avait composé, sous le titre de Pandectes, une compilation médicale des auteurs grecs, écrite en syriaque et traduite en arabe en 683. \\ n'en reste quo quelques fragments. Aaron est lo premier écrivain qui ait décrit la petite vérole.
AarSENS (François "Van), diplomate hollandais, né à La Haye en 1572, mort en 1641. Il prit part aux négociations qui amenèrent la trêve do douze ans entre l'Espagne et les Provinces-Unies (Pays-Bas), fut nommé ambassadeur en France sous Henri IV, et seconda plus tard les projets do Maurice do Nassau qu'il aida à perdre l'illustre Bafnoveldt. Il a laissé d'intéressants mémoires.
AarzIEHLE, localité suisse, près de Borne. Eaux chaudes sulfatées sodiques contre les maladies do peau.
AAS n. f. On désigne sous ce nom, en Suède, un faîte, une colline ou un renflement, formant une chaîne continue de matières meubles, graveleuses et sableuses, remaniées ot arrondies par les eaux. Ces lovées, hautes parfois de 400 à 500 mètres, se prolongent en divers points pendant plusieurs dizaines de myriamètres. Elles représentent l'ancienne plage do la mer. n PI. Des aasar.
Aasen (Iwar-André), philologue norvégien, né à Œrsten en 1813. Parmi ses ouvrages, nous citerons : Grammaire populaire de la langue norvégienne [ISiS); Dictionnaire de la langue populaire norvégienne (1850) ; Ervingen, comédie mêlée de chants (1855) ; Syntra. recueil do chansons (18G31 ; Dictionnaire des noms populaires des plantes de la Norvège ilS&G).
AAVORA D. m. Nom d'une espèce de palmier épineux et très élevé, originaire de Guinée, et cultivé jus»|u'en
AAL — ABACOPÏERIS
Amérique {elxis gnineensix). Ses fruits donnent une huilo appelée huile de palme, et ses graines, une Horto de bourre connu sous lo nom do beurre de Galam. b On écrit aussi avoiba et aouara.
AB prép. lat. marquant lo point de départ, et qui fait partie do certaines locutions ou phrases latines fréquemment employées dans notre langnie, telles que ah a/j»urdo ; ab irato ; ab intestat, etc. En latin, la préposition ah, soit sous sa forme ortlinaire, soit sons les formes a ou oÂ*, sort do préfixe à beaucoup do mots composés, qui ont été empruntés par le français au latin : abdiquer 'abdicare), abstenir (abstincro), aversion (aversio), etc.
AB n. m. Lo cinquième mois do l'année ecclésiastiqao des Hébreux, et le onzième do leur année civile. U correspond à la fin do juillet et au début d'août.
ABA (tu ABBA n. m. Lin^ulst. Ce mot, en syriaque et en
(■iliiMpHii, si;^'[ii!i.; ;)(>rc; cost lo titre quo les églises syririmrs, I .infis et éthiopiennes donnent à leurs évèques.
— ElIhiuI. Manteau en laine grossière, porté, en Tur- 'juie, par les soldats, les matelots et les inaigènes.
Aba (Samuel), roi de Hongrie, qui usurpa le trône on 1(1 il à la faveur du soulèvement provoqué par l'incapacité do Pierre le Vénitien ou l Allemand, successeur au roi saint Etienne, beau-frère d'Aba. Aba souleva ses sujets [•ar sa tyrannie et fut détrôné en 1044 par l'empereur Henri III, protecteur do son compétiteur Pierre l'Allemand, qui le fit, dit-on, mettre à mort.
Aba, petite ville de Hongrie, comitat de Szek-Feher ou Siuhlweissenburg ; 3.320 hab. Sources minérales.
Aba ou Abba, île du Nil Blanc, aux confins du Kordofan et du Sennàr, où vécut le Mahdi Mohammed-Ahmed de 18G8 à 1883, où il révéla sa mission et d'où il partit pour refouler vers la mer les Anglo-Egyptiens.
ABABAYE [ba-ïe) n. m. Nom caraïbe du papayer.
Ababdehs ou Abadehs, tribu nomade occupant la partie du désert oriental d'Egypte entre le Nil et la mer Rouge. Ello compte près de 40.000 individus qui possèdent des troupeaux de moutons et do chèvres, des cnamcaux, et font le commerce de la gomme et du séné. — L'n Abab- DEH ou Abadeh.
ABABOUY (bou-i) n. m. Nom vulgaire, aux Antilles, du , oranger épineux.
AB ABSURDO loc. adv. lat. Par, d'après l'absurde : ^«ïsonner ab absurdo. Les hypothèses ab absl'RDo sont â la fois amusantes et utiles. (B. de St-Pierre.)
— En T. de logiq. Lorsque, pour démontrer une vérité, on commence par supposer un principe contraire à celui qu'on se propose, et qu'en raisonnant d'après cette supposition on aooutit à une conséquence que la raison ne peut admettre, on démontre d'après la méthode ab absurdo.