ADMIRATIF
ADMIRATION (si) n. f. Sentiment qu'éprouve l'àme quand elle est frappée par les caractères du beau : Exciter, S'attirer /'admiration. Etre saisi, ravi (('admiration. Il S'empl. aussi au plur., surtout dans le sens de l'objet même qu'on admire : La génération actuelle a bien envie de railler nos anciennes admirations. (Th. Gant.)
— Etre l'admiration de, Eaire l'admiration de, Etre admiré par.
— Gramm. Point d'admiration. Signe de ponctuation que l'on met après une expression ou une phrase qui exprime l'admiration, l'étonnement. il On dit aussi point
d'exclamation ou point admiratif, EXCLA.MATIF.
manière admirative,
ADMIRER (lat. admirari, même sens; de ad, à, et »nrari, regarder) v. a. Considérer avec admiration : Ceux qui savent beaucoup admirent ;je«. (Sénètiue.)
— Trouver singulier, étrange, voir avec étonnement. (Dans ce dernier sens, il se construit avec de et l'infinitif, ou QUE et le subjonctif) : ^'admire de le voir... ^'admire QUE l'on puisse... Il Quelques écrivains ont employé l'indicatif après fjue. Il Admirer peut aussi avoir une proposition pour complément : J'adjure comment on n'entre pas eu désespoir d'un si admirable état. (Pasc.) Il On a dit autrefois adnnrer si. pour admirer que :
J'admirais si Mathan, dépouillant l'artifice...
Racine.
S'Admirer, v. pr. Avoir de l'admiration pour soi-même : L'iL'uurancc, toujours, est prête ti a'culmirer.
BOILEAU
Il Se louer l'un l'autre : S'admirer réciproquement.
— Anton. Dédaigner, déprécier, mépriser.
ADMIROMANE (de admirer, et du gr. mania, manie) n.
et adj. Personne qui a la manie do l'admiration.
ADMIROMANIE n. f. Manie de tout admirer.
ADMISSIBILITÉ n. f. Etat de ce qui est admissible : /'admissiuilite d'une proposition, ii Etat de celui qui est admissible à un emploi, à une charge, à un grade : La Jiévoluliun jN-ucfd'na /'ADMISSIBILITÉ dc tous les Citoyens français wi.r fjhclhius publiques.
ADMISSIBLE adj. En parlant des choses, Reconnu bon, valable : l'cupusttion admissible, n Eu parlant des personnes. Qui peut être reçu : Candidat admissible à Saint- Cgr. (Dans ce sens, s'empl. substantiv. : Etre compris parmi les admissibles.)
ADMISSION (du lat. admissus, part. pass. de admittere, almettre) n. f. Action par laiiuelle une personne ou une chose est admise dans un milieu, dans un corps, à une fonction ; /'admission à tous les emplois est un des pi-incipes auxquels les Français tiennent le plus. (M"' de Staël.)
— Douanes. .4rfmissio« temporaire. Importation en franchise de certains produits étrangers destinés à être réexportés, après avoir subi en France un complément do fabrication ou de main-d'œuvre. (Le bénéfice dc l'admission temporaire ne peut être accordé ii une industrio tpicn vertu d'une loi. après avis du Comité consultatif des arts et manufactures, sauf les exceptions déterminées par l'art. 13 de la loi du 11 janvier \S'J2.)
— Mécan. Ouverture ménagée à l'entrée de la vapeur dans le cylindre, opérée par le mouvement alternatif de la glissière du tiroir, qui, en découvrant l'oritice, présente im passage libre.
ADMITTATUR (mot lat. qui signif. Qu'il toit admis) n. m. Certificat de capacité nue l'on délivrait autrefois â celui qui aspirait à un giade dans une faculté, qui demandait 4 entrer dans certains coriis.
— Autrefois, Permis (l'assigner donné par la chambre (les requêtes, il Aujourd'hui, Pièce «ignéo et scellée par l'évéque, exigée (fo tout prêtre qui veut dire sa messe dans une paroisse oïl il n'(!st pas connu. Cette pièce B« nomme aussi celedrht Ifjuil célrbrc).
AJ>MIXTION [ksti — du lat. ad, â. et mixiio, mélange) n. f. Kn r. de pliarm.. Action d'ajouter eu mélangeant.
ADMODIATEUR, TRICE n. : ADMODIATION n. f . ; AD- MODIER, v. a. V. amodiatkub, amodiation, amodier.
ADMONESTER (du lat. admonerc, avenir) v. a. Faire une réjjrimande, tancer, somoncer : Admonestek un enfant.
— En T. de dr. Faire une réprimande à huis clos, avec défense de réitérer : Le juge admonestait un particulier, lorsçfue celui-ci avait commis une faute qui ne méritait qu'une punition légère. — Dans ce sons, on dit encore ad.monéter. Pour la conjugaison dc cette dernière forme, l'é fermé se change en è ouvert devant une syllabe muette, excepté au futur et au conditionnel, où l'on conseno lé fermé : Tu admonéteras, nous admonéterions.
ADHONÉTÉ n. m. Acte en vertu duquel on était réprimandé en jusiico : /'admonété n'emportait point l'interdiction.
— n. Personne qu on a admonétéc : /.admonété se retirait confus.
ADMONITEUB, TRICE n. Personne qui avertit, qui réprimande. Il Dans quelques communauKïs, et particulièrement ch(!z les jésuites. Novice chargé d'avertir les autres de ce qu'ils ont à faire. — Sorte de surveillant placé auprès du général pour l'avertir secrètement dc ses fautes, ii Admonitrice, C'fdle qui, dans les communautés de femmes, remplit des fonctions analogues.
ADMONITIF, IVE adj. Qui admoneste, qui réprimande, (lui censure, en parlant des choses : Formule admonitive.
Consistoire admonitif.
ADMONITION (.51 — du lat. admonere, avertir) n. f. Dans i'anc. dr., Peine qui consistait à recevoir debout, devant le tribunal, un avertissement du président, ie ne plus commettre la faute dont on s'était rendu coupable. On était souvent condamné en même temps i une aumône. Il S'emploie, dans 1© langage ordinaire, avec le sens de Réprimande, avertissement, admonestation.
— Dr. ecclés. Avertissement juridique qui se fait en certains cas par l'autorité de l'évéque, avant de procéder à l'excommunication. ,Syn. monition.
— Hist. A Florence, au xiv siècle, loi qui excluait temporairement ou pour toujours, des fonctions publiques, les citoyens suspects d'attachement aux Gibelins.
ADMOTIP, rVE (du lat. admotus, approché) adj. Se dit d'une germination dans laquelle l'épisperme reste fixé latéralement près de la base du cotylédon.
ADNASAL, ALE (du lat. ad, à, et de nasal) adj. Voisin du nez.
— n. m. Os do la région nasale : Adnasal fracturé. ADNÉ, ÉE (du lat. ad, auprès, et nalus, né) adj. Se dit
de toute partie attachée, soudée à une autre, et qui parait faire corps avec elle : Disque adnè. Anthères adnées.
— n. f. La conjoncti\^, la membrane qui joint le globe lie l'œil aux paupières : Adnêe malade.
ADNEXION (ksi — du lat. adnexus, attaché) n. f. En hotanif[uo. Etat d'une partie jointe à une autre.
ADNOTATION (.51 — du lat. ad, auprès, et notatin, signe, note) n. f. Réponse que le pape fait aune supplique, en se contentant d'y apposer sa signature, ce qui signifie