AMPLIFICATION
(si — lat. amplificatio ; de ampUficare, augmenter) n. f. Accroissement. (Vieilli.)
— Figure par laquelle on étend ou amplifie le sujet que l'on traite, au moyen de l'énumération des détails ; /'amplification est un discours qui augmente et agrandit les choses. fBoil.) En évitant Tamplification, craignez la sécheresse. (Volt.)
— Exagération, développement verbeux : Z'amplifica- TiON est familière aux Méridionaux.
— Discours que font les élèves sur un sujet qu'on leur donne à développer : Amplification latine, française.
— Astron. Grossissement des corps célestes, vus à l'aide d'une lunette ou d'un télescope.
— Phot. Rapport des longueurs d'une certaine ligne de l'image donnée par un objectif et de la ligne correspondante de l'objet.
— Anton. Amoindrissement, apetissement et rapetissement, concision, diminution, réduction, restriction.
AMPLIFIER (lat. ampUficare, étendre. — Prend deux i de suite à la i""*^ et à la 2' pers. du plur. de l'imparf. de l'ind. et du prés, du subj. : Nous amplifiions. Que vous amplifiiez] v. a. Accroître, augmenter : Amplifier ses duinaines. (Vieilli.)
— Par ext. Développer, étendre : Amplifier une pensée. Il Exagérer : Beaucoup de voijageu7-$ ont l'habitude rf'AMplifier.
— Fig. : Les enfants, les relations, les affaires et les intérêt ont amplifié l'existence en tous sens. (Michelet.)
— En T. d'optiq. Grossir : Le microscope amplifie considérablement les plus petits corps.
Amplifiét ée, part. pass. du v. Amplifier, ii Corolles amplifiées. Qui sont plus amples que celles du disque. iy'amplifîei', V- pr. S'étendre, s'arcroîire, s'augmenter.
— Anton. Abréger, amoindrir, apetisser et rapetisser, diminuer, étrécir et rétrécir, réduire, restreindre.
AMPLISSIME (superl. lat. amplissiinus, très large) adj. Très ample. (Fam. et peu usité.)
— Ancien titre donné au recteur de l'Univorsité de Paris.
AMPLITUDE (lat. ampUtudo) n. f. Grandeur, étendue d'une chose, d'un lieu : /,'AMPLïTunE et l'immensité de la jiature. /.'amplitude de la mer. (Boss.)
— Astron. et Mar. Arc de l'horizon, compris entre le point où un astre se lève ou se couche, et les vrais points de l'E. ou de l'O. L'amplitude est dite 07'live ou oi'ientaie, quand on la mesure du point de l'orient au point oïl l'astre se lève; etoccase ou occidentale, quand on la mesure du point de l'occident au point où l'astre se couche. Dans les deux cas, elle est septentrionale ou méridionale, suivant que l'astre observé a une déclinaison N. ou S. Les marins se servent de l'amplitude pour déterminer la déclinaison de l'aiguille aimantée.
— Balistiq. Amplitude du jet, La ligne droite comprise entre le point d'où part un projectile et celui où il va tomber; en d'autres termes, la corde de la trajectoire.
— Géom. et physiq. S'emploi le sens de longueur, ou do grande angulaire : Amplitude d'un arc (c'est Amplitude (pend). la distance qui sépare ses jioints extrêmes). Amplitude des oscillations d'un pendule (c'est l'angle formé par l'axe de suspension dans les deux positions extrêmes qu'il prend à cnaque oscillation).
AMPONDRE n. m. Gaine des feuilles et des spathes florales de certains palmiers de Madagascar et des îles Mascareigncs.
AMPOULE (lat. ampulla, diminut. de amphora) n. f. Petite fiole à ventre renflé.
— Anat. Dilatations ou renflements que présentent certains organes, ii Ampoules des canaux semi-circulaires. Conduits de l'oreille interne. (V. oreille.) n Ampoule de Vater, Dilatation de l'embouchure du canal de Wirsung dans la seconde portion du duodénum, n Ampoule bulbaire, Syn. de golfk de l'uri;tre.
— Bot. Corpuscules globuleux et creux qui se développent sur les racines de certaines plantes aquatiques et-
1,2. 3,1. Ampoules antiqu
leur procurent la faculté de surnager. H Vésicules pleines d'air que présentent les fucus vésiculeux, les sargasses.
— Cnim. et phys. Globules creux, fioles de verre, et en général tous les vaisseaux qui ont un col assez long et un gros ventre, et qui servent à divers usages.
— Conchyl. Nom vulgaire des mollusques gastéropodes du genre ampullaire.
— Méd. Petite tumeur constituée par une accumulation de sérosité, de sang ou de pus, entre le derme et rêpiderme soulevé, i) Pkov. : Ne pas se faire d'ampoules aux mains, Travailler mollement.
— Métall. Boursouflure qui se trouve sur ^^ „.
l'acier de cémentation.
— Rhét. Emphase dans le style : ^'ampoule ressemble à l'emphase, 77tais elle la dépasse. (Phil. Chasles.)
— Technol. Petite fiole renflée finissant en pointe, dans laquelle on introduit un liquide et qu'on ferme à la lampe démaillcur. il Vase de verre renfermant le conducteur d'une lampe électrique.
— Encvcl. Méd. Les ampoules surviennent surtout sur les endroits du corps soumis aux frottements répétés, aux mains, aux pieds. Pour les éviter, il faut se servir de chaussures larges que l'on graisse intérieurement, porter des chaussettes de laine, se frictionner les pieds avec de l'alcool ou avec une solution alcoolique de savon. Si l'on n'a pu éviter la formation de l'ampoule, on perce celle-ci avec une aiguille flambée, et on fait écouler le contenu. Il faut surtout éviter d'arracher l'épidorme ; autrement, le contact de l'air sur le derme à nu est très douloureux. Si cela se produit, on se fait un badigeonnage de coUodion ou une onction avec un corps gras : de l'huile d'amandes douces, de la glycérine, de la vaseline. Il faut tenir cette petite place très proprement, par crainte d'une lymphangite. Syn. CLOCHE, pblyctène. — Le pi7içon est une ampoule où à la sérosité s'ajoute un pou de sang.
Ampoule (la sainte), vase sacré, contenant l'huile qui servait au sacre des rois de France. Suivant une tradition, dont Hincmar, archevêque de Reims, parla le premier au IX* siècle, elle fut apportée du ciel par une colombe, à la prière de saint Rémi, lors du baptême de Clovis, en 496. Son baume servit au sacre de nos rois jusqu'à la Révolution. En 1793, le représentant du peuple Rhul la brisa à coups de marteau sur la place publique do Reims. Une parcelle du baume qu'elle contenait avait été dérobée par l'abbé Seraine, curé de Saint-Remy : elle servit au sacre de Charles X, en 1825, après avoir été enfermée dans une nouvelle ampoule enrichie de pierreries, que l'on conserve encore à Reims.
AMPOULÉ, ÉE (rad. ampoule) adj. Enflé, boursouflé, en parlant du style : Phi^ase ampoulée.
— Subst. et absol. ; Les froids raisonnements de /'ampoulé. (Volt.)
— En T. de bot. Qui a la forme d'une ampoule.
— Syn. Ampoulé, boursouflé, emphatique, guindé. Ce qui est e77iphatique fait valoir plus qu'il ne faut les choses que l'on dit. Le style ampoulé pèche par un excès d'ornements, provenant d'un amas de mots pompeux et magnifiques. Le style boursouflé consiste dans une redondance de mots vides de sens et
d'idées. Le style guindé sent la contrainte.
— Anton. Aisé, familier, naturel, négligé, simple.
AMPOULÉMENT adv. D'une manière ampoulée. (Vieux.)
AMPOULETTE n. f. Petite ampoule. (Inus.)
— Artill. Ancien nom de la che- — :
ville de bois qui constituait la fusée des projectiles creux, avant son cliargement. ' Ampoulette.
— Bot. Dans le midi de la France,
un des noms vulgaires de la valéria nelle, appelée mâche, doucette, etc.
— Mar. Petites bouteilles jumelles remplies de sable, qui étaient employées à bord des navires anciens comme sablier.
AmpSAGAS {gass) anc. fleuve d'Afrique, qui séparait les deux Numidies, arrosait Cirta, et se jetait dans la Méditerranée. Il Auj. le Bummel.
AMPSrVARlI. Hist. V. Ansivaru.
Ampthill (Odo William Leopold Rusrel, lord), diplomate anglais, troisième et dernier fils du général lord George \V. Russel. V. Russell.
Ampuis, comm. du dép. du Rhône, arr. et à 32 kilom, do Lyon, sur le Rhône ; 1.808 hab. Sur son territoire, se récoltent les vins renommés de Côte-Rôtie.
AMPULLACÉ, ÉE (du lat. ampulla, bouteille) adj. Qui a la forme d'une bouteille, d'une vessie ou d'une ampoule.
— Bot. Corolle a7npullacée. Corolle ù. base renflée. AMPULLACÈRE (du lat. ampulla, bouteille, et du gr.
kéras, corne) n. f. Genre de mollusques gastéropodes, famille des amphibolidœ, qui vivent dans les eaux salées ou saumâtres des baies et dont les indigènes de la Nouvelle-Zélande se servaient jadis pour leur alimentation. Syn. amphibole.
AMPULLAIRE (du lat. ampulla, fiole) adj. Qui a la forme d'une petite bouteille.
— Bot. Glandes ampullaires. Espèces d'ampoules formées par la dilatation de l'épiderme, et remplies d'un liquide incolore.
— n. f. Moll. Genre de mollusques gastéropodes proso-
branches, sous-ordre des cténobranches, groupe des ténioglosses orthoneures, à. coquille conique, spiiérique ou discoïde, pouvant se fermer par un opercule concentrique. Les espèces de ce genre vivent dans les fleuves des pays chauds et peuvent rester longtemps dans la vase desséchée sans mourir.
AMPULLARIDÉS n. m. pi. Famille de mollusques gastiropodes, qui a pour type le genre ampullaii^e. (V. ce mot.,
— Un AMPULLARIDE.
AMPULLINE ou AMPULLINA (du lat. ampulla, bouteille) n. f. Genre de mollusques gastéropodes, famille des 7iaticidœ. à coquille naticiforme et à ombilic sans funicule, tantôt ouvert, tantôt fermé par une callosité.
AMPULLOÏDE (du lat. ampulla, bouteille, et du gr. eidos, forme) adj. Qui a la forme d'une petite bouteille.
AmpuRDAN, canton de la Catalogne (Espagne), prov. de Girone, entre le rio côticr Fluvia et la frontière française (dép. des Pyrénées-Orient.). Célèbre dans toutes les opérations militaires en Catalogne.
AmpuRIAS ((i-m). bourg d'Espagne, au S. du golfe de Rosas (dans la prov. actuelle de Girone). Elle fut, delGo:t a 1785. la capitale d'une principauté indépendante; 2.200 ha! j.
— Ville très florissante au temps des Romains. AmpuS, comm. du Var, arr. et à 10 kilom. de Dragui-
gnan, près de la Nartuby ; 970 hab.
AMPUTATION [si — rad. amputer) n. f. Opération par laquelle on enlève^ à l'aide d'instruments tranchants, un membre, une portion de membre, un organe ou un ii--vii quelconque, etc. : /.'amputation est l'extrême ressourcf^ du chirurgien. Les éc7'evisses sw^vivent plusieurs jours à /'ampl'tation de leur queue.
— Par anal. Action de couper en général : Z'amputa- TION d'un co7-don.
— Fig. Retranchement, coupure : J^aire des amputations dans un article.
— Encycl. Chirur. Amputation des membres. Les amputations des membres sont de deux sortes : celles qui se font dans la contiguïté» c'est-à-dire à une jointure, et qu'on appelle rfes«j-ViCH/a//oH5; celles qui se font dans la continuité d'un os lon^, et qu'on appelle plus spécialement amputatioTis. Comme rien d autre ^e les distingue, on peut les confondre dans une même description.
— But de ra/}iputatio7i. Le but d'une amputation doit être de sauver la vie du malade ou du blessé, ou plus rarement de le débarrasser, sans mettre sa vie en danger, d'un membre tout à fait impotent et gênant ou douloureux. L'extrémité de la partie conservée ou 7noignon devra être
autant que possible utilisable, soit seule^ soit avec des appareils protliétiques, et pour cela solide et indolore ; à cet effet, il faut : 1" que l'extrémité osseuse soit recouverte d'une épaisseur suffisante départies molles, de muscles, pour que la cicatrice soit étroite, la peau assez lâche ou modérément tendue ; 2" que la cicatrice soit placée de manière à recevoir le moins possible les chocs ou les pressions : c'est-à-dire terminale, latérale on termino-latérale, affaire d'appréciation exigeant de la part du chirurgien la connaissance de l'élasticité de la peau, de la rétractilité des muscles, de la vitalité des diverses parties molles dans chaque région ; 3" que les nerfs, surtout les nerfs cutanés, soient réséqués aussi loin que possible.
Un moignon dont l'os perce ou menace de percer la peau est, en raison de sa forme, appelé i7ioignon co7iique. On appelle par extension « moignon conique " tout moignon imparfait.
— Méthodes d'amputation . La méthode d'amputation varie suivant la situation que l'on veut donner à la cicatrice quand on a de l'étoflî'e à discrétion, ou suivant l'étoATe dont
1. Moignon de jambe conique. — i. Bon moignon de jambe. 3, 4, 5. Coupes schématiques montrant la formation d'ua moignon de bras, méthode circulaire ; 3. Moipnon encore béant; '*, Afoignon fermé avec clapier; 5, Moignon cicatrisé.
on dispose. La méthode dite circulaire, où la section departies molles se fait perpendiculairement à l'os, donne une cicatrice terminale; la méthode elliptique à lambeau unique ou a deiuc la/nbeaux, très inégaux, donne une cicatrice latérale; la 77\éfhode oitafaire, c'est-à-dire circulaire ou elliptique, peu oblique, avec fente latérale, méthode àlaquelle se rattache celle dite en raquette, donne une cica-
II, Cl tcrmino-unilatéralo; enfin, la mdtliodo ù doux lami.Miix, grands ot sonsiblomont égaux, fournit une cicatrice ■I tiiino-lnlatérale. Tous les intermédiaires ontro ces di- .1 . i\ |H-s sont utilisés suivant les cas.
I, (M i.iiiMn comprend les temps suivants : anostliésto, ■ iiio i.i '■ provisoire, opération proprement dite, liémoi:i r l'i iiiiiiale, fermeture de la plaie, pansement. L'anosli.Mr |Miii Hro partielle pour une petite amputation : liii-i, i.riril; elle sera générale, à moins de contro-indi- • iihiii, |i.iur les grandes amputations. V. anusthésik.
I, hininsiuse provisoire peut être faite par un aide qui .Mii|'iiiiio lartéro avec le doigt sur une partie dure, aurssii, lu I hamp opératoire : la fémorale sur le pubis, hiiiiii r;ilr sur rliuniérus, la sous-claviôre sur la première "II-. 1. a main peut ôtro remplacée par un lien circulaire
|ic'loto ou un garrot. Avec la bando élastique d'Esmarch, iht l'enroulomont serré comprime le membre ù partir de "Il extrémité, on refoule le sang vers le cœur avant
I un dernier tour seul, laissé en place, comprime l'artère
II point voulu. On a ainsi l'avantage do conserver à "iicTO une grande partie du sang qui circule dans le Muiibre à amputer. V. hé.mostask.
L'opération proprement dite comprend la section des iiolles, puis la désarticulation ou la section do l'os.
MiMhode circulaire. — 2. Désarticulation partielle d'iiQ doigt Jil unique palmaire. — 3. Incioion elliptique Iri^s obliqUL.
. Maolére de !
î dite à tout fairi
liicn entendu, les mains de l'opérateur, dtes aides, les "iiiit.s, le champ opératoire, doivent être rigoureusement
asi'plisés. V. ASEPSIE.
I.a section des parties molles se fait avec un couteau par incision circulaire à pleine lamo, ou par translixion do part en part des membres, pour la taille des lambeaux, quand il s'agit de la cuisse. Les désarticulations se font avec la pointe ou le tranchant du couteau, suivant le cas ; la section des os se fait à la scie et se régularise avec une cisaille, ou avec la gouge et le marteau. Dans tous les cas, les chairs, enveloppées dans un linge aseptique, sont retroussées par un aide, pour que l'os soit coupé le plus haut possible.
Il faut alors procéder à l'hémostase définitive par la ligature au catgut des gros vaisseaux, par la torsion des plus petits, et à la résection des nerfs. Puis on ferme la plaie en suturant les bords des lambeaux soigneusement affrontés, après avoir rapproché, s'il y a lieu, les masses musculaires par dos points do suture profonds. Enfin, on recouvre d'un pansement légèrement compressif, pour éviter les hémorragies en nappe des capillaires.
Si l'opération a été faite aseptiquement, et que le champ opératoire ne fût pas infecté d'avance, on peut mettre un pansement de Lister, et la réunion se fait par première mtention.
Si, pour une raison quelconque, le champ n'est pas parfaitement aseptique, il faut appliquer un pansement phé-
I. Amputation du pouce; méthode ovalaire; raquette ameli<.rt'e ou croupière. — 2. Désarticulation de l'épaule; deux lambeaux ponctiODiiés. — 3. Désarticulation de la hanche ; raquette extci'DC après ligature de l'artère fémorale. '
nique, qu'on renouvellera tous les jours. La réunion se fera alors plus lentement, après une période do suppuration plus ou moins longue.
Dans les grandes amputations ot désarticulations, comme colles de la cuisse, mémo faites dans les meilleures conditions d'asepsie, il est bon do laisser dans un coin de la plaio un gros drain pour l'évacuation dos liquides ; sang, sérosité, qui peuvent s'accumuler dans lo moignon. Le drain, d'abord engagé profondément, doit être retiré peu ù peu.
Le moignon doit être tenu légèrement élevé par un coussin, et mis à l'abri de tout refroidissement.
Chez les anciens, les amputations devaient être extrêmement dangereuses, par les hémorragies consécutives. I..a ligature dos artères, indiquée par C'else, commeni;a A être pratiquée par Ambroiso Paré. L'idée do Vamputalion circulaire en plusieurs temps, pour éviter la cenicité du moignon, appartient ù J.-L. Petit et Cheseldon, chirurgiens du xvm" siècle. L'amputation à un seul lambeau fut pratiquée par Lowdham, d'Oxford, en 1670; le procédé à deux lambeaux est dû à Kavaton et à 'Vermalo (1739); les autres procédés datent du commencement de co siècle (1827, Scoutteton). La découverte des anesthésiques a rendu les amputations plus faciles et moins douloureuses.
La découverte de l'asopsie et dos pansements antiseptiques les a rendues infiniment moins redoutables.
— Amputations diverses. Le mot amputation sert quelquefois pour désigner l'excision d'un autre organe qu'un mombro; par exemple, celle du col de l'utérus, du pénis, du nez, etc. Chacune de ces amputations a ses indications et ses règles qui sont du domaine de la chirurgie technique, et que nous ne pouvons aborder ici.
— Amputations congénitales. On nomme ainsi des malformations consistant en l'absence de certains membres ou parties de membre, véritablement amputé, pendant la vie intra-utérine par des brides cicatricielles consécutives à des inflammations de l'amnios.
— Artvétér. Les amputations des membres, qui occupent une si largo place en chirurgie humaine, n'oHrent pas la même importance dans la chirurgie vétérinaire, parce que, dans l'immense majorité des cas, il est impossible d'obtenir un résultat utile de ces opérations. Chez l'homme, on ne pratioue l'amputation d'un membre malade que lorsqu'on a perdu tout espoir de le guérir, et notamment lorsque la vie est mise en danger par l'affection dont il est atteint. Les cas nombreux qui rendent, chez lui, cette opération nécessaire peuvent tous se présenter chez les animaux; mais il vaut mieux sacrifier le sujet, si l'amputation est le seul moyen de guérison, que de s'exposer à des frais inutiles, ou le livrer à la consommation, si c'est un animal de boucherie. Dans certains cas, cependant, l'amputation des membres est indiquée, chez les grands animaux comme chez les petits : lorsqu'on veut tirer parti d'un animal précieux pour la reproduction, garder jusqu'à la mise bas une femelle de prix pleine, ou conserver une vache dont les qualités laitières sont parfaites. Enfin, on peut encore, sur les espèces qui ont les extrémités divisées, pratiquer l'amputation d'un ou do plusieurs doigts ou onglons, atteints de maladies incurables. Il existe d'autres causes qui agissent dans le même sens ; telles sont : le volume et lo nombre des muscles et des vaisseaux à couper, l'extrême difficulté d'arrêter les pertes de sang, la grande étendue des plaies, l'indocilité des animaux malades, la presque impossibilité de les maintenir dans une position tranquille, de fixer les appareils de pansement, etc. Ces inconvénients sont beaucoup moindres chez les petits animaux et chez les oiseaux, ce qui permet encore do pratiquer plus souvent, chez eux, l'amputation.
Chez les animaux, comme chez l'homme, les amputations peuvent se faire de deux manières principales : l" par la section de l'os, ce qui constitue les amputations dans la continuité ; 2° par la séparation des os dans les articulations, ce que l'on appelle amputation dans la contiguité ou désarticulations.
— Ampulalion spontanée. Y. autotomie.
AMPUTÉ, ÉE n. Personne qui a subi une amputation.
AMPUTER (lat. amputare, couper) v. a. Enlever à l'aide d'instruments tranchants un organe ou un membre : Amputer un bras. Il importe, avant (/'amputer, de bien déterminer la position du malade. Il Par ext. : Ampdter un blessé. Lui faire subir une amputation.
— Fig. Diminuer, supprimer une partie : Amputer le suffrage universel. (LamarJ.)
— En T. d'hortic. Couper un jet, une branche d'arbre. AMPYX (pikss — du gr. ampu.r. bandeau) n. m. Crus-
tacé trilobite aveugle des terrains siluriens, remarquable par la longue pointe qui prolonge le glabelle.
AmrâVATI, anc. ville de l'Inde, à l'embouchure du fleuve Kistna (côte de Coromandel). Ruines bouddhiques.
Amri, roi d'Israël (de 928 à 917 av. J.-C). A la mort du roi Ela dont il commandait les troupes, il fut nommé par celles-ci successeur de ce prince. Il marcha contre Zimri, meurtrier d'Ela, et le força à se brûler avec toute sa famille. Il fit de Samarie sa capitale, et eut pour successeur son fils Achab.
AMRÎTA (sanscr. amrta) n. m. Liqueur qui donne la vio ou l'immortalité, n Breuvage des dieux de l'Inde, il Ambroisie.
— Encycl. Ce mot parait déjà dans le Big-Véda, où il i^st synonyme du Soma, la libatioji par excellence, liqueur fornientée que les sacrificateurs versent sur le feu naissant pour lui donner de la force. Les dieux ot les démons sont également avides de Vamrita, et la plupart de leurs luttes mythiques ont pour objet la possession de ce trésor d'immortalité, depuis le jour où ils se sont associés pour l'extraire de la tner de lait (la libation inerte, non enflammée) en la barattant, et où les dieux en sont devenus seuls possesseurs grâce à la ruse de 'Vishnou. C'est la nourriture d'Agni, le dieu du feu. Indra, le Jupiter plurius, s'en enivre avant de livrer combat aux démons-serpents des nu,ages. La phraséologie bouddhique emploie le terme ■ amrita » dans le sens de doctrine de vérité, la seule capable de donner aux hommes l'immortalité de la vie éternelle, et. par extension, donne aussi ce nom à l'eau consacrée qui sert à désaltérer et à laver les dieu.x, à purifier les temples et les offrandes et à sauctilier les fidèles par attouchement ou par aspersion.
Amritsar eu Amritsir, Amritsur, Amret- SEIR, ville de l'Inde Pendjab), près d'un canal dérivé de la Ravi, sur le ch. de fer do Delhi à Lahore ; 136.765 hab. C'est la ville sainte des Sikhs, et elle dispute à Lahore le
AMl'L TE — AMSTELVEEN
rang de métropole do cotto secte religiou.sc. Une ville ancienne, Tchak, en occupait l'emplacement ; après sa disparition, un chef des Sikhs y construisit, au xvi- siècle, lo .sanctuaire d'Amritsar ou € lac Immortalité •, devant lequel les pèlerins viennent, par centaines do mille, s'agonouiller chaque année. Los foires d'Amritsar ont, grlco à ces pèlerins, uno grande importance, et celte ville, la plus coinmerçante du Pendjab, a pris un grand développement industriel, par suite de l'immigration de nombreux ouvriers cachemiriens. La valeur dos marchandises qu'on y apporte monte à 28 millions de francs pour rAfghanistan seulement, ot cette somme est de beaucoup dépassée par les importations do Cachemire. On évalue à
0 millions environ son principal article do commerce, la chàlo. — Amritsar était la capitale d'une ancienne province de l'Inde, aujourd'hui démembrée.
AmrOHA, ville do l'Inde anglaise (prov. duN.-Ol-