‹ Nouveau Larousse illustré (volume 3)Chapitre 314 sur 828 · V. GALVANOCADSTIK · texte numérisé non relu

V. GALVANOCADSTIK

— Géogr. Petite baie (lui s'enfonce peu dans les terres : Sur une côte, /'ANstî n'offre de mouillage sûr qu'avec des vents de terre. (Willaum.)

— Mar. Bouts de filin épissés, on forme de pattes, sur les ralingues des voiles, pour y fixer les palanquins et les branches des boulines.

— Méd. opér. Anse de fil, Fil auquel on fait décrire nu arc pour circonscrire une partie sur laquelle on veut pratiquer une ligature.

— Techn. Partie d'une cloche qui sert à la suspendre. Il Ornement de serrurerie composé de deux enroulements

opposés. Il Partie .semi-circulaire d'un cadenas, ii Ficelle qui sert à nouer les extrémités d'un filet, quand on commence à le faire.

— Encycl. Archit. Anse de panier. Courbe formée d'un nombre impair d'arcs do circonférence, le plus souvent 3 ou 5, et quo l'on substitue à l'ellipse dans la construction des voûtes cintrées. L'anse de panier à trois arcs, ou, comme on dit, à trois centres, est la plus employée. Il y a une manière très simple de la tracer, quand la montée de la voûte, c'est-à-dire sa hauteur, n'est pas donnée.

Soit une droite AB, sur laquelle il s'agit d'établir une

ise de pan:

Divisons cette droite en trois parties égales, AC, CD, DB; puis, au point O, milieu de AB, élevons une perpendiculairo; déterminons sur cette perpendiculaire un point ItelqueCI=CA; menons ICM et IDN; des points 0 et D comme centres, avec CA et DB pour rayons , décrivons les arcs AE. BF,

Tracé de l'anse de panier.

. , coupent ICM, IDN aux points E et F; enfin, du point I comme centre, avec un rayon égal à lE ou à IF, décrivons l'arc EF. La courbe AEFB sera l'anse demandée. Les arcs qui composent une anse de panier, quel qu'en soit lo nombre, jouissent de cette propriété remarquable que la somme do leurs degrés est toujours égale à 180°, expression d'une demi-circonférence.

— Artill. Les nnses apparaissent, dans l'artillerie allemande, dès la tin du XV' siècle, tandis qu'en France leur usage ne s'introduisit que sous Henri IV. Ces anses servaient aux manoeuvres do force. Au nombre de deux, la plupart du temps, elles sont disposées parallèlement sur la volée, non loin du

dernier renfort de culasse. Souvent, au xvi« siècle, elles sont au nombre de trois, une étant greffée sur la culasse elle-même, dans le sens de la largeur de la pièce. Ou bien il n'existe qu'une seule anse, très forte, située entre la culasse et la volée, disposée en large ot ayant la largeur de la pièce. Longtemps on fit des anses très ornées, et leur motif décoratif le plus habituel était le dauphin.

ANSE n. f. Assoc. comm. V. HjVNsrî.

Anse, ville du départ, du Rhône, sur l'Azcrgues, affl. de la Saône, ch.-l. de cant., arrond. et à 6 kilom. de Villefranche ; 2.051 hab. Ch. de fer P.-L.-M. Ane. station romaine. Au xi" et au xii" siècle, il s'y tint cinq conciles. On donnait le nom de pays d'Anse {Aiise7isis par/iis) au territoire de ce canton. — Le cant. a 15 comm. et 10.019 hab.

Anse (Grande-), bourg et port de la Martinique, arr. et ù lu kilom. de la Trinité; 4.800 hab. Sucreries.

ANSE, ÉE adj. Qui porte une anse, n Croix ansée. Chez les Egyptiens, Symbole formé d'un («h (T), surmonté d'une anse. i^Il se rencontre à la main d'une foule de divinités. C'est le signe de la résurrection future. Il a passé dans l'écriture iiiéroglyphique et se prononce ànkh, la vie.)

Anséatique (ligue). Hist. V. hanséatique.

AnsEAUME, auteur dramatique, né et mort à Paris {1721-1784). Souffleur et secrétaire à la Comédie-Italienne, il composa environ vingt-cinq livrets d'opéras-comiques. Il est connu surtout par les Deux chasseurs et la Laitière (musique de Duni), et le Tableau parlant (musique de Grétry).

Anse-BERTRAND {L'), comm. de la Guadeloupe (Antilles françaises), dans la Grande-Terre, arr. et à 26 kil. de laPointe-à Pitre, sur le littoral N.-E. de l'Ile; 4.775 hab.

AnsEELE (Edouard), socialiste belge, né à Gand en 1856. Successivement clerc de notaire, typographe, homme de lettres, cet orateur socialiste fonda'à Gand le journal la Voloiifi^ du peuple {Volkswil] et Fn AvantI qui le remplaça, ainsi que l'association ouvrièij portant le mémo nom que ectto dernière publication: \ooruill II fut élu député en 1894.

AnsÉGISE, abbé de Fontenelle ou Saint-Vandrille, mort en 833. Il fut chargé de missions importantes par Charle-

ANfti':Di:iu: — a.nseté

map^no et Louis \o l)ébonnaire, et forma, on 827, lo premier recueil des capitulairos dos roi» do Franco.

AnbÉCSISE, archevêque de Sons en 871, mort ea »»3. Charles le Chauve le chargea de soutenir devant lo papo yVdricn II ses prétentions a la possession do la {..orraino, et do solliciter auprès de Jean VIII la courormo impériale.

AnsÉGISE, prélat français du X' siècle. Il fut sacré en 912 cycquo de 'l'roycs ot devint chancelier du roi Raoul. Il prit part à une expédition contre les Normands ea Bourgogne, y fut blessé (925), et entra eo luito année avec Robert, comte do Troyos.

AnSEUN (Jean-Louis), habile graveur, né & Paris eo 1754, mort dans cette ville en 1823. Il fut l'élève do A. de Saint-Aubin. On a de lui '. le Sièi/e de Calais, d'après Barthélémy ; Madame de Pompadour, d'après C. Vanlou, etc.

Anselme (saint), évèque de Lacques, mort on I08C. Contemporain et partisan de Grégoire VII, il travailla vigoureusement à la réforme dos mœurs dans son Eglise, mais il dut plier devant les résistances qu'il rencontra, et quitta la ville. Il devint plus lard légat de Lombardie.

AnsEUME (saint), archevêque de Canlorbéry, néon 1033 i Aoste (Piémont;, mort en 1109. D'abord abbé do Sainlc- Marie-du-Bec, en Normandie, il devint archcvéqno do Cantorbéry (1093), après Lanfranc. Deux fois exilé, par Guillaume le Roux, puis par Henri I", parco qu'il s'efforçait do soustraire à l'influence du roi les élections épiscopalos, il revint d'Italfo en 1106, après avoir obtenu une transaction. Saint Anselme fut un des évoques les plus savarits de son siècle, et sa controvorsc avec Roscelin et Gaunilon est un des points les plus importants do l'histoire de la scolastique. Il définissait la spéculation philosophique comme une explication de la foi {fides qiuerens iittellectum), et posait la nécessité de croire pour comprendre (Prosloqium). Il soutint la solution platonicienne de la question do l'origine des idées ; et c'est de ce rialisme que tire toute sa valeur la preuve « ontologique « de l'existence de Dieu, telle qu'elle fut inventée par saint Anselme dans le Monolor/ium (nous avons l'idée d'un être parfait ; or la perfection absolue implique l'existence ; donc l'être parfait existe). Parmi les nombreux ouvrages de saint Anselme, nous citerons encore le Car Deus homo, où se trouve exposée, d'après les idées chevaleresi|ues du lemps, une belle et ingénieuse théorie de la Rédemption.

Anselme, prélat saxon, mort en 1159. U était évèque do Havelberg, lorsque l'empereur Lothaire H l'envoya en ambassade à Constantinople, où il se livra i. de grandes controverses avec les évèques grecs. A son retour, il écrivit l'ouvrage intitulé Antinomies. Après une nouvelle ambassade à Constantinople, il devint archevêque (1155) et exarque de Ravcnne.

Anselme, chroniqueur belge du xi' siècle, dont la vie est à peu près inconnue, et dont la chronique est consacrée k l'histoire des évoques de Liège.

Anselme (Pierre de Goibours, dit le Père), angustin déchaussé, né à Paris vers 1625, mort dans cette viUe en 1694. Il est auteur d'une célèbre et utile Bisloire généalogique et chronologique de la maison de France et des grands officiers de ta couronne, qui fut continuée par les PP. Ange de Sainte-Rosalie et Simplicieo (1726-1733).

Anselme (Antoine), prédicateur, né à l'Isle-Jourdain (Gers) en 1652, mort à Saint-Sever en 1737. H fut longtemps en réputation d'éloquence. On le surnomma le Petit Prophète. Il entra en 1710 à l'Académie des inscriptions et, après avoir prêché plus de trente ans, il se retira dans l'abbaye Saint-Sever que Louis XIV lui avait donnée. Sos Sermons ont été publiés en 1731.

Anselme de Laon, surnommé le Scolasligue, théologien, mort en 1117. Il enseigna à Paris, puis il dirigea pendant une vingtaine d'années la célèbre école de Laon, où étudièrent Guillaume de Champeaux, Abélard et les hommes illustres du temps. Son explication littérale de la Bible latine, connue sous le nom de Olossa interlineariSf fut en grand crédit jusqu'à la fin du moyen âge.

Anselme de Ribemont, comte d'Ostrfi'ant et de

Valf.nciennes, prit part à la première croisade et fut tué près do Tripoli de Syrie, (1095). Il écri\it deux Relations des l'rthier/ieni.'f de la croisade^ dont d'Acbéry publia la seconde.

Anselmi (Michel-Ange), surnommé parfoisle Michel- Ange de Sienne^ peimre, né en 1491 à Lucques, mort en 1051 à Parme. Fut élève du Sodoma à Sienne; vint en 1517 à Parme, où il peignit (dans l'église de Saint-Jeanl'Evangéliste) sous l'influence du Corrège. On voit de lui, au Louvre, Marie et l'Enfant adorés par Jean-Baptiste et Etienne ; à l'Académie de Parme, une Madone avec Saints; etc. Il a le coloris agréable et chaud, mais sa composition est chargée à l'excès.

ANSELMOIR n. m. Terme par lequel on désigne des gouffres ou abîmes analogues aiLV avens des Causses dans certaines régions calcaires de France.

ANSER V. a. Garnir d'une anse : Anseb un vase.

ANSER (sir) n. m. Genre d'oiseaux palmipèdes, typa de la famille des anséridés et renfermant les oies proprement dites.

ANSERANAS {nàss — du lat. anser, oie, et anas, canard) n. m. Genre de palmipèdes-lamellirostres, ayant pour type le canard à pieds demi-palmés d'Australie.

ANSÉRIDÉS (du lat. anser, oie, et du gr. eidos, ressemblance) n. m. pi. Famille do l'ordre des palmipèdes-lamellirostres. comprenant les oies, les bernaches, etc. — Un

ANSÉRtDÉ.

ANSÉRINE (du lat. anserinus, qui appartient à l'oie) adj. f. Se dit de la peau de l'homme, quand elle est couverte de petites aspérités analogues à celles que présente une oie plumée. Ce phénomène se produit presque toujours par l'action d'un grand froid. L'expression vulgaire est chair de poule.

ANSÉRINÉES n. m. pi. Bot. Syn. de chésopodiées.

AnsES-D'ARLET (Le.s\ comm. de la Martinique fAntilles), sur la côte S.-O. de l'ile, au fond de la petite Anse d'Arlet . arrond. et à 14 kilom. de Fort -de- France ; 1.300 hab. Café à petits grains, réputé le meilleur de l'ile.

ANSETÉ, ÉE adj. Qui a une anse. Qui a la forme d'une anse. (Inusité.)

ANSETTE — ANTARCTIQUE

ANSETTE (diminut. de anse) n. f. Petite anse. (Peu us.)

— Attache dans laquelle on passe le ruban d'une croix. Mar. Bout de corde, terminé en forme d'anneau.

— Techn. Réchaud garni d'une très petite anse. (Dans toutes ces acceptions, on écrit aussi ancette.)

Ansgarde, première femme do Louis le Bègue, roi de France. Elle épousa ce prince à l'âge de dix-huit ans (862), contrairement au désir de son père, Charles le Chauve, et en eut deux fils, Louis et Carloraan, qui régnèrent tous deux. Elle fut par la suite répudiée par son époux, qui l'abandonna pour épouser une princesse anglaise, Adélaïde. Cette répudiation fut désapprouvée par le pape Jean VIII, qui refusa de sacrer la nouvelle reine.

ANSIAUX(Jean-Josepli-Eléonor-Antoine), peintre d'histoire, né à Liège en 1764, mort en 1840 à Paris, où il a presque toujours vécu. Il a peint un assez grand nombre de ta}>leaux de mythologie et de religion et quelques portraits. Les musées de Lille et de Bordeaux, les cathédrales do Liège, du Mans et d'Arras, l'église de Saint-Germaincn-Laye, possèdent quelques-uns des ouvrages de cet artiste médiocre. Ses principales œuvres sont : Richelieu présentant le Poussin à Louis Xlfl; Retour de l'Enfanl prodigue; Moïse sauvé des eaux ; Saiyit Paul à Athèyws ; etc.

AnsiauX (Nicolas-Gabriel-Antoine-Joseph), médecin belge, naquit à Ciney en 1780, et mourut à Liège on 1834. Il fonda à Liège une école de chirurgie, devint, en 1806, chirurgien en chef de l'hôpital de Bavière et, en 1816, professeur à l'université de Liège. Ce fut lui qui importa en Belgique et vulgarisa les questions de médecine légale. Ses principaux ouvrages sont : Clinique chirurgicale (1819): Questions de im-decine légale (1821); etc.— Son fils, Nicolas-Joseph-Victor, né à Liège en 1802. mort dans la même ville en 1882, a occupé diverses chaires à la faculté de Liège, et l'on a de lui : Traité des bandages et appareils (1827); De l'influence de la jiosition dans les maladies chirurgicales (1852).

ANSIÈRE n. f. Filet que l'on tond dans les anses ou petites baies.

ANSrVARII ou AnsivARIENS, peuplade germanique habitant les bords du Wcser qui prit part à la révolte d'Arminius, fut battue plus tard par les Chauq^nes et presque exterminée. Les débris des Ansivaricns se fixèrent sur les bords de l'Yssel et firent partie de la ligue des Francs. — Un Ansiv.\rttts {uss) [ou Ansivarikn].

Anslo. ville anc. de Norvège, formant aujourd'hui un quartier de Christiania.

Anslo (Reinier Van), poète hollandais, né à Amsterdam en 1626, mort à Pérouse en 1G69. Dans un voyage qu'il rit à Rome en 1649, il se convertit à la religion catliolique (il était anabaptiste). Dès l'âge de vingt ans, il avait attiré l'attention sur lui par ses poésies, dont le recueil a été publié en 1713 (Rotterdam). Il composa aussi une tragédie dont le sujet est le massacre de la Saint- Barthélémy (1649).

Anson (George), célèbre amiral anglais, né à Slmekboroughmanor (Staffordshire) en 1697, mort en 1762. Il fit, de 1724 à 1735, trois expéditions dans la Caroline du Sud, où il fonda une ville oui porte son nom. Lors de la rupture de George III avec rEspao;ne (1740), il fut chargé de porter la guerre dans les colonies espagnoles, fut victorieux, et revint en Angleterre chargé de dépouilles (1743). En 1747, il battit le chef d'escadre français La Jonquière. fut élevé à la pairie, et devint amiral en 1761. La Relation de son voyage autour du monde a été publiée en 1748 et traduite en français (1749).

— BiBLiOGR. : Barrow, Life of George lord Anson (Londres, 1839).

Anson (George), général anglais, né en 1797, mort à Kournaoul en 1857. Il fit la campagne de Waterloo, puis entra au Parlement, où il soutint la politique du parti ■whig. Devenu major général en 1851, il servit quelque temps dans l'Inde, puis dirigea le département de l'artillerie de 1816 à 1852. De retour dans l'Inde, il fut promu général en 1855, puis devint commandant en chef de l'armée indobritannique. Le général Anson marchait contre les cipayes révoltés, lorsqu'il mourut du choléra.

Ansonia, ville des Etats-Unis (Connecticut), sur le Naugatuck, affluent du fleuve côtier Housatonic ; 10.340 hab. Laminoirs, fonderies.

ANSPACH ou AnSBACH, ou AnALSBACH, ville de Bavière, ancien ch.-Iieu do la principauté d'Anspach, au confluent des rivières Rezat, sous-al&uent du Main par la Regnitz, et Holzbach ; 14.250 hab. Manufactures de tissus de coton, de laine et de soie. Patrie du poète Uz et du médecin Stahl.— Pop. du district d'Anspach: 32.500 hab.

Anspach (principauté d'). L'ancienne principauté d'Anspach, peuplée de 300.000 hab., était un apanage du burgraviat de Nuremberg. Au xu* siècle, elle passa dans la maison de HuhenzoUern, et, plus tard, dans celle des margraves de Brandebourg, devint la propriété de la branche collatérale de Bayreuih (1725), puis des margraves d'Anspach-Bayreuth. Cédée en 1791 au roi de Prusse, qui dut y renoncer en 1806, elle fut donnée par Napoléon à la Bavière, en échange de Juliers et de Berg.

Anspach-BAYREUTH (Charles-Frédéric, margrave d'), neveu du grand Frédéric, mort en 1806. Marié contre son gré à une princesse de Saxe-Cobourg, il garda dix-sept ans auprès de lui la célèbre comédienne Clairon, épousa après la mort de sa femme lady Craven, vendit ses deux principautés à la Prusse (1791), et alla finir ses jours en Angleterre. — Lady Elisabeth Cravkn, margravine d'Anspach-Bayreutli, née en 1750, morte en 1828, a laissé un Voyagea Constantinople, et des il/^mo(res intéressants trad. en franc, par Parisot (1826).

ANSPECT {spèk — de l'angl. hand spike, levier à mamin. m. Levier en bois de chêne et ferré, servant à la manœuvre des pièces dartillene, surtout dans la marine.

ANSPESSADE •snrss —de l'ital. /(Tnda5/)e;;rt/a. lance brisée) n. m. Bas officier de gens de piedauxvi' et au xvii" siècle. C'était primitivement un gendarme ou un chevauléger démonté à la guerre et qui prenait du service dans un corps de gens de pied jusqu'à ce qu'on lui rendît un cheval.

AnspRAND, roi des Lombards, père et prédécesseur du célèbre Luitprand.

AnSTED (David-Thomas), géologue, né à Londres en 1814, mort en 1880. Il professa la géologie au collège du Roi à Londres et fut secrétaire perpétuel de la société géologique. On lui doit des ouvrages très estimés, dont les principaux sont : Géologie élémentaire, description et pratique (1844); Géographie physique (1852); Notices sur les scènes delà nature, les sciences et les arts (1854); le Grand Livre de pierre de la nature (1863); Application de la géologie aux arts et aux manufactures (1865); le Monde où nous viiyons ou Premières Leçons de géographie physique (1868), ouvrage très remarquable.

ANT (de la terrain, lat. du partie, présent de la r» conjug. ans), finale des participes présents : adhérant, affluant, différant;— ou d'adjectifs dérivés de ces participes : charmant. — V. ent.

ANT, abréviation des préfixes anté ou anti. — Ante (de laprép. lat. ante, avant), préfixequi devient a«ïï dans certains mots. Il marque l'antériorité dans le temps :

A'STÉdilui^ien, A^Tidate ; ou dans le lieu : ASTichamfire.

(Il est employé aussi dans le sens de anti.) — Anti (de laprép.gr.ajï^', contre), préti.xe, qui devient ant ou ante, dans certains mots. Il marque l'opposition: Antéchrist, ASTidote, Ayragojiiste. (Il ne faut pas le confondre avec anti, employé dans le sens de a7ite.)

Anta, déesse égypticnne d'origine asiatique:

elle a pour coilfure la mitre Anfa.

ornée de deux plumes :

dune main elle tient une massue, de l'autre une lance et un bouclier. Elle ne paraît pas antérieure à la xviii' dynastie.

ANTACIDE adj. Chim. V. antiacide.

ANTAGONIQUE (rad. antagonisme) adj. Contraire, en opposition, en lutte : Les Etats les plus ant.^goniques sont les Etals lijnitrophes. (Proudh.) ii Présentant ou produisant l'état de division, d'antagonisme: Milieu antagonique.

antagonisme {niss — gr. antngônisma, résistance; de and, contre, et agônizomai, je lutte) n. m. Etat de lutte, d'opposition entre des personnes, des peuples ; entre des idées, des intérêts contraires : Un antagonisme radical existe entre le vendeur et l'acheteur. (Bastiat.)

— Anat. Action de deux muscles attachés à la même partie, et qui agissent en sens contraire.

— Pathol. Opposition entre deux maladies. Il y a plutôt incompatibilité qu'antagonisme; la qualité d'antagonisme ne peut s'appliquer qu'aux causes productrices de ces maladies, et non à leurs effets. L'antagonisme n'existe réellement pas en médecine, et l'on a reconnu le tort qu'on réait eu d'opposer, par exemple : la lièvre intermittente et la phtisie, 1 albuminurie et le diabète, la variole et la peste.

— Physiol. Opposition qui existe entre certaines fonctions, comme entre le système nerveux et le système musculaire, entre les reins et la peau, etc.

ANTAGONISTE (niss) n. et adj. Qui est dans un état d'antagonisme, de lutte, d'opposition. Se dit des personnes et des choses : Les disciples de Jansénius étaient les antagonistes des disciples de Molina,

— Anat. Se dit des muscles qui impriment à un levier osseux des mouvements opposés : Les muscles fléchisseurs sont ANTAGONISTES dcs musclcs extenseurs. Le mot congénère désigne des muscles dont les actions produisent le même mouvement. Deux muscles antagonistes pour certains mouvements sont congénères pour d'autres. Le sterno-cléido-mastoïdien d'un côté est antagoniste de celui de l'autre côté pour la rotation de la tête; les deux sont congénères pour la flexion de la tt'-to en avant.

— Stn. Antagoniste, adversaire, ennemi. V. ahi'ersairf.

— Anton. Ami, partisan, congénère.

AntaKIEH, ville de la Turquie d'Asie, anciennement api-etée .intioche. V. ce mot.

ANTAL. ANTHAL ou ANTALAGK {lak') n. m. Mesure de capacité pour les liquides, usitée en Hongrie; moitié du fass ou tonne, et se divise en 88 icze ou halbe; équivaut à 73', 35.

AntalcIDAS, général Spartiate, qui fut chargé par sa patrie de négocier avec Artaxerxès Mnémon le traité qui porte son nom (387 av. J.-C). Ce traité livrait à la Perse toutes les cités grecques de l'Asie Mineure et brisait toutes les confédérations helléniques, réduisant ainsi à l'impuissance les Etats grecs, sous prétexte d'assurer l'indépendance de chacun. Ces conditions devaient être imposées parla force aux républiques qui résisteraient. Sparte recouvra à ce prix sa prépondérance, au moins pour quelques années. Quant à Antalcidas, il se vit si méprisé partout, qu'il finit par se laisser mourir de faim.

ANTALGIE (du gr. anti, contre, et algns, douleur) n. f. Apaisement de la douleur.

ANTALGIQUE (rad. antalgie) a'ij. Qui calme la douleur. .Syn. de anodin.

AnTALO ou AnTALOW, ville de l'Abyssinie, anc capitale, partie du Tigré. S'élève sur un plateau près les sources du Tacazé; ait. 2.700 m.

ANTAN (des deux mots lat. ante annum, l'année d'avant) n. m. Le temps passé. N'est guère usité que dans cette sorte de proverbe littéraire : Les neiges i^'antan .

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