ANTHROPOLOGIQUES
ANTHROPOLOGIQtJEMENTadv. D'une manière anthropoloj^ique.
ANTHROPOLOGISTE (fjiss) ou ANTHROPOLOGUE n. Qui est versé dans la science anthropologique.
ANTHROPOMAGNÉTIQUE {gn mil.) adj. Qui a rapport à l'anthropomagnétisme : Le mesméi'isme a fait éclore une foute de systèmes anthropomagnêtiques.
ANTHROPOMAGNÉTISME (tiss, et gn mil. — du gr. anthrôpos, homme, et de magnétisme) n. m. Magnétisme animal considéré au point de vue des rapports intimes qui existent entre l'homme et tous les autres corps de la nature.
ANTHROPOMANCIE (du gr. anthrôpos, homme, et manleia, divination) n. f. Divination pratiquée dans l'antiquité la plus éloignée et basée sur 1 inspection des entrailles d'un enfant ou d'un homme fraîchement égorgé.
ANTHROPOMANCIEN, ENNE {m, en') n. Celui, celle qui s'occupe d'anthropomancie.
ANTHROPOMÉTALLISME {lUfts — du gr. anthrôpos. homme, et métallon, métal) n. m. Sorte de magnétisme animal.
ANTHROPOMÈTRE {du gr. anthrôpos, homme, et niëtron, mesure) n. m. Instrument destine à mesurer la proportion des diverses parties du corps humain.
ANTHROPOMÉTRIE (rad. anthropomêtre) n. f. Art de mesurer les différentes parties du corps humain.
— Enctcl. Dès l'antiquité la plus reculée, les artistes ont imaginé des canons, ou modèles typiques, qui montrent le corps de l'homme divisé en un certain nombre de parties égales. L'unité généralement admise est la tète, dont la
vidu, déjàentre les mains delajustice, est soumis à un certain nombre de mensurations relevées à l'aide d'instruments de précision. Le terme anthropométrie a été créé par Quetelet pour désigner l'étude métrique de toutes les facultés humâmes. Mais son application judiciaire, à la recherche de l'identité des récidivistes, est l'œuvre du D^ Alph. Bertillon. Le résultat de cette opération constitue le signalement anthropométrique. L'expérience a démontré que le signalement anthropométrique assurait, pour la ^ie entière, d'une façon absolument certaine, la reconnaissance de l'adulte, ouelque nombreux que soient les pseudonymes sous lesquels il essaye de se dissimuleretàquelque intervalle que ce soit.
C'est de la classification trichotomique, dont ils sont susceptibles, que résulte la supériorité des signalements anthroçométnques. Voici, dans l'ordre décroissant de leur coefficient récognitif, la nomenclature des mensurations adoptées dans le système Bertillon : l " la longueur de la tête, mesurée de la concavité de la racine du nez à l'occiput; 2** le diamètre céphalique maximum transverse classique; 3" le diamètre bizygomatique, ou distance horizontale maximum qui sépare les deux zygomes ; 4" la longueur du médius de lamam gauche, mesuré d'équerreàpartirdu dos de la main ; 5*" la longueur du pied gauche ; 6" la longueur de la coudée gauche ; 7^^ la longueur de l'auriculaire ; 8" la hauteur de la taille totale ; 9" la longueur de l'oreille droite ; 10" la hauteur du buste; 11* la grande envergure ; 12» la couleur do l'iris gauche, relevée suivant une notation spéciale basée sur l'intensité pigmentaire et qui comprend sept classes.
A l'exception de ce dernier coefficient, toutes les autres mesures sont prises à l'aide d'instruments de précision.
Au furet à mesure de leur relevé, les mensurations énumérées ci-dessus sont reportées sur le verso d'une fiche en carton, dont le recto contient toutes les indications d'état civil que le détenu a cru bon de fournir.
Quelques marques particulières (telles que nœvi, cicatrices, tatouages, etc.), soigneusement décrites, scrupuleusement localisées, et la photographie de la face et du profil de droite complètent chacune de ces fiches, qui sont prêtes alors à être rangées d'après la méthode trichotomique suivante :
Prenons un chiffre : 90.000 fiches, par exemple, pour mieux fixer la démonstration. Ces 90.000 signalements d'adultes du même sexe sont d'abord répartis, d'après la longueur de tôte,6n trois groupes : longueur petite : 30.000, longueur moyenne : 30.000, longueur grande: 30.000. Les mots petite, moyenne et grande sont rigoureusement déterminés par des chiffres.
Chacune de ces trois grandes niasses de 30.000 signalements est ensuite partagée en trois groupes basés sur la largeur de la tête, ce qui donne des quotients de lO.OOO,
hauteur est comprise de 7 à 8 fois dans la taille totale. Le tronc comprend environ 3 têtes, le membre supérieur 3 têtes 1/4, le membre inférieur 4 têtes. D'ailleurs, les proportions varient dans des limites assez étendues, selon les sujets et selon les races. V. anatomie artistique.
Les principales mesures utiles à prendre sur l'homme sont : la taille, la hauteur du tronc, la longueur des membres et de leurs divers segments, les dimensions des extrémités, le développement transversal et antéro-postérieur du tronc au niveau des épaules et du bassin, la grande envergure. La tête mérite d'être étudiée avec un soin tout particulier : aussi la céphalométrie {mensuration de la tète recouverte de ses parties molles) et la craniométrie (mensuration de la tête réduite à l'état de squelette) sont-elles devenues les principales branches de l'anthropométrie.
Pour prendre sur un être humain les mesures essentielles, il suffit d'un compas d'épaisseur, d'uncompasàglissière et d'un ruban métrique en toile, qu'on transforme en toise en le fixant le long d'un plan vertical.
Les données anthropométriques ont une importance de .premier ordre, lorsqu il s'agit de distinguer et de classer scientifiquement les groupes humains ; mais elles sont utiles dans d'autres circonstances. Elles servent, aux conseils de revision, pour apprécier l'aptitude des conscrits au service militaire. En France, les mesuresdontil est surtouttenu compte sont : la taille et la circonférence de la poitrine.
~An?/iro^omé;We^Wjciai>e, Méthode par laquelle un indi-
que le diamètre bizygomatique réduit à son tour à 3.:i00. La longueur du médius fournit une quatrième indication, qui divise encore chacun des groupes obtenus précédemment en trois autres de I.IOO signalements environ. Puis intervient la longueur du pied, qui réduit chacun de ces derniers groupes à moins de 400 fiches. La longueur de la coudée les subdivise encore en trois fractions de 130 signalements environ chacune.
Bien que déjà loin de la masse de 90.000 fiches, la réduction pourrait sembler encore insuffisante. Mais la division de la taille en petite, moyenne et grande longueurs no vous laissera plus qu'un groupe de 45 individus, qui seront ensuite répartis, toujours d'après le même princiiie. en classes d'une quinzaine, grâce aux variations du doigt auriculaire.
Enfin, en faisant entrer en ligne de compte les sept classes de la couleur de l'iris gauche, ce groupe ne contiendra plus que trois fiches au maximum, ordonnées elles-mêmes d'après les valeurs croissantes de la longuem" de l'oreille droite.
C'est presque la réduction à l'unité, grâce aux sept données anthropométriques nouvelles dues à Alph. Bertillon (le sexe, la taille, l'âge et la couleur de l'œil, ayant figuré de tout temps sur les signalements).
Pour opérer une recherche dans ce répertoire, après avoir relevé le signalement anthropométrique de cet individu, il n'y a qu'à se diriger vers la division de la Ion-
pueur de tête correspondant à la sienne et, en s'arrêtant, dans cette division, à la subdivision de sa largeur de tète, chercher la sous-subdivision de son bizygomatique, celle du médius ensuite, puis celle du pied et celle de la coudée.
On arrive ainsi, d'élimination en élimination, au mince paquet qui contiendra le signalement et la photographie recnerchés, si, bien entendu, on se trouve en présence d'un individu déjà condamné et antérieurement mesuré. Il sera alors facile d'établir ses antécédents à l'aide du casier judiciaire ou des sommiers judiciaires.
Par diverses circulaires ministérielles et arrêtés du préfet de police, le signalement anthropométrique est maintenant le seul en usage dans les établissements pénitentiaires civils et militaires de France et des colonies. Do nombreux Etats étrangers, tels que la Suisse, les Etats- Unis d'Amérique, la Hollande, la république Argentine, la Russie, la Roumanie, l'Angleterre, la Prusse, l'Autriche, etc., l'ont également adopté en le baptisant du nom de son auteur : le Bertillonnage. V. aux mots : photographie JUDICIAIRE, et SIGNALEMKNT DESCRIPTIF.
— BiBLiOGR. : Instructions signalétiques pour iidenti/ica' lion anthropométrique, par Alph. Bertillon (Paris, 1893).
ANTHROPOMÉTRIQUE adj. Qui a rapport à l'anthropométrie, à la mesure, aux proportions du corps humain.
ANTHROPOMÉTRIQUEMENT adv. D'après la méthode
rupoii
iqi'.C
ANTHROPOMORPHE (du gr. anthrôpos, homme , et morphè, iovme) adj. Zool. Qui a la forme, l'apparence de l'homme : L'oramj-outanq est un anthropomorphe.
— B.-arts. Lettre anthropomorphe, Lettre majuscule et ordinairement initiale, représentant une figure humaine dans une attitude plus ou moins contournée. Les lettres anthropomorphes furent particulièrement employées par les miniaturistes, du VIII' au XI* siècle. On en trouve de très beaux spécimens dans les Questions et Locutions de saint Aufiustin sur l'Heptateuque, manuscrit mérovingien de la première moitié du viii" siècle; dans un Sacramentnire, manuscrit wisigothique de la lin de ce même siècle; dans une Bible de saint Martial de Limoges, du X" siècle, et dans un Missel de saint Maur du siècle suivant, tous manuscrits faisant partie do la Bibliothèque nationale.
— Bot. Se dit du pétale inférieur de quelques orchidées, à cause de sa forme, qui imite celle d'un homme écartant les jambes et les l.ras. Il Nom donné à la mandragore.
ANTHROPOMORPHES (du gr. anthrôpos, homme, et morpho. lorraei ii. m. pi. Nom donné aux grands singes qui se rapprochent de l'homme par leur visage, leur forme, leur intelligence, la construction de leur squelette et leur absence de queue. — Un anthropomorphe.
— Encycl. Dans la grande famille des singes, il en est trois qui se distinguent par leur ressemblance avec l'homme, ressemblance qui les a fait désigner sous le nom commun de anthropomorphes. Ce sont : l'orang-outang de Bornéo, le chimpanzé de Guinée, le gorille du Gabon, tous les trois supérieurs aux autres singes par leurs grandes dimensions, par l'absence de la queue, des abajoues, des callosités fessières, et par leur marche tantôt verticale, tantôt horizontale, dans laquelle ils ne posent pas à terre la paume des mains, mais le dos des doigts plies.
ANTHROPOMORPHIE (rad. anthropomorphe) n. f. Similitude plivsique entre l'homme et certains animaux.
ANTHROPOMORPHIQUE adj. Zool. Qui a rapport à rantbnqH.iiHUiiliH- uu aux anthropomorphes.
Calli^T. I.rltres. écriture. Caractères anthropomor-
PHllJl'lcs. Syil. de anthropomorphe.
ANTHROPOMORPHIQUEMENT adv. D'une manière
anthnip>niii>r[i!iu|iit\
ANTHROPOMORPHISER (rad. anthropomorpkie) v. a. Iii.iiiirr uiM- i.iniii- liumaine : Les statuaires OKT anthropo- MciKi'iiiM /r.î (In II, liés de l'Olympe.
ANTHROPOMORPHISME {fiss — rad. anthropomorphe) n. m. Croyance à l'existence de dieux ayant la forme humame : /'anthropomorphisme est supérieur aux religions de la nature, de toute la supériorité de l'homme sur la nature. (V. Cousin.)
— Hist. ecclés. Hérésie dont les sectateurs, prenant à la lettre les passages de l'Ecriture où il est dit que Dieu Ci créa l'homme à son image », soutenaient que Dieu a un corps de forme humaine.
— Philos. Tendance inhérente à notre esprit, qui nous porte à attribuer à la Divinité les sentiments, les passions, les idées et les actes de l'homme : Z, 'anthropomorphisme 5e retrouve au fond de toutes tes croyances.
— Encycl. Le mot anthropomorphisme a reçu deux sens principaux, l'un qui appartient à l'histoire des religions : croyance à des dieux doués de forme humaine et de passions humaines ; l'autre plus général et qui appartient à la philosophie: tendance à attribuer à la cause première les attributs de la nature humaine idéalisés, élevés à leur plus haute perfection.
— n C'est une chose remarquable, dit Kant, que nous ne pouvons concevoir pour un être raisonnable d'autre forme convenable que celle de l'homme. C'est ainsi que nous peuplons, dans notre imagination, tous les autres corps célestes d'êtres à forme purement humaine, quoiqu'il soit vraisemblable que ces êtres doivent ditt'érer beaucoup de ceux de notre espèce, à cause de la différence de la planète qu'ils habitent et qui les nourrit, comme aussi des éléments qui les composent. Toutes les autres formes que nous pourrions leur donner seraient des caricatures. » Cette observation de Kant explique le caractère anthropomorphique du progrès religieux dans l'humanité. A mesure que l'honime devient un être raisonnable, et. par le développement de ses facultés, se sépare, s'affranchit en quelque sorte de la nature, il accorde au dieu plus de raison, plus de personnalité ; et en même temps que la conception du dieu s'épure, l'image du dieu se rapproche de la forme humaine. Aux dieux-astres, aux dieux-éléments, aux dieux-animaux, succèdent les dieuxhommes ; au naturalisme ou panthéisme religieux, l'anthropomorphisme. Ainsi compris, l'anthropomorphisme est le trait saillant ou plutôt le principe même du génie grec;
c'ost par rantliropomorphismo que lo polythéisme groc se
distinguo c^oiniilcHmriont dos roliyions orioiitalos.
ANTHROPOMORPHISTE i/isil ou ANTHROPOMOR-
PHITEiruil. ,uilhn,ituin.,riihir\ u. ol:iii|. I'IliI.is. l,)ui |.rolo
ANTIIUOrOMORPilISTE — ANTIARIS
A Ui(
m ;\ riiuiMiilP J'ouslrs priipU:
ANTUli<>f»'M"l<l-lllsn s.
- Hist. <M(l.s, Sr.-taim (i<î l'antliroiinTiiMi-pliisiiic.
ANTHROPOMORPHOLOGIE OU ANTHROPOMORPHO- GRAPHIE (ilu «r. untfirôpo.t, \iommo, morplu\ ïuvuw. vl lo- </o.v, discours ou ijrapfu'in, d(icrire)n. f. Scionce do la foriUL-, do lu structuro dey diverses parties du corps hutuaiii.
ANTHROPOMORPHOLOGIQUE OU ANTHROPOMOR- PHOGRAPHIQUE ad), i^ui foncorno l'anthropouiorpholo-
apin
ANTHROPOMORPHON ( du gr. antftrôpos, homme, et vïorphr, lonue) ii. ai. Nom donné (luclquefois à la racino do fa mandragore, parce qu'elle a souvent comme uno forme humain*'.
ANTHROPONOMIE (du gr. aJithrâpos, homme, et nomox. loi) n. 1'. CoNuaissmu-n des lois qui pn^sident à la formation de rhuTiiiiMMi aux pht-nomùnos do l'organisme humain.
ANTHROPONOSOLOGIE (du gr. anï/ir^pos, homme ; hosos, maladie, et logu.t, discours) n. f. Science, traité des inlirmitos humaines : Z,'anthroponosologie aiyjiate las maladies que la médecine doit guérir.
ANTHROPOPATHIE n. f. OU ANTHROPOPATHISMC n. m.{tiss — du gr. anthrôpos, homnu'. ci /hii.'i"s. s, mi mont, passion), erreur qui consiste à aiinluni- a un . iio quelconque, et notamment à la divinih', U's sriiiiniruis, les appétits particuliers à l'humanité : 2'o»/e /ANrintoi'o- PATUiB est une offense envers Dieu.
— RhÔtOr. V. ANTHROl^OLOGIK.
ANTUROPOPATHIQUE adj. Qui a rapport à l'antliropopathie.
ANTHROPOPHAGE (du gr. anthrâpos, homme, et phagein, manger) adj. Qui mange do la chair humaine : Il n'existe plus que quelques peuplades anthropophagks dans les régions où l'Européen a pénétré.
— S'empl. substantiv. : Le boa est un terrible anthropophage.
— Par exag. : Les anthropophages du peuple sont ceux qui vivent à ses dépens. (B. Const.)
— Stn. Anthropophage, cannibale. Dans l'origine, ces deux mots avaient à pou près la même signification. Mais, aujourd'hui, anthropophage signitie simplement : qui so nourrit de chair humaine, qui en a contracté en quelque sorte Ihahitude. Cannibale ajoute à celte idée celle do cruauté, d'mhumanitô, de férocité.
ANTHROPOPHAGIE (rad. anthropophage) n. f. Habitude de se nourrir de chair humaine: La famine a conduit plus d'une fois à /"anthropophagie.
— Èncycl. I. Faits accidentels d'anthropophagie. Qudind on parle de Y anthropophagie, il convient do distinguer d'abord lo fait particulier, accidentel, et le fait social, la coutume. Pendant certains sièges, on a vu des parents affamés dévorer leurs enfants. On sait l'histoire d'Ugolm, celle des malheureux naufragés de la Méduse, etc. Do somblahles faits doivent inspirer autant de pitié que d'horreur. D'autres actes particuliers d'anthropophagie, commis au sein d'une société civilisée, mais corrompue, dans un temps do décadence morale, s'expliquent par une férocité monstrueuse , ou par un raffinement horrible dans le luxe de la gourmandise. Galien rapporte qu'au temps de l'empereur Commode, des Romains allèrent jusqu'à goûter la chair humaine. Enfin, certaines dépravations criminelles ou plutôt maladives du goût portent parfois des personnes nerveuses, la plupart aliénées, à des actes forcenés d'anthropophagie. La médecine légale et les annales judiciaires ont enree^istré des faits de ce genre.
— II. Coutume anthropophagïque. Quant à la manducation de l'homme par l'homme, élevée à l'état de coutume, et même d'institution, elle a régné en Europe à l'époque préhistorique et règne encore chez un grand nombre de peuples sauvages. Cette coutume était autrefois en pleine vigueur dans tout le nouveau monde. Rien de plus connn que le cannibalisme des Hurons, des Iroquois, des Caraïbes. En mentionnant que les Acadiens n'étaient pas anthropophages, Charlevoix cite ce peuple au milieu des Peaux-Rouges comme uno exception. Les navigateurs modernes ont trouvé l'anthropophagie dans la Nouvelle- Zélande et dans toute la Polynésie. On l'a observée dans les îles de la Malaisie, dans l'intérieur de l'Afrique (Niams- Niams, etc.) et même dans l'Inde.
On s'est plus d'une fois demandé si ranthropophagio appartenait à la fatalité, c'est-à-dire à la nature tmmaine, ou au libre arbitre, c'est-à-dire au pouvoir qu'a l'hommo d'agir sur sa propre nature, soit pour l'élever, soit pour la dégrader. 11 ne peut y avoir d'hésitation à cet égard. Partout, dans tous les temps, dans toutes les races, l'homme n'a pas eu la répugnance des Européens contemporains pour la chair de son semblable. L'hostilité et la gourmandise, voilà les origines les plus lointaines de l'anthropophagie, auxquelles vinrent se mêler plus tard l'idée religieuse, et parfois des idées religieuses secondaires.
L examen des mœurs des différentes races américaines, presque toutes adonnées au cannibalisme, en fournit la preuve. Tandis que les Peaux-Rouges des prairies et des bords des grands lacs (Iroquois, Hurons) mangeaient l'homme par vengeance et par gourmandise, les Caraïbes se montraient uniquement friands de la chair humaine, et les Mexicains avaient éri^é l'anthropophagie à la hauteur d'une institution religieuse.
Ailleurs, elle fait partie du système judiciaire, et constitue une pénalité (Battasde S'umatra). Ici, elle constitue un mode de sépulture (dans l'Inde, dans l'Amérique du Sudl là, un moyen d'acquérir certaines vertus ou certaines qualités dont était pourvu le vaincu (Nouvelle-Zélande).
Quel qu'en soit le motif, l'anthropophagie est une coutume cruelle, qui tend de plus en plus à disparaître et perd chaaue jour un peu du terrain quelle occupe encore dans les aitrérontes parties du monde.
— BiBi.ioGR. : Girard de Rialle, De l'Anthropophagie (Paris, 1S75^; Amiru. die Anthropophagie (Leipzig, 1887).
ANTHROPOPHOBE (du gr.ayïthrôpn<i. homme, et phobos, crainte 1 n. ^>ui a los liommes eu horreur. Syn. exagéré de misanthropk.
ANTHROPOPUOBIE n. f. Syn. exagéré de misanthropie.
ANTHROPOPITHÈQUB (du gT. anthrôpo», homme, cr pitfiékos, singe-) n. m. Cionro hypothétique d'animaux fossiles, connus seulement par les travaux qu'on leur attribue et dans lesquels Gabriel do Mortilloi croyait voir les précurseurs do l'homme.
— Encycl. C'ost la présence, dans les terrains tortîaire.s. do silex taillés ot do pierres portant la trace du feu, qui a conduit G. do Mortillot à créer ces animaux intelhgcnts. Il admet mémo trois espèces d'anthropopithègues : l" l'anthropopithèquodoTonay : Z'I'antbropopithèquoduCantal; :i° l'anthropopithèque de Portugal, ot il les appelle du nom de ceux qui ont découvert les gisements : unthropopithecus liourgcoisii, anthropopithecus liamesH, anthropopithecus Itibeirosiarius.
ANTHROPORAMA) du gr. anthrôpos, homme, ot orama, spectacle) n. m. Lieu où l'on voit réunis des ôtres humains : f'ie féf di/furme, la fée Bancroche, semble avoir prrsidé a la >Kiiss,inri' des myriades d'êtres qui parsèment rANTiiiun'oitAMA dr J'uris. (Andrieux.)
ANTHROPOSCOPIE ( poss — du gr. anthrôpos, homme, et shi.ni-in, .•x.uiiiriiT II. f. Physiognomonie, art de juger des iiiiJiiiaïKiris il un individu par l'examen de son visage :
Larnfrr a l>as,'- .<;<,n si/.-.'!rine Xur /'ANTHROPOSCOPIE.
ANTHROPOSOMATOLOGÏE (du ç^T. anthrôpos, homme; sôma, a/os, corps, ot logos, discours) n. f. Discours, traité sur la structure du corps humain.
ANTHROPOSOMATOLOGIQUE adj. Qui concerne l'antliniposomatulogie, la science do la structure du corps
ANTHROPOSOPHIE (du gr. anthrôpos, homme, et so-
phin. s.inncoi n. f. Science do l'humanité, connaissance de rhomnii' ciivisaL'é moralement: /.'anthroposophik est à proprement jhirh-r ['■ complément de /anthropologie.
ANTHROPOSOPHIQUE adj. Qui concerne l'anthroposophie : t'o„inu'n/<uri:\. nmsidérations anthroposophiques.
ANTHROPOTHÉISME (ïss — dugr. rtHMr(î/)u5, homme, et t/ic'j.s, ilicu, 11. iji. li.ihcation de l'humanité, de l'homme cuuïiidéré d'une uiauierc générale. (L'anthropothéisme est souvent désigné sous le nom de humanisme.)
ANTHROPOTHÉISTE {iss)v\. Celui, celle qui déifie l'humanité, l'homme considéré d'une manière générale,
ANTHROPOTHÉRAPIE (du gr. anthrôpos, homme, et thèrapcia, traiti-uientj n. f. Thérapeutique des maladies de
ANTHROPOTOMIE Mu gr. anthrôpos, homme, et tome, soctiuu) n. f. Dissection, anatomie du corps humain.
ANTHROPOTOMIQUEadj. Qui concerne l'anthropotomie.
ANTHROPOTOMISTE {jniss) n. m. Celui qui dissèque les corps humains.
ANTHURE ou ANTHURIUM («m" — du gr. nnlhos, fleur, otONj-d, queue) n. m. Genre d'aroidées, renfermant un grand nombre de plantes appartenant aux régions tropicales de l'Amérique. La plupart des espèces l'ultivées sont remarniuables par la beauté de leur feuillage ou par l'éclat de leurs inflorescences.
ANTHURE (lat. anthiira) n. m. Genre de crustacés isopodes, type de la famille des anthuridés. Citons l'anthura gracilis (Méditerranée).
ANTHURIDÉS (du gr. anthos, fleur, et oura. queue) n. m. pi. Famillede crustacés isopodes, sous-ordre des anisopodes, caractérisés par leurs antennes courtes', leur thorax de sept anneaux dont le premier est libre et portant une paire de pattes terminées par une pince préhensile. Genres principaux : anthure, paranthure. — Un anthuridk.
ANTHUS ituss) n. m. Nom scientifique des oiseaux du genre pipi. V. ce mot.
ANTHYDRIASE (de anti, et du gr. udôr, eau) n. f. Nom donné au système diététique qui considère comme nui-
iible et da
la médication à l'eau chaude
ANTHYDROPIQUE (de nnti, et hgdropique) n. m. et adj. Se dit des moyens employés contre l'hydropisie.
ANTHYLUDE (du gr. anthullis, plante indéterminée) n. f. Genre de la famille des légumineuses-papilionacées, tribu des lotées, renfermant une vingtaine d'espèces originaires d'Europe, d'Afrique boréale et d'Asie occidentale.
— Encycl. Calice persistant, pétaloïde, tubuleux, à deux lèvres peu distinctes; ailes adhérentes à la carène; étamines monadelphes; style subulé, arqué, tels sont les caractères qui distinguent le genre anthyllide. La principale espèce est Vanthyllide vulnéraire, désignée vulgairement sous le nom de trèfle jaunp. Cette plante, très abondante sur les coteaux arides et sablonneux, est fort recherchée des moutons.
ANTHYLLIS [Uss — gr. ayithullis) n. m. Bot. Svn. de
Pt'I.V( AHl'ON.
ANTHYPNE ide anfi, et du gr. upnos, sommeil^ n. f. Genre de coléoptères lamellicornes, sous-famille des glaphyrinés, renfermant des formes de l'Europe orientale, réparties en deux ou trois espèces. Citons Vanthypna carceli (Italie) ; Vanthypna abdominalis (Autriche).
ANTHYPOCONDRIAQUE (de anti, et hypocondriaque) n. m. et ailj. ii Ou dit aussi antihypocondriaque.
ANTHYPOPHORE (de anti. et du gr. hupophora, objection) n. f. Syn. de ANTiiocccPATioN. v. ce mot.
ANTI, préfixe tiré tantôt du grec anti, contre, tantôt du latin ante, avant. Dans le premier cas, il marque opposition : oH/iconstitutionnel, «H/tdote, etc. : dans le second, il marque antériorité dans l'espace ou dans Je temps : anti' chambre, antiàsiio, etc. La quantité de mots que l'on peut former, surtout dans lo langage familier, en se servant de ce préfixe, est innombrable ; presque tout adjectif, par exemple, peut devenir, par l'adjonction de anti, un adjectif nouveau ayant un sens opposé à celui du premier : légal, nn/(légal; humain, a;ifihumain; esclavagiste, an/iesclavagiste, etc. En conséquence, pour tous les mots commençant par ce préfixe, qui manqueraient à leur ordre, nous renvoyons au mot qui suit le préfixe.
ANTI n. m. Titre donné par ellipse à un genre de satires dirigées contre une personne, uno doctrine, un système, un ouvraj'e, etc. ii PI. Des anti.
— Encycl. Devant le titre d'un ouvrage ou le nom d'un auteiir, lo mot anti exprime uno idée de réfutation. de contre-partie, souvent de satire personnelle. Ce genre
était fort à la mode dans les derniorii Kièclos de la république romaine. César lui-mCmo, au milieu do tous les emf)arra.H do l'empire, ot & la veille do Ia bataille de Munda, no dédaigna pas do compotier contre lo grand vaincu d'Utinue uno satire do ce genre, qu'il intitula VAnti'Caton. Do nos jours, la satire exige délicatesse, enjouement du stylo et de la pensée, raillerie floe et do bon goût; autrefois, surtout au xvii* cl au xvm» aiôcle. dans les controverses religieuses et liitéraJros. les anti étaient le terrain habituel do l'injuro, do la calomnie, de la colère. Les ouvrages do ce gonro sont ioDombrablcs.
Anti-Caton (l'), pamphlet de Jules César, co dcox livres, qui n'est point parvenu jusqu'à nous, dans lequel, selon Plutarquo, César so laissait emporter par la colère jusqu'à ia plus basse calomnie.
Anti-Lucrèce (l*), poème philosophique on vers latins, composé par le cardinal de Polignac, afin de répondre aux objections que Baylo empruntait, pour la plupart, au De natura rerum de Lucrèce. Cet ouvrage renferme neuf livres domille à treize cents vers chacun. V Anti- Lucrèce, laissé inachevé par le cardinal, fut publié par son ami l'abbé do Rothelin, avec un discours préliminairo de Leboau (Paris, 1745).
Voici, s'il faut on croiro l'anecdote suivante, ce qui détermina le cardinal do Polignac à composer son Anti-Lucrèce. Etant à Rotterdam, il eut avec Bayle une conversation dans laquelle il fut question d'Epicuro, de Lucrèce et d'autres fameux sceptiques. Le prélat demanda au philosophe ce qu'il pensait de toutes les sectes en matièro do religion. « Je suis bon protestant, lui dit Bayle. — Bon protestant! Co mot-là est bien vague. — Il est très positif, car, dans le fuiid de mon àmo,eo fait de religions, je/ïroteste contre toutes. »
Anti-Machiavel (l') ou Essai de critique sur < le Prince », de Machiavel, par le grand Frédéric, alors qu'il n'était encore que prince royal. Frédéric y réfute avec indignation la théorie de Machiavel, qu'il estime être la justification de tous les attentats, à savoir que ce qui est criminel chez un particulier no saurait Fêtre chez un souverain ; l'iniquité est aussi condamnable chez l'un que chez l'autre. Ces idées, professées par on prince royal, semblèrent admirables. Voltaire annonça le retour du règne des Antonins [Redeunt satumia reana), et il publia l'ouvrage de son royal disciple. L'An(i-3/acAtaue/ parut à La Haye en 1740, l'année mémo de l'avènemeot de Frédéric, chez le libraire Van Duren.
Anti-Tribonian (l") ou Discours sur l'estude des loix, par Frani^ois Hotman, ouvrage écrit en latin en 1567, et traduit en français en 1603 et 1609. Ce fut pour préparer le terrain aux réformes méditées par le chancelier de l'Hôpital que Hotman composa son Anti-Tribonian. II y démontre que l'étude des lois romaines, telles qu'elles furent publiées par Justinien, est à peu près mutile, parce que ces lois supposent des mœurs qui n'ont aucun rapport avec les nôtres. Il propose de former une commission de jurisconsultes, qui rédigeraient un code de lois appropriées aux mœurs du pays, et qui n'emprunterait aux lois romaines que les principes de l'équité naturelle. Le style d'Hotman, en latin comme en français, est nerveux et serré; toutefois, l'auteur prodigue trop souvent des injures à ses adversaires.
ANTI ACADÉMIQUE (de anti, et académique^ d. m. et adj. Qui est opposé aux usages, aux doctrines littéraires de l'Académie française, il Simple, naturel : Style antiacai>é- MiyuE. Il Peut signifier aussi Contraire aux règles de la grammaire, au dictionnaire de l'Académie : Phrase, construction ANTIACA.DÉMIQUE.
ANTIAGIDE (de anti, et acide) n. m. et adj. Se dit des substances propres à neutraUser l'effet corrosif des acides dans l'estomac : Les antiacides sont de véritables absorbants. Potion, médicament antiacide. Syn. de antacide.
ANTIADE dti gr. antias, ados, amygdale) n. f. Nom donné par -iUrlipii-s aiiatomistes aux glandes amygdales.
ANTIADONCUS kuss — du gr. antias, ados, amygdale, et oijkkus. eufiuro) n. m. Gonflement des amygdales.
ANTIAÉROPHTHORE (du gr. anti, contre; aêr, aéros, air. et phthura, corruption) n. m. et adj. Qui préserve du mauvais air : Un antiaérophtoobe. Le chlore est antué- BOPHTHORK, OU désinfectant.
ANTIAGRICOLE (de anti, et agricole) adj. Contraire aux règles, aux principes de l'agriculture : Les agronomes de nos jours considèrent le système des jachères comme ANTIAGRICOLE et désastrcux.
ANTIALGAUN, INE (do anti, et alcalin) adj. Doué de propriétés contraires à celles de l'alcali ; qui neutralise le mordant do l'alcali : Propriétés antiai.cai.ïnes.
ANTIAPHRODISIAQUE OU ANTIAPHRODITIQUE (de anti, et aphrodisiaque, ou aplwoditique) n. m. et adj. Se dit des substances propres à calmer 1 excitation des organes génitaux : Le travail est le plus puissant de tous les anti- APUR0DI.S1AQCES. (Proudh.) Remède antiaphrodisiaqce.
— Encycl. Parmi les substances rangées au nombre des antiaphrodisiaques, le nénuphar a joui d'une réputation imméritée. Le camphre, le lupuhn, le bromure de potassium, la digitale seraient moins inoffensifs.
ANTIAPOPLECTIQUE (de anti, et apoplectique) o. m. et adj. Se dit des moyens, des remèdes propres à prévenir l'apoplexie : Un antlapoplectwue. La diète est antiapo-
PI.KCriQUE.
ANTIAR(dujap. antjarj n. m. Espèce de gomme-résine fournie par Vautiaris toxicaria. C'est un poison très actif, dont les Javanais font usage pour empoisonner leurs armes. Y. ANTIARIS. 11 Oq dit aussi upas antiab.
ANTIARINE n. f. Principe toxique de Vantiar ou upas antiar.
— Encycl. Pour obtenir Vantîarine, on épuise l'antiar par l'alcool, on traite l'extrait par l'eau, et on évapore à consistance de sirop ; l'antiarine se prend alors en lamelles nacrées. Elle est sans odeur, soluole à 22« dans 251 parties d'eau, 70 parties d'alcool, 3 parties d'éther. Elle se dissout aussi dans les acides étendus. Appliquée sur une plaie, elle détermine la diarrhée, des vomissements, des convulsions et bientôt la mort.
ANTIARIS (ri«1 n. m. Genre de plantes de la famille des ulmacées. série dos artoc&rpées, originaire des régions chaudes de l'Inde, du Jav% et de l'Ausuaiîe.
ANTIARISTOCRATE — ANTîCIVISME
ti, et aristocrate) n. m.
Enctcl. Une lige droite, dont la hauteur atteint jusqu'à 25 môtres; des feuilles alternes, entières; des fleurs axillaires, monoïques ; pour fruit, une drupe monosperme, tels sont les caractères du genre antiaris. La principale espèce est l'anîiaris toxicaria, grand arbre de Java, dont on fait découler, par incision , un suc jaunâtre laiteux gui est un poison très violent, connu sous le nom de iipas antiar. L'antîaris toxicaria a été l'objet de récits fabuleux : il y avait, disait-on, à Java, une forêt de ces arbres dont on ne pouvait s'approcher sans s'exposer à la mort. Ce qu'il y a de vrai, c'est que les indigènes préparent , avec le suc de l'antiaris, un composé dont ils se servaient pour empoisonner leurs armes.
ANTIARISTOCRATE etadj. Qui est opposé à l'aristocratie.
ANTI ARISTOCRATIQUE [riss — de anti, et aristocratique) adj. Contraire à l'aristocratie : Les lois somptuaires
sont ANTIARISTOCRATIQUES.
ANTIARTHRITIQUE (de anti^ et arthritique) n.m. et adj. Antigoutteux; contraire à la goutre, favorable à la guérison de cette maladie : Un antiarthbitique. La rési)ie de gaîac possède des vertus antiarturitiques.
ANTIARTISTIQUE {tiss — de anti, et artistique) adj. Qui est ennemi des arts, qui est antipathique au sentiment des arts: Goûts antiartistiqces.
ANTIASPHYCTIQUE [a5s — de anti, et de asphyxie) n.m. et adj. Se dit des moyens propres à prévenir l'asphyxie complète : Un antiasphvcticjde. L'insufflation d'oxygène est te meilleur de tous les moyens ANTiASPHYCTrguus.
— Appareil antiasphyctique. Boîte renfermant les objets nécessaires pour les secours à donner aux asphyxiés.
ANTIASTHMATIQUE {asst — de anti, et asthmatique) n. m. et adj. Se dit des médicaments, des remèdes propres à combattre, à apaiser l'asthme : La pomme épineuse (datura stramoniumj est U7i bon ANTiASTHMATiQtJE. Potion antias-
Til.MATI^>UE.
ANTIATAXIQUE(dertn//, etafniiï^Mc) n.m. etadj. Propre à combattre l'ataxie, la fièvre ataxique : On ne connaît pas rf'AN'TiATAXiQL'E réellement efficace. Remède antiataxiqce.
ANTIATE (de Antium, n. de ville). Géogr. anc. Celui, celle qui habitait Antium.
— Adjectiv. Qui appartient à cette ville ou à ses habitants.
Antiate, surnom de la Fortune, qui avait à Antium un temple célèbre.
Anti-atlas, chaîne de montagnes au S. du Maroc, la ramification la plus importante du versant méridional du grand Atlas, dont le séparent l'oued Sous et ses affluents ; il se développe dans une direction N.-E.-S.-E. et finit au cap Noun, sur l'Atlantique. 11 est limité au midi par l'oued Drâa, le plus grand cours d'eau du Maroc, qui le coupe en deux cliaînes. — L'Anti-Atlas est peu ou point connu : Rohlfs en estime l'altitude moyenne à I.500 m., tandis que Bail et Hookler l'évaluent à 3.000 m. Il est surtout habité par la tribu berbère des Zenaga (environ 300.000 âmes), qui parlent le tamazight.
ANTIATROPHIQUE (de anti, et atrophique) n. ra.etadj. Qui est propre à combattre l'atrophie : Le massage et l'électrisation sont des antiatrophiques. Régime antiatro-
. PHIQXIE.
ANTIBACHIQUE (de anti, et bachique) n. m. et adj. Pied de trois syllabes, dont les deux premières sont longues, la troisième brève. C'est l'opposé du pied bachique, qui se compose de deux brèves et d'une longue.
ANTIBARILLET {ri-i/-è — de ajiti, et barillet) n. m. Petite coquille terrestre du genre maillot.
AntIBES {Antipolis), ch.-l. de cant. (Alp^-^ ^f-trinm^s). arr. et à 23 kil. de Grasse, place forte et 1' ~ 1 M -liicrranée, près du golfe Jouan, oii débarinK. ■ l'a
son retour de l'île d'Elbe; 9.329 hab.
{Antibois, otses.) Culture d'orangers et d'oliviers ;,tabacs. Ancien évèché fondé par saint Armantaire vers -100, transféré à Grasse en 1244, par suite des incursions continuelles des pirates sarrasins. Patrie dugénéral Reille.— Le cant. a 3 comm. et 16.912 hab.
— .ffis/oiVe. Fondéevers340av. J.-C.
par les Phocéens de Marseille, agrandie et embellie par les Romains. Antibes n'a conservé de ses antiques monuments que quelques ruines. Prise parles Impériaux en lô36,par les Savoyards en 1591 et en 1592, cette ville fut fortitîéc par Henri IV; elle fut vainement assiégée par les Impériaux en 1746; par les Autrichiens en 1815.
— BiBLiûGR. : Aubert, Histoire civile et religieuse d'Antîbes (Antibes, 1869); Antibes {légion rf').V. légion romaine.
ANTIBILIEUX (e»}, EUSE (de anti, et bilieux) n. m. et adj. Se dit des médicaments employés pour faire évacuer la bile : Un antibilieds. Remède antibiliedx.
ANTIBLENNORRAGIQUE (de anti, et blennorragique) Ti. m. et adj. Se dit des remèdes, des médicaments employés contre la blennorragie : Le copahu est un antiblennorragiqce. Traitement antiblennokragiqce, V.