FÉBRIFUGE
ANTIFÉBRINE (de anti. et du lat. fehi-is. fièvre) n. f. Médicament qui abaisse la température dans les maladies fébriles.
— ENCTCL.Chim. Vantifébrine est un dérivé del'aniline; elle résulte de la substitution du radical acétyle à un des atomes d'hydrogène du groupe amidogène ; cm l'appelle encore acétanihde ou phi>milncflamide. Sa formule est
C"H'AzHC'H'0.
Elle se présente sous l'apparence d'un sel blanc, cristallin, sans odeur, insoluble dans l'eau froide, peu soluble dans l'eau chaude, très soluble dans l'alcool.
— Thérap. A la dose de oc, 25 à O;', 50, Vantifébrine abaisse la températére et détermine un certain degré d'analgésie. II y a par suite diminution des échanges organiques. Elle agit surtout sur le sytème nerveux et provoque la cyanose par transformation de l'oxyhémoglobine en méthémoglobine. A doses plus élevées, elle donne des sueurs profuses, de la rubéfaction de la peau et une diminution notable de la quantité des urines. Elle est délaissée et remplacée par i'aatipyrine et la quinine. Elle pourrait être essayée contre les névralgies, les nérites douloureuses et les douleurs fulgurantes de l'ataxie.
ANTirÉMINISME(niss — rad. antifeministe) n. m. Doctrine contraire au féminisme : £'antiféminismk de Strindberq est mordant et cruel.
ANTIFÉMINISTE (niss—Ae anti, et féminisme) n. et adj. Qui est contraire, opposé au féminisme ; En Prance, les ANTIFÉMINISTES sont plus nombreux que les féministes.
Antifer (cap d'), promontoire de la Seine-Infér., sur les côtes de la Manche, à 4 kilom. S.-O. d'Etretat, et à 25 kUom. au N.-E. de l'embouchure de la Seine. Il a 116 m. de hauteur et est surmonté d'un sémaphore établi en 1862. Ses falaises sont d'une nature marneuse très tendre, facilement attaquable par les eaux pluviales, et do grands éboulements ont lieu perpétuellement.
ANTIFERMENTESCIBLE {tèss — de nn/i, et fermentescible) adj. Qui ne fermente pas, ou qui no fermente que difficilement.
ANTIFRICTION [ti-frik-s! — de anti, et friction) n. f. Nom donné à un alliage dans la composition duquel entre de l'antimoine, et dont on garnit l'intérieur dos paliers ou coussinets des locomotives et des machines à vapeur, pour diminuer le frottement, n Si/stême d'antifriction. Tout système destiné à diminuer, dans une machine, la perte de travail duo au frottement.
— Adjectiv. Presse aniifricliou. Nom d'une presse monétaire, construite par le mécanicien Dick, de Philadelphie.
ANTIGALACTIQUE (de anti. et du gr. gala, aktos, lait) II. m. et adj. .Syn. de antilaitedx.
ANTIGALEUX (eu), EUSE (de anti, et galeux) n. m. et adj. Se dit des remèdes propres à guérir la gale. Syn. de
ANTIPSOKIQtJE, ANTIOARTREDX et ANTJHERPÉT1Q0E.
ANTIGANGRÉNEUX (eu). EUSE (de anti. et gangreneux) D. m. et adj. Qui est propre à guérir la gangrène, à s'opposer à ses progrès : Un anthjangréneux. Lotion anti-
OANGBÉNEDSE.
Antigènes, médecin grec du iii« siècle av. J.-C, mentionné par Cœlius Aurelianus. Il avait composé un Traité sur les fièvres et les tumeurs. — Historien grec, auteur d'une! Vie d'Alexandre le Grand, où était racontée l'entrevue du conquérant avec la reine des Amazones.
Antigènes, général d'Alexandre le Grand et l'un des chefs des Argyraspides. Après la défaite d'Eumène, dont il avait embrassé le parti, il tomba entre les mains d'Antigone, qui le fit brûler vif (315 av. J.-C).
ANTIGÉNIDIEN (in — de Antigénidas, n. pr.) adj. m. Se dit d'un modo de musique inventé par Antigénidas, célèbre joueur de flûte, contemporain d'Alexandre.
AntigNA (Jean-Pierre-Alexandre), peintre français, né en 1818 à Orléans, mort à Paris en 1878. Fut, à Paris, élève de Norblin et de P. Delaroche, passa en 1846 de la peinture d'histoire à la peinture de genre. A donné un certain nombre de toiles anecdotiques ou sentimentales : Episode de la guerre de Vendée (1864) ; le Dernier Baiser dune mère (1865), etc.
AntigNY, comm. de la Vendée, arr. et à 19 kilom. de
Fontenay-le-Comte, sur la Mère, affl. de la Vendée ; 1 .309 h.
AntiGNY, comm. de la Vienne, arr. et à 13 kilom. do
Montmorillon, sur la Gartempe; 1.005 hab. Eglise du
XI' siècle ; lanterne des morts du xill'.
Antigoa. Géogr. V. Antigca.
Antigon (en flamand, ennemi des dieux), géant fameux dans les traditions anversoises. Au temps des kermesses, on promène à Anvers, en mémoire de ce géant, deux mannequins, homme et femme, hauts de 7 à 8 mètres et accompagnés de plusieurs autres plus petits, figurant les enfants du géant et de la géante. Après la promenade, on leur coupe les mains, qu'on jette dans l'Escaut. Cette cérémonie est une allusion aux ravages que ce fleuve, représenté par le géant, exerçait dans la contrée.
ANTIGONE (du gr. anti, contre, et gônia, angle) n. f. Bot. Genre de la famille des polygonées, renfermant des arbrisseaux grimpants, qui vivent au Mexique. — Conchyl. Genre de coquille, aussi nommé cythérée. AntiGONE (de Antigone, n. mythol.), planète télescopique, n" 129, découverte par Peters en 1873.
Antigone, fille de Laomédon et sœur de Priam. Comme elle s'était vantée d'être plus belle que Junon, cette déesse la changea en cigogne. — Fille d'Eurytion, roi de Phtliie, et épouse de Pélé~c. Astydamie ayant accusé son mari d'avoir voulu la séduire, elle se tua. — Fille de Cassandre et seconde femme de Ptolémée, fondateur de la dynastie des Ptolémées.
Antigone, fille d'Œdipe et de Jocaste, sœur d'Etéocle et de Polynice, servit de guide à son père aveugle quand il se fut crevé les yeux. Elle brava les ordres de Créon, roi de Thèbes, pour rendre les derniers honneurs au corps de son frère Polynice, et fut condamnée par le tyran à être enterrée vive , mais elle s'étrangla ou se pondit. Hémon, fils de Créon, qui l'aimait, se poignarda de douleur. Sophocle a immortalisé Antigone, dont le nom est resté le modèle de la piété filiale.
Antigone, tragédie de Sophocle, qui fait suite à son Œdipe Roi et à son Œdipe a Colone. Créon, proclamé roi de Thèbes après la mort des deux fils d'Œdipe, avait défendu sous peine de mort d'ensevelir Polynice, pour le punir d'avoir porté la guerre civile dans sa patrie; mais Antigone, n'écoutant que les inspirations de la piété fraternelle, a bravé la défense de Créon. Le tyran prononce contre elle l'arrêt de mort. Ni la douleur d'Hémon. son fils, qui aime Antigone, ni les menaces du devin Tirésias, no peuvent le fléchir. Antigone périt victime de son dévouement : condamnée à mourir de faim dans une caverne, elle se pend. Mais Créon subit le châtiment de sa cruauté. Hémon se suicide. L'œuvre de Sophocle est belle st forte, à un triple point de vue. Avant tout, elle crée Antigone, un type admirable de femme, en qui l'âme douce et timide, « faite pour aimer et non pour haïr »■ se double d'une héroïne révoltée contre tous les décrets arbitraires offensant l'humanité. Elle peint, en outre, merveilleusement la versatilité des foules. On y voit les vieillards thébains donner tour à tour raison, après qu'ils ont parlé, à Hémon, à Créon et à Antigone, mais se taisant devant l'oppresseur, et bannissant, pour lui plaire, toute pitié.
En troisième lieu, l'œuvre de Sophocle exprime des maximes généreuses sur les devoirs du citoyen et sur les obligations imposées au chef de l'Etat, dont la première est de sacrifier au bien public ses affections paiticulières Le poète, ailleurs si noble et si touchant, trouve, contre la tyrannie, des accents inspirés d'une haine vigoureuse et patriotique.
Antigone, tragédie d'Alamanni. L'auteur, déjà célèbre en Italie, se contenta de faire passer dans la langue italienne les beautés de V Antigone de Sophocle, que Kucellaï avait déjà imitée dans sa Hosemonde. Son stylo est fort supérieur à celui des poètes qui l'ont précédé. La clarté, l'élégance, peu d'énergie, mais jamais d'enflure, telles sont les qualités que l'on remarque dans V Antigone, d'Alamanni, imprimée pour la première fois à Lyon (1533) Antigone, tragédie de Rotrou, représentée à Paris en 1638. Rotrou, qui a été mieux inspiré ailleurs, imite ici V Antigone de Sophocle, les Phéniciennes d'Eurijiide, et la Thébàide de Sénèque. Sa tragédie, malgré de nombreux défauts, obtint un grand succès. C'est que Rotrou s'y élève souvent à la hauteur de ses modèles, dont il fut le premier interprète sur la scène française.
Antigone, tragédie d'Alrtéri, imitée de Sophocle. L'auteur italien a fait disparaître do son œuvre tous les personnages subalternes qui donnent tant de valeur au tableau du tragique grec. Il n'a introduit dans sa tragédie que les personnages absolument nécessaires à l'action : Créon. Hémon, Antigone , mais on trouve dans cette œuvre des contrastes frappants et des traits admirables de dialogue. Antigone, poème symbolique, en prose, par Ballandre (1813). C'est une sorte d'élégie chrétienne sur les misères humaines que personnifient Œdipe et sa fille.
Antigone (les chœurs d'), par Mendelssohn. Sur la demande du roi de Prusse, à l'instigation duquel il avait écrit déjà une musique nouvelle pour les chœurs de VAthalie de Racine, Mendelssohn écrivit des chœurs pour V Antigone de Sophocle, qui fut représentée avec sa musique sur le théâtre royal de Postdam, à la fin d'octobre 1841. Cette composition, qui n'était pas une dos meilleures de Mendelssohn, souleva diverses critiques. Le 21 mai 1844, on donna à Paris, au théâtre de l'Odéon, la première représentation d'une nouvelle adaptation en vers de Antigone, due à Paul Mourice et Auguste Vacquerie, avec les chœurs de Mendelssohn. Ici encore, ces cliœurs suscitèrent certaines critiques. Le 21 novembre 1893, la traduction de Antigone, des mêmes auteurs, fut donnée à la Comédie-Française. On renonça à la musique de Mendelssohn, et Saint-Saëns écrivit de nouveaux chœurs, qui furent favorablement accueillis.
Antigone, surnommé le Cyclope (parce qu'il avait perdu un œil dans un combat), un des généraux d'Alexandre. Chargé par ce prince de gouverner la Lydie et la Phrygie, il garda ces gouvernements à la mort d'Alexandre (323 av. J.-C.). Peu satisfait de sa part, il attaqua et mit à mort Eumène qui défendait les intérêts de la famille d'Alexandre; puis il s'empara de toute l'Asie Mineure et de la Syrie. Il eut à lutter ensuite contre Cassandre,
Médaille d' Antigone.
Ptolémée, Séleucus et Lysimaque, qu'inquiétait son ambition. Il les vainquit d abord , et prit le titre de » roi ». Suspendue quelque temps par le traité de 311, la guerre recommença bientôt. Antigone fut vaincu et tué à la bataille dlpsus [en 30i).
Antigone Gonatas (né à Gu7ii, en Thessalie), petit-til>> du précédent et lils de Démétrius Poliorcète, se fit
proclamer roi de Macédoine l'an 278 av. J.-C. et délivra ce pays d'une invasion de Gaulois. Chassé de ses Etats par Pyrrhus, roi dEi)ire, en 274, il n'y rentra qu'après la mort île ce prince. 11 réussit â reconquérir une partie do la Grèce, s'empara par surprise de la citadelle de Corinthe, et mourut vers 242 av. J.-C.
Antigone Doson, fils de Démétrius le Beau et dOIympias, et petit-fils de Démétrius Poliorcète; né en 263, roi de Macédoine de 229 à 220. Régent pour le compte de Philippe, fils de Démétrius II, il devint roi à la mort du jeune prince. Il assura la paix en Macédoine. Allié des Achéens contre Sparte, il battit le roi Cléomène à Sellasie et s'empara de Sparte. Il repoussa une invasion illyrienne, et mourut en 220.
Antigone de Socho, grand prêtre juif, au iV siècle av. J.-C. Disciple de Siméon le Juste, il combattit avec ardeur les nouvelles idées des pharisiens sur les œuvres méritoires.
Antigone, sculpteur grec de l'école de Pergame : on pense qu'il travailla aux sculptures de l'autel de Zeus, que Ton a retrouvées dans cette ville. Il vivait au m' siècle av. J.-C.
Antigone de Caryste, naturaliste et écrivain grec, né à Caryste, en Eubée, dans le iir siècle av. J.-C. Il ne reste de ses nombreux ouvrages qu'un Recueil d'histoires admirables, compilation sans aucune valeur, qui a été publiée à Bâle (1568) et plusieurs fois depuis.
Antigone, roi des Juifs, de 38 à 35 av. J.-C. Fils du roi Aristobule II, il fut fait prisonnier et emmené à Rome avec son père par Pompée, en 61. Délivré par César, it se fit couronner roi de Jérusalem avec l'aide des Parthes. Il fut mis à mort par ordre d'Antoine, qui appuyait son compétiteur Hérode.
AntigONIDB, nom d'une onzième tribu d'Athènes, créée en l'honneur d'Antiynne, en même temps que la tribu Dêmétriade eu l'honneur de Démétrios, fils d'Antigone. Dans la suite, l'Anlif/onide prit le nom de Attalide.
AntigONIE ou Antigonia, ville de l'anc. Syrie, bâtie par Antigone I" sur lOronte, et ruinée par Seleucos, qui en transporta les habitants à Séleucie. — Ville de Macédoine, en Cnalcidique, fondée par Antigone Gonatas. — Nom donné à plusieurs anciennes villes grecques, en Troade, en Blthynie, en Arcadie, en Epire, etc., au temps de la domination macédonienne.
ANTIGONIES n. f. pi. Fête en l'honneur d'Antigone Doson, roi de Macédoine. La Ligue achéenne lui avait décernô les honneurs divins, en reconnaissance des importants services qu'il lui avait rendus.
ANTIGORITE n. f. Variété schisteuse de serpentine, se clivant assez facilement. Elle est constituée par des lamelles transparentes d'un beau vert.
ANTIGORIUM (om') n. m. Sorte d'émail grossier dont on recouvre la faïence la plus commune.
ANTIGOUTTEUX [en), EUSE (de anti, et goutteux) n. m. et adj. Propre à combattre la goutte. Syn. de an-
TIAKTHRlTigUE.
ANTIGRAPHE fde ntiti, et du gr. graphein, écrire) n. m. Nom que l'on donnait, à Athènes, à certains magistrats chargés de la surveillance des percepteurs des impôts.
— En T. de paléogr. Copie d'un manuscrit original.
— Au moyen â^e. Chancelier, notaire.
— n. f. En droit athénien. Tout écrit par lequel le défendeur à un procès exposait les griefs qu'il pouvait avoir contre le demandeur, ou bien les demandes reconventionnelles qu'il se croyait en droit de formuler contre lui, et qui n'étaient souvent que des moyens purement dilatoires.
Antigua ou Antigoa, île des petites Antilles anglaises, entre la Barboude au N. et la Guadeloupe au S. ; 36.820 hab. Ch.-lieu Jolin's toum (ou Saint-Jean), résidence du gouverneur, bon port sur la côte occidentale. Outre ce port, l'île en possède plusieurs autres excellents, notamment y Ènglisn-Barbour, arsenal et chantier de l'Etat. Découverte en 1493 par Christophe Colomb, et colonisée par les Anglais en 1632 ; l'esclavage y fut aboli en 1834.
ANTIHALO n. m. En T. de photogr.. Nom donné aux compusiiK-ns dont on enduit le aos des plaques sensibles pourc'viKT h's elTcts du halo. V. ce mot.
ANTIHÉMORRAGIQUE (de anti. Qi hémorraQique) n. m. et adj. vSe dit des :substances, des remèdes propres à arrêter l'hémorragie, l'écoulement du sang : Les antihf,- MORRAGiQUES sonl tous des astringents et des stypliqnes.
Lotion ANTIHÉMORRAC.IQUE.
ANTIHÉMORROÏDAL, ALE, AUX (de anti, et hémor-
ronlal. n. m, <'\ ai), Se dit des remèdes propres à combattre 1-s liriiKMiuides : Un antuiémorroidal. Régime
ANTIHKMiiRROlDAL.
ANTIHERPÉTIQUE (de anti, et herpétique) n. m. et adj. Se dit des remèdes contre les dartres : Remède antiulr-
PETigUIi.
ANTIHYDROPIQUE (de anti, et hydropique) n. m. et adj. Propre a ^.'iimr Tliydropisie. Syn. de antilysse.
ANTIINFAILLIBILISTE {fa-ï-i-bi-Uss — de antf, et infaUhbilt.sit:) n. et ad). Se dit d'une personne opposée au dogme do l'infaillibilité du pape, proclamé en 1870.
ANTILAITEUX {eu), EUSE (de anti, et laiteux), adj. Propre à diminuer et à faire disparaître la sécrétion du
lait. Svn. ANTIGALACTIQUR.
— ÈNCTCL. La sécrétion du lait tend naturellement à diminuer et à se supprimer, lorsque l'enfant cesse da
) n. m. Système, doctrine, puli-
tetor. Pour accélérer cotto suppression, on a recours à divers moyens : un régime déiiditant, dos boissons diurétiijues, suiloriliquos, dos bains do pieds, des purgatils. Il faut, au nio\ (>ii douatô et d'un bandage do corps, exercer unn prossioji continue au nivoau des soins. ANTILAMBDA ido anti, ot lambda, lettre do l'alphab.
frec) n. m. Signe usité dans les anciens manuscrits pour istinguor les citations, ot qui était ainsi nommé, parce qu'il avait la forme de la lettre grecque lambda (a) renversée horizontalement, avec l'ouverture à droite ( •<).
ANTILÉG0MÈNE8 (de anti, et du gr. léi/oménos, contesté) n. m. pi. Nom donné par l'historion Eusùboot, depuis, par les théologiens, à des livres qui font aujourd'hui
fiartio du Nouveau Testament, mais qui ent été, avant la ormation du canon, eu ignorés ou contestés par diverses Eglises chrétiennes. - Un antilkgûmène.
Anti-LIBAN, chaîne do montagnes do la Turquie d'Asie, qui court parallèlement au Lilian, dont le sépare la vallée do laCœlésyrie (Syrie Crnuso) ou EI-Bekah, longue do 112 kilom. L'Anti-Liba'n, moins liaut que le Liban, se tormino au S. par le massif du grand Hornion {Djehel-ech- Scheik) et pousse du côté do Vh. ses derniers ra!meaux au delà de Damas, dans la direction de Palmyre.
— BiBLiOGR. : Girard do Kialle, t'Anli-Liban [Bull. Soc. Giogr., sept. 1868).
ANTILIBÉRAL, ALE, AUX adj. Qui est contraire aux idées libérales, à la liberté civile et politique : Politique
ANTILEBIvRALI';.
ANTILIBÉRALISME [h tique aiitilibéral.'.
ANTILITHIQUE (de anti, et du gr. lithos, pierre) n. m. et adj. Propre à dissoudre les calculs do la vessie : Un ANTiLiTHiQDE. Les acides sont antilithiques.
Antillais, aise, celui, celle qui habite les Antilles. Il On dit aussi Antillien, ienne.
— Adjectiv. : Qui appartient aux Antilles : Ni'ijre antillais.
AntilleS(mek des). La merdes Antilles ou des Caraïbes est une des deux mers secondaires formées par l'océan Atlantique entre les continents américains du N. et du S. Elle est délimitée au N. par la presqu'île du Yucatan et la partie occidentale de Cuba, à l'E. par la cliaîne des grandes et dos petites Antilles, au S. par les cotes septentrionales de l'Amérique du .Sud et à l'O. par le littoral oriental de l'isthme américain. La mer des Antilles communique par une quinzaine de détroits avec l'Atlantique, par le canal du Yucatan avec le golfe du Mexique.
On peut y distinguer trois bassins différents : l'un au N.-O., compris entre le Yucatan, Cuba et une chaîne de hauteurs sous-marines rejoignant la Jamaïque au cap Gracias à Dios, est très profond (4.709 m. dans la fosse du Yucatan, 6.269 m. dans la fosse Bartlett), très accidenté, très tourmenté. Le bassin du S.-O. est beaucoup plus régulier et beaucoup moins profond ; quant au bassin oriental, les profondeurs y sont considérables (5.201 m. dans la fosse de Curaçao), mais régulières.
Antilles. On désigne sous ce nom le vaste archipel situé entre les deux Amériques et formant une longue chaîne d'îles partant du Yucatan pour aboutir, en s'arrondissant en arc, au continent sud américain, en face de la presqu'île de Goajira. Il enferme ainsi, entre lui et la terre ferme, une vaste mer, la Méditerranée américaine, séparée en deux profondes cuvettes (mer des Antilles et golfe du Mexique) par un isthme sous-maria prolongeantla côte du Hondurasjusqu'à la Jamaïque.
On distingue dans l'archipel des Antilles : 1« les grandes Antilles (Cuba, Haïti, la Jamaïque et Porto-Rioo); 2» ]es petites Antilles, qui se subdivisent elles-mêmes en « îles du Vent . , exposées aux vents alizés de l'Atlantique et disposées suivant une ligne N.-S., et en « îles sous le Vent » alignées de l'E. à l'O. le long de la côte septentrionale de l'Amérique du Sud. Les îles Bahama ou Lucaves, groupe d'étroits et plats écueils semés au N. de Cub'a et d'Haïti, se rattachent d'ordinaire aux Antilles, dont elles sont une annexe. C'est à l'une des Lucayes, l'ile San- Salvador sans doute, que Christophe Colomb atteignit la première fois la terre d'Amérique (12 oct. 1492).
L'aspect général des Antilles est montagneux; dans les grandes Antilles on trouve des altitudes de 3.000 m. : à Cuba, la montagne des Serpents, dans la sierra Maestria, a 2.562 m., et à Haïti, le Vanilejo atteint 3.162 m. Les îles du Vent ne sont autre chose qu'une série de cônes éteints, régulièrement alignés; quant aux îles sous le Vent, montagneuses, mais non volcaniques, elles doivent être considérées comme les fragments d'une chaîne détruite, parallèlo à celle du littoral de la terre ferme.
Les Antilles sont toutes situées dans la région intertropicale, mais le climat y est moins uniforme et beaucoup p us supportable que dans les régions correspondantes du globe. I.a chaleur est tempérée par la brise de mer. par de longues nuits fraîches et, en bien des points, atténuée par 1 altitude ; au-dessus de 500 m., on trouve le climat de I Europe méridionale. Il n'y a guère que les parties basses qui soient brûlantes et malsaines ; la fièvre jaune y sévit parfois. L'année ne comprend en général que deux saisons: la saison des pluies, qui dure de mai à novembre et pendant laquelle le thermomètre atteint 34 et 36», et une saison sèche, pendant laquelle la température no dépasse guère 25°. L humidité est particulièrement abondante sur le versant N. des grandes Antilles et sur la côte orientale des îles du \ ont, mais partout le relief est assez puissant pour donner naissance à un ruissellement actif et continu Les Antilles sont malheureusement exposées à do redoutables cyclones, à des ouragans dévastateurs oui so déplacent avec une effrayante rapidité.
Elles n'en doivent pas moins à leur climat une grande richesse et une précieuse variété de productions' On v
tabac excellent. Comme produits accessoires, les Antilles donnent de la vanille, de l'indigo, du manioc, dont on extrait le tapioca, du nz, dos patates, des bananes, des ananas et des fruits de toute sorte; elles fournissent en outre des bois de temture et d'ébénisterie, ainsi que des plantes médicinales. ^
Aussitôt après sa découverte par Colomb, cet archipel SI bien placé en avant des continents américains fut occupe par les Espagnols, qui accoururent en conquérants et en colons. La race indigène disparut rapidement devant les mauvais traitements des blancs, oui firent alors venir
ANTILAMBDA
ANTILOI'INES
pour los romplacor^ des esclaves nègres. Aujourd'hui, l'esclavago est supiirimé ot la traite interdite ; mais les descendants des anciens esclaves forment la majeure partin de la population dos Antilles : sur 4.700.000 hab. (Antillais) qu'elles ronformont, on estime en effet que 50 p. 100 environ sont des nègres, 17 p. 100 seulement dos blancs; le reste, soit 27 p. 100, consiste en métis qui, suivant los innombrables degrés du métissage, portent dos noms différents.
Dès le xvn' siècle, la possession dos Antilles fut disputée i. l'Espapno par les Français ot les Anglais, qui parvinrent il s établir dans un grand nombre d Iles. Aujourd'hui, les Antilles sont partagées entre l'Espagne, l'Angloterro, la France, la Hollande, le Danemark et le Venezuela. Haïti ou Saint-Dominguo, qui appartenait autrefois à la Franco, ost la seule ilo qui no dépende pas d'uno métropole européenne; elle forme deux républiques indépendantes. De ses immenses possessions, 1 Espagne n'a gardé que doux dos grandes Antilles ; Cuba et Porto-Rico; elles sont, il est vrai, parmi les plus riches et portent, sur 128.000 kilom. carr., une population de 2.430.000 hab. L'Angleterre possède une dos grandes Antilles, la Jamaïque, les Bahama et le plus grand nombre des petites Antilles ; entre autres, St-Christophe, la Barboude. Antigoa, la Dominique, Ste-Lucio, St-Vincent, la Barbadc, Tabago, laTrinité : c'est un domaine de 54.000 kil. carr., avec 1.370.000 hab. La France n'a conservé de son ancien empire des Antilles (xvni' siècle) que la Martinique, la Guadeloupe et ses dépendances. Dans les îles du Vent, la
globe», dont le dernier ost celui do .Martin Béhaim (1491). Quant à l'exploration scientifique à l'iotérieur des terres, ollo n'ost pas encore terminée ; plusieurs savants du xviii' siècle (Plumier), et du xix' siècle (.Sainte-Claire Devilloj, ont publié de très important/;s études sur différents points; mais il reste encore i. combler bien des lacunes dans la connaissance précise des Antilles, bien qu'elles dépondent presque toutes do Dations européennes.
— Bini.ioGK. : E. Reclus, Nom. Oéogr, univ. (Paris, 1890; Indes occidentales); Halliday, the West Indies (Londres, 1837j; Ch. Sainte-Claire Dovillo, Voyaiie QéoU>giqae aux Antilles iPiins, m-1).
Antillien, ienne. Géogr. Syn. do Antillais, aise.
ANTILLITE n. f. Variété de serpentine trouvée aux
Antilles.
ANTILOBE ;d« an(i, et lobe) a. m. Syn. do astitbagi;s.
ANTILOOARITHME (do anti, et logarithme) a. m. Con>plémont du logarithme, ii On dit de préféronco coloca- KITH.ME. V. ce mot.
ANTILOGIE (gr. anlilogia; de anti, contre, et logos, discours) n. f. Contradiction entre deux idées philosophiques. Il Contradiction entre des passages d'un livre, ou entre los opinions d'un auteur dans des ouvrages difTérents.
— Philos, anc. Sorte d'équilibre entre raisons opposées, entre arguments opposés, d'où naît lo scepticisme.
— Encycl. Les pyrrhoniens voyaient se dresser au
/^"^'' ^„ ^., , ,. l Ijr. . '''-'r-'i^'Bih.