‹ Nouveau Larousse illustré (volume 3)Chapitre 385 sur 828 · JJ · texte numérisé non relu

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uns I u 1 1 un i h u la -strie des liesquci> df. I enep\eu au Panthéon Jeanne entendant /tî voix Jeanne combattiitaO léans le Sacre de ( ha') les \ II a Reims Supplia de Jeanne dAic une bonne toile de Paul Delaroche Jeanne dAic inteiiogée dans sa piison pai le cardinal de Winchester (1824); la Mort de Jeanne, d'Eugène Devéria. au musée d'Angers; Jeanne d'Arc assistant au sacre de Charles VII, par Ingres (1855). Parmi les œuvres plus récentes, on distingue : \a. Jeanne d'Ai'c, de Bastien-Lepage, très remarquable, malgré quelques imperfections (1880); Jeanne d'Arc victorieuse des Anglais rentre à Orléans et est acclamée par la population, par Jean-Jacques Scherrer (1887), et enfin, Jeanne d'Arc à Domremy, de M"»* Demont-Bretou, qui figure au Salon de 1873.

Arc ou Har (anc. Laris), fi. côtier du dép. des BoucJies-du-Rhôno, se jette dans l'étang de Berre après un cours de 70 kilom. — Torrent puissant et terrible du dép. de la Savoie, sorti du glacier de la source de l'Arc ; il baigne Saint-Jean-de-Maurienne, Aiguebelle, et se jette dans l'Isère, après un cours de 150 kilom. environ.

Arc, comm. de la Ha (iiay, dont elle constitu

deux arcades palmaires, Yarcade palmaire profonde et X'arcade palmaire supei'ficielle. w Arcade plantaire, Courbe à convexité antérieure, décrite par la terminaison de l'artère plantaire externe. V. Encycl.

— Hist. littér. Académie des arcades, ou plutôt des arcadiens. V. académie.

— Mécan. Se dit d'un demi-cercle en fonte qui sert à lier les colonnes de deux machines à balancier.

— En T. de travaux publics, on donne quelquefois ce nom aux arches qui soutiennent un viaduc, une galerie.

— Techn. Partie de la châsse d'une lunette qui embrasse

le nez. il Dessous d'un talon de bois coupé en arc. u Pari io d'un balcon ou d'une rampe d'escalier disposé en fer à cheval, n Arcade de la selle, Partie cintrée qui se trouve devant et derrière à l'arçon.

— Encycl. Archit. et génie civ. On appelle arcade toute ouverture pratiquée dans un mur et couronnée par un arc quelconque, dont elle emprunte le nom. Ainsi il y a des arcades en pleiîi cintre, en fera cheval, en ogive, etc. L'arc de toute arcade repose sur des points d'ajjpui qui sont des colonnes, des pilastres ou des pieds-droits, et i! est formé de pierres appareillées, appelées, d'une manière générale, claveaux ou voussoirs, mais qui reçoivent des dénominations particulières, clef, contre-clef, sommiers ou coussinets, suivant la place qu'elles occupent. La surface concave formée par le dessous des voussoirs se nomme intrados, et la surface convexe formée par leur partie supérieure s'appelle extrados. On dit qu'une arcade est réelle on praticable, quand elle forme véritablement une ouverture, et qu'elle est aveugle ou feinte, quand elle n'est que simulée. Dans ce dernier cas, elle est imiquement destinée à servir d'ornement, et on l'exécute souvent par les procédés de la peinture. Quelquefois, on inscrit deux ou trois arcades dans une plus grande : on dit alors qu'elles sont géminées ou ternées. On appelle enfin arcade lobée l'arcade découpée et décorée suivant des portions de cercle plus ou moins nombreuses et se rapprochant du demicercle.

— Anat. Arcades dentaires. Les dents forment doux arcades inégales entre elles. Tune supérieure et l'autre inférieure, de sorte que dans l'état de rapprochement les doux arcades se superposent exactement dans le fond de la bouche, tandis qu'en avant l'arcade dentaire supérieure dépasse ou entoure l'inférieure.

Chaque arcade dentaire présente une face antérieure convexe qui répond aux lèvres et aux joues, une face postérieure concave en rapport avec la langue, un bord adhérent implanté dans les alvéoles, un bord libre, horizontal chez l'homme, répondant au bord libre de l'arcade opposée.

Arcade crurale. L'arcade crurale ou fémorale, appelée aussi ligament de Fallope, ligament de Ponpart, est une bandelette fibreuse obliquement étendue de 1 épine iliaque antérieure et supérieure à l'épine du pubis et à la crête pectinéale. Sa face supérieure forme une gouttière qui est la paroi inférieure du canal inguinal. Le bord antérieur de cette gouttière se continue avec l'aponévrose du grand oblique, et le bord postérieur avec le fascia transversalis. La face inférieure forme du côté interne la base d'un orifice triangulaire destiné aux passages des vaisseaux cruraux : Vanneau ci'ui^al. Une portion se réfléchit et va s'insérer à la crête pectinéale ; c'est le ligament de Gimbemat.

— Géol. Nom donné à certaines formes d'érosion.

ARCADE, ÉE adj. Qui a la forme d'une arcade, qui a des arcades : Un viaduc aecadê.

ARCADES n. m. pi. Famille de mollusques lamellibranches asiphoniens, renfermant les genres : arche, peC' tuncule, cucullée, etc. — Un arcade.

ArCADELT (Jacques), savant musicien, né dans les Pays-Bas à la fin du xv* ou au commencement du xvi* siècle. Il vécut longtemps à Rome, où il se rendit vers 1536, puis quitta la diapelle pontificale, à laquelle il était attaché, pour entrer au service du cardinal Charles de Lorraine, duc de Guise. II passa ensuite plusieurs années à Paris, où l'on croit qu'il mourut. Arcadelt fut un dos compositeurs les plus féconds de son temps. Ses œuvres consistent en messes très nombreuses, madrigaux à quatre et cinq voix (plus de deux cents), et en un recueil de chansons françaises avec instruments.

ARCADES AMBO (mots lat. qui signif. Arcadiens tous deux). Virgile (égl. vii) représente deux bergers, Thyrsis et Corydon, se préparant au combat de la flûte. Ambo florentes xtatibus. Arcades ambo...

Toua deux jeunes, Arcadiens tous deux...

Comme l'Arcadie n'était pas moins célèbre par ses ânes (roussins d'Arcadie), on dit quelquefois : Arcades ambo d'un couple de sots, et, en général, de tout couple qui prête à la malice, à la plaisanterie.

ArGADIE, plateau élevé, situé au centre du Péloponèse, compris entre l'Achaïo au N., l'Elide à l'O., la Messénie et la Laconie au S., l'Argolido à l'E. Son altit. mo3'enne est de GOO m.; il est entouré ou sillonné de hautes montagnes (Cyllène, Erymanthe, Lycée, MénaleJ. Nombreuses vallées, dont la principale est celle do l'Alphée. Lacs et catavothra. Forêts, pâturages, etc.

— En littérature, et surtout dans la poésie d'autrefois. Pays imaginaire des bergers purs dans leurs mœurs, fidèles dans leurs amours; séjour prétendu du bonheur pastoral.

— Histoire. Les Arcadiens, descendant sans doute des Pélasges, formaient un peuple pasteur qui a joué un rôle très secondaire dans l'histoire. Vers le milieu du vu" siècle avant notre ère, ils lapidèrent leur roi Aristocrates, qui avait trahi les Messéniens, et abolirent la royauté. Dès lors, le pays forma une confédération de républiques {Orchomène, Mantinée, Tégée, Mégalopolis, etc.). Vers l'an 232, l'Arcadie entra dans la ligue Achéenne, à laquelle elle donna Philopœmen, son plus illustre chef. Plus tard, elle suivit le sort de la Grèce, réduite en province romaine. Elle fit partie de l'empire grec, appartint aux Vénitiens après 1204, fut conquise par les Turcs en 1470. C'est aujourd'hui une nomarchie du royaume de Grèce, qui a pour chef-lieu /"///...///^a, et qui, en 1889, comptait 148.000 hab. {Arcarfû'»s.)

ArCADIE, nom donné à la moyenne Egypte, au v siècle de notre ère, en l honneur de l'empereur Arcadius.

Arcadie (l'), poème pastoral, en prose et en vers, de Sannazar, une des œuvres capitales de la littérature italienne au XVI' siècle. La première édition parut à Venise en 1502.

L'auteur chante les amours des bergers et les occupations des pêcheurs napolitains étendant leurs filets sur le rivage ou se balançant sur les vagues d'une mer argentée. La fable off're de l'intérêt, et un charme agréable se fait sentir dans toutes les pages.

Arcadie (l'), roman pastoral de Philippe Sidney. l'un des seigneurs les plus accomplis de la cour brillante d'Elisabeth. Ce poème ne fut publié qu'après sa mort, en 1591. Très admiré lors de sa publication, il tomba ensuite dans le discrédit. « Fiction pastorale ennuyeuse, lamentable, pédantesque, qui lasserait même aujourd'hui la

paiitMH'.o d'imo jimno viorgf> anioim'nso, .< a ilit *lo VAr- CdUit! lioracr Walpolr. Oii y Imiivo iM-anniuiiis quoltiuos obsorvalioiis iiif^iMiu'iisrs, -li-s p-iniiiros <io caraciôros, dos sontinKMits ('-Icvi's, i-hIh. .i.m, mi langage noble et toujuurs parlaiLiMiicni ;i|>|'iMpi i.-, «inMii do sagos leçons (lo uiurule et de jiKliciousub rulloxioiis sur io gouvcniomont.

Arcadle (i/), tableau do Poussin. On dosigno souvent sous co litro abrtigri lo tableau appela aussi len /ierr/crs d'Ai'cadiCf ou : I^t in Arcadia eyo. C'est un des chefsd'œuvre du niaitre, dans sa manière grave et pensive. Sous un ciel pur, dans un paysage do Grèce, un couple amoureux dt-couvre une tnnihe de pasteur, qui, lui aussi, vécut et fut hrui-cux «mi Arradi.- : la Icclun^ de nus.Tii.tion,

An.i'/i<, ,,/s, ].. ■■ricin- 1.' jiMiii.' .■un|.ic'~.|'nm> rtn. tion

pleine do mystère. Cette rencontre de la mort et de la vie est une des heureuses trouvailles de l'art classique français.

ArCADIEN, ENNE(m, è^i'), celui, celle qui habitait l'Arcadie. — J^s Arcaihens.

— Adjectiv. : Jeuiics.se arcadienne.

— n. ni. Dialecte parlé en Arcadie, et qui était une variété de l'éolien.

ArCADIOPOUS. ville do l'anc. Thrace, au S.-E. d'Adrianopolis; elle tirait son nom de l'empereur Arcadius, qui la lit roounsiruire. Elle s'appelait auparavant Bergula.

ARCADIQUE adj. Syn. peu usité de arcadii:n.

Arcadius, grammairien grec, né à Antiocbe, vivait, suivatii. ipu'l(|uos conjectures, dans le m" siècle av. J.-G, 11 est auteur du» abrégé du Traité des accents, d'Hérodien.

Arcadius, empereur d'Orient, fils aîné de Théodoso

10 Grand, né en Espagne en 370 ou 377, mort en 408. A la mort de son pore (395), il eut en partage l'Orient,

Sendant que son frère Honorius était mis en possession e l'ompire d'Occident. Ce prince faible et inepte fut le jouet de deux ministres ambitieux, Rufin et Eutrope, et de son épouse Eudoxie. Déçu dans ses projets do faire épouser sa fille au jeune empereur, Rufin appela les Gotlis en Asie et en Grèce, et, après sa fin tragique, fut remplacé par Eutrope, qui no fit que contribuer à l'avilissement de l'empire, et qui fut sacrifié à. son tour. L'infiuence passa alors à Eudoxie, qui persécuta saint Clirysostome et provoqua son exil, fit dominer l'arianisme, et laissa dévaster l'empire par Alaric, les Huns cl les Gotlis. Arcadius resta complètement étranger à tout ce qui s aicuiuplissait en son nom.

Arc^US FiMii 'nisi, célèbre chirurgien espagnol, surnomma l'Anibroise Paré do l'Espagne, né en 1494, mort viT^ r.;:.. |>iitMia, à près de quatre-vingts ans, en 157.Ï, un ir;iii<- <lr i Inrurgie qui fut traduit en plusieurs langui's. Il blâmait l'usage des sutures, défendait le tamponnnmont des plaies, et se bornait à l'emploi d'un emplâtre qui porte encore le nom de baume d'Arcsus.

Arçais, comm. dos Deux-Sèvres, arr. et à 18 kilom. de Niort, à la lisière du Marais; 967 hab.

ArcaiS (Francesco. marquis d'), compositeur et critique musical, né à Caglian, dans l'île de Sardaigne, en 1830, mort à Rome en 1890. Partisan exclusif do la musique italienne, il se montra l'adversaire acharné non seulement do Wagner, mais de Berlioz et de Gounod. Comme compositeur, il a fait représenter quelques opéras bouffes qui n'ont eu que peu de succès : i duo Precetlori; Syattarello; la Ouerra «moroia (1872), etc. Dans les dernières années de sa vie, il devint directeur politique du journal VOpinione, tout en continuant d'y écrire le feuilleton musical.

ARCANE(du lat. arcauwm., secret) n. m. Opération mystérieuse des alchimistes, remède secret qu'ils préconisaient comme universel et infaillible, n Se dit ironiquement d'un remède secret, exploité par le charlatanisme.

— Par ext. Mystère, secret : Pénétrer jusqu'aux plus profonds arcanes de la science.

— Ane. chim. Nom donné à divers oxydes métalliques et à de^. sels. Il Arcane corallin, O.xyde rouge de mercure. .\lArcanc double, Sulfate de potassium. i^C est co que les chimistes appellent aujourd'hui Varcanite.)

— Techn . Composition métallique qu'on employait autrefois pour iétamago des métaux, et qui était ainsi désignée parce que losouvriers gardaient le secret de sa préparation.

ARCANETTE {net') n. f. Nom donné à la sarcelle d'été, dans Loriaiiu's régions do l'est de la Franco.

ARCANGELET {lé) n. m. Archéol. Sorte de petite arquebuse, par rurruption d'arc à jalet. V. arc

ArCANGUES, comm. des Basses-Pvrénées, arr. et à 9 kilom. do lîayonno; 1.051 hab.

ARCANITE (rad. arcane) n. m. Sulfate anhydre de potassium, inaltérable à l'air. Syn. glasêrite, aphthithaute, aputhalosk.

ARCANNE n. f. Craie rouge délayée dans de l'eau, et avec lai]tielle les scieurs de long tracent une ligne sui une pière de bois, afin de les guider dans leur travail.

11 On dit aussi arcaux.

ARCANSEUR n. m. Appareil en forme do pied-dc-biclK j)our fair4f avancer ou reculer un véhicule lourdement chargé, en agissant enlro le sol et le bandage des roues.

ARGANSON n. m. Résidu solide jaunâtre, que l'on obtient lorsque l'on distille la térébenthine. On l'appelle plus souvent colophane. V. co mot.

Arcas, fils do Jupiter et do Callisto, roi et civilisateur do la contrée qui, de son nom, fut nommée Arcadie. Sa mère ayant été métamorphosée en ourse, il faillit la tuer ù la chasse. Jupiter lui fit subir la même méiamorphose, et les transporta tous doux au ciol, où ils forment les constellations do la grande et de la jM'tite Ourse.

ARCASINEUR EUSE rad arcat) n. Argot.

< I 1' ! I [' ie 1 argent au moyen

I I I I I I I I jur apitoyer sur son

I I I qu'il produit, ou de

I 1 1 il no veut pas se pré- **

I I I 1 les adeptes nom- *''c*>"'*c"r-

I / " ^ •/ il n II On dit aussi aracsii'-n, KNiVE. ARCASSE f lu lat arca coffre) n. f. Assemblage do I 111 "t t >rmant la partie m le 1 un navire en bois, I irrièro cane et se reliant i 1 tambot et aux ostains.

ARCAT {ta — terme dai^ot) I m 11 Fane xinaicat Es ro- I i r de I argent à quelqu un

1 moyen dune lettre de Jëiu>,al m \ vrcasinecr

Arcate CtOor \ Arcot.

ARCATURE n f Motif ar- -Iiiit.Liural compose d un certain nonibro de petites arcades réoUos ou femtes, et que supportent des consoles ou des colonnes : C'eut le stule of/i val qui a fait le '

plus fjrand usaye

des ARCATL'RES

comtne motif de décoration.

ntnr

ba^

?=~der/iaussée, quisoiit placées sur l'appui des fenêtres , les arcature.s de couronncn^ent, qui régnent au- "..i.a.,.u.v.o.

tour dos galeries et sur les corniches des tours ; et les nrcntures-ornements, qui servent à orner les portails, les autels, etc.

ARCAUX (câ) n. m. pi. Techn. V. arcanne.

ARC-BOUTANT (rad. arc-bouter) n. m. Construction en foriiH- iK' il.'iiii-arc, élevée à l'extérieur d'un édifice pour soui.-nir h-s iiiiirailies contre la poussée des voûtes. Il PI.

Des ARCS-iJUUTANTS.

— Fig. .\ppui, principal défenseur d'une doctrine, d'une cause, d'un parti : Les Pères de l'Et/lise ont été les arcs- BouTANTS de la religion, il Se dit en parlant des choses : Le travail, c'est /'arc-boutant de l'ordre. (E. de Gir.)

— Constr. Pièces de charpente qui servent de soutiens, do contreforts. On les appelle aussi CONTRE-FICHES.

— Mar. Pièce de bois ou de fer destinée à consolider un objet, écarter un cotdoi^c. A7'Cs-boutattis de beaupré, de brassayagCf de hune pour galhauljans de travers, de martingale, etc.

Ai'cs-boutaîtts de coittes, ou de her, destinés à consolider les bers de lancement dos navires.

— Techn. Barreau de fer droit ou chantourné destiné à bouter une grille, un balcon, il Barre dune porte cochère, dite aussi pierf-^ebicUe. Il Branches de métal

3ui supportent les baleines 'un parapluie, quand il est ouvert. Il Arcs boutants d'un carrosse. Verges qui servent a tenir en état les moutons.

— Syn. Arc-boutaDt, pivot- h'nrc-boutant soutient un mur, une voiite. he pivot, en même temps qu'il soutient, sert à faire tourner, ii Au fig., l'arc-boutant est l'appui ou le soutien d'une entreprise ou d'un parti : Z*o/i Quichotte était le grand arc-boutant de la chevalerie errante. (Lo Sage.) — Pour pivot, l'idée de mouvement autour du soutien existe toujours au fig. : L'intérêt est le pivot de presque toutes les actions humaines.

— Encycl. h'arc-boutant est une invention propre à l'architecture ogivale : il est l'expression la plus franche et la plus énergique du modo adopté par les constructeurs du moyen â^e. Jusqu'à l'application des arcs-bou-. tants dans les églises gothiques, tout est tâtonnement ; du moment qu'ils sont nettement accusés dans les constructions, la structure des églises se développe dans son véritable sens : elle suit hardiment la voie nouvelle. Le problème que les architectes de l'époque romane s'étaient donné à résoudre était celui-ci : élever des voûtes sur la basilique antique. La basilique antique était couverte par dos charpentes ; l'abside seule étiiit voûtée : dans notre climat, les charpentes ne préservent pas complètement de la neige et du vent ; elles pourrissent assez rapidement ; elles sont exposées à être brûlées. Elles le furent souvent : d'abord par les envahisseurs normands, puis par le fait d'accidents naturels, foudre,incendie. etc. Aussi, dès le X* siècle, se préoccupa-t-on de voûter les nefs des ^lises. Mais les murs des basiliques ne pouvaient présenter une résistaoce suffisante à la poussée des voûtes hautes ou basses. ]

Arc-boutant.

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