‹ Nouveau Larousse illustré (volume 3)Chapitre 406 sur 828 · ARGYLL · texte numérisé non relu

ARGYLL

Argout

-AiH

cliitoau

ler, nu en 178-^ •o), mort à Paris on 1858.

C'est lui (iiii mI.miii rii iliarlos X, à Saint-Cloud, lo retrait dos ()i.1miii,;iii, rs, ,t (jui accompagna de Sussy à l'IIôtcl do Villf, (|it;iii'l I.aFayf'UG fit entendre !c mot fameux " Il est trop tard! <• A partir do 18:î0, il entra dans la composition d'un grand noinhro do ministères, et devint gouverneur de la Eanfjuo. Ajîrès lo coup d'Etat du 2 décembre, il conserva ses fonctions et fut compris, en 1852, dans la promii^re promotion des sénateurs. Lo nom do d'Argout était, sous le gouvernement de Louis-Pliilippo, devenu proverbial, à cause de la dmionsion vraiment remarquable do son nez. On disait : un nez à la d'Arffout.

ArgOVIC.uu dos vingt-deux cantons de ia Confédération sui-^so (cap.

Aarau) ; 193.830 hab. [Ai'fjoviens, enrif's) sur i.lor» kil. carr. Ce canton, tr6s Im,, i, n II. in pâturajjes, fertile en .11 :' i : il aussi des vins ostiiii \ : i' ; I >•> sources d'eaux minéruic- i-i Lluruiales; élève do bétail pour la bouclierie. Industrie active ; fabrication do tissus do coton, de soie et de til, chapeaux de paille, etc. Formé en 1798 seulement, co canton dépendait auparavant de ceux do Berne et do Zurich; c'est, depuis la constitution de 1831, uno république avec gouvernement représentatif.

— BiBLiOfiR. : Millier, derKanton Argau (Zurich, 1870-72).

ARGOVIEN (in — de Argovie, nom do Heu) n. m. Nom qui a été donné par Marcou à un étage calcaire du Jura Cet étage forme uno transition entre les terrains 1 et corallien.

Salii oxford i(

ARGU, UË (lat. argutus) adj. Fin, subtil, rusé. (Vieux.)

ARGUE (f//(e) n. f. Machine dont font usage les tireurs d'or pour dégrossir los lingots d'or et dargcnt, en les faisant passer successivement à travers certaines filières dont les trous vont toujours en diminuant de diamètre. On dit : Tirer à l'argue, pour Passer les lingots à la filière.

— Bureaux de l'argue. Bureaux publics établis autrefois à Paris et à Lyon, où les tireurs d'or allaient faire dégrossir leurs lingots.

ARGUE igfie) n. f. Nom du cabestan sur les galères dos XVI» et xvii" siècles, il Au xyii' siècle, on entendait par « argue n un bâtiment large et court, à fond plat, employé encore dans les mers du nord pour transporter le vin.

Argueil, ch.-lieu de cant. (Seine-Inférieure), arrond. et à 25 kilom. de Neuibhàtel, près de l'Andelle; 471 hab. — Le cant. a 15 comm. et G. 325 hab.

ARGUEL (gliel) n. m. Bot. V. argel.

ArguelleS (Augustin), homme d'Etat espagnol, nÔ en 1775 ù Kibadasella(A5tnries), mort à Madrid en 1844. Après avoir rempli doux missions diiilomati(|ues à Lisbonne et à Londres, il fut, de 1812 à 18U, élu député auxCortés, où son éloquence le fit siirnomnicr lo diviu et lo Cicrvon espagnol. Au retour de Ferdinand VI fi8it\ il fut déporté. Après la révolution de 1820, il reçut le portefeuille de l'Intérieur; mais, en 1821, il donna sa démission. Il dut passer en Angleterre après le renversement de la Constitution, et il y .resta jusqu'à ramnistic do 1832. Il disputa à Espartero la .diç:nité de régent, et fut investi de la tutelle de la jeune . roine Isabelle et de sa sœur, jusqu'à la révolution de 1843.

ARGUER U/u-ê — lat. argucrc, prouver. L*e muet cl \'i qui suivent le radical doivent prendre le tréma r J'argue, tu arguës, il arguë. A'oiw ai-guïous, vous arguîez) v. a. Reprendre, contredire. (Vieux et inus. en ce sens.)

~ Prat. Accuser, soupçonner de : Arguer de faux ime pièce, un acte.

— V. u. Déduire une conséquence d'un fait, d'un principe : Vous ARGUEZ mal à propos de ce fait que...

rcpi-i

Arguijo, Arguixo ou Arguiso (Juan DE^. poète et

musicien espagnol, no à Séville vers 1630. Les amis d'Arpuijo ont célébré son génie; mais, ses œuvres étant à peu

f)rès complètement perdues, on ne sait si elles méritaient os éloges décernés à leur auteur.

Arguin (pron. Argouinne), potito llo françai-so de l'océan Atlantique, près do la côte du Sahara, à. l'ontréo do la baie du même nom, Elle est entourée do récifs très dan''oroux, près desquels se trouve lo banc d' Arguin, célèbre par le naufrage do la Médune (2 juill. 1816).

ARGULE ou ARGULUS (/u«4) n. f. Gonro do crustacés, type do la famille des argulidés, ot dont l'espèce la plus connue est Vargulus foliaceus, qui vit on parasite sur les carpes.

ARGULIDÉS n. m. pi. Famille do crustacés copépodes, sous-ordro dos brancfiiures, renfermant les genres argulus, ggropeltis, etc. — Un augdlidé. V. oranciiiukks.

ARGUMENT (rad. arguer) n. m. Tout raisonnement apporté à l'appui d'une at'Hrmation : Im. négation est /'argument/Virori de l'ignorance. (Boisto.)

— Signif. aussi simplcm. Indice, i)rcuvo pour ou contre; Les faits sont toujours le meilleur KnavKE^T et abrègent la discussion. (Dupanloup.)

- L'argument irrésistible, L'argent (parc© que, d'ordinaire, rien no lui résiste!.

— Astron. Quantité déterminée do laquelle dépend une équation, uno égalité, en un mot, une circonstance mathématique quelconque du mouvement d'une planète. Ainsi, l'argument de latitude ou d'inclinaison est la distance d'une planète à l'un de ses nœuds, parce que la latitude en dépend, h'argument annuel est la distance du soleil à l'apogée de la lune. La distance à l'aphélie ou à l'apogée est l'argument de l'équation du centre, h'argument se dit aussi d'un nombre qui sert dans une table à en trouver un autre : les almanachs qui donnent des indications chaque jour sur le lever et lo coucher du soleil, sont des tables à simple entrée, dans lesquelles la date est l'argument.

— Littér. Exposition abrégée d'un ouvrage quelconque. Il Sorto de prologue contenant l'exposition sommaire d'une

pièce do tnéâtre ; /.'arguml:nt était en usage citez les anciens, et on le retrouve chez nos auteurs dramatiques jusqu'au commencement du xwi" siècle. Il Dans un sens plus

Sarticulier, Sommaire d'une narration, d'une composition 'élève : Les argumknts ne doivent pas être trop développés.

— Log. Dans son sens le plus rigoureux. Raisonnement par lequel on tire une conséquence d'une ou de plusieurs propositions : Pousser, rfeue/o/ï/jer un argument. Jiétorquer un ARGUMENT. Il Argument naturelouextrinsègue, Argument que l'on trouve tout fait, parce qu'il consiste dans un texte do loi, dans un acte authentique, etc. il Argtiment artificiel. Celui que l'on tire de circonstances fortuites, n Argument en forme. Celui qui est conforme aux règles de la logique.

Il Argumerit dialectique, Argument qui, n'étant pas fondé sur des preuves irrésistibles, ne peut déterminer la conviction, il 4 rg-umenï ad hominem ou Argument per.'sonnel. Celui qui oppose à l'opinion d'un homme ses paroles ou ses actions antérieures, il Argument cornu. Dans l'ancienne logique, Nom donné au dilemme, parce que c'est un raisonnement composé de deux propositions contradictoires dont on peut également tirer ime conséquence contraire à l'adversaire, quelle que soit l'hypothèse qu'il choisisse.

Il Argument a priori. Dont la raison a seul fourni les éléments. Il Argument a posteriori, Qui est déduit de l'expérience.

— Math. Le mot « argument» s'emploie souvent dans le sens de variable principale. Ainsi, on dit: addition, soustraction des arguments, pour n addition u , « soustraction des variables ". — Dans une table qui donne les valeurs d'une fonction, celles correspondantes de la variable sont dites les «arguments ».

Argument d'une quantité imaginaire. V, affixe.

Argument sinus liyperbolique de x (arg. Sh x), argument cosinus hyperbolique de x (arg. Ch. x\ etc. : ce sont les fonctions inverses do Sh. x, Ch. x, etc. V. fonctions

HVPERnOLlQUES.

— Encycl. Log. et rhét. Tout argument est un raisonnement qui a pour objet de forcer l'esprit à admettre comme vrai co qui n'était pas connu comme tel. Or il est évident que, si l'on ne partait pas d'abord de quelque

Srincipe certain, il y aurait impossibilité absolue de prouiro la certitude. Après qu'on a posé un principe certain, il faut faire voir que la chose dont on veut prouver la vérité n'en est qu'une application particulière ; puis il ne reste plus qu'à tirer la conséquence.

Quand l'Ecole régnait en maîtresse absolue sur la théologie comme sur toutes les autres sciences, elle regardait l'argumentation comme le seul moyen de découvrir la vérité, et elle faisait consister presque toute la logique à distinguer un très grand nombre d arguments, à rechercher les conditions nécessaires pour que ces arguments fussent réellement démonstratifs. Le syllogisme était le j)remier, le plus important, le plus solide de tous; après lui venait Venthymème, qui n'était qu'un syllogisme réduit à doux propositions; puis le dilemme ou argument cornu, Vépichérème, Vinduction, le sorile. etc. Comme on était devenu très habile à manier tous les arguments, on ne manquait pas d'en trouver pour défendre l'erreur aussi bien que pour soutenir la vérité. Il y avait donc des arguments vicieux, qui se divisaient en deux espèces princifiales : les pavalogismes, qui étaient faits de nonne fol, et es sophismcs, que la mauvaise foi seule employait pour jeter la confusion dans l'esprit.

La rhétorique emploie les mêmes arguments que la logi(iue, mais elle les revêt de tous les ornements du style, ot lo syllogisnxe, dont les formes ont quelque chose de 'sec et de Vaide, est celui dont elle se sert le moins. Elle appelle lieux communs les sources des arguments.

ARGUMENTANT n. m. Celui qui, dans les discussions do l'école, argumente contre lo répondant : Les carmes prouvèrent contre tout argumentant que Pytkagore était un moine de leur ordre. (Volt.)

ARGUMENTATEUR. TRICE n. Celui, coUo qui aimo à ari^iiiiKiUii". Si> pi'.nd ordinairement en niauv. part) : Un

insi'/ipnrl'i>'h- Alti.l'MFNTATKUR.

— Atljrriiv. : L'tJijlise catholique h'cî/ point argumen- TATRiLE de sa îiature : elle croit sans disputer. (J. de Maistro.)

ARGUMENTATION (si — lat. argumentatio ; de argumentari. démontrer, prouver) n. f. Art, action d'argumenter : Jirillfr tians /'argumentation.

ARGUMENTER V. n. Faire des arguments, prouver par arguments : Les Français plus que d'autres sont dans l'u.^age ^'argumenter sur des exceptions envisagées comme règles. (Fourier.)

Argus.

— Tirer uno conRéquonco, conclure do : Aboombktbr d* la possibilité à l'effet. (Aca^l.)

— Est aussi V. a. Argumfmter quelqu'un. Lui adrossordos arguments.

S'Af^^umenter, v. pr. Se raisonner, se faire une raisoo.

ARGUMENTEUR n. m, Cclui qui argumente : Bon abgu- MENtkur. (Kotiif-ri.)

ARGUMENTUM AD CRUISENAM {Argument à la bourse), loc. lat. signif. : A défaut de bonnes rainons, ouvrir u. bourse, faire dntis un écu reluire le soleil, comme dit DOtro vieux poète Mathurin Régnier.

ARGUMENTUM BACULINUM (Argument au bâton), loc. lat. signif. Se servir du bâton en giiiso d'argument. (C'est la métliodc qui fait de Sganarcllc un médecin malgré lui.)

ARGUS (guss — de Argus, n. pr.) n. m. Genre d'oiseaux gallinacés, famille des phasianidés, renfermant Ïoh géants des faisans, à pennes brachiales très développées, à queue très longue, dont les rectrices sont ocellées. Habitent la région indo-malaise. Citons l'yrgus géant [argus giganteus), ayant plus de 1 m. de long(ré*gion indo-malaiso,Malaccaet Sumatra). Uno forme plus petite, de Bornéo, a été distinguée sous lo nom de ar// iwanu«Grayi.{V. REINHARDTIA.) Il Lo nom d argus aété donné àdivers animaux, papillons, poissons, araignées, dont la robo est ocellée.

Argus (guss), surnommé Panoptès (qui voit tout), prince argicn qui avait cent yeux, dont cmquante restaient toujours ouverts. 11 était fils d Agénor ou d'Inachns. Junon le chargea de la gardo d'Io.

Mercure, envoyé par Jupiter, l'endormit au son de sa flûte, et lui coupa la tête ou le tua à coups de pierre. Junoo sema ses yeux sur la queue du paon, qui fut dès lors consacré à cette déesse. Le nom de « Argus n a passé dans la langue et est devenu le synonyme d'un homme très clairvoyant, et, plus généralement, de surveillant incommode : Dès que l amour déifient jaloux, il a cent yeux comme Argus; mais de ces cent yeux, il n'y en a poM deux qui voient juste. (W. Muller.)

Le sieur Argus avait cent youx ;

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