‹ Nouveau Larousse illustré (volume 3)Chapitre 421 sur 828 · ARMÉNIENS · texte numérisé non relu

ARMÉNIENS

— Adjectiv. Qui appartient à l'Arménie ou à ses habitants : Les populations arméniennes. Il Qui appartient à l'Eglise arménienne : Rit arménien.

— Encycl. Malgré de nombreux mélanges avec des Sémites, des Kurdes, des Turcs, des Mongols, des Turcomans, etc., les 5 rail- lions d'Arméniens qui vivent actuellement en Turquie, en Perse, en Russie et dans quelques autres contrées de l'Asie, du sud-est de l'Europe, de l'Afrique ot même de l'Amérique, offrent des traits assez typiques. Ce sont dos hommes d'une taille au-dessus de la moyenne, qui ont presque tous les yeux et les cheveux très foncés, la tête haute et ronde , la face moyenne, les oreilles grandes, le nez droit, souvent aquilin, et la bouche plutôt large. Beau- T\,c' arm^mcna de la Perse coup ont la tête artificiellement aplatie d'avant en arrière Les femmes, de petite taille, jouissent d unt grande reputati )n de beauté.

L'Arménien a une véritable vocation pour la banque et le commerce. On le représente volontiers comme fourbe, rapace et cruel. E. Chantre dit qu'il est intelligent, laborieux et économe ; il vante son patriotisme, son caractère charitable et hospitalier, ses aptitudes pour les arts, la poésie et les sciences. Quoique chrétiens, les Arméniens tiennent leurs femmes dans une complète dépendance; en Turquie, elles passent leur vie au fond du gynécée, comme les femmes musulmanes.

ArmENINI {Giovanni Battista), peintre italien, né à Faeuza en 1540, mort en 1609. Ses tableaux sont très rares. Sa patrie a conserve de lui une Assomption de la Vierge. Il entra dans l'Eglise, et se consacra exclusivement à la théorie de son art. 11 publia un traité estimé : les Véritables Préceptes de la peinture (Ravenne, 1581).

ARMËNISTE [niss) ou ARMÉNISANT, ANTE n. Personne versée dans la connaissance de l'arménien.

ARMENTA n. m. Nom vulgaire du bisou d'Amérique.

ARMENTAIRE (lat. armentarius; de armentam, troupeau) adj. Qui a rapport aux troupeaux de gros bétail.

ARMENTEUX {<:û), EUSE [du lat. armentum, troupeau] adj. <.>iii |M.-^ril.-. i[ui renferme de nombreux troupeaux de gros lictail : '^.'//^■(■e ARMENTEUSE. (Peu usité.)

ArmENTIERES, ch.-lieu de cant. (Nord), arrond. et à XC kilom. de Lille, sur la Lys; 29.603 hab. [Armentiérais, aises.) Nœud dévoies ferrées du ch. de f. Nord. Ecole nationale professionnelle. Distillerie, dentelles, toiles. Li situation de cette ville, entre la France et la Belgique, l'a exposée pendant plusieurs siècles à toutes les calamités de la guerre : elle fut prise et incendiée par les Anglais en 1339; pillée par les Français en 1382, détruite par les calvinistes en 1566, occupée par les maréchaux de Gassion et de Rantzau en 1645, par l'archiduc Léopold en 1647, par les Français en 1667, et demeura à ces derniers par suite du traité d'Aix-la-Chapelle, en ir.68. (Le cant. a 8 comm. et 49.474 hab.) — Une comm. de Seine-et-Marne, arr. et à 13 kiloni. de Meaux, sur la Marne, porte le même nom (485 hab.}.

ARMER {lat. annare; de arma, armes) V. a. Pourvoir, fournir d'armes : Armer la multitude, ce ne sera jamais constituer une armée. (E. de Girardin.) ti Mettre sur pied, réunir un corps d'armée : Etat qui peut armer cent mille hommes, n Faire des préparatifs de guerre : Au sein de ta paix, toutes les puissances de l'Ei

— Revêtir quelqu'un de ses armes, C( d'armure, en parlant d'une partie du corps qu'un de toutes pièces. L'armer de pied en cap. Le munir, le couvrir de toutes les pièces d'une armure.

— Par anal. Garnir d'armes, de tout ce qui peut servir d'armes; mettre en état de défense: Armer wie place, une citadelle. Il Garnir de pièces destinées à rendre plus solide, plus dangereux : Armer une massue de pointes de fer. Armer un manche d'outil d'une virole de cuivre.

— Soulever, irriter ; exciter à la guerre, au combat : Les disputes de la religion ont souvent armé des peuples les uns contre les autres. (Lav.)

— Fig. Fortifier, prémunir : La philosophie nous arme contre la pauvreté. (La Bruy.)

— Armer un fusil, un pistolet, Tendre le ressort qui met le chien en état de s'abattre et de faire partir le coup. (On dit, dans le même sens, Armer le chien, la batterie d'un fusil.) Il Armer un canon, Y mettre le boulet, ii Armer ses ongles, ses griffes, Les aiguiser. — Se dit en parlant de certains animaux : Le chat arme fréquemment ses griffes.

— Blas. Armer un écusson. En figurer les armes.

— Fauconn. Armer l'oiseau. Lui attacher des sonnettes aux pattes, il Armer les cures de l'oiseau. Mêler de la chair

quins d'hommes et de chevaux est admirable. — Un autre Armeria remarquable est celui do Turin. V. Tubin.

ARMÉRIE (du celt. al mor, au bord de la mer) u. f. Genre de plantes, section du genre statice.

ARMERIE n. f. Au moyen âge. Salle, galerie, puis grande armuire où les seigneurs châtelains renfermaient leurs armes. C'est de ce mot que dérive notre mot " armoire ".

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