ABRICOT - ABRUTISSANT
clic lirillo facilement. Un peu avant de la retirer du feu, 01, V ajoute les amandes de la moitié des noyaux, préalablcinent passées à l'eau bouillante pour en retirer la peau, et coupées en filets. -, On peut ne mettre quuno dernilivro do sucro par livre de fruits, mais alors il faut faire cuire trois quarts d'heure.
Confilurc d'abricots. Elle s'obtient en faisant cuire au grand boulé une quantité de sucre un pou supérieure à colle des abricots, pour y mettre ensuite les fruits. Lorsque ceux-ci sont cuits, on les range dans les pots; puis on fait cuire do nouveau le sirop au grand boulé, et on le verse bouillant dans les pots, à travers un tamis de crin.
Miricots à fcau-de-i'ie. On pique les fruits çà et là, avec une aiguille, jusqu'au noyau, puis on les met d'abord dans do l'eau fralclie ; ensuite" sur le feu dans un sirop bouillant; il faut avoir soin de les enfoncer avec l'écumoire iusqu'i co qu'ils ne montent plus. Apres les avoir fait égoutter, on les range dans une terrine et on verse dessus du sirop, qu'on a clarifié avec un peu do blanc dœuf. On les lai.sse ainsi pendant vingt-quatre heures, puis on les pose doucement dans des bocaux et on y verse du sirop mélangé avec une quantité suffisante d'osprit-de-vin.
Liqueur cCahricots. Elle s'obtient en faisant cuire les fruits dans du vin blanc, au(|uel on ajoute,^ des que l'ébuUition commence, du sucre concasse, do l'esprit-devin et un peu de cannelle. On laisse infuser pendant qliatre ou cinq jours, on passe ou on filtre, et on met en bouteilles.
ABBICOT-ALBERGE n. m. Variété d'abricot : La chair dr /Anitic«T-.M. BERGE est d'un qnût vineux, li'ljércmt'nl amer.
— .Se dit aussi quelquefois de l'arbre qui porte ce Iruii. ABBICOTÉ n. m. Bonbon fait d'un morceau d'abricot
entouré de sucre.
ABBICOTÉ, ÉE adj. Qui tient de l'abricot. Il Prune nftricotée Variété de prune ressemblant à la reine-Claude, mais'plus grosse et plus allongée.
— n. f. : /.'abricotée est une variété de prune a gros fruit dont la chair est ferme, inusijuée, excellente, it Variété de pêche : i'ABBicoTÉE a un peu le goût de l'abricot.
ABMCOTEB V. a. Greffer un abricotier sur un autre arbre : Abruoter un prunier.
ABRICOTIER n. m. Arbre fruitier du genre prunier, de la famille des rosacées.
— Abricotier-alberge, Arbre qui produit des abricotsalberges. Il Abricotier de Sibérie, Arbuste liant d'environ 2 mètres, à jolies fleurs rouges, cultivé dans nos jardins d'agrément. Il Abricotier de Driançon, Arbre qui croît dans Ies°\lpes du Dauphiné et en Piémont, et dont les graines fournissent l'huile douce employée sous le nom d'huile de marmotte. Il Abricotier de Saint-Domingue, Un des noms vulgaires de la mammée américaine. Son fruit est excellent et la distillation de ses fleurs donne une liqueur assez renommée, appelée la crifofe. ....
Encvcl. Onpenseque l'abricotier vientdArmér-" —'•
son nom scientifique {prunus armeniaca), ou plus " blablement do l'Asie septentrionale. C'est un arbre peu élevé, à rameaux étalés ou redrossés, couvert de feuilles ovales, arrondies, un peu cordifornies , ses fleurs, blanches et assez grandes, paraissent de bonne heure et avant les feuilles. Son fruit est gros, jaune rougeàtre, à chair .sucrée et aromatique. L'époque de maturité varie a\i.c les climats.
L'abricotier est surtout recherché pour ses fruits On le cultive en grand dans plusieurs localités, notamment aux environs de Paris, de Clermont-Ferrand, d'Agen. 11 a produit un grand nombre de variétés : Vabricot-pêche, les abricots gros, commun et royal.
On cultive l'abricotier de deux manières : en plein vent, ou on espalier. Comme la plupart des arijros fruitiers, l'abricotier peut ôtrc à basse tige ou à haute tige.
L'abricotier préfère les terrains calcaires. On propage ses diverses variétés par la greffe, sur la variété commune, sur le prunier ou l'amandier, ou par semis, principalement pour l'abricot-p^chc ; le bois de l'abricotier ne s'utilise guère que pour les ouvrages de tour.
ABBICOTIN, INE adi. Au féminin, il se dit d'une variété de iirune qui ressemblo à l'abricot : Prune ABRtcoTINE. Il On dit aussi substantiv. Z'ahricotine.
— Au masculin, il no s'empl. que substantiv. et sert à désigner une espèce d'abricot, ou l'arbre qui porto ce fnnt
ABRICOTINE n. f. Sorte do marbre : X'abricotin partie des marbres qualifiés n brécheeiolette ». (Ha^
ABRICOTIS n. m. Nom donné par les confiseuis ù une préiiaration de l'abricot.
ABRICOT-PÊCHE n. m. Espèce d'abricot qui so rap ]>rocho do la pèche : /.'ABRtcoT-PÊCHE est le plus (pas da at,ricots. Il vSe dit aussi de l'arbre nui porte ce iruit /.'ABRicoT-PÈciiE est le meilleur pour l espalier.
ABRIER (du lat. apricare, iiroprcm. mettre au soleil) V. a. Abriter (mot vieilli au sens général, encore employé commo terme de marine et d'horticulture).
ÂBRIÈS (col d') ou COL DE SAINT-MARTIN, ou COL TU-. PRALI, double col dos Alpes lranco-it;ilicnnes, entro le Qucyras et l'Italie, la haute vallée du Guil et la vallée vaudoise de la Germaguasca ou Prali. Alt. : 2.G00 m. environ. — 11 tire son nom i'Abriès, village des Hautes-Alpes (arr. et à 70 kilom. do Briançon), au confluent du Guil et du torrent du Bouchet; 841 hab.
AbrIL (Pierre- Simon), en latin Aprilns, grammairien et logicien espagnol, né vers 1530 à Alcoraz, près do Tolède. II a contribué largement à la diirusion des humanités classiques dans sa patrie. Il a traduit on espagnol les Lettres do Cicéron, les Comédies de Térence, les Fables d'Esope, \Si Politique d'Aristote, etc. Outre uno grammaire grecque et une grammaire latine, on lui doit un 'Traité de logique qui a été longtemps célèbre.
AbRINCATUENS (en latin Ahrincatui ou Abrincal.T}. peuple de la Gaule, dont la capitale était Avranches.
M [au ird)
ABRITANT, ANTE adj. Qui abrite. Se dit des feuilles nui, pendant le sommeil de la plante, se penchent sur les fleurs commo pour les abriter.
ABRITER (rad. abri) v. a. Mettre à l'abri, protéger : L'Atlas ABRITE le nord de l'Algérie des vents brûlants du désert.
— Gramm. On ditiABKiTER contre, abrjtek de, abriter sous, ABRITER deiTière.
S'abriter, v. pr. Se mettre à l'abri : Il ne faut pas s'abriter sous un arbre pendant un orage.
— Fig. Chercher un refuge, une défense, une protection contre : Les citoyens s'abritent sous la loi.
— Réciproq. Se secourir: Unissez-vous les uns les autres ; appuyez-vous et abritez-vous mutuellement. (Lamenn.)
ABBIVENT n. m. Tout ce qui sort à mettre à l'abri du Il Petite hutte en .
Abrivei
Projet abroga
branchage:
— Art milit. Appentis que lessoldats fabriquent en claies ou en paille, pour se garantir des injures du temps et de la rigueur du bivouac.
— Techn. Paillasson qui protège les plantes contre le vent, il Paillasson dont lo briquetier couvre four pour empêcher la déperdition du calorique.
ABROGATIF, IVE adj.
Qm a pour objet d'abrogc
G.VTlVE.
ABROGATION {si) n. f. Annulation, abolition d'une loi, d'un décret, d'un arrêté, etc. : /.'abrogation ne saurait atteindre le droit naturel.
— Par ext. Suppression d'une coutume, d un usage, etc. En ce cas, il vaut mieux dire abolition.
— Enctcl. Dr. L'abrogation est expresse ou tacite : expresse, si la loi déclare d'une manière formelle et positive que la loi antérieure est abrogée ; tacite, si la loi nouvelle, sans déclarer expressément que la précédente est abrogée, contient un ensemble de dispositions incompatibles avec les anciennes. Elle ne peut résulter de la désuétude ou de la persistance d'usages contraires.
ABROGATOIRE adj. Qui a pour but d'abroger ; Clause abrogatoire.
ABROGEABLE adj. Qui peut OU doit être abrogé : Toute loi est ABROGEABLE par les pouvoirs qui l'ont rendue.
ABBOGER v. a. (lat. abrogare, même sens. — Prend l'e muet après le g, devant les voyelles A, o : Nous abrogeâmes, nous abrogeons, etc.). Supprimer, annuler, abolir (se dit surtout des lois, édits, décrets, arrêts, ordonnances, etc.) ; // faut abroger formellement une loi, ou la maintenir en vigueur.
— Par ext. So dit des coutumes, des us^es, etc.
— Fig. Anéantir, détruite entièrement : On cherche vainement à abroger le paupérisme.
S'abro|er, v. pr. Etre abrogé, cesser d'être en vigueur : Les mauvaises lois s abrogent d'elles-mêmes. (Boistc.)
— SvN. Abroger, abolir, annuler, casser, infirmer, révoquer. V. abolir.
ABBOHANI n. m. Espèce de mousseline blanche fal ii quée avec du coton et qui vient des Indes orientales
ABBOK {brok' — mot arabe) n m Gran I rayures bleues et blanches dont se drapent les femmes
AbbOLHOS, ilôts et récifs de l'Atlantique, éloi- ■ plus de 50 kilom.
le brésilienne (partie mérid. de la prov. de Bahia) ; le principal ilôt est Santa-Barbara. Pêcherie. — Il existe aussi des écueils appelés Abro- Ihos, ou encore Houtman Bocks, sur la côte occid.
de l'Australie.
ABBOMA (du gr. n priv.
et broma, nourriture) n. m.
Genre de sterculiacées habitant l'Asie, très voisin des genres theobroma (cacao) et kola : L'ecoree des abromas sert à faire des cordages.
ABRONIA (du gr. abros, mou, élégant) n. f. Genre de plantes de la famille des nyctaginécs, dont on no connaît
Scia
Abronia.
h'wAi qu'une seule espèce, Vahroii NIAS sont des plantes herbacr.. :,,
— Encycl. îj'abrojtia à '»,.■ à tiges grêles, rampantes nu i beau rose lilacô, so suc ... [ < novoinliro ; i-lhîs exhalent unt' viiMii dans loiis les sols, se sème vn plriiie liTTc. au m
ABROPHYLLUM {llom' — du pr. abros, mou, clogant, otphullo7i, feuille) n. ra. Genre do plantes de la famille des saxifragacées.
On n'en connaît qu'une espèce, Yabrophifllum omans, petit arbre de la iSouvello-Galles du Sud (Australie).
ABROSTOLE (du gr. abros, mou, rli't^ani,, et stolê, vôtement) n. m. Genre d'insectes lépidopicri\s,faTiiilIo dos nocturnes, tribu des plusides.V.PLUSiK.
— Enctcl. Le çrenre ahrostole renferme trois espèce d'Europe. La plus commune est ï abrostole triplasie, doii les ailes sont d'un brun luisant, à reâets violacés. K!!' se montre en été. Sa chenille vit sur la.grande ortie.
ABROTANELLE (rad. abrotamm) n. f. Bot. Genre de plan tes de la famille des composées, originaire des Malouin--^
— Comm. Sorte de taffetas léger et peu lustré, analo;.^! à celui que Ton fabrique à Lyon ût que Ton nomme njWMv.
du gr. cidof!, formel n. f. Espèce de madrépore i\y\'.
ressemble à lai rone, et qui \ i sur les rochcr.>, au fond de la
ABROTANUM
iwin')n.m. Nom atin altéré do
ABROTHALLUS
- A, Fleur grossie-
abros, mou, élégant, et tliallos, rameaul n. m. Champignon ascomycète vivant, d'après Tulasne, en parasite sur divers lichens.
ABROTONE (gr. abrotonon, même sens) n. f. Nom donné vulgairement àVaurone et à quelques plantes qui lui ressemblent, comme les armoises, les santolines, etc.
ABROTONITE (rad. abrotoné) n. m. Vin dans lequel les anciens faisaient infuser do l'aurone pour le parfumer.
ABROTONOÏDE (de abrotone, et du gr. eidos, forme) ali Qui ressemble à l'abrotone.
ABROUTI, lE adj. So dit des bois dont les premièipousses ont été mangées, broutées par le bétail.
ABROUTISSEMENT n. m. Action do brouter ; état d'un bois qui a été brouté par les bestiaux ou le gibier ; Les arbres f/àtés par /'abroutissement du bétail Jie s'élèvent i>ir:.
— Encvcl. Les gardes forestiers sont responsables il^ ABROUTissKMENTS qui ont licu dans leurs triages.
AbrudbanyA (en lat. A Ibwmts major) , ville d'Aut r i > ' (Transylvanie, comitat d'Also-Feher); 3.000 hab. Rirl mines "d'or et d'argent.
ABRUDFALVA.ville de Transylvanie (Autriche-Honi: r comitat d'Also-Feher), dans la'zono minière des lava^: d'or ; 4.600 hab.
ABRUPT, UPTE {bru-pt\ aux deux genres) adj. Se 'lit. d'un terrain, d'uu rocher à pente rapide et comme rompu : Le i^ersayit italien des Alpes est plus abrupt que le versin,/ fj'ançais.
— Fig. Rude, qui n'a pas été adouci par l'instrucliou, l'éducation, en parlant du caractère, des manières, '\r-< habitudes, etc. : Du (hœsclin était un homme abrui-t, Sans suite, sans liaison ; heurté, haclié, en parlaiii style : L'effet du style de Vert/niaud résulte d'un cli>j<' brillant df- fqures abruptes et serrées. (Ch. Nodier.)
— Syn. Agreste, âpre, inculte, raboteux, revêche, ruric, rustique, sauvage.
— Anton, Douce fpenle), insensible (ponte), plat, uni. — Affable, aimable, bienveillant, civil, complaisant, cordial, courtois, éduqué, gracieux, poli, riant, sociable.
ABBUPTEMENT hrup-tc) a.(\\. D'une manière abrupte; liizarrenient, Inégaleinont, irrégulièrement : Les pentc-tilu mont Blanc s'abaissent abruptement rt'M l'est.
— Fig. Inopinément, sans préparation, sans ménagement : Parfois les f/rands orateurs débutent abruptemen'T.
ABRUPTINERVE ailj. Se dit d'un organe et particulièrement dune feuille dont les nervures s'interrompent bru^^quement, au lieu de diminuer graduellement.
jiBRUPTiON {sf — lat. abruptio) n. f. Chir. Fracture transversale d'un os, avec surfaces inégales et rugueuses.
— Rliot. Figure qui consiste à supprimer les transitions, pour donner au style plus de vivacité, d'animation.
ABRUPTIPENNÉ, ÉE adj. Se dit d'une feuille pennée qui na pas de foUole impaire terminale, et dont lo pétiole commun n'est pas terminé par une vrille : Feuille abrupti-
ABRUS ibrnss — du gr. abros, mou, élégant) n. m. G de légumineuses papilionacées, série des viciées, à o\ presque sessile et multiovulé. Les «ôrws sont des ou des sous-arbrisseaux à tiges grêles, souvent volubilcs et à tleurs petites, roses ou blanches. On les trouve dans tous les pays chauds : au Gabon, en Egypte, aux Indes, etc. Il On dit
aussi ABRE.
— Encvcl. On emploie les racines do Xabrns precatorius ronimo celles des réglisses, et ses graines, rousses, tachées dim point noir, servent en Amérique à faire des chapelets ou des colliers. Pulvérisées, ces graiiiessont employées, on théraiieutique, sous le nom de ^t'- Qiiinhi. V. ce mot.
■bir
Abrus.
ABBUTI, lE (rad. brute) n. et adi. Se dit des personnes qui sont devenues stupides, des licliét)''s ; C'est un abrdti. Race abrotie.
ABBUTIR V. a. Rendre semblable à la brute; rendre ino]ite, stupide ; abêtir : L'excès du vin dégrade l'homme et /'abrutit à la longue.
— Par ext. Confondre quelqu'un, le mettre hors do lui, l'étourdir, l'abasourdir : abrutir par des menaces.
S'abrutir, v. pr. Devenir comme un bête brute ; devenir stupide : L'homme aime mieux s'abrutir o bon marché, que de .'l'ennoblir à grands frais. (6. Sand.) Il En parlant des facultés intellectuelles et morales, S'altérer, s'affaiblir: Notre (îïue s AaxiVTlT par l'oisiveté.
^ Syn. Abrutir, hébéter. flébéter, c'est émoussor la vivacité de l'esprit. Abrutir, c'est rendre incapable de rioB comprendre et de rien sentir.
ABRUTISSANT, ANTE ailj. Qui abrutit ; et, par pxtons.,
Qui (^norve l'osiirit, qui l'appesantit : Vcsclavntic plonf/e l'hommr ihiiis une ADKUïiasANTK cipalliie.
ABRUTISSEMENT n. m. Action d'al)rutir. Etat d'uno
pcr.sonun :ilinitk! : /.'iuroi/neric conduit il Cahrutisshment.
MîRUTISSEUR, EUSE n. Cplni, collo nui al)rutit : /,i's
\oitt loi ADunTissEnus dc.i peuples. C'était une Amœ-