‹ Nouveau Larousse illustré (volume 3)Chapitre 548 sur 828 · AURORE · texte numérisé non relu

AURORE

AL'SCLLTATION

Jules Lofobvro ont pris l'aurore comme sujet de compositions allégoriques. Dolaplancho a sculpté un marbro qui porte ce intiii.

Aurore, planète téloscopique. n" 9Ï, découverte par Watson, le li sept. 18G7.

AURORIN. INE adj. Qui ressemble  l'aurore; qui en a la couleur, la fraicheur. (Pou usité.)

AUROS (/vjv»), ch.-I. do cant. (Gironde), arr. otà 10 kilde Bazas; liuti hab. — Lo canton a M comm. ot 7.024 bab.

la sœur d'Hèlios; comme une déesse enlevé successivement Clytos et Tithon ; comme la mère do lioîi, do Phosphores, etc. —On représcniMi-,' ^niironnée de rayons, sur un char Il iiii - i|ui précédait'le char du Soleil. '"I' > >'iinne une déesse ailée, drapée iianii', et versant la rosée sur la terre ; n'ixni do ses doigts de rose les portos do

L Aurore d'après le Guide (Rome)

AUROSULFITE (du lat. anrum, ur, et do sulfite) n. m. Sri acide double, que l'on obtient en versant un sulfite sur un aurate : Aurosui-FITE de potassium.

AUROTELLURITE (du lat. «»r«ïH, or, Ot do /e/Z»n7e) n. f. Tcllurure d'or et d'argent, ii Syn. de svlvanite, sylvaniî.

AUROUX, comm. do la Lozère, arr. et à 31 kilom. de Mende, sur le Chapeauroux, affluent de l'Allier ; 1.339 hab.

AUROUX (Nicolas), graveur français, né à Pont-Saint- Esprit, a travaillé dans la seconde moitié du xvii" siècle. Les planches au burin, la plupart tirées à Lyon, sont nombreuses.

AuROUX DES Pommiers (Mathieu), jurisconsulte de la première moitié du xviii'' siècle, conseiller-clerc au présidial de Moulins. Il est auteur des Coutumes t/énérales et locales du pnijs tt duché de Bourbonnais (Paris, 1732).

AURUGO n. m. Pathol. V. ADRIGO.

AURUM CORONARIUM (mots lat. oui signif. or de couronne) n. m. Primitivera., Couronne a'or que les peuples alliés ou vaincus prirent l'habitude de décerner aux généraux romains victorieux. De volontaire qu'il était d'abord, ce don devint obligatoire, et se changea en une taxe imposée par un général sur un peuple vaincu, et, en dernier lieu, en une taxe extraordinaire payée par les provinces à l'empereur.

AURUM MUSIVUM n. m. Etain sublimé qui a pris une couleur dorée, utilist-e dans l'enluminure et la peinture sur verre, il On dit en français or mussif.

AURUNCUS (Posthumius Cominius), consul en 501 et en 493. C'est pendant son second consulat qu'eut lieu la retraite du peuple sur le mont Sacré. Auruncus fit une expédition heureuse contre les Volsques et fut ensuite un des envoyés choisis pour aller détourner Coriolan de combattre sa patrie.

AURURE (du lat. aurum, or) n. m. Alliage d'or avec un autre métal : On connaît deux aurores d'argent : /'aubure d'argent pur, et /'adrure d'argent palladifère.

AUSA (lat. Alsa), petit fleuve côtier de l'Italie (Vénétie), se jetant dans les lagunes de l'Adriatique, à l'O. d'Aquilée. Constantin le Jeune fut tué sur ses bords, dans une bataille contre son frère Constance-

AUSCHWITZ ou ASWIECIM, ville de l'empire d'Autriche (Galicie), gouv. de Lcmberg, sur la Sola, et près de son confluent avec la Vistule ; 5.400 hab.

AUSGIENS, AUSCI ou AuSQUES, anc. peuple de la (iaule(Nûvempopulanie); capit. A(/sci{auj. Auch). Le dép. du Gers occupe une partie de leur territoire. — Un Aus-

CIEN, AUSCUS {kuSS) ou AUSQUE.

AUSCTTAIN, AINE (î«, en* — dulat. Akscî. les AuscicDs), celui, celle qui habite Auch. — Les Acscitains.

— Adjectiv. Qui appartient à Auch ou à ses habitants.

AuscOUSTEAUXou HAUTCOUSTEAUX(Arthur), compositeur de musique, né en Picardie vers la fin du xvi" siècle. Il devint maître de la sainte Chapelle de Pans, et eut de son temps une brillante réputation. Il a composé surtout de la musique religieuse, des cantiques. C'était un artiste instruit, dont le style avait plus de pureté et d'élégance que celui de la plupart des musicieus de son temps.

Ausculta, flli (bulle). Ce sont les deux premiers mots d'une bulle fameuse, adressée au roi Philippe lo Bol par le pape Boniface VIII. Le roi, ayant besoin d'argent pour les guerres qu'il soutenait et désirait continuer, malgré les instances du pape qui prêchait la paix entre les princes chrétiens, usait de tous les moyens pour remplir son trésor épuisé. Il voulut imposer des contributions extraordinaires au clergé. Le pape protesta, et déclara que le roi ne pouvait lever aucun impôt nouveau et irréçulier sur les oiens de l'Eglise sans son autorisation, sauf le cas où le royaume serait dans la nécessité urgente de se défendre. Malheureusement, son légat, Bernard do Saisset, parla, dit-on, au roi avec hauteur ot d'un ton menaçant. Philippe le fit emprisonner. C'est alors que Boniface VIII écrivit au roi la buHe qui commençait ainsi : a Ecoute, mon fils, les avis d'un tendre père, etc. {Ausculta^ fili) d [5 déc. 1301]. La bulle développait le principe de l'autorité souveraine du pape, puis elle reprochait à Philippe de méconnaître les droits de l'Eglise, et d'accabler ses sujets par des vexations de touf genre. Le pape terminait en annonçant au roi qu'il convoquait à Rome tous les représentants de l'Eglise de France, ajoutant : '-■ Tu pourras t'y trouver par toi-même ou par tes envoyés...; dans le cas contraire, nous ue laisserons pas de procé-

der en ton absence ainsi que noun lo jugerons & propos, i Cette bulle irrita violemment Philippe. Par son ordre, elle fut brûlée publiquement à Paris, lo 11 février 1302, on sa présence, devant les nobles ot lo peuple, et il fit annoncer cotte exécution à son do trompe, dans toutes les villes et communes do Franco. Il est vrai qu'il avait eu soin, auparavant, de falsifier lo document pontifical. A la, vraie lettre du papo il avait substitué uno lettre très courte, où les principes de la première étaient aggravés, et où l'on passait întcntionnolleme était dît dos exactions du roi sur royaume. En mémo temps, Philippe adressait à Bodî- Car.o VIII uno réponse dont voici le début : • Philippe, par la grâce de Dieu, roi de France, à Boniface, soi-disant pape, peu ou point de salut. • Lo roi exposait ensuite des idées contraires à celles du papo ot concluait : ■Ceux qui croient autrement, nons les réputons fous et en démence. • La bulle Ausculta, fili, fut un des principaux épisodes de la célèbre lutte entre Philippe lo Bel et Boniface VIII, alors âgé de 8a ans.

AUSCULTATEUR n. m. Méd. V. AUSCCLTEIR.

AUSCULTATION (ôss, »i — rad. auJiculter) n. f. Kxplora-

t 1 i r 1 i l'organisme : Cent Laënnec qui a décou-

t ^ ALsCLLTATioN médiate, n Auscultation médiate. Celle

I u se fait au moyen do l'instrument appelé stéthoscope,

\enté par Laénnec. w Auscultation immédiate. Celle qui

fait par 1 application directe de l'oreille.

Par oxt , Application do l'ouïe à une exploration

I lelconquo » Auscultation de la respiration. V. respira-

ri N I iuscultation de la toux. V. toux, il Auscultation du

r V c(f LR 1 Auscultation de la voix. V. voix, il Auseul-

t t/ton des gros vaisseaux. V. vaisseau, h Auscultation obsté-

t icale V GROSSESSE.

— Encvcl Historique de l'auscultation. Hippocrato avait reconnu que la succussion du malade produisait un bruit très notable lorsqu'un liquide mêlé à l'air se trouvait épanché dans un des côtés du thorax. Dans un passage de ses écrits signalé par Laënnec lui-même, et négligé par tous les commentateurs, on voit que le médecin grec avait eu l'idée d'appliquer l'oreille contre la poitrine : wv

nt Va.

contre la poitrine, vous écoutez...) Mais ni Hippocrate ni ceux oui l'ont suivi n'ont tiré aucun parti de cette manière (l'observer.

Harvey a pratinué Y auscultation par contact, puisque c'est la manière d'entendre les bruits du cœur. Or, dans un paragraphe de sa dissertation [De motu cordis, etc.), il signale le bruit du cœur à l'état physiologique; il le compare à celui de la déglutition du cheval: il dit qu'au moment où, par les mouvements du cœur, le sang passe du système veineux dans le système artériel, il se produit et s entend un choc dans la poitrine {pulsum fieri et exaudiri in pectore contingit).

Le bruit produit par la contraction musculaire se perçoit uniquement par l'application immédiate ou médiate de l'oreille. Lafennec nous apprend, d'après une communication de Wollaston, que ce bruit avait été signalé pour la première fois par le mathématicien Grimaldi, en 1618.

Mayor de Genève a l'honneur d'avoir signalé le premier, quelques années avant la découverte de Laënnec. l'existence des bruits du cœur du fœtus pendant la grossesse. Or il est impossible d'entendre ces bruits sans mettre l'oreille en contact avec le ventre de la mère.

Laënnec n'a jamais prétendu avoir découvert l'auscultation immédiate, à laquelle du reste il attachait fort peu d'importance. Bayle parait être le premier qui l'ait, dans certains cas de maladies du cœur, employée comme méthode de diagnostic. Laënnec nous apprend qu'il en fit ensuite usage à l'exemple de Bayle. Ce qui appartient en propre à Laënnec, c'est la découverte de l'auscultation médiate, et l'emploi des bruits entendus au diagnostic des diverses afi'ections des poumons, de la plèvre et du cœur. Il a été donné à Laënnec de porter presque à la perfection la science qui venait de sortir de ses mains. Ses observations, répétées de toutes parts, sont presque toutes restées intactes.

Laissons Laënnec raconter lui-même l'histoire de sa découverte ; « Je fus consulté, en 1816, pour une icune personne qui présentait des symptômes généraux do maladie du cœur, et chez laquelle l'application de la main et la percussion donnaient peu de résultats, à raison deTembon- • point. L'âge et le sexe de la malade m'iuterdisant l'auscuîtation immédiate, je vins à me rappeler un phénomène d'acoustique fort connu : si l'on applique l'oreille à l'extrémité dune poutre , ou entend très distinctement un coup d'épingle donné à l'autre bout. J'imaginai que l'on

S cuvait peut être tirer parti, dans lecas dont il s'agissait, 0 cette propriété des corps. Je pris un cahier de papier, j'en formai un rouleau fortement serré, dont j'appliquai une extrémité sur la région précordiale, et, posant ioreille à l'autre bout, je fus aussi surpris que satisfait d'entendre les battements du cœur d'une manière beaucoup plus nette et plus distincte que je ne l'avais jamais fait par l'application immédiate de l'oreille. Je présumai dès lors que ce moyen pouvait devenir une méthode utile, et applicable non seulement à l'étude des battements du cœur, mais encore à celle dotons les mouvements qui peuvent produire du bruit dans la cavité pectorale, et par conséquent à l'exploration de la respiration, de la voix, du râle, et peut-être même de la fluctuation d'un liquide épanché dans les plèvres ou le péricarde. •

— Méd. L'auxcultaiion est une • méthode d'examen ha.séo sur la connaissance des bruits que produisent les oroanes en /oHC^on, qu'ils soient sains ou malades». Elle soditrércncio de la percussion qui étudie les sons produits dans l'organisme par un choc extérieur. L'auscultation i distance donne dos renseignements peu certains. On sait que les sons so transmettent beaucoup mieux par les solides et par les liquides quo par les gaz. C'est là-dessus qu'est basée la pratique do l'auscultation au contact. Les bruits intérieurs de la poitrine sont transmis par les corps solides et recueillis par l'application de l'oreille nue (auscultation immédiate), ou munie d'un instrument appelé stéthoscope (auscultation médiate) sur le corps, qui est lui-même un corps solide. Pour pratiquer l'auscultation dite « immédiate ■>, lo médecin interpose cependant, d'ordinaire, un linge fin entre son oreille et la peau du malade. Grâce à l'auscultation, le diagnostic des affections de poitrine a pris une précision inespérée, et le traitement a gagné à cette clairvoyance du médecin. V. BRinx. L'auscultatioû fait reconnaître -.

AUSCULTATRICE — AUSTERLITZ

1» Si les troubles de la respiration appartiennent esscntiolloment aux organes respiratoires, t. ils sont le résultat d'une maladie dos organes, ou si ces troubles sont sous la dépendance d'une lésion d'autres organes;

2" Les lésions dos organes thoraciques qui ne se traduisent au dehors par aucune gêne apparente de la respiration, par aucun trouble, par aucune douleur;

3» L'espèce, le degré, l'étondue, la marche de la maladie thoracique, ce que l'on ne saurait faire avec les seules données tirées des sj'mptômes généraux;

■i'» Los lésions qui, sans elle, échapperaient complètement à l'observateur : chez l'enfant qui ne parle point encore, ou qui traduit mal ses sensations ; les atfections qui atteignent à la fois le poumon et d'autres organes, l'état do la respiration et le délire, le coma, etc.

On combine parfois l'auscultation et la percussion

(V. STÉTHOSCOPE, PERCUSSION, PHON ENDOSCOPE.) On 3. parfois opposé entre elles l'auscultation médiate et lauscultation immédiate : elles doivent être employées tour à tour par le médecin. Lo choix à faire entre Tune ou l'autre variera : P selon les personnes : inapplicable chez les enfants, qu'il effraye, le stéthoscope est parfois préférable chez la femme; son usage est indifférent chez l'homme; 2° selon les points, les régions où l'on ausculte : sur les régions déprimées, le stéthoscope s'applique mieux quo l'oreille; 3" selon la nature des bruits : pour la perception de cer- • tains phénomènes sonores, le cylindre l'emporte sur l'oreille, et vice versa.

— Art. vétér. Par le vétérinaire comme par le médecin, l'auscultation est utilisée comme moyen de diagnostic ; c'est presque exclusivement à l'auscultation médiate qu'il a recours.

— BiBLioGR. : Laënnec, De l'auscultation médiate ou Bu ilitujnosdc des maladies du poumon et du cœur {Paris, 1819).

AUSCULTATRICE (ôss) n. f. Religieuse qui en accompagne une autre au parloir, pour écouter la conversation qu elle a avec les personnes qui viennent la visiter.

AUSCULTER {ôss — lat. auscultare) v. a- Ecouter, au moyen de l'ouïe simple ou aidée du stéthoscope, les bruits, etc., qui se produisent dans les poumons, le cœur, etc. : Ausculter un vialade, la poitrine d'un malade.

— Fig. Examiner attentivement : Le penseur, aujourd'hui, a un grand devoir ; ausculter la civilisation. (V. Hugo.)

AUSGULTEUR {ôss) n. m. Médecin qui pratique l'auscultation.

— adj. : jl/t'rfecm AUSCDLTEUR. il On dit aussi ausculta-

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