AUSTIN — AUSTRALIE
s nonnuo. Dann lo sud, principalement dans la. .Noiivelle-Oalles du Sud, on a découvert do nombreux fobsiji's siluriens (graptolilhcs den genres ctimacograptut, didt/mograplus, monograptwi, etc.), ot de» formes caractéristiques du silurien do Bohême irabjrnime lilumenbachi, pentamertu Knighti, favositcs gothlanaica). Dans la Nouvelle-Galles du .Sud ot dans lo Quccnsland, les couches prrmo-carbonifères, superpos'*c8 au dévonien, occupcni une grande <-tenduo ; co sont des couches marines, alternant avec des couches houiliûres. Les genres do plantes fossiles européens, dans les couches houillères supérieures, sont remplacés par des formes particulières iphyllothfca, et glossoptcntf) qui offrent des rapports avec los t^Vpes jurassiques. Le trias inférieur est représentai, dans 1 Etat de Vi.toria. par les grés de Bacchus-Martih, rcnfcrfermant des fossiles du genre gangamopleri», et, dans la Nouvelle-Galles du Sud, par les couches do Wianamatha et d'Hawkcsbury, contenant des cleithrolepis, des palxoniscus, des phgltothecn, etc. Dans lo Quecnsland, on trouve des couches crétacées. Des dépôts tertiaires, surtout pliocènes, occupent un immense cspaco comprenant les grés désertiques, les calcaires coralliaircs, et une grande partie des conglomérats et argiles dos placers d'or. Lo quaternaire a été étudié en Australie, ot, dès cette époque, on y trouve des marsupiaux comme actucllcmcot, mais do grande taille, tels que lo diprotodon cl le notothérium.
— Gites minéraux et métallifères. Des gîtes d'étain. avec quartz et granit euritique, existent dans l'Etat de Victoria. L'étain, dans la Nouvelle-Galles du Sud, est un granit tournant au greisen, avec wolfram, béryl, topaze et tourmaline. La cassitériie so trouve au Quecnsland avec lo quartz, dans un granit rougeâtrc à mica blanc. i
Les^/«cers d'or, qui varient de 0'»,25 à 6 m. d'épaisseur, et qui sont recouverts, comme en Californie, de laves basaltiques, sont d'une grande richesse. Les conglomérats houillers sont aurifères; on a même trouvé do l'or dans une couche de houille sur la terre de Van-Diémen. Mais c'est dans les terrains plîocènes ou quaternaires do l'Australie qu'on a trouvé les plus grosses pépites d'or, dont l'une pesait GS kilogrammes. Dans les alluvions aurifères, on rencontre le quartz, le diamant, lo saphir, la topaze, la tourmaline, la cassitérito, etc.
Entin, l'or so rencontre encore dans les nombreux filons de quartz f^ui traversent les schistes siluriens.
— lielief du sol. L'Australie semble avoir été rattachée autrefois à l'Asie sud-orientale. Les tremblements de terre de la Sonde ont leur contre-coup au N.-O. ; et, tandis que 1.500 kilom. d'abîmes séparent le continent do la Nouvelle-Zélande, il tient à l'archipel Malais par un socle immergé à moins de 200 m. dans la mer d'Arafoura. Dans 1 ensemble, le relief est une grande plate-forme archéo-primaire, recouverte de dépôts secondaires et tertiaires, et relevée vers l'E., comme l'Afrique, par une grande dislocation. De ce côté, où les roches paléozoïqucs sont à nu, s'allonge dans le sens du méridien un massif largement pénétré par les vallées, et qui ne rappelle en rien, malgré son nom de n Cordillère australienne », l'altitude ni l'aspect grandioses des chaînes de l'Amérique du Sud : c'est tantôt, comme dans les Montagnes- Bleu es, un entassement de terrasses tabulaires, tantôt une étendue sans ordre de dûmes arrondis, comme vers le mont Kociuzsko (2.300m.). Dans l'ouest du Quecnsland, ce massif est flanqué d'un plateau crayeux, sur lequel des collines à demi rasées ont une direction N.-S., prolongée dans les hauteurs entre le Murray-Darllng et le lac Eyre. Au centre et à l'iiiest, s'étalent, autour de plateaux archéens, de vastes amas de grès très perméable et très facilement dissocié, <jui forment, en l'absence de pluies suffisantes, un plateau désertique de 200 à 1.100 m.; il est coupé de bas-fonds salés, dont celui du lac Evre est au niveau de la mer, et le sol y est composé de fins débris qui s'amoncellent en dunes rouges (désert de Victoria), plutôt que de roches dénudées ou du cailloux, comme dans beaucoup de parties du Sahara. Le plateau et les plaines basses du nord sont couverts par la latérite tropicale, produit de la décomposition du terrain. Au total, l'Australie ressemble à l'Afrique à cause de sa forme massive, bordée, sauf au N., de grandes profondeurs marines; mais sa Cordillère, parallèle ù la côte orientale, lui donne sa place dans les régions de type pacifique; de plus, la disposition de co massif, qui arrête les principaux vents pluvieux, a ménagé sur la surface intérieure, perméable à l'excès, une zone à formes inachevées, d'une étendue do deux tiers environ du total.
— Cotes. Abritée au N.-E. par une barrière de récifs coralliens, mais ouverte, à partir du tropique, aux pluies, aux courants chauds et à des marées qui atteignent 10 m., la côto montagneuse offre des indentations pareilles aux « rias B do notre Bretagne (Port-Jackson) ; structure reproduite sur les flancs des plateaux du nord-ouest, et à l'O. de l'embouchure du Murray, dans Port-Philip et le golfe Spencer. Au centre du rivage méridional, au contraire, le plateau désertique finit par une haute falaise sans accidents ; et à l'O., comme sur le golfe de Carpentarie, les apports terrestres et marins ont déterminé, le long de la plage basse, des lignes de dunes et do lagunes analogues à. celles du golfe do Guinée.
— C/ima/, Traversée par le tropique du Capricorne, l'Australie n'a cependant pas un climat uniforme. Lo nord présente, avec une moyenne de température élevée (-}- 25" C), une grande constance d'un bout de l'année à l'autre, encore accrue par le courant chaud équatorial venu do l'E. ; le détroit de Torrès et Port-Darwin connaissent les ciels nébuleux et la perpétuelle humidité do la Malaisie, pendant qu'au N.-O., do fortes dépressions barométriques procurent au pays un régime de mousson d'été, analo^e à celui du reste do l'océan Indien. Co climat tropical maritime subit une dégradation plus considérable à l'O. qu'à l'E., tout comme en .\frique australe, ù. cause des vents desséchants et des courants froids qui arrivent du S. A l'E., et surtout au S.-E., les conditions so rapprochent de celles de la Méditerranée; écarts faibles entre les saisons, médiocrité, quelquefois, des températures extrêmes, qui ne dopassent pas, à Melbourne, -f 9« et -f 20*. Vers Sydney, l'alizé amène en toute saison des pltiies dont la hauteur atteint 1 m. par an; mais, dans la colonie de Victoria, la sécheresse de l'air, la sérénité du ciel et la régularité des averses hivernales font penser à l'Espagne du sud-est et au Maghreb. L'intérieur a le climat continental du Sahara et des déserts tropicaux d'Asie et d'Amérique : l'alizé n'y parvient, après son passage sur la Cordillère, qu'à l'état do vont desséchant, et les dépressions atmosphériques n'y amènent que des orages violents et