AUTOUR
lat. astur; ainsi nommé do VAsturie, pro- , m. Genre d'oiseaux rapacos, famille
pitri-
«■s ou falconid« iii'îs, renfermant des formes A bec très crochu, à queue arrondie, et dont les nombreuses espèces, de taille moyenne, sont répandues dans toutes les régions du globe. L'autour ordinaire {ustur palumbarius) habite l'Europe et l'Asie occidentale. — On entend sous lo nom commun do « autours »
les rapaces de la sous-famillo des accipitrinés, renfermant, outre les autours proprement dits, les éperviers et sous-genres voisins.
— Fauconn. Bel autour. Autour Celui qui est court, bien pro'
portionné. 11 Autour niais, Autour pris dans le nid. n Jiutour branchier. Celui que l'on a pris jeune encore sur les arbres. Il .4Hfo»r/^a5sa(?er, Celui qui, déjà tout formé, est pris au filet. AUTOURSERIE {se — rad. autour) n. f. Art d'élever et de dresser à la chasse au vol certains oiseaux de poing. Il Chasse qu'on fait avec l'autour et l'épervier.
— Encycl. On appelait Vautourserie chasse du bas vol, pour la distinguer de la fauconnerie ou chasse du haut vol, parce que les autours et les éperviers, qu'on y employait ordinairement, ont un vol moins élevé que celui des faucons.
Tandisquele faucon, aux ailes longues et pointues, s'élève avec facilité au plus haut des airs, et se laisse tomber sur sa proie avec la rapidité d'une flèche, l'autour et l'épervier, dont les ailes courtes et obtuses sont moins bien disposées pour le vol, s'élancent à tire-d'aile sur les traces du gibier, et le poursuivent en rasant la terre jusque dans les fourrés et les buissons, où ils le saisissent au moyen de leurs serres. V. faoconnerie.
AUTOURSIER {si-é — rad. autour) n. m. Nom que l'on donnait, au moyen âge, à ceux qui s'occupaient spécialement de l'éducation des oiseaux de poing.
— Encycl. Les autoursiers et les fauconniers jouissaient d'une grande faveur et de nombreux privilèges. Ils n'étaient pas considérés comme des serviteurs ordinaires, mais plutôt comme les compagnons de leurs maîtres, dont ils partageaient les plaisirs. V. fadconnier.
AUTPERT (Ambroise), bénédictin, né en Provence au début du VIII* siècle, mort en 778. Il devint abbé du couvent de Saint-Vincent, près de Bénévent. Il a écrit divers ouvrages, dont le principal est un conamen taire sur l'Apocalypse.
AuTRAN (Joseph), poète français, né à Marseille en 1813, mort dans la même ville en 1877. Après avoir débuté par deux recueils de poésies : la Mer (1835), puis Ludibria ventis (1838), bientôt suivis de Milianah, épisode des guerres d'Afrique, où l'on remarquait de fort beaux vers (1842), Joseph Autran remporta un très grand succès dramatique à rOdéon avec la Fille d'Eschyle, tragédie en cinq actes, qui partagea.
avec la Gabrielle d'Emile Augier, le prix Montvon décerné par l'Académie française. On doit encore à Joseph Autran : Laboureurs et Soldats (1854); la Vie rurale, tableaux et récits (1856) ; Epitres rustiques ; If Poème des beaux jours (18G2); le Cyclope, drame en vers, d'après Euripide (18G3); les Paroles de Salomon, recueil do poésies inspirées par la Bible (1869); Sonnets capricieux (1873; la Légende des paladins, poème (1875). Toutes ces œuvres se font remarquer par une grande pureté de forme, la beauté du rythme, un sentiment profond de la nature.
J. Autran fut élu membre de l'Académie française en remplacement do Ponsard, le 7 mai 1868.
AUTRE (lat. altcr) adj. indéf. Distinct, différent d'une personne ou d'une chose : Il n'y a pas encore eu rf'AUXRE souverain que la force. CMi~net.i 11 Supérieur, plus grand,
Autran.