‹ Nouveau Larousse illustré (volume 3)Chapitre 564 sur 828 · Pa · texte numérisé non relu

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Oir. des gardes de Dalmnlie. OT. de gendarmerie hongr. Off. de gond, natic

mtViii* la main-d'œuvre. P'autro part, la Iloh^mo surtout posscdo, il proximitô dos métaux do rErzgobiryo et des cultures industriollos, dola houillo otdos lignitos on abondanco, oxploitôs dans huit bassins, 'loin roux <lc Pilson, Kladnoetllei.;honh.'ru'.*'nnnii('n-M'nt A .«xiM.rt.-r 1 :. -.> sont groupcos gramlc r( pcl itc im^lallnr:' n-, iimIh Iip' !■■■. files, rafïintn-ios, di^(lllr^rs, hrassm,-., srrvyu- (al,,,.,:, ..s do

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triol arlill. irl, r,.,„i.ir i.caucoui) '^" chimuiU-s. Anmdlomont, l'Aiiiri'lir llonf^Tio extrait do sos minos une quantité «le lii'uilli' ;i |Hii pri-s ôgalo à la production française, mais ttifii iiilVcn'iii'- à collo de l'Allemai^iio. Elle fal)ri((UO deux Tels iiioiii-, <[.■ (..iiiios do fonto ipn^ la l'iaini', ci rmq fois nu MM s i|iir I \IU-iii;ip;no ; pour la jm-m'Iu.i I'Mi m. lallnrgiquo, i''\itli', pniir la raflinorie, la brasscm', la 'liMiIln-io, elle CM ilisiaiir.c lio boaucoup par roni[>in- \Mistii.

— Voies de rommumcation. Tous cos faits cxnliqiuMit la nature du commerce do rAutricbc-Hon^rio. Klio poss('dc les voies do communication suffisantes dans ses 28. oui» kil. do chemins do for, et dans le rosoau navigable du Danube ot affluents, desservi depuis Ratisbonno par la compagnie autrichienne de navigation, (|ui y a. aidé à (le très importants travaux (Portes de For, canaux François ot do la Boga). Mais ello so trouve, par la qualité surtout agricole de sa production, par la disposition des grandes portos de sortie do son trafic intérieur, Triesto ot Fiume, Danube, trouée de l'Elbe, surtout par l'attraction do rAllcniâgiH'. sa voisine la plus imnu-ai^îito K la plus lir!,.., laiV-untM ..liruiéo dans certaines voies. Elb- a.Iirir u, m . .,. ,ic donréescolonialosn.mnielorar. ,.l' .1.1 - ■ ; i . ... .n-s, ©t les acbO-tc à rAlIoniagiio : cni..!! i^, :■ ! . .station), laine (3»), bouille M'), vioninMit >\ pa^ ] M. \.'iid

en retour du bétail à rAllemagno ot a 1 AmlI' i' yi<\ du sucre, dos céréales, du bois à la Sul^s.■, ,, i luii, , aux pays danubiens. Mais, co qu'il y a >\>' plii-> st^^'inti' aiif commo statistique commerciale, c'est le rang occupé par l'Allemagne parmi les pays de provenance ot de destination. I*e chiffre total du iratic avec cette puissance esta lui seul plus considérable que celui du trafic fait avec toutes les autres puissances réunies. Le commerce de l'Autriche- Hougrio so fait surtout par terre ot par eau douce : le tonnage d'ensemble dos ports do mer atteint à peine 15 millions de tonnes, et co chilTre représente le mouvement do cabotage avec l'Italie et les pays riverains de la Méditerranée orientale ; Trieste, port dogrande navigation pour l'Orient, a un tonnage inférieur à 3 millions de tonnes (Compagnie de grande navigation du Lloyd autrichien).

— III. Droit l'unuc. La monarchie austro-hongroise n'est point un Etat horaogùne, dont les frontières servent do rempart à une population de môme origine et de même langue, ayant des traditions communes, tendant à un commun avenir. Mal défendue par la nature, l'Autriche-Hongrie porto en elle le germe de sa décomposition, parce qu'elle est incapable d'arriver un jour à l'unité politique, et surtout parce qu'elle est une simple expression géographique, un composé de races juxtaposées et le plus souvent ennemies.

L'Autriche-Hongrie est un Etat composé à union réelle, c'est-à-dire que les deux parties de la monarchie sont unies sous un mémo sceptre : l'empereur d'Autriche est en même temps roi de Hongrie, de sorte que l'Autriche et la Hongrie, qui ne forment qu'un seul Etat au point de vue des rapports internationaux, conservent leur pleine souveraineté au point de vue de l'org^anisation intérieure.

Le fonctionnement de la constitution de cet Etat complexe est facile à comprendre si l'on considère qu'il se décompose en trois organismes correspondant respectivement aux affaires communes, aux affaires spéciales à l'Autriche, aux affaires spéciales à la Hongrie. Comme les deux Etats ont pour limite conventionnelle la Leitha, on donne à l'Autriclie le nom de Cisloithanie et à la Hongrie le nom de Transleithanie.

Sont affaires communes les affaires étrangères, les fi- Dances et l'armée. Trois ministères correspondent à ces trois sortes d'intérêts, et le ministre des affaires étrangères est en même temps chancelier de l'empire austro-hongrois. Deux assemblées, dites délégations, et comprenant chacune soixante membres, sont élues chaque année par les parlements autrichien et hongrois, et siègent altornativeincnt à Vienne et à Pest. Le Parlement commun est donc l'émanation des deux Parlements spéciaux à la Cisleithanie et à la Transleithanie.

Le Parlement autrichien s'appelle Reichsrath. Il se divise en doux Chambres : la Chambre des seigneurs [Herrenhaus), et la Chambre des députés (Abgeordnetenkaus). Le Parlement hongrois comprend également deux Assemblées : la Table des magnats et la Chambre des députés. — Le pouvoir exécutif est exercé, en Cisloithanie, par l'empereur et le ministère autrichien ; en Transleithanie, par le roi de Hongrie ot le ministère hongrois.

Toutes les provin<-es ou pays (lande) de la Cisleithanie ont une autonomie particulière et une assemblée représentative ou Diète. Les diètes sont présidées par le gouverneur ou maréchal de la province. Leurs décisions, qui portent sur les affaires d'intérêt provincial, doivent être sanctionnées par l'empereur. — La Hongrie est divisée en conutats, administrés par une assembléo représentative et par un comité d'administration; le fonctionnaire qui représente le gouvernement dans les coniilats s'appelle foispan. Il y a aussi, à côté ot n, .lrl,,>i •^ ,l.s cumitats ou cercles, dc^villes libres royales n i|i-> i lii. .s ,nif, mornes.

JjS, Croatie et la Slavonie, (|u.>i.|iii> i:iis;nii partie de la Hongrie, ont conservé une organisau.in iianuuliôre. Les affaires communes avec la Honi:,'rie sont du ressort du Parlement hongrois, où siègent dos députés croates ; les affaires intérieures sont administrées par uno Diète et par un gouverneur ou ban, qui siège à Agram.

Cô régime, dit régime dualiste, date de 1868, époque à laquelle la Hongrie, profitant des défaites do rAutriche. obtint de François-Joseph une constitution qui rendit aux Magyars leur autonomie et le couronnement de l'empereur commo roi de l'Etat transleithan. On croit généralement que la race allemande est prépondérante en Autriche- Hongrie : c'est une erreur. L'autonomie existe pour deuxdos races les plus nombreuses de l'empire : les AUeuiands (10.560.000) ot les Magyars (7.440.000), mais non pour la race la plus nombreuse, les Slaves (19.500.000), ni pour les races secondaires. En Autriche même, les Allemands no sont que 3'-,]. i,».., ,.r en H..n rie. les Ma.'\arN .lue

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hongrois ils sont 4.700.000 (contre 6millionn do Magyars. 2.500.000 Roumains. 2 millions d'Allemands). Sur uno"douzaino de grandes villes, sept sont dos ccnlros slaves : Prague, Cracovio, Lombcrg, Czoroowitz, Agram, Laybach, Kiagcnfurth.Lolieu politique est tout conventionnel: c'est uno dyurchio dynastique, buroaucratiquo et militaire, dans laquelle les Allomands sont alliés aux Hongrois contre dos

Eouplos d'autro race, d'autre langue et d'autres coutumes, es Slaves, à ne considérer uue leur importance numérique, devraient donc avoir la prépondérance dans 1ns atraires de l'Etat, mais en réalité les maîtres do la monarchie, ceux qui, plus que les Allemands, influent sur ses destinées, ce sont les Hongrois, dont la ténacité et l'habiloté dictent les volontés de Pest à. plus do 30 millions d'hommes. L'effet do la constitution dualiste a donc été de partager entre Allomands et Magyars la souveraineté politique, ot do réduire à néant les aspirations des Slaves.

Située aux confins du catholicisme, dos religions réformées, do l'orthodoxie ot do rislami.smo, l' Autriche-Hongrie est demeurée un terrain do propagande sur lequel le catholicisme, religion traditionnelle do l'Autriche ot des Magyars, l'a emporté iusqu'à présent. Sortie du sein de 1 Eglise au temps do Jean Huss, la Bohême y a été violemment ramonée par la guerre de Trente ans, et, en is:t5, l'cmporour a signé avec Rome un concordat solennel. Aujourd'hui, l'empire, même en y comprenant la Bosnie- Herzégovine, qui est orthodoxe, compte plus do 75 p. ïOO de calTioliques (arméniens ou grecs-unis) : les catholiques sont so p. 100 aans l'Etat autrichien, 50 p. 100 dans les trois quarts do la Hongrie. A côté d'eux, les grecs orthodoxes no sont que 9 p. 100 dans l'onsemblo, ot n'atteignent 50 p. 100, malgré leurs efforts, qu'en Bosnie ot en Bukovino ; les protestants ou calvinistes sont 9 p. 100, ot, de plus, très disséminés; les Israélites 4 p. 100, très épars aussi, les musulmans l p. loo.

— IV. Gkociraphie politique, h' Autriche-Hongrie est une monarchie constitutionnelle ; elle se compose, d'après la loi fondamentale du 21 décembre 1867, de l'empire d'Autriche, capitale Vienne, et du royaume de Hongrie, capitale Budapest. L'Autriche, ou Cisleithanie, coniprend les provinces ou pays suivants : Basse-Autriche, Haute- Autriche, Salzbourg, Styrie, Carinthie, Carniole, Kustenland (Istrie, Trieste), Tyrol et Vorarlber^, Bohême, Moravie, Silésie, Galicie, Bukovine, Dalraatie. La Hongrie, ou Transleithanie, se divise en : Hongrie Cisdanubienne, Hongrie Transdanubienne, Hongrie Cisthissienne, Hongrie Transthissienne, Transylvanie, Croatie et Slavonie. La population est formée d Allemands, de Hongrois, do Slaves (Croates, Polonais, Ruthènes). de Roumains, d'Italiens, etc. L'empire a la haute administration de la Bosnie et de l'Herzégovine depuis le traité de Berlin (1878). L'Autriche et la Hongrie ont chacune un gouvernement spécial ; mais l'armée, les finances et les relations extérieures, sont administrées par un gouvernement commun. Les habitants de l'Autriche s'appellent Autrichiens; ceux de la Hongrie, Hongrois ou Magyars, et l'on donne le nom de AHsïro-^ToTi^roï's aux sujets de l'empire d'Autriche-Hongrie considéré dans son ensemble. L'empire a une population totale de 41. 380. 000 hab.

Les conditions naturelles, ethnographiques, économiques de l'Auiriche-Hon^rie font comprendre la répartition de la population. Dans l'ensemble, la population augmente moins qu'en Allemagne, mais plus qu'en France ; et, comme dans presque tous les Etats de l'Europe, il se produit en Autriche un déplacement de la population des campagnes vers les villes. D'après les cultes, la population est ainsi répartie : 27 millions de catholiques, rit latin ; 5 millions de catholiques, rit §:rec et arménien ; 3 millions d'orthodoxes grecs ; 4 millions de protestants ; 2.500.000 adeptes appartenant à des cultes divers, parmi lesquels il faut compter près de 2 millions de juifs. Les villes principales, d'après 1 importance de leur population, sont (après les capitales. Vienne et Budapest) : Prague, Trieste, Lemberg, Grâtz, Brùnn et Szegedin.

— Finances. L'Autriche a trois budgets principaux ; le budget commun aux deux parties de la monarchie, le budget autrichien et le budget hongrois. En chiffres ronds, le budget commun s'élève à 160 millions de florins (florin, 2 fr. 50 c. à 2 fr. 70 c.) ; le budget autrichien, à 665 millions ; le budget spécial à la Hongrie, à 463 millions. Le déficit annuel se chiffre en moyenne par 27 millions de florins, soil environ par 55 millions de francs.

— Instruction publique. En 1891, il y avait dans l'empire austro-hongrois : 35.536 volks-schulen (écoles du peuple), 328 gymnases, 109 écoles secondaires, 13 écoles de droit, 91 séminaires, et 752 institutions techniques ou professionnelles, comprenant des académies militaires, navales, écoles de science, d'art, de musique, de commerce, de mines et d'agriculture. En 1891, FAustro-Hongrie avait 5.270.000 élèves, dont 3.150.000 pour l'Autriche seule. En principe, l'instruction est obligatoire, dans toute l'étendue de la Hongrie et une grande partie de l'Autriche ; mais, malgré de sérieux progrès à cet égard, il s'en faut que laloi soit égalementappliquée partout. Il s'ensuit que le nombre des illettrés varie d'une province à une autre dans d'énormes proportions. Ainsi, tandis que, dans le Vorarlborg, il est à peine de 18 p. 100, en Bukovine, il dépasse 60 p. 100. L'instruction supérieure estdonnée paronze universités qui sont celles de : Vienne, Prague, Gràtz, Briinn, Innsbruck, Cernovie, Cracovie, Budapest, Klausembourg, Lemborg et Agram.

— BiBLioGK. : die Œsteirreichisch-ungarische Monarchie in Wort und Bild (Vienne, depuis 1886) ; A. Supan, Œsterreich-Ungarn (Leipzig, 1883) ; Trampler, Géographie und Statistik der ôsterreicïiisch-ungarischen Monarchie (Vienne, 1874); Raoul Chélard, l'Autriche-Hongrie (Paris, 1896); von Ezornig, Ethnographie der ôsteiTeichischen Monarchie (Vienne, 1855-57).

— V. Organisation militaire. L'organisation militaire de l'Autricho-Hongrie est complexe comme son organisation politique. Les forces du pays se composent de divers éléments : l» une armée impènale et royale ou commune, auaTnentèe des troupes indigènes bosniaques : 2« une landwenr cisleithane impériale-rot/ate, avec le landsturm correspondant; 3** une landwehr^iongroise et son landsturm, dite armée honved (mot hongrois : Ao«, patrie, et ved, défense).

Ces éléments sont reliés ensemble par leur soumission au souverain, empereur dWutricho ot roi de Hongrie, commandant en chef de toutes les forces cisleithanes ot transleithanes. dont l'autorité s'exerce par l'intermédiaire de la

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