‹ Nouveau Larousse illustré (volume 3)Chapitre 627 sur 828 · BADINER · texte numérisé non relu

BADINER

sort de la femme dans le monde antique et moderne. On lui doit : la Femme dans l'Inde antique (Paris, 1864), ouvrage couronné par l'Institut ; la Femme biblique (1865) ; la Femme grecque, étude de la vie antique (1871), ouvrage couronné par l'Académie française ; la Femme romaine (1877) ; la. Femine française dans les temps modernes (1884} ; le Duc de Nemours (1896), etc.

BadÈRE (Clémence Delaunat, dame), femme de lettres française, née k Vendôme en 1813. Outre de nombreux romans, dont lemrill. ii: -^^( 1/'. ' /'/.;/ ■l'^Tiv, r!Io a publié quelques ouvraL.'' i / W .m

commenceynentdumondc : ■ '■' ' - /-

^«s(l876); les Prêtres el !<■■ .17. -m /-■. !-:■.' /.^ l .■,■,■;,■ '..-n- ir Christ (18S0) et Mes mr moires (isso).

BadERIG ou Baoeœigh, prince thuringien, mort en 530. Fils de Basin, roi de Thuringe, il fut tué^par son frère Hermanfried, qui voulait s'emparer de son royaume.

BADERNE (de l'angl. bad, mauvais, et yarn, fil) n. f. Mar. Grosse tresse faite avec des torons et du fil de caret tiré do vieux troneons de câble, que l'on cloue sur le pont

ftour empêcher les ballots et les bestiaux de glisser dans os mouvements du roulis, il Tresse plate en fil de caret, dont on couvre les parties qu'on veut préserver do l'etfet du frottement,

— Par ext. Toute chose vieille, hors de service. (Se dit même, par mépris, d'un individu que son âge ou sa santé met hors d'état de rendre des services : Vieille baderne, ra ! )

— Adj. Qualification que donnent les marins aux personnes qu'ils regardent comme inutiles : Tei'rieii baderne.

BadÈS, petite oasis et village d'Algérie (prov. de Constantine), à 90 kilom. S.-O. de Biskra, occupant la place d'un ancien poste militaire romain.

BADESTAMŒN [dèss, mi-in — de bas d'estame) n. m. Fabricant ou marchand de bas d'estame. V. estame.

Badeto (Arnaud), théologien français du commencement du xvi« siècle. Il entra dans l'ordre des dominicains, et fut inquisiteur général à Toulouse. Il a laissé divers ouvrages, parmi lesquels nous citerons : Breviarium mirabilium mundi (Avignon, 1499).

Badevel. comm. du Doubs, arrond. et à 13 kilom. de Montbéliard, sur la Féchotte, affl. de l'Allaine; 1.201 hab. Mouvements d'horlogerie.

Badghis, district du Turkestan russe, dans la vallée super, du Mourghab, qui dépendait autrefois de l'Afghanistan, province de Hérat.

Badia, anc. ville d'Espagne (Bétique), sur l'Anas (Guadiana). Elle fut prise par Scipion. Sur son emplacement s'élève aujourd'hui Badajoz.

Badia (Carlo Agostino), compositeur italien, né à Venise, était au service de la cour de Vienne au commencement du XVIII* siècle. Il a fait représenter en cette ville plusieurs opéras italiens : Narciso, la NinfaApollo, Amore vuol soyniglianza, fait exécuter six oratorios, et publié, sous le titre de Tributi «j'nionicî, un recueil de dou2e cantates à une voix avec clavecin.

Badia Calavena, bourg d'Italie (Vénétie, prov. de Vérone) ; 2.600 hab. Exploitation de marbres. Ch.-l. des Tredeci communi, anc. colonie allemande, aujourd'hui italianisée. — On trouve en Italie plus de soixante Badia, qui doiventtoutesleurnom aune ancienne abbaye existant ou ayant existé sur leur territoire.

Badia Polesine, ville d'Italie (Vénétie, prov. de Rovigo), sur l'jVdige : 6.400 hab. Foires et marchés : filature de soie.— Pop. du district du même nom : 24.000 hab.

Badia y Lebligh (Dominique), aventurier espagnol, né en Biscaye en 1766. mort à Damas en 1818. Il apprit l'arabe, se fit circoncire, et prit le nom musulman de Ali- Bey. Do 1803 à 1807, il visita le Maroc, l'Egypte, La Mecque, la Syrie. Constantinople, puis revint en Espagne où il fut prêlet sous Joseph Bonaparte. En 1813, il se réfugia en France, puis fit un nouveau vovage eu Orient, où il mourut empoisonné, dit-on. Il a pub'lié, sous le titre de Voyage d'Ali~Betj-el-Abassi (Paris, 1814), une relation qui oflre le plus vif intérêt.

Badiale (Alexandre), peintre et graveur italien, né à HuIo|j:ne, mort vers 1626, ou, suivaut d'autres, vers 1643. Ou rite, parmi sos i)lus belles pièces, une Descente de croix oi une Sainte Famille, d'après son maître Fiaminio Torre, et une Vierge à l'Enfant, d'après Cignani.

Badiau (Cesare), chanteur italien, né au commencemont du XIX' siècle, mort en 1870. Doué d'une superbe voix de basse chantante, il brilla sur les principales scènes italiennes, particulièrement à la Scala de Milan ; fut engagé ensuite à Lisbonne et â Madrid, à Vienne, où il reçut le titre do « premier chanteur de la chambre impériale i> ; à Paris, où, quoique âgé déjà, il étonna le public par la beauté ot l'agilité de sa voix. Avant de prendre sa retraite, il alla chanter, à Florence, la cantate exécutée aux grandes fêtes du jubilé de Dante.

badiane n. f., ou BADIAN ou BADIANIER (»)V) n. m. [mot russe]. Genre do magnoliacées-illiciûes, renfermant des espèces de la Chine, de l'Inde, dos v ^"T^,

Philippines, du Japon et du sud des Etats- Unis d'Amérique.

— Encycl. Le genre badiane {ilUcium) est un genre do magnoliacéesquircnr ferme des arbres ou arbustes à fruits composés de six à douze capsules, dans chacune desquelles se trouve une graine ovoïde, lisse, luisante, contenant une amande blanchâtre et huileuse.

Les fruits des badianiers sont utilisés; entre autres, ceux que l'on désigne sous le nom de anis étoile et qui proviennent

Badiauier ; n, fniit dit anis étoile.

de Villicitim anisatum de Chine. A cause de leur saveur sucrée et aromatique, les liquoristes les emploient pour la préparation de certaines liqueurs, telle que lanisette.

De plus, leurs propriétés stimulantes et stomachiques les font utiliser en médecine. Les Chinois ont l'habitude de mâcher les feuilles et de s'en servir pour aromatiser le thé; ils pensent que les diverses parties de cette plante peuvent combattre l'effet de certains poisons.

Badiat-AL-DJINN, contrée célèbre dans la mythologie musulmane; c'est proprement le désert des génies. D'après ler, traditions dérivées probablement des légendes rabbiniques. Dieu relégua les génies après leur avoir été le gouvernement de l'univers pour le donner à Adam et à ses fils. Cette contrée et toutes les prétendues merveilles qu'elle renferme ont largement défrayé l'imagination des auteurs anonymes des Mille et une Nuits. Le moyen âge chrétien a également puisé à ce fonds commun du 'merveilleux, et le pays de Féerie de nos vieux romans de chevalerie n'est autre chose que le Djinnistan ou Badiat-al- Djinn.

BADIÈRE n. f. Table d'ardoise épaisse et irrégulicre, et, par conséquent, non encore rabotée et polie, ii Nom donné en Savoie à des laves de forme aplatie dont on se sert pour couvrir les maisons en guise d'ardoises.

BADIÈRE n. f. Bot. Section du genre pobjgala.

Badi-EZZÉMAN (d'autres disent Badi-ELZÉMAN ou BÉDI-EZZÉMAN). nom propre aral"- ipii M-nnir i,i tnrrveii/c 'f'i ti-,nji^. cl qui a été porté par }plii^ifnrs jH-rsonnages o-^l^-l.res à divers titres : Bédi-Ezzeman-Aboul- Fadm-Ahmed Ben-Housse'in-el-Hamadani, poète arabe, né à Hamadan, et mort à Hérat l'an 1007 de notre ère. [Il a composé un recueil de mékomât (séances), morceaux assez courts, écrits avec une recherche et une science lexicologique très grandes. Ce sont ces mékamât qui ont inspiré celles de Hariri. Il existe en manuscrit, à la Bibliothèque nationale, un choix des mékamât et autres œuvres de Bédi-Ezzéman. Silvestre de Sacy en a donné plusieurs fragments dans sa Chrestomathie arabe]; — Bédi-Ezzéman Ben-Housseïn-Mirza, prince qui régnait dans le Khorassan au x* siècle de l'hégire et descendait de Timour. [Battu par le sultan des Uzbecks, Schaibek, il fut forcé de s'enfuir à Kandahar, puis il chercha un refuge auprès d'Ismaël Sefi, prince de l'Irak, qui lui assigna pour résidence la ville de Tébriz. L'an 920 de l'hégire, le sultan turc Sélim prit Tébriz, et emmena avec lui à Constantinople Bédi-Ezzéman, qui y mourut l'an 923 de l'hégire (1517 de notre ère). Bédi-Ezzéman était poète. Sam-Mirza le range parmi les poètes persans.]

BADIGEON ijon) n. m. Couleur en détrempe, jaunâtre ou grise, dont on peint les murailles, il Peinture en détrempe à l'aide de laquelle les sculpteurs et les architectes donnent au plâtre la couleur de la pierre, n Pâte avec laquelle on répare les défauts et on remplit les trous d'une sculpture ou des ouvrages en pierre ou en bois.

— Abusiv. Pinceau avec lequel on badigeonne.

— Par plaisant. Couche de teinture ou d"autre matière dont on couvre un meuble ou mémo un visage, pour le faire paraître plus neuf ou plus frais.

— Encvcl. Le badigeon ordinaire se fait avec de la chaux étemte, de la pierre calcaire réduite en poudre, de l'ocre jaune et de l'alun, le tout délayé dans une assez grande quantité d'eau. On remplace fréquemment l'ocre par du noir de fumée, pour donner au badigeon une couleur ardoisée. Cette peinture, peu coûteuse, ne résiste pas longtemps aux atteintes de la pluie. La chaux hydraulique rend un badigeon plus résistant pour les murs exposés à l'air extérieur ; quand il s'agit des murs intérieurs, l'eau dans laquelle on fait éteindre la chaux doit être saturée de chlorure de sodium. Le badigeon Bachelier est plus solide encore : il' se compose de chaux éteinte, desséchée et malaxée avec un fromage blanc bien frais. A la pâte on ajoute du plâtre cuit et de la céruse ; on broie le tout ensemble, et on délaye dans l'eau au moment même où le badigeon doit être appliqué "sur les murs.

BADIGEONNAGE ijo-naf) n. m. Techn. Action do badigeonner; ouvrage de celui qui badigeonne, il Par ext. Badigeon.

— Par plaisant. Matière dont on couvre un objet pour en déguiser les défauts; action d'employer cette matière. Il Fard et poudre qu'emploient certaines coquettes.

— Fig. Fausses apparences qui déguisent la réalité : Les choses extérieures ne sont que le badigeonnage de l'homme. (Alex. Dum.)

— Encycl. Méd. On traite certains phénomènes morbides par l'application externe de médicaments ou badigeonnages médicaux.

Badigeonnages révulsifs. Les badigeonnages de teinture d'iode, d'huile de croton diluée, etc., sont fréquemment employés comme révulsifs. La substance médicamenteuse peut également agir profondément, grâce à son absorption par la peau.

Badigeonnages analgésiques. On emploie surtout le principe actif de la créosote ou gaïacol, mélangé avec la glycérine (Ferrand), en application sur Ife trajet douloureux, puis on recouvre de tairetas ciré.

Badigeonnages anlipuréti(/ues. On use surtout de la spartéine, de la cocaïne (GeleV) et du gaïacol cristallisé, et aussi du gaïacol liquide. Les badigeonnages se font de préférence après lavage au savon et à 1 alcool sur les régions de la peau facilement découvertes. Contre-indiqués dans les cas où l'hypothermie est à craindre, sans succès dans les pyréxies alésions localisées, ils se montrent au contraire efficaces dans les maladies fébriles exanthématiques (érysipèle, scarlatine, rougeole, variole, érythème noueux, eczéma fébrile).

Badigeonnages sudorifîques et diurétiques. On emploie le nitrate de pilocarpiue en pommade (Mollière), et par friction, sur le dos ou la cuisse; l'effet est augmenté par l'administration du lait. Indiqués dans les ne^phrites, ces badigeonnages sont contre-indiqués dans l'ureiuie.

Badi-rci

BADIGEONNER 0-n(^) v. a. Peindre avec dubadii,'.

Badigeonner une maison, il Réparer, remplir avec du h. digeon les trous d'un ouvrage en pierre ou en bois.

— Par plaisant. Couvrir d'une couche de matière 'htinée à déguiser des défauts : Badigeonnkr un vi>" meuble, il Couvrir le visage de fard, de poudre, etc.

Se badigeonner, v. pr. Etre badigeonné : Les vieux nm, ne peuvent se badigeonner qu'après le grattage.

— Par plaisant. Se farder, il Farder à soi : Sebati GEONNER les joues, le visage.

BADIGEONNEUR {jo-neur') n. m. Celui dont le m> n est de badigeonner, li Par dénigr. Mauvais peintre.

Personne qui, par des moyens factices, cher- i

BADIGOINCES n. f. pi. Lèvres : S'en lécher les bam- COINCES. (Vieux.) il Pop. Jouer des badigoinces, Man^i t avec avidité.

Badili (les), famille de peintres véronais des xv . i xvr siècles : le plus fameux est Giovanni-Antonio Badili, né à Vérone en 1516, mort en 1560, un des premiers a abandonner la sécheresse de l'ancien style pour se raj»procher de la nature. Son coloris est ricne et brillant- II fut le maître, i'oncle et le beau-père de Paul Véron< sr. Ses principaux tableaux sont : la Présentation de la Vîm/r au temple, à Turin ; la Mise au tombeau, une Madone, <i la Résurrection de Lazare, à Vérone.

BADILLON (//-mil.) n. m. Petites brochettes clouées 'li^ distance en distance sur le gabarit d'un vaisseau en c^kstruction, pour régler la largeur des pièces de bois.

BADIN, INE (même étym. que badaud) adj . Léger, folâ i re , qui aime à rire, à plaisanter : Cupidon est un dieu bahin.

— Qui appartient, qui convient, qui est propre aux personnes badmes : Air, to7i badin. Manièi'es baxhnes.

— Qui roule sur des sujets légers : Genre badin.

— Particulièrem. Sot, fou ; ridicule : Etre assez badin poiir... (Mol.) [Vieux en ce sens.]

— B.-arts. Chez les graveurs. Pointe badine. Main qui trace les traits légèrement, adroitement et avec un caprice agréable : Cet artiste a une pointe badine.

— n. Personne badine, qui aime ou cherche à badiner : De froids badins. (Boileau.)

— Syn. Badin, folâtre. On est badin par le discours quand on dit des choses légères, malicieuses, pour s'amuser et amuser les autres. On est folâtre par les actions, par les manières, quand on fait en jouant de petites folies, des niches innocentes, dans le seul but de s'amuser.

— Anton. Grave, sérieux.

Badin (Pierre-Adolphe), peintre, né à Auxerre (Yonne) en 1S05, mort en 1877. Il s'adonnn à la peinture de genre et d'histoire, exposa entre autres œuvres : le Médecin de campngiie (1839); Saint Germain (1844); Défense de Saint- Jean-de-Losne (1847), et fut pendant plusieurs années, sous l'Empire, directeur de la manufacture des Gobelins.

BADINAGE n. m. Plaisanterie ; action ou propos badin : Charmant badinage. Il Se dit, par euphémisme, d'actes ou de paroles que l'on trouve désagréables ; Cessons, s'il vous plaît : ce badinage n'est point de mon goût. (Le Sage.)

— Par anal. Ebats joyeux, folâtres : Les nymphes, par d'innocents badinages, se jouaient dans les forêts. (Fén.)

— Paroles d'amour, tendres agaceries des amants : Se plaire au.v badinages amoureux.

— Par ext. Style badin, léger, enjoué :

Imitez de Marot lY-légant badinage.

Boileau.

— Fam. Se dit d'un travail qu'on fait en se jouant : La solution de ce problème ne sera pour lui qu'un badinage. ii Prendre, tourner une chose en badinage, La prendre en plaisantant.

— Chass. Manière particulière et amusante de chasser le canard sauvage. En teignant le poil d'un chien de manière à le faire ressembler à un renard, on attire ces palmipèdes à portée du fusil. A la vue de l'animal, en effet, ils s'approchent en foule, comme pour narguer celui qu'ils prennent pour leur mortel ennemi.

BADINANT n. m. Cheval quo l'on ajoutait à un attelage : Cinq chevaux de charrette et un badinant. (Vieux.)

— Autref., au parlement do- Paris, Le neuvième conseiller d'une chambre, qui avait pour fonctions do remplacer celui des huit conseillers ordinaires qui venait à s'absenter. (Allusion peu révérencieuse au sens précédent.)

BADINE (rad. badin) n. f. Baguette mince et flexible : Badine à battre les meubles, les habits. Il Canne flexible et légère : Badine à pomme d'argent.

— n. f. pi. Sorte de petites pincettes pour le feu ot dont font usage les serruriers, les taillandiers : Mademoiselle m'a donné cette paire de BADINES avec lesquelles vous me voyez tisonnant. (Balz.)

BADINEMENT n. m. Syn. inus. de badi-

BADINER V. n. Faire le badin, ; des badinages : Laissez badiner les enfants, c'est de leur âge. ii Plaisanter, se moquer : iVfn ■^^'", La maladie de nos jours est de badiner de '« BaiiIiK" tout. (Vauven.) dcserruru^r.

— Par ext. Parler ou écrire avec légèreté, enjouement : Badiner daîis ses lettres, dans sa conversation.

— Flotter, se mouvoir à la manière do ceux qui folâtrent, en parlant d'un ajustement : Cette dentelle ne doit pas être si tendue : il faut quelle dadine uk peu. (Ac^d.)

— Poétiq. Se jouer, s'agiter vivement :

Mais du vent qui s'élève un souffle inaperçu Badine avec ma voile et l'enfle ii mon insu-

Lamartine.

— Badiner avec. Agiter, remuer en divers sens et par passe-temps : badiner avec une canne, il User légèrement ou sans précaution de : J'ai toujours ouï dire qu'il ne fallait pas BADINER avec les remèdes. (Brill.-Sav.)

— Fam. Vous badinez ! Vous voulez plaisanter, vous ne parlez pas sérieusement, il C'est un homme qui ne badine pas, C'est un homme très sérieux, ou susceptible, ombrageux. Il On dit aussi : Il n'y a pas à badiner avec lui.

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Kii parlant d'un clio-

11 ne faut pas badiner 'ou Jouer] avec le feu. t, Il no l'aul usiT du JVu qu'avec précaution,

Souroviinr ics incontlios, et, au lig., Il no faut jias s'abauonnor inconsidi^ri^mont à des actos ou à dos tontalions qui peuvent avoir des suites funestes.

— V. a. Kailler, tromper on plaisantant : Badiner nuclijuun le l'r ami.

BADINERIC n. f. Action do badiner: ia BAniNi'.niK a des ai/rihiirnts qui l'emportent sur le sérieux, dans la socii'l'' civile. (St-Evrom.) ii Action on parole badino : .S'occuper de UADINKKIKS. Dire des badinbkies.

— Par oxt. Choso l(Sgèro et sans portée ; onfantillago : Les génies les plus élevés tombent quelquefois dans la iia-

DINKKIK. (lîoil.)

Badingas, peuple du sud de l'Etat libre du Congo, entre lo rcinllncnt du Kassaï, du Loango et du Sankourou. Los Madinî^as, réunis on grands villages, paraissent hospitaliers. — Un Badinga.

BadinguET (allé), surnom donné à Napoléon III. On a pri'ii'ndu que c'était le nom do l'ouvrier maçon qui luianrait jiréio ses vctomonts: une blouse, un gros pantalon, un tablioron toile bleue, une paire do sabots et une casquette hors (lo sorvi(xi, pour favoriser .son évasion du fort do llam. Il a in/^mo été raconté quo ce prétendu Badinguot, retiré A Cliàtcnay, prés de Paris, où il vivait, sous lo nom do .1. -Michel Kadot, d'une pension servio sur la cassette impériale, était mort en 18S3. Co sont là dos fables. L'origine du .surnom do ■ Badinguet», donné ùNapoléon III, est rostre i usqu'ici inexpliquée.

BADIOTITEn.m.Paléont.Genred'ammonitcstirolitines, fondé i>ar Mojsisovics, pour des formes plus ou moins alliées aux balanotites.

— Encycl. Les hndiotites sont des ammonites à lobatiou normale et i lobos simples, à tours intérieurs lisses, à tours extérieurs portant des côtes falciformes, fourchues et n.in plissées. L'espèce type (badiotites Enjx Miinst.) est fossile dans le trias alpin.

BaDIOU de La TrONCHÈRE (Jacquos-Joscph-Emile), sculpteur français, né au Monastier (Ilaute-Loiro) en 1820, mort au Pny en 1888. Elève de Jouffroy, il a débuté, au Salon de i sr,-.', par un groupe, les Deux sœurs. A l'Exposition universelle de 18S5, il avait envoyé le modèle en plâtre du groupe représentant Valentin" Haiiy debout, la main appuyée sur la tête d'un jeune aveugle"assis à ses pieds. Co groupe a .'té inauguré, le 10 août ISGi, à l'Institution des jeunes .-iveugles, dont Badiou do La Tronchcre avait été nommé directeur adjoint en is.M. Il a donné, en outre, une statue en marbre, représentant la Prodit/alttc ; le modèle en plâtre d'une statue de Praxitèle, qui a été placé dans la cour du Louvre ; une statue on bronzo du baron Larrey, inaugurée à Tarbes lo 15 août 1861 ; une statue de Marguerite de Valois.

BADISTER (diss-tér — du gr. badistés, marcheur) n. m. Genre d'insectes coléoptères, famille des carabidés, sousfamille des lioininés, renfermant des Badister(gr.2'fois). lormes de taille moyenne, colorées do roux, de jaune et de noir: Les badislcrs, dont on connaît une vingtaine d'espèces, répandues dans l'hémisphère boréal, l'Inde et Madagascar, habitent les endroits marécageux : badisifr bijmslularus (Europe) ; etc.

Badius (Jodocus), en franc. JossE Bade, no à Asch, près Bruxelles, en 1402, est, en France, le premier de ces imprimeurs humanistes dont les éditions valent autant par l'exécution typographique que par la correction du texte et les savants commentaires qui l'accompagnent. Josse Bade, après avoir étudié en Italie, vint à Lyon professer le grec et le latin ; peu de temps après, il entra comme correcteur chez Jean Trechsel, dont il épousa la fille. Kolioi-l (laguin lo fit venir à Paris, vers 1495, pour suivre riMi]irçssion de son ('ompendium super Francorum fjestis. lO, .u ir.iHi, Jussr ri;ide se mit :i imprimer pour son conipic p. 1 I i. 1 ]'.■.: II.' i.iir 11) .|ii'à sa mort, il lit paraîtra, i , , w , ::,,, |i, i ,,iire cents volumes.

Sa in;iiii:, I, 1,1,, i. Il l'rrium ascensianum,

est une ■!. l'Ii- :oi ir- r. ji c ■ ■ M I ;it ious d'un atelier

typograipliiquc. .lusse li:ide a donné dos éditions, très recherchées encore, des humanistes célèbres : Erasme, Budé, Ango Politien, etc., et de classiques grecs et latins, annotés par lui. Il avait marié ses filles à trois libraires : Jean doRoigny.qui lui succéda à Paris, Michel Vascosan, et Robert Estienne. — Son fils Conrad (1510-1508), ayant embrassé la religion réformée, alla s'établir à Genève oii, tout en continuant d'imprimer, il fut reçu pasteur en 1055. Conrad Bade, outre de savants commentaires philologiques, a laissé un certain nombre do pamphlets et do travaux de polémique religieuse.

BADJ, substantif persan employé en turc et signifiant "le inhut volontaire que les gouverneurs des provinces paM'iit au prince, et tes droits de douane et de transport des diirérentes marchandises dans l'empire osmauly «.

BadJER (Louis), ouvrier de Lyon, qui s'illustra en 1793 par un beau trait d'amour filial": il se laissa arrêter et conclaïuiier à la iilaco do son père, et marcha courageusement au supplice.

Badjikars, peuplade vagabonde du nord do l'Inde qui .irrc :ui sud de l'Himalaya. — Un Badjikar.

Badoaro Kiv.i.ii, , di|,l,inrat.- et littérateur vénitien, ]''' on I is. iMon ,.|i i:,.,i.; i| m, :iiiiii,issadour de la républi'liio.oil'n- ,|,. ,|,:,rlos-i,.,„„i (M ,1,. Philippe II, et fonda la.M.ioim,/ vciiuieuiie (/i/Zii I\uMi ^do la Renommée). ■

,.,^,*°°*^' '"""'^ '''' l'archipel espagnol des Philippines (île I.uçon), sur un petit fleuve côtier; 11.600 hab. Cette ville date de 1714.

BADOCHE n f. Nom donné commercialement à la morue

saloo.

Badoero Pierre), doge de ■\'enisc de 939 ft 912. année do sa niùrt. Il obtint de Béranger II, roi d'Italie une charte qui confirmait les libertés de la république de Venise et lui reconnaissait le droit régalien de battre des monnaies d'or et d'argent.

Badois, OISE, celui, collo qui habite Bado ou le grandduché de llad,.. - J.es Bai.OIs.

— Adjocliv. : Itttce itAUOlsK.

BADOK-BANKON n. m. Bot. Nom, â Coyian, de la ballotte distique.

BadolaTO, ville du royaume d'Italie fCalahro, prov. de Cantazaro); l.ooo hab.

Badon (Kdmond'i, auteur dram.atique et romancier, né en 1808, mort en 1819. Il a fait représenter deux pièces, tiui curent le succès le plus brillant : Un duel sous Itiehelieu [im2), drame, et Une aventure sous C/inr/cs /A'(1831), comédie (en collaboration avec Frédéric Soulié). On cite aussi son roman historique : Montbrun ou les Huijuenott en Dauphiné (1838).

Badonviller, (h. -lieu do canton do Mourthoot-Mosi-llo,arr.ot a :l:i kiloiii, .le LunéviUo, sur la Blette, affluent de la \'i/on/,'; i.cs;. |i;ih. ('arrières de pierre; forêt. Filature de laine, lalirique de bas, etc. — Lo canton a 12 comm. et 0.059 hab.

BADOUE [doiVj ou BAVOUA n. m. Ichtyol. Nom vulgaire de la blennic cornue {btennius tentacularis). V. blennie.

BADOUILLARD {llar' [Il mil.) — do l'argot bades, lèvres) n. III. l'iip. \ ivoiir, noceur. (Les baduuitlards étaient les meml-rrs d une joyeuse association d'étudiants qui florissait à Paris, sous le gouvernement de Juillet : leur nom est resté dans la langue familière courante.)

Badouria, ville de l'Inde anglaise (prov. de Calcutta), sur un bras du delta du Gange ; 13.000 hab. Commerce considérable.

BÂDRAN.Myth. parsie. Nom du génie de l'air.

BadrÉS, nom d'uu Perse dont parle Hérodote dans sou Uistiiirr. {•,. nom so rattache probablement aux mots sanscrit hhadrn (fortuné), et persan baliar (part, portion).

BADROUILLE [Il mil.) n. f. Vieux cordages montés en tampon A l'extrémité d'un long manche et destinés au nettoyage des carènes. V. vadrodille.

BadstÙBER (André), jurisconsulte danois, né à Copenhague on i7.'s, mort en 1808. On a do lui quelques dissertations juridiquos.

Baduel (Claude), littérateur, né à Nîmes à la fin du xv« siècle, mort à Genève en 1501. Professeur à l'Université de Paris, il embrassa le calvinisme et se réfugia à Genève, où il devint ministre et professeur de philosophie. Il a laissé, entre autres ouvr.ages écrits en latin, un élogo du mariage, qui a été traduit en français par Guy do La Garde (Paris, 1518).

Baduero ou Badueri, famille vénitienne, dontplueurs moinlir.>s furent doges : Orso I" (801-881), Obso II i-.'-93ii, PiETRo Baduero (939-912).

BADUGEON (jun — corrupt. de badigeon) n. m. Argot.

Baduhenne (Baduhennx lucus), vaste forêt de la Germanie mentionnée par Tacite, et qui s'étendait sur la presque totalité du pays des Frisons : 900 Romains y furent massacrés à la fin du règne de Tibère.

BADUKKA n. m. Nom d'un câprier do Malabar, le capparis Ilhcedii. '^

BADULE n. f. Bot. Section du genre myrsine.

BADUSE n. f. Genre de rubiacées-cinchonées, renfermant une espèce des îles Tonga et Fidji, créée pour un arbuste très glabre à feuilles opposées, à fleurs blanches réunies en corymbe, multiflores et axillaires, et dont l'écorce est très amôre.

BJEK (du gr. baia. petite) n. f. Genre do cyrtandracées, comprenant dos herbes qui croissent on Chine, dans l'Inde et à Magellan, ii On dit aussi baca.

BsBIA (gens), famille consulaire romaine. Elle eut sa période de splendeur au m' et au il' siècle av..J.-C. Les personnages marquants de la riens Bc-ebia, surnommée aussi .Dives», .. Horennia., « Pamphila» et ..Sulcai>,sont : Ldcius Baebius, envoyé par Scipion comme ambassadeur à Carthage en 202 et chargé ensuite do commander à sa place le camp des Romains: — Qointus Baebius, tribun du peuple (200). fil s'opposa de toutes ses forces à la guerre contre Philippe de Macédoine] ; — Mabccs Baebius, un des commissaires romains envoyés en Macédoine en 180, pour s enquérir des griefs de diverses villes ; entre autres, de Mar.ni.i', iii Thrace, contre Philippe; — Cneios Baebius Pampliilus, consul en 182 avec L. Emilius ; — Marcus Bœbius Pamphilus, consul en 181 avec P. Cornélius Cethcgus. [Il fut chargé de réprimer un soulèvement des Ligures, tant de fois révoltés contre la domination romaine. A la suite d'une dernière victoire, au lieu d'imposer simplement un traité et un tribut aux vaincus, il déporta en masse 40.000 habitants, qu'on interna dans le Samnium, et leurs villes furent repeuplées de colons romains] ; — Lccius Baebius PampHilus, un des commissaires envoyés par la république en Macédoine, l'an los, pour y préparer l'expédition de Paul-Emile ; — .\ulus Baebius proconsul d'Etolie on 167. [Il fut rappelé à Rome pour avoir fait mettre à mort tout le sénat étolien, et condamné au bannissement];— Caics Baebius, tribun du peuple en 110. [Il fut suborné par Jugurtha, et s'interposa entre le roi numide et Memmius qui voulait, avec quelques autres, lo forcer à s'expliquer sur sa conduite envers Rome] ; — Caïiis Bœbius, général romain du l"' siècle avant notre ère. [Il fut chargé du commandement d'une des divisions de l'armée do Sextus Pompée, durant la guerre Sociale.]

B/EBIANI (Ligures). Peuple do l'ancienne Italie, d'origine ligure, qui habitait le Samnium. — Un Bxbiam'S (nu.^s).

Baeck i Abraham\ naturaliste et médecin suédois, no en 1713, mort en 1795. Il était premier médecin du roi et membre de l'académie dos sciences de Stockholm. On lui doit .les mémoires sur la couleur des nègres, sur un poisson lie narval, etc. Linné lui a dédié un genre de plantes do la lamille des salicaires.

B.£CKÉE (ké) n. f. Genre de mvrtacées-leptospermées, comprenant environ soi.\ante-dii espèces croissant en

BADINERIE — B.EOMYCÉES

Australie, â la .Nouvcllc-oaiédonio, aans le» lie» do l'archipel Indien cl dan» l'Asie orientale et méridionale. I.* b^ckta frulctcens sort ou Asie comme diurétique et aborlif, ot le» feuille», placée» <la;is le» vêtements, on éloignent loa insecte», par suite do l'odeur quelle» exhalent. Baecker ou Backer Li

lologu

, archéologue et phi-

guo, né i .Saini-Omer en 181». IJ'abord avocat, pui» magistrat, il fut nommé in»pectcur de» monumont» hiito-

» dans le départe

du Nord.Onluido

considérable do publication», parmi lesquelles nous citerons : Chants historirfues de la Flandre (Lille, 1855); De l'administration politique, administralirc et judiciaire de la /lelgique pendant les trois derniers siiclet (1841,; De la lanf/uc néerlandaise et des premiers monuments liîtérairet écrits en néerlandais (1869); Histoire de la littérature néer- Inndaise depuis les temps Us plus reculés Jusqu'à \'ondel(l»13). Bf CKSTRCEM (Per Joban Edvard), poète suédois né à Stockholm en 1811, fut attaché à la bibliothèque royale. En 1864, il visita la France. Outre plusieurs recueils de poésie, on lui doit des œuvres dramatiques, dont plnsieurs ont été jouées avec succès : Une couronne (1868); les .Sœurs d'Eve (1809); le Premier Mai (1870); Prisonnier à Kallœ (1870) ; la Lumière de Carina; les Opprimés; Dar/vard Freij, tragédie en vers, son œuvre capitale. Ses œuvres lyriques et dramatiques, pleines de vie, abondent en situations intéressantes.

Bf CULA ou B/BTULA, ville de l'anc. Espagne (Tarraconaise). Scipion, le premier < Africain ■, y battit Asdrabal en 209, et Magon et Massinissa en 200 av. J.-C.

BsDAN (et non Baooan;, fils de Nindid, et non de Dermod. Roi suprême de llrlande au vi- siècle do notre ère. 11 lut assassiné à l'instigation de Colman le Petit, en

I année 585, et non 557. Il eut pour successeur Aed, fils dAlnmiro {.innales de l'igemach, Annales d'Ulster, etc.). Co personnage est, quoiqu'on ait soutenu le contraire, parfaitement nistorique.

BADEKER (dèk-r' — de Bîdeker, n. pr.) n. m. Guide de voyage : Emporter son b.£ueker. V. art. suiv.

B^DEKER (dèkr') [Charles], libraire et écrivain allemand, né à Essen (Prusse) en 1801, mort à Coblentz en 1859. Libraire dans cotte dernière ville, Bœdeker s'est fait connaître par une série do guides à l'usage des voyageurs. On lui iloit encore : Manuel de conversation pour le touriste en quatre langues : français, allemand, anglais, italien, avec un vocabulaire. — Ses fils, ERNE.ST, né en 1833, mort en 1801 ; CHARLES, né en 1835, et fritz, né en 1814, ont poursuivi son œnvre à Leipzig et publié de nouveaux guides en allemand, en anglais et en français.

Baher (en lat. Berus), théologien et médecin suisse, né en 1480, mort en 1508. Il professa les belles-lettres à .Strasbourg, et fut recteur do l'université de Bàlc. Il est l'auteur d'un Commentaire sur ^'Apocalypse de saint Jean.

BaebR (Jean), compositeur et musicographe allemand, né à Saint-Georges-sur-l'Ems en 1652, mort en 1700.

II étudia les lettres, les sciences et la musique, chez les bénédictins de Lambach. Sa voix de ténor, son talent sur le violon et le clavecin le firent nommer maître de chapelle d'Auguste de Saxe, puis du duc de ■V\'eisseufels. Il est surtout connu par la violente polémique qu'il soutint contre Godofroy Vockerodt.

Baehr (Jean-Christian-Félix), émdit allemand, né à Darmstadt en 1798, mort en 1872 à Heidelberg, où il professa la littérature et fut directeur du séminaire philologique. Ses principaux ouvrages, très estimés, sont : Histoire de la littérature latine (1828) ; les Poètes et Historiens chrétiens de Rome {l»i6) ; la Théologie romano-clirélienne (1837) ; l'Histoire de la littérature romaine durant la période carlovingienne (1840), et une savante édition d'Hérodote (Leipzig, 1832-33).

BaËL, roi do l'enfer, l'une des puissances infernales du grand grimoire ; on le représentait avec trois tètes (crapaud, homme et chat). Il n'est pas sans analogies avec lo Bel (ou les Baals) des religions sémitiques.

BaelÉ, tribu d'Afrique (Soudan oriental), établie an N.-E. du Ouada'i, dans le massif montagneux de l'Enncdi. Le pays des Baelcs (ou Daelébés) n'a encore été visité par aucun explorateur.

BAELEGrfEM, comm. de Belgique (Flandre-Orientale), " ■ ' ~ '" ■ judic. de Gand"; 2.835 hab. Fabriques do

id. adn

■ lies de

Im.

BaeleN-LEZ-GHEEL, ville de Belgique (prov. d'Anvers), arrond. admin.etjudic.de Turnhout,sur la Grande- Nèthe; 4.107 hab. Fabrication do draps. — Baeles-lez- LiMBOURG, conun. do Belgique (prov. de Liège), arrond. admin etjudic. de Verviers; 2.185 hab. Exploitation do grès, forges, moulins à foulon.

Baena, ville d'Espagne (prov.de Cordoue), sur le Marbella. affluent du Badajoz; 12.000 hab. Fabriques de plâtre, tanneries. Chevaux estimes. Cette ville, prise sur les Arabes en 1240 et patrie do l'écri^-ain don José Amador do Los Rios, est le ch.-lieu d'un district peuplé de 18.900 hab.

Baena (.\ntonio Ladislau Monteiro), historien ot géographe portugais, né vers la fin du siècle dernier, mort en 1S51. Fixé au Brésil, il étudia la topographie du Para, et lit paraître doux ouvrages : lo Compendio das eras do Para (1838), résumé historique qui s'arrête à l'année 1SS3 ; VEnsaijo corografico sobre a provincia do Para (1839), travail do géographie ot de statistique. Il a laissé en manuscrit le second volume du Compendio das eras.

BAOMÈTRE (du gr. baios, petit, et niétron, mesure) n. m. Genre de mélanthacées-vératrées, comprenant une seule espèce, plante herbacée qui croit au cap de Bonne- Espérance.

BfOBfTCE ou BÉOMYCE (du gr. baios, petit, et mukès, champignon^ u. m. Genre de lichens, créé pour une espèce, le bieomyce rose, qu'on trouve dans toute l'Europe, croissant sur lo sol, dans les bruyères et les endroits humides.

BiEOMTCÉES n. f. pi. Tribu de lichens, dont le type est le genre ba^omyee.

B^OGLOSSA — BAGAGE

BJEOGLOSSA (du gr. baios, faible, et (/lossa, laneuc) D m Genre dinsectes coléoptères, famille des carabides, sous-famille des anthiinés, renfermaat des termes atricaines, allongées, de taille moyenne, de couleur noire, avant les mœurs des anthia. Deux espèces connues : bxor/lossa melanavia {Afrique orient., Calrerie) ; bieoglossa viltàsa (cap de Bonne-Espérance).

Baependy, viUe du Brésil (prov. de Minas-Geraes), sur le rie Baependy, sous-afauent du Parana ; 9.000 hab. Aux environs, eaux minérales de Coxambù. Créé village paroissial par la loi du 19 janvier 1801, Baependy fut élevé, en 1S56, au rang de chef-lieu de la comarca du même nom. — Pop. du muuicipe : 37.500 hab.

BaeR (Charles-Ernest de), naturaliste russe, né en 1791 dans l'Esthonie, mort en 1876. 11 étudia la médecine à luiliversitc de Dorpat, et compléta son éducation scicntitique en Allemagne, rentra en Russie en 1834, et devint un des membres les plus illustres de l'académie de Saiut- Pctersbourg. De Baer est auteur d'un très grand nombre de travaux 'de zoologie et de physiologie. Il a, le premier, vu et étudié l'œuf des mammifères en 1S27. Parmi ses ouvrages, nous citerons : Lettre sur V œuf des mammifères (Leipzig, 1827); Histoire du développement des animaux (1828-1837); Recherches sur le développement des poissons (1835) • Observations sur les mo/istres à double corps {Pétersbourg, 1845), etc. En 1835, il explora, par ordre du tsar, le gouvernement d'Arkhangel, la Laponie méridionale et la Nouvelle-Zemble. En 1855, il a publié ses Récents Voyages destinés à faire connaître l'empire de Russie, et en 1850, avec Helmersen, des Etudes sur l'empire russe et tes pai/s adjacents de l'Asie.

Baerebisti:, roi des Daces, au temps de César et d'Auguste. Il écrasa les Sarmates sur les rives du Dnepcr (Borysthène), les Boiens gaulois établis en Pannonie ; étendit sa domination sur la Macédoine, la Thrace ; soumit, au tribut les Scordisces et les Bastarnes, et avait presque achevé la conquête do l'IUyrie, lorsqu'il fut assassiné, peut-être à l'instigation des Romains. Ce héros barbare était un des grands capitaines de son siècle.

BAERIE n. f. Genre de composées-hélénio'idées, renfermant dos herbes annuelles glabres ou velues, croissant en Californie, et cultivées dans les jardins d'agrément.

Baerle (Gaspard '\'an), poète latin moderne et professeur, ne- à Anvers en 1584, mort à Amsterdam en 1648. Il prol'ossa aux universités de Leyde et d'Amsterdam. Il a pulilh' en latin des discours, des poèmes, etc., et a laissé quclqiu's écrits en français.

Baermann (Georges-Frédéric), grammairien et matln'-iiuitirien allemand, professeur à Witteraberg, né à Leipzig', mort en 1769. Il a donné une édition latine d'Euçlilo, tr.'iJuit en allemand le Maître d'éloquence, de Lucien, pulilic jilusieurs dissertations Sur la longueur à donner aux cai/'in.-' : Sur les leviers curvilignes, et sur diverses questions. Baermann (Henri-Joseph), virtuose remarquable sur la clarinette, ne à Potsdam en 1783, mort à Munich en 1847, fut élève de Béer. Il se lia avec Weber, qui apprécia son talent et qui écrivit pour lui trois concertos de clarinette. Baermann visita l'Italie, donna, à Paris, en 1817, des concerts avec la grande cantatrice M"' Catalani, puis fit toute une série de voyages artistiques en Angleterre, en Allemagne, en Danemark, en Pologne et en Russie, partout se voyant acclamé pour son talent merveilleux. Baermann a composé et publié un assez grand nombre d'œuvres pour son instrument. — Son tïls et élève, CuAKLES Baermann, né et mort à Munich (1811- 1885), fut aussi un excellent clarinettiste.

BaersRODE, bourg de Belgique (Flandre - Orient.) , arr. adnun. etjudic. de Termonde, sur l'Escaut; 4.138 hab. Corderie, fabrique de toile.

Baert ou BaertiuS (François), jésuite érudit, né à Ypres en 1651, mort en 1719. Il fut adjoint à Papebroch dans la rédaction des Acta sanctorum (mois de mai et de juin), et montra une grande érudition.

Baert (Alexandre-Balthazar-François df Paule, baron de), né à Duokerque vers 1750. mort à Paris en 1825. Nommé en 1791 député à l'Assemblée législative, il demanda que les actes de naissance et de décès entrassent dans les attributions municipales. En 1815, il fut élu député, et s'opposa, autant qu'il le put, aux excès de la Chambre introuvable. On lui doit des ouvrages estimés : Mémoires historiques et géographiques sur les pays situés entre la mer Noire et la mer Caspienne (Paris, 1799) ; Tableau de la Grande-Bretagne, de l'Irlande et des possessions anglaises dans les quatre parties du monde (Paris, 1800).

Baert (Philippe), généalogiste belge, vivait dans la seconde moitié du xviii' siècle. Il était bibliothécaire du marquis de Chastcllar. Il a publié : Supplément au nobiliaire des Pays-Bas et de Bourgogne [1112).

BaeS ou BasIUS (Jean), jurisconsulte hollandais, né à Leeuwarden on 1548, mort en 1596, professa le droit en Franco et en Angleterre. On a de lui un traité intitulé : Para.

Baescha, (ils d'Acbija, troisième roi d'Israël, s'empara du trône par le meurtre de Nadab. iiendant que ce prince assiégeait avec ses soldats la ville pliilistinc de Guibbetlion. Dès qu'il fut roi, il fit périr toute la maison de Jéroboam, sans en laisser échapper personne. Il employa son règne à guerroyer avec Asa, roi de Juda. Il commença la construction de Rama, pour empêcher les mouvements d'Asa ; mais ce dernier lui enleva l'alliance du roi do Syrie, Ben-Hadad. Grâce à cet appui, le roi Asa s'empara d'un grand nombre de villes d Israël, et s'appropria les matériaux que Baescha employait à la construction de Rama, pour en bâtir les villes do Guéba et de Mitspa. Baescha se retira à Thirtsa, où il resta jusqu'àsamort;ilrégnavingt-quatre ans.

B«TIS {tiss — du gr. Bnilikè, nom do l'Espagne) n. f. Genre d'insectes iiévroptores pseudo-orthoptères, groupe des amphibiotiti^ues, iamille dos éphéméridés, renfermant des espèces à ailes courtes, à abdomen terminé par deu-x soies.

Baetis (red. 2 fois).

Los bxlis habitent l'Europe, et leurs larves en fréquentent les cours d'eau : bietis bioculata (Europe moyenne et septentr.) ; etc. Des formes fossiles se trouvent dans l'ambre tertiaire.

BiEUMERTE \ljé-u) n. f. Bot. Syn. du genre cresson. Ba:yer (Joseph-Jacob), général prussien, né en 1794 à Muggelsiieim (prov. de Brandebourg), mort à Berlin en 1885. Entré dans l'état-major, il fut chargé de travaux de triangulation et devint, en 1869, président de l'Institut géodésiq"ue de Berlin. Parmi ses ouvrages, tous techniques, nous citerons : les Relations des triangulations prussienne et russe (1857) ; De la grandeur et de la forme de la Terre (Berlin, 1861) ; les Mesures sur la surface sphêroidale de la Terre (Berlin, 1862).

B^YER (Adolphe), chimiste allemand, fils du précédent, né en 1835 à Berlin. Il a fait des recherches sur les combinaisons du cacodyle et sur les groupes de l'urée et de l'acide urique. Il a étudié l'action des aldéhydes sur les hydrates de carbone et les phénols, et principalement celle de l'anhydride phtalique sur les phénols et les oxyphénols; a découvert ainsi les teintures de phtaléine, en particulier une couleur verte, la céruléine, et une belle couleur rouge, l'éosine. Il a réussi également la préparalion artificielle du bleu d'indigo, puis obtenu l'indol en réduisant le bleu d'indigo par la poudre de zinc. Dans son laboratoire se sont faits encore d'importants travaux : Graebe et Lieberniann y ont découvert l'alizarine artificielle et les couleurs dérivées du goudron de houille et, en 1877, Othon Fischer y a trouvé l'essence d'amandes amères artificielle, ou essence de mirbane.

Baez (Bonaventure), homme politique de la république de Saint-Domingue, né à Haïti, mort à Porto-Rico en 1S84. C'était un mulâtre qui, de marchand de bois, devint président de la république. Plusieurs fois dépossédé de sa fonction, puis réélu, il fut définitivement renversé en 1873. A maintes reprises, il tenta d'annexer Ha'iti aux Eîtats-Unis, et, pendant ses exils successifs, il intrigua contre son pays.

Baeza, ville d'Espagne (Andalousie, prov. de Jaen) ; 14.000 hab. Tanneries, fabriques d'eaux-de-vie'; élève des taureaux de course. Elle s'appelait Bie^a au temps des Maures, et fut alors une ville importante que conquirent les Espagnols, en 1152. — Pop. du district de Baeza : 27.600 hab.

Baeza (Gaspard de), jurisconsulte espagnol du xvi" s., qui a laissé plusieurs ouvrages de droit, et traduit en espagnol les œuvres de l'historien italien Paolo Giovio (Paul Jove).

BafARAMI ou BafON, tribu de l'Afrique occidentale (colonie allera. de Cameroun), évaluée approximativement a 50.000 individus.

BafPA ou BafFO, ville de la Turquie d'Asie (île de Ciiypre); 1.000 bah. Cette ville, qui eut quelque importance sous la domination des Vénitiens, est construite .sur l'emplacement de l'ancienne Paphos. Cristal de roche, dit diamant de Baffa.

BAFFETAS (M) n. m. Grosse toile blanche de coton, qui vient des Indes, it On écrit aussi bafetas, et baktas.

Baffier (Jean), sculpteur français, né à Neuvy-le- Barrois (Cher) en 1851. Elève de l'Ecole des beaux-arts de Nevers, il alla â Paris suivre les leçons d'Aimé Millet et de Jean Garnier. Il débuta au .Salon de 1881, et, depuis, il n'a guère cessé d'exposer. Ses œuvres à l'accent voulu et quelque peu rude lui ont conquis une certaine notoriété. Los principales sont : Marat, Louis XI à Plessis-lez-Tours, Jacques Bonhomme, les bustes en bronze du Père ex de la Mère du sculpteur. Lr recherche de l'effet pittoresque semble s'être atténuée chez l'autour dans sa Salle à manger monumentale, exposée en 1898. Baffier a publié divers écrits, notamment le Musée du soir et la Force créatrice (1895).

BaffiN (baie ou MER de), mer secondaire dépendant de l'océan Atlantique, comprise entre le Groenland et l'archipel polaire, et donnant accès aux détroits de Smith et de Kennedy, qui conduisent au bassin polaire arctique. Cette mer communique avec l'Atlantique par le détroit de Davis, et avec l'océau Glacial (à l'O.) par les détroits qui séparent les unes des autres les ditférentes terres de l'archipel polaire. Elle est d'une navigation difficile, couverte do brunies épaisses pendant une grande partie de l'année, et charrie d'énormes glaces flottantes ; aussi n'est-ellc guère visitée que par des pêcheurs de baleines et do phoques, et par les explorateurs arctiques. Le navigateur anglais Baffiu la découvrit en 1616, et la crut un simple golfe de l'Atlantique, fermé dans sa partie septentrionale.

Baffin (terre de), grande île inexplorée de l'archipel polaire, située sous le cercle polaire au N. du Labrador, dont elle est séparée par le détroit d'Hudson.

Baffin (William), célèbre navigateur anglais, né en 1584, mort en 1622. Il prit part, en qualité de pilote, à diverses expéditions maritimes. En 1612, il fit partie de l'expédrtion arctique dans laquelle James Hall fut tué par des sauvages, et à son retour, écrivit la relation de ce voyage. C'est dans cet liistori(|Uo que se trouve décrite une méthode pour déterminer la longitude en nier, au moyen dos corps célestes. Eu 1615, il fut adjoint à Robert Bylot pour rechercher uu passage par le détroit de Davis ; les deux navigateurs partirent sur le navire la Découverte. Ils parvinrent jusqu'au 78» degré lie latitude N., et Baffin observa alors la plus grande déclinaison de l'aiguille aimantée (56" du N. au S.). Cependant, comme ou ne trouvait pas le passage cherche, le navire changea de route d'après les conseils de Baffin, et se dirigea vers le nord du détroit de Davis. On entra daus luio vaste baie, à laquelle fut donné plus tard le nom du hardi pilote. Baffin a également publié une relation de ce voyage. 11 reste encore de lui une lettre, dans laquelle il assure qu'il existe un passage au N. du détroit de Davis. Baffin fut tué au siège d'Ormu , en Perse, tandis que, avec des troupes persanes, il essayait de chasser de l'Ile los Portugais.

Bafpo, surnomnioo Salifé (la Pure^.née vers 1560,morto en li'.lâ. Fille d'un gouverneur vénitien de Corfou, elle fut capturée par des corsaires turcs, devint favorite d'Amurat in, qui en eut Mahomet Ul. Après avoir joui d'une

longue influence, elle fut écartée des affaires par son petit-fils Aclimet III, vers 1603.

Baffo (Georges), poète vénitien, né à Venise en 1694, mort vers 1768. Il fut membre de la cour suprême de justice. Il écrivit en dialecte vénitien des poésies pleines de grâce, d'esprit et de bonne humeur, mais très licencieuses et parfois ordurières. Après sa mort, ses amis réunirent ses meilleures poésies sous ce titre : le Poésie di Giorgio Baffo (1771). Plus tard, il en parut une édition plus complète : Raccolta universale délie opère di Giorgio Baff^ Veneto (Cosmopoli, 1789), qui a été traduite en français (Paris, 1884).

BAFFRE ou BAFFE n. f. Pop. Coup, gifle.

Bafing, pavs de l'Afrique occident. (Soudan français, cercle de Kita), sur les deux rives du Bafing; 6.000 hab. environ. C'est un pays de plateaux, dont le village principal est Gafan. Ce territoire, peuplé de Malinkés, a été soumis au protectorat de la France par le traité du 14 décembre 1882; il a été pacifié par le colonel Archinard en 1889.

Bafing [fleuve Noir ou fleuve Bleu — ba, eau ; fing, bleu ou noir), grande rivière de l'Afrique occidentale, qui forme avec celle de Bakhoy le fleuve du Sénégal. Le Bafing sort du versant oriental du massif de Timbo, dans le Fouta- Djalon ; à son confluent avec le Bakhoy, il a près de 500 m. de large et une grande profondeur. Sa pente générale est considérable : 640 m. de difi'êrence de niveau pour 450 kil. environ de parcouFS.

BAFOUER (anc. franc, ha/fe ou be/fe ; du rad. german. bap ou baf, lèvre ; peut se rapprocher de l'ital. beff'a ; esp. befa, moquerie, outrage) v. a. Railler sans pitié, traiter avec une moquerie outrageante, couvrir de honte : Les Pradons que nous avons BAFOvis dans notre jeunesse étaient des prodiges auprès de ceux-ci. (Boil.) Se bafouer, v. pr. Se railler mutuellement. — Syn. Bafouer, conspuer, honnir, vilipender. Bafouer renferme une idée do moquerie outrageante, répétée, qui ne laisse pas de relâche. Conspuer, par son étymologio môme (sputare, cracher), marque un mépris profond. i?0Hnï?- est le cri du soulèvement et de l'indignation; on honnit pour faire honte, pour faire rougir d'une action mauvaise. Vilipender, c'est ravaler, détruire la réputation, mettre sous les pieds comme quelque chose de vil.

BAFOUILLAGE (Il mil. — rad. bafouiller) a. m. Propos incohérents, paroles sans suite.

BAFOUILLER (Il mil.) v. a. Bredouiller, tenir des propos incohérents :/( n'y a qu'à la Comédie-Française et au Conservatoire que les hommes bafouillent à. la soixantaine, en branlant de la tête. (Alph. Daudet.)

BafOULABÉ, poste militaire de l'Afrique occid. (Soudan français), au confluent du Bafing et du Bakhoy, qui y forment le fleuve Sénégal ; 4.000 hab. Point terminus du ch. de fer partant de Kayes ; tête d' un ch. de fer à voie étroite (en construction) vers le Niger.

Bâfra, ville de Turquie d'Asie (Anatolie), vilayet de Trébizonde, près du fleuve côtier Kizil Irmak ; 6.500 hab. Commerce de tabac.

BÂFRE n. f. Pop. Grand repas où l'on mange beaucoup, ripaille : .Aimer la bâfre. Ne songer qu'à la bâfre. BÂFRÉE n. f. Pop. Repas glouton ; Se donner une bâfrée. BÂFRER (du rad. german. bab ou baf, lèvre) y. n. Mauuor goulûment, avec excès : Peut-on bâfrer atnsil — '.\ctiv. Enfant qui BÂFRE tout ce qu'il peut attraper. Se bâfrer, v. pr. Se gorger. 5e bâfrer de pâtisserie. BÂFRERIE n. f. Pop. Gloutonnerie.

BÂFREUR, EUSE n. Pop. Glouton, gloutonne : Un bà-

FREUn.

BAGAGE n. f. Techn. V. bagasse.

— \'cnor. Ciiienne-louve.

Bagacum, ville de la Gaule, dans la Belgique Il',capit. des Nerviens; a\i).Bavay.

BAGADAIS (de) a. m. 'Variété du pigeon doniestique, formant une race spéciale dont le nom scientifique est coliimlia tuberculosa. Le bagadais est le plus gros des pigeons de volière, et U est un des plus estimés.

BAGADIA n. m. Poids de dotmo onces, dans l'ancienne médorine.

BAGAFFE n. m. Argot. Pistolet.

BAGAGE (du vx franc, bagues, paquets. 'V.bagde) ii. m. Effets, objets empaquetés que l'on emporte avec soi en voyage : Charqer, décharger les bagages. Porter son petit BAGAGE sur te dos. Il Par ext. Mobilier de peu de valeur.

— Par anal. Ensemble des ouvrages, des productions d'un auteur : Bagage littéraire. Navoir ifuun mince bagage. 11 Ensemble des connaissances que 1 on a acquises :

— Menu bagage. Celui qui peut être porté par des bêtes de somme et par les soldats, ii Gros bagage. Celui qui ne peut être transporté que par voitures.

— Art. milit. Ensemble des effets et du matériel d équipement : Sortir de la ville avec armes et bagages.

Loc. fam. Plier bagage. Déloger furtivement, s enfuir.

— Cliem. de fer. Waqon à bagages, Voiture d'un train lr voyageurs spécialement affectée au transportdes bagage -

— Encycl. Art milit. La question des bagages a toujours constitué l'une des grosses difficultés du problème de la conduite des armées. Les Romains leur donnaient la qualification significative de impedimenta. Dès leur temps et depuis lors, dos règlements minutieux ont été formulés a ditt'orentes reprises, pour assurer dans de bonnes conditions lo transport de tout ce qui est nécessaire aux armées, et en ]>articiilier pour réprimer les abus trop souvent constatés dans le poids et le volume des objets de toute nature dont se font suivre les officiers.

C'est là surtout ce qui constitue les bagages — les noms do paquetage, charge ou cliorgement étant réservés à ce que les hommes portent sur eux. Le règlement sur le service on campagne définit le nombre, les dimensions et le poids des caiss'es à bagages accordées à chaque officier, suivant son grade, ainsi que des caisses de comptabilité, et des cantines àvivres allouées aux différentes unîtes.

La caisse à bagages a 0°,65 de long sur 0",30 de large dans œuvre, et 0",22 de hauteur avec le couvercle. Poids maximum vide ; 7 kil. soo. Il en est alloué trois aux colonels ou lieutenants-colonels, deux aux chefs do bataillon

ou assimilés ; uno A clia.iuocapitaiiio ou ofllcicr suballerno, ainsi qu'aux aumoniors, sous-ehofs do musique, adjudauls do bataillon, olc, uno pour doux adjudants do compafs'nio. — Toutos cliarprôos, cos caisses no doivent pas poser plus do 17 ù 18 kilogr. — Lo capitaine a droit à » kdogr. do supplément. Les caisses du complabitilé sont alroctéesà raison do trois par régiment d'inlantorio, deux par réeimoot do cavalerie ou bataillon do chasseurs, uno par compagnie du génio, batterie, etc. Los amlines « oiarea — à raison d'uno pour cinq officiers — sont un pou plus grandes et posent «2 kiloçr. avec leurs acoossoiros, sans los vivros. Toutes cos caisses sont portées sur los voilures à baqar/es, marchant avoc lo train (v. co mot) do chaque unité, train qui comprend, on outre, dos voitures de virres et d'effets pour la troupe, etc., et où los bagages représentent : quatre fourgons à doux chevaux par rt'niment d'infanterie, doux par bataillnn formant corps, cin(| par régiment de cavalerie, doux pai; qroupe de batteries montées, uno par groupe de batteries à cheval, etc.

— Dr. Le transport des bnr/aijes par chemin do fer est organisé, selon h^s comi.agnios, if après doux systèmes principaux. Dans run, usité en France, le voyageur a droit au transport gratuit d'un certain poids (30 kilogr. , 20 kilogr. pour os enfants payant demi-place) ; dans Tantro, adopté en Allemagne et en Suisse, le voyageur n'a droit à aucun transportgratuit.ot ses bagages sont taxés d'après un tarif. Arrivé à destination, lo %'oyageur passe dans la salle des colis, ot\sos baga^'os lui sont remis, sur la représentation du buUotiu qui lui a été délivré au départ.

Mais, avant do pouvoir disposer do ses bagages, lo voyageur est tenu do les soumettre à la visite des employés d'octroi ou de douane, et de payer les droits, s'il y a lieu. Les compagnies sont responsables des bagages destinés à être enregistrés, dès l'instant où ils sont conlios à leurs agents. Les juges ont un large pouvoir d'appréciation pour déterminer la valeur dos bagages perdus ou soustraits. Les tribunaux considèrent comme sans valeur los clauses insérées sur les bulletins de bagages et limitant & uno somme minime les dommages-intérêts dus en co cas. La responsabilité des compagnies ne s'éteint que par la proscription do six mois. Pour los bagages transportés parvoiturespubliquos.v.voiTliRiF.R.— Pour les transports par mer, les bagages appartenant à un passager ne sont pas l'objet d'un contrat d'atTrètement distinct; io fréteur est responsable do la porto et des avaries des bagages.

Bagagem, ville du Brésil (prov. do Minas-Geraes), sur le Haijaf/em, sous-affluent du Paranahvba; 10.000 hab. Ch.-l. d'un municipo du mémo nom, peup"lé de 2G.100 hab. et contenant des rochers diamantilères. C'est dans son territoire que, en 1831, uno négivsso trouva le célèbre diamant nommé Etoile du Sud {Cruzeiro do Sut).

Bagaia ou BagaIS (auj. Bagha'i), anc. ville d'Afrique (Numidie), sur lo fleuve Abigas (en arabe Ouad-el- Bat/hai). Célèbre au commencement du v siècle par les troubles religieux des donatistes.

BAGAIJ.CÔTA, ville do l'Inde anglaise (Dokhan, présidence de Bombay), sur lo Gatparba, affluent du Kistua ■ 12.800 hab. Soies et cotonnades.

Bagamoyo (c'est-à-dire fond du cœur), ville do l'Afrique orientale allemande, sur la côte du Zanguebar, à 50 kilom. do Zanzibar ; lo.ooo hab. Cotte ville estle débouché naturel de la vallée du Kingani, fleuve côtier dont les alfluents de gauche conduisent à l'Ouami, qui prend sa source dans le district d'Ousagara. Là vient aboutir tout le réseau télégraphique de f Afrique orientale allemande, relié par un câble à Zanzibar. Cette localité, placée autrefois sous la dépendance du sultan do Zanzibar devint allemande par le traité du 28 avril 1888 ; mais elle n accepta pas sans résistance la domination de la Société allemande de l'Afrique orientale, et fut bombardée en septemlire 1888. Bagamoyo a été le point de départ do toutos les grandes exploitations entreprises dans laseconde moitié du XIX» siècle pour la découverte do l'Afrique équatoriale. BAGAN n. m. Nom vulgaire des pâtres nomades qui gardent les troupeaux dans les landes do Bordeaux.

Bagard (César), sculpteur connu sous le nom de Grand tesnr, né à Nancy le 27 mars 1639, mort dans la même ville on 1709. La plupart do ses productions ornaient les édihces do sa ville natale, et furent on partie détruites à 1 époque do la Révolution. On citait surtout un t/»vs( que possédait l'église Saint-Sébastien, un Buste de Louis AJ \ qui ornait l'ancienne porte royale de Nancy • une S'amte Thérèse, un Saint Jean de la Croix, une Vierne soii(c»i(e par des anges, dans l'église des Carmes.

BAGARE (corrupt. de gnbare) n. f. Bateau plat dont on

se servait autrefois sur la Seine, ii Gros navire de transport.

Bagarotus, jurisconsulte italien, mort à Bologne en

1212. Il a enseigné le droit romain à Bologne, et a laissé

quel(|ues traités juridiques.

BAGARRE (étym. inconn.) n. f. Encombrement tumultueux : \oilure brisée dans une bacarre. il Grand bruit désordre, tumulte : Se tirer, se sauver, s'échapper d'une BAGARRE. ii Au fig., COS expressions signif. Se tirer d'une situation difficile, embarrassante ; s'esquiver au milieu d uno discussion animée, d'une dispute.

Bagarris (Pierre-Antoine Rascas de), gentilhomme pnovonçal, compatriote et contemporain de Peiresc et l'un des premiers Français qui se soient occupés d'archéolo.» et de numismatique. Il prit le titre un peu pompeu " ciméliarque (gardien d'objets précieux) de Henri IV

— ..^.^.u.,j,o iiau^aisqu! se soieni occupos d archéoIo'>ie et de numismatique. Il prit le titre un peu pompeux "de cimétiarque (gardien d'objets précieux) de Henri IV Sa collection entra, après sa mort, dans le cabinet du roi.

Bagas, nègres robustes qui vivent en Sénégambie, vers 1 embouchure du no Nunez. Ils se livrent surtout àla chasse à la pêche et à l'extraction du sel de l'eau de mer ; les femmes se louent comme porteuses ou rameuses. Los deux sexes vont presque complètement nus. — Un, une Baga.

BAGASSE ou BAGAGE (esp. bagasa, marc) n. f. Techn .,!'1V,?r"'"n"'^ rcsi.lus des cannes à sucre qui ont passé au moulin. Dans le pays d origine, on les emploie pour lo çhaufl-age dos générateurs. Depuis quelques années, les basasses servent à la fabrication du papier, ii Tiges d'indigotier que Ion a retirées de la cuve après la fermentation. Il Marc de raisin ou d'olives, à la sortie du pressoir

- Bot. Fruit du liagassier, qui est à peu près du volume dune orange, et bon à manger; et, par oxt.. Nom du bagassier lui-même.

BAGASSE anc. fr. baiasse, bajasse, qui a «igniflé d'abord servante, puis mauvaise femme, du provonç. Tjagnssa) n, f. Pop. et triv. Fommo do mauvaise vio, prostituée : Celle UAKASBB de Galirielle... (Sully.)

— Iniorjectiv. Sorte do juron provençal. BAGASSIER {si-é) n.m., ouBAOASSAn. f. Bot. GoDrod'uI-

macéos-artocarpéos, comprenant des arbres lactescents do la Guyane, ii Ou dit aussi uagace, et bagassk.

BAGATBAT (gat'-tia) a. f. Bot. Syn. do tagapatA.

BAG ATELIER (/i-,1), ÈRE n. Celui, colle qui dit liabituelh'niont dos bagatelles. (Vieux.)

BAGATELLE (do l'ital. bagatella, petito ballo do liège ou do moelle de sureau avec laquelle les bateleurs font leurs tours de gobelets) n. f. Objet futile, sans utilité réelle : Dépenser tout son argent en bagatelles. Il Somme insignihanto ; objet qui n'est pas d'un grand prix : Avoir un château pour une UAGATELLB. Mille francs, c'est pour un crésua

une BAGATELLE.

— Par oxt. Acte, parole, objet frivole et de pou d'importance : Dire, conter des bagatelles. Il Composition légère, écrits faciles et agréables : La Fontaine trouvait

voiture un maître en bagati-jlles.

— Dans un sens tout particulier. Galanterie, amourotto : Aimer la bagatelle, il S'emploie aussi dans un sens dérivé du précédeut, mais qui est beaucoup plus libre : J'ai obligé M. le comte à faire Ut à part, car je suis présentement bien revenue de la bagatelle. (Ghérard.)

— Interjectiv. Bagatelle! Manière d'exprimer lo doute, la négation, lo refus, le dédain, soit en parlant sérieusement, soit par ironie : Ce qui importe dans le mariage, c'est la dot; quant à l'inclination des parties, bagatelle !

— Loc. fam. S'amuser à la bagatelle, aux bagatelles de la porte (par allusion aux balivernes que débitent les bateleurs). Passer son temps à des frivolités, à des choses mutiles.

— SvN. Bagatelle, minutie, misère, niaiserie, rien, vé- Ulle. Une bagatelle a peu d'importance, on no s'en occupe (ju un instant. Une minutie est une petite chose, un petit détail dont il vaudrait mieux ne pas s'occuper. Uno misère est un petit mal trop léger pour qu'on s'en plaigne, ou une chose dont on ose à peine parler. Il n'y a qu'un niais, un homme de peu d'esprit, qui puisse s'occuper dune niaiserie. Les riens sont des bagatelles dénuées de valeur. Les vétilles sont de petites choses qui se présentent comme des obstacles, mais qui ne méritent réellement pas d'arrêter.

Bagatelle, petit château, construit en 1779, par lo comte d'Artois, sur la limite du bois de Boulogne, non loin de la Seine. Loué pendant la Révolution à des entrepreneurs de fêtes champêtres, il fut rendu au comte d'Artois sous la Restauration, et prit le nom de Babiole. Par la suite, il devint la propriété de sir Richard Wallace.

BAOATTINO (mot ital.) n. m. Ancienne monnaie de cuivre de V cnise, qui valait de 2 à 3 de nos centimes, n S'est, en français, écrit bagatin.

BAGAUDERIE (rad. bagaudes) n. f. Nom donné à l'insurrectiou des paysans de la Gaule, qui s'appelaient eux-mêmes bayaudes, au moment où Dioclétien monta sur le trône.

BAGAUDES (lat. bacaudse, bagaudx) n. m. pi. On donne co nom à des paysans et à des pâtres gaulois qui, vers la lin du 111' siècle, se soulevèrent à la fois contre les Romains qui les pressuraient et contre leurs maîtres qui les traitaient en esclaves. — Un bagadde.

— Encycl. Sous Claude II, sous Dioclétien, puis au v« siècle, vers 435, les bagaudes s'insurgèrent sans succès et hnirent toujours par être vaincus : uno première fois après avoir conquis la ville d'Autun, une seconde fois aux environs de Pans, par Maximien, vers 280 (v. bagaodes \camp des]), uno dernière fois par les troupes d'Aétius On connaît fort mal l'histoire de ces révoltes successiveson sait seulement que les bagaudes essayèrent do se donner les formes de la société même qu'ils combattaient et se créèrent un Auguste et un César. Les Romains les considéraient comme des brigands, et le mot bagauda désignait, au V siècle, toute espèce de brigand. Peut-être fautil on conclure que les bagaudes ne cessèrent pas d'exister en Gaule depuis le m' siècle, et de mener, dans l'espace do temps qui sépare chacune de leurs prises d'armes, uno vie semblable à celle des outlaws anglais.

BAGAUDES (camp des), en latin Bagaudarum castrum, nom ancien donné à une presqu'île formée par les circuits de la Marne, à 4 kilom. en amont de son confluent avec la Seine, et à 11 kilom. S.-E. de Paris.

— Histoire. Jules César isola complètement cette presqu île de la terre ferme par un mur et un fossé, d'où la commune de Saint-Maur a tiré son nom, et y laissa une colonies dovéterants. Plus tard, sous Diocléiien, co lieu servit de camp retranché aux bagaudes, qui y furentécrasés par Maximien. Aujourd'hui, Saint-Maur-les-Fossés s'élèvo str une partie de l'emplacement du camp des bagaudes.

BAGAUDIE (rfi) n. f. Hist. Syn. do bagauderie.

BAGAUOINE n. f. Hist. Femme qui marchait avec los bagaudes, qui partageait leurs périls.

Bagdad, ville de la Turquie d'Asie, ch.-I. do prov. et de district (Irak-Arabi), sur le Tigre; 14.i.ooo hab. Elle est aujourdhui, après Smyrne et Damas, la ville la plus peuplée de la Turquie d'Asie : musulmans, surtout sunnites juifs et un petit nombre de chrétiens. Bagdad est une ville industrielle et commerçante. Elle fabrique du drap fentré laba), des soieries, des velours, des étoffes pour uno valeur annuelle do 10 millions do francs ; son orfèvrerie, .sa coutellerie, son maroquin, sont également appréciés. Reliée à Bassora et au gollo Persique par des vapeurs ottomans et anglais, à Kirmanchah et la Perse, à Mossoul, à Diarbekir et l'Asie Mineure, à Alep, à Damas et à la Syrie par des caravanes, Bagdad fait un commerce évalué, pour exportation, à 30-40 millions ; pour l'importation, à 70 millions de francs. C'est un des grands entrepôts du commerce international. — Fondée en 762 par les Khalifes, après être demeurée leur capitale durant cinq siècles et avoir brillé par les lettres et les arts, elle fut prise par Tamerlan en 1401. par les Turcs en 1534, et (définitivement) en \c,3f.. — he district de Bagdad est peuplé de 400.000 hab.

Bagdad (vilatet de), province de la Turquie d'Asie Forme, en 1884, par le démembrement de l'ancien pachahk de Bagdad en trois vilayets (Mossoul. Baedadf Bassora), il compte 800.000 à 900.000 hab. Il est divisé en trois

Bagehol.

BAGAGEM — BAGGARAS

district.1 : Bagdad, Ililkdi, Kerbéla. L'agriculture n'y est prospère nue sur les rives des deux fleuve» uni lo traversent, l'Euphrato et lo Tigre : dattiers, céréales, fruitier» ; chevaux, chameaux. L'industrie n'y est dévolopnéo que dans la ville même do Bagdad.

BagÉ, municipo du Brésil mérid. lEut du Rio-Grande do Sulj. sur lo rio Negro.affluenl du Paraguay ; 22.000 liab. Contre du commerce du bétail.

Baoe (Robert), littérateur anglais, né àDarley (comté de Derbyj on 1728, mort on 1801. Il a surtout écrit -Je» romans, parmi lesquels on dislingue : le Mont Uenelli ; la Belle Syrienne; James Wallace ; Barham bovms ; l'Homme tel qu il est; l'I/omme tel qu'il n'est pas; etc.

Bagehot (Waltcr), né à Ungport en 1826, mort dans cette ville on 1877. Fils d'un administrateur de la Stuckey Bank, il y entra également, mais il publia en mémo temp'i des essais très brillants, et il épousa, en 1858. la lllle alnéo de James 'Wilson, lo fondateur de Ihe Economist. Deux ans après, il en prit la direction, qu'il conserva jusqu'à sa mort.

\\ aller Bagehot, économiste classique, avait la passion de 1 histoire et dos faits. Il considérait qu'ils devaient être la base solide des théories économiques. Il avait uno admiration très grande pour Ricardo, qui représente l'économie politique abstraite. On a traduit do lui en français les ouvrages suivants : Lombard Street, très vivante étude sur la situation et les mœurs financières do la Bourse do Londres : la Constitution anglaise, volume très original où il montre que la reine est une clef de voûte décorative, et un volume intitulé : Phijsics and polilics or Thoiighls on tlu: principles of natural sélection and inheritance to political Society. Le volume français porte pour titre • Lois scientifiques du développement des nations. Il y soutient cette thèse paradoxale que les nations pressées d'agir courent les plus grands périls, et que les nations progressives doivent être lentes à délibérer. Il n'osait pî-enare complètement la Chine comme idéal : il la citait comme modèle à imiter dans une certaine mesure.

BÂgÉ-LA-VILLE, comm. de l'Ain, dans la Bresse, arrond. et à 2". l;ilom. de Bourg; 1.902 hab. — Patrie de Durot, médecin de Charies IX et de Henri III.

;. „?f M^"''^."™*™*- *=''•-'' <^^ '•^'>^- de l'Ain, arrond. et à 2b kilom. de Bourg, sur la Loëze, affluent de la Saône: ,04 hab. Commerce important de bestiaux et de volailles. — Le cant. a 11 comm. et 11.440 hab.

Bagereau (Nicolas), jurisconsulte français du xvn' s. 11 lut avocat au pariement et publia, sous le règne de Louis XIIl, plusieurs traités do droit et de procédure.

Bages, comm. de l'Aude, arr. et à 9 kilom. de Narbonne; 1.136 hab. répartis dans les deux villages de Jïaoe» et des Pesquis. Vins.

Bages, comm. des Pyrénées-Orientales, arr. et à 10 kil. de Perpignan, au pied des Albères ; 2.010 hab. .

Baget (Jules-Pierre), poète français, né à Chevrense (Seme-et-Oise) en igio, mort à Paris en 1873. Il fut d'abord peintre de fleurs, et publia, sous Louis-Philippe, des poésies .satiriques républicaines. On lui doit: la Cause du peuple poésies politiques (1848); les Trois lyres, poésies (1842) et des drames en vers joués à lOdéon : Isabelle de Casiille (1847); Baymond Vamey (1849).

BageTTI (le chevalier Joseph-Pierre), aquarelliste, ni à Turin en 1764, mort en 1831 . Depuis 180o jusqu'à la Restauration, il fut attaché à l'armée française comme capitaine ingénieur géographe, et il exécuta, sur les campagnes des Français en Italie, une centaine d'aquarelles nui sont conservées à Fontainebleau et au Dépôt de la guerre. Il existe do lui uno aquarelle immense représentant une vue générale do ITtalie, depuis les Alpes jusqu'à Naples. BagfoRD (Jean), antiquaire et bibliophile anglais, né à Londres en 1657, mort en 1716, fut chargé de former plusieurs belles collections de livres rares et de manuscrits précieux. On a de lui diverses lettres, et le prospectus d'une Histoire générale de l'imprimerie.

BAGGALA n. m. Grand navire arabe do 100 à 400 tonneaux. L'arrière, très élevé, est couvert de sculptures ; l'avant est bas et très élancé. Lo gouvernail, à ferrures, est supporté parunétambot vertical.

— Encycl.

Los Arabes de Mascateonteu desbaggalas qui ont porté jusqu'à 50 canons placés sur le pont ot dans uno batterie.

Ces bâtiments n'ont que deiLX mâts, avec des voiles trapézoïdales. Le grand mât est au milieu, l'autre sur l'avant; par exception, ils se servent d'nn foc. Ces bateaux, qui ont fait longtemps la traite, naviguaient de Suez à l'Inde et à la côte d'.A.frique. Leur équipage était très nombreux. Aujourd'hui, de tonnage moins important, ils disparaissent au milieu des boutres, auxquels, cependant, ils sont loin de ressembler.

Baggaras ou BablaRAS, Bédouins qui se livrent à l'élevage du bétail sur les rives du fleuve Blanc, vers la frontière sud du Kordofan Un Baggaba (ou BakaraJ.

Biggala.

BAGGE - BAGNOLET

Bagge (Gustave-Pontus), officier suédois, né à Linko- Dine en 1839. Professeur de topographie en huede, il se renâ t à Paris en 1870, se distingua dans les rangs de 1 armée française à la bataiUe de Champigny, puis se fixa en Fr^^^^^^^ Ou lui doit : Statistiques des divers pays de («nroers (.1877), et do nombreux articles dans le Dictionnaire de géographie unirerselle de Vivien de Saint-Martin.

BaggeSEN (Emmanuel), célèbre poète danois, né en 1761 mort en 1826. Il séjourna successivement en France, en Allemagne et en Danemark ; son imagination était immense et sa sensibilité profonde. Son esprit reflétait quelque chose do Voltaire, de Wieland et do Sterne, bes ouvraces les plus remarquables sont lopora de Ogier le Danois, l'idylle de Partlienaïs, des poèmes, des odes et des chansons devenues populaires en Danemark.

BagGOVOUT ou BaggOUFWHDT (Karl Federovitch), général russe, né en 1761, mort en 1812. Il était originaire d'Esthonie. Il lit la guerre en Crimée (1783-81), puis en Pologne et en Moldavie (1780-1789) ;U prit part àlaguerre qui Aoutit au dernier partage de la Pologne, Ht la campagne de 1805 contre Napoléon, et vainquit les Suédois près d'Abo en 1808 ; il se distingua lors de l'invasion française, et fut tué à l'aifaire de Taroulino.

Baghdjala, ville de l'Inde anglaise (prov. de Calcutta) ; 11.000 hab.

BaghéLA, tribu hindoue qui a fourni jadis une dynastie de rajalis au Goudhérât septentrional. Les Baghelas sont aujourd'hui dans une situation misérable, quoiqu'ils prétendent appartenir à la deuxième caste brahmanique.

Bagheria, ville d'Italie (Sicile , prov. de Palerrne) ; 14.000 liab. Lieu de villégiature pour les Palermitains. Ruines de Solunta.

BAGHERONE n. m. Anc. monnaie bolonaise, valant 2 à 3 centimes et analogue au bagattino.

Baghirati, rivière née dans les monts Himalaya, qui forme le Gange par sa réunion avec l'Alakanauda.

Baghirmi, Etat musulman de l'Afrique centrale, dont les froutières, souvent variables, sont, approximativement : au N., le Ouadai, l'extrémité méridionale du Kanem, et la partie orientale du lac Tchad ; à l'O. et au S., le cours du Logone, affluent du Chari ; à l'E., le Ouadaï et les régions peu connues qui s'étendent au N. des possessions françaises de l'Oubanghi.

Le Baghirmi {Bergama d'Edrisi, Bergame a Horneman), fondé il y a plus de deux siècles, nous est surtout connu par Barth, Nachtigal (1873), et, en dernier lieu, Maistro (18921. C'est un des pays les plus fertiles du monde, mais il a été constamment ravagé par des guerres avec le Ouadaï, les FouUanes, etc. Sa population est peu dense et en grande partie composée d'esclaves.

En 1873, il était vassal du Ouada'i et avait pour capitale Massénya. En 1892, son mbang (sultan), Gaouranga, résidait dans une nouvelle capitale : Bougouman. La paix régnait au Baghirmi, dont la civilisation, analogue à celle des autres Etats musulmans de l'Afrique centrale, s'étendait pacifiquement dans les pays voisins du sud.

A la fin de 1893, le chef de bandes Babah (v. ce mot), ancien esclave do Ziber-pacha, venu du Darfour à l'appel de l'aventurier fonllane El-Ayatou, contourna le Ouada'i

Ear le Dar-Rouna, et ravagea le Baghirmi, où il s'établit. ,6 sultan du Ouadai envoya contre Rabah des troupes qui le chassèrent du Baghirmi ; mais, depuis lors, on manque de renseignements sur la situation de ce pays.

BagistaN (Bagistanus nions), nom d'une chaîne de montagnes situées sur la frontière de la Perse. A une lieue au N. de Khermanciia, sur la route qui conduisait d'Ecbatane à Babylone, se dresse un des pics les plus élevés de cette chaîne de montagnes, nommé Bisoutoun.

BAGLATTEA n. f. Espèce de guitare arabe à trois cordes, que l'on fait résonner avec un bec de plume.

BaguONE ou Baglioni (Cesare), peintre italien, né à Bologne vers 1525, mort à Rome en 1590. Elève de son père, Pietro Baglione, peintre médiocre, il le surpassa facilement dans le paysage. Il excellait à rendre le « feuille n des arbres. Il fut un peu moins heureux dans la peinture des ruines. Ses œuvres appartiennent au genre décoratif.

Baglione (Giovanni), peintre et littérateur italien, né à Rome en 1571, mort dans cette ville en 1644. C'est un maniériste qui exécuta, dans le style du cavalier d'Arpino, beaucoup de tableaux médiocres dans les églises de Rome. Il s'acquit plus de réputation en son temps par des biographies d artistes contemporains, écrites sans grande critique, mais intéressantes, qui vont do l'époque de Grégoire XIII (1575) jusqu'à celle d'Urbain VIII (1644).

Baglioni (Astorre), condottiere italien, mort à Famagouste en 1571. Fils d'un tyran de Pérouse, décapité pour ses crimes sous Léon X, il fut renommé pour son talent poétique, et s'illustra par sa défense oo Famagouste contre les Turcs, qui le firent périr.

Baglioni (Thomas), typographe vénitien, du commencement du XVII* siècle". Parmi les ouvrages sortis de ses presses, on cite surtout une Histoire des guerres de Flandre (1559-1609), par Lanario d'Aragon (Venise, 1616). BaglI'VI (Géorgie), célèbre médecin italien, né à Raguse en 1609, mort à Rome en 1706. Fils d'un Arménien pauvre, il fut adopté par un médecin qui lui laissa sa fortune et son nom. Disciple et ami de Malpighi, puis

firofesseur au collège de Sapience, il contribua à ébraner les théories humorales des galénistes et à ramener l'attention sur les solides de l'économie. Ce qui le caractérise, c'est l'application de la méthode baconienne à la médecine. Il subit aussi manifestement l'influence du cartésianisme. Les théories, à ses yeux, n'ont qu'une valeur provisoire, et doivent céder le pas aux faits. Les œuvres complètes de Baglivi ont été plusieurs fois rééditées sous le titre : Opéra omnia medicapractica et anafomi'ca, notamment à Lyon (1704) et à Paris (^1788). Son ouvrage le plus important. De praxi medica ad priscam observandi rationem revoeanda, édité à Rome (1696), a été traduit en français par Boucher, sous le titre : De l'accroissement de la médecine pratique (Paris, 1851).

BAGLS (de barjler, crosse) n. m. pi. Faction norvégienne,, opposée aux birkibeins (v. ce mot), qui fut fondée par l'évêque Nicolas d'Oslo, et tint une grande place dans les guerres civiles de 1195 à 1217. — t'n bagl.

B&ONAC, comm. du Lot, arrond. et à 14 kilom. do

Figeac, sur le Celé, affluent du Lot; 1.845 hab. (Bagna.cois, aises.) Ch. de f. Orléans. Teintureries.

Bacnacavallo, ville d'Italie (Emilie), prov. de Ravennc, près du Si-nio, affluent canalisé du Po di Priniaro; 14.850 liab. Foires et marchés. Truiïes, magnaneries. Patrie du peintre Bartolomeo Ramenghi.

BagnacavallO (Bartolomeo Ramenghi, surnommé le), peintre italien, né à Bai/nacavallo, près de Bologne, en 1484, mort à Bologne en 1542. En 1503, il alla à Bologne se mettre sous la direction de Francia, et passa ensuite à Rome, où il entra à l'école de Raphaël. Il fut probablement un des aides de son maître, et plus tard il l'imita avec excès. Il subit également l'influence de Dosso Dossi. Parmi ses meilleures œuvres, on doit citer : au musée de Dresde, une Vierge trônant avec l'Enfant dans les nuages, tandis que quatre saints figurent à ses pieds sur la terre ; à Saint-Pierre de Bologne, une Crucifixion; au Louvre, une Circ07icision, et au musée de Berlin, Saint Petronius. Sainte Agnès et saint Louis, roi de France. La Dispute de saint Augustin (à Bologne), passe pour son chef-d œuvre. C'est un coloriste assez vigoureux, chaleureux par endroits (tableaux de Dresde et de Berlin), et qui ne mérite pas tout à fait le dédain avec lequel le traite l'historien Lanzi. Son portrait a été donné par Vasari. — Les ouvrages de son fils Jean-Baptiste, par contre, sentent la pleine décadence.

Bagnara Calabra, ville et port d'Italie (Calabre. prov. de Reggio), sur la mer Tyrrhénienne, à l'entrée du phare do Messine ; 9.550 hab. Célèbre par la beauté des femmes. Commerce de bois, cire et miel.

BAGNE [gn mil.— ital. bai/no, bain, parce qu'àConstantinople, le local servant de bagne avait été primitivement un établissement de bains) n. m. Etablissement où l'on enfermait jadis les forçats, et qui avait lui-même remplacé les galères : La prison et le bagne sont l'école et le collège du crime. (E. de Gir.1

— ' Par anal. Servitude inhérente à certaines conditions : Le bagne de la bureaucratie, du prolétariat, etc.

— Hortic. Tonneau contenant de la terre à pots tamisée.

— Encycl. l'Orii/ine des bagnes. Au xvil» siècle et pendant la première moitié du xviii', l'une des peines criminelles était celle des galères, consistant à ramer sur les galères de l'Etat.

Mais, à partir do 1748, les progrès de la marine à voiles ayant fait abandonner les bâtiments à rames, les galériens furent internés dans certains locaux des ports servant jadis de bains (en italien bagni), et dont le nom francisé, 6agne, survécut au changement de destination. On installa successivement les bagnes de Toulon(1748),Brest (1750),etRochefort Costumede forçats dans les anciens bagnes. (1767). Le bagne de

Lorient fut réservé aux soldats et marins. Les condamnes durent travailler en traînant au pied une chaîne chargée d'un boulet : c'était ce qu'on appelait alors la « peine des fors ». Le code pénal de 1791 conserva le mot et la chose, et y ajouta les travaux forcés au profit do l'Etat. Celui de 1810 accrut ces peines en infligeant aux forçats, désormais enchaînés par couples, les travaux les plus pénibles. A partir de l'an IV, la haute police des bagnes fut confiée au commissariat de la marine.

2» La vie au bagne. Elle a toujours eu le don de surexciter les imaginations. Et, en efl'et,rien de plus émouvant. Pour le forçat, le bagne commençait à l'instant même de la mise en route. Dans son Dernier Jour d'un condamné, V. Hugo a évoqué d'une manière saisissante cette première et terrible scène du drame de l'expiation. Alignés par bande de vingt à trente, les partants trouvaient devant eux, allongée par terre, une forte chaîne coupée transversalement de deus en deux pieds par d'autres chaînes plus courtes, terminées par un carcan qu'on rivait à grands coups de marteau sur le cou de chaque forçat. Tout le convoi s'entassait ensuite sur des chariots découverts, surveillés par des argousins, le fusil chargé, et qui se rendaient ainsi par étapes, à Toulon, Brest ou Rochefort. A son arrivée, le condamné était marqué au fer rouge sur l'épaule nue, puis revêtu de la livrée du bagne : casaque rouge, pantalon jaune foncé, bonnet rouge ou vert suivant la condamnation aux travaux forcés à temps ou à perpétuité. Enfin, on lui rivait au pied une manille, anneau de fer muni d'une chaîne servant à accoupler les forçats. Ainsi affublés et entravés, les misérables étaient employés aux plus rudes travaux du port et de l'arsenal : curage des bassins, débarquement et transport des pierres et des madriers, corvées de fatigue sur les chantiers, etc. La nuit, ils n'avaient pour reposer leurs membres las qu'un banc de bois auquel on les enchaînait chaque soir. Des surveillants armés, dit gardes-chiourme (v. chiodbme), ne les perdaient pas de vue un seul instant. Tout acte de rébellion était immédiatement puni du cachot ou de la bastonnade. Toute tentative de mutinerie était, d'ailleurs, inutile. A la porte de l'arsenal était un poste militaire avec des canons chargés à mitraille et braqués sur le bagne : c'est ainsi qu'en 1824 furent matés les forçats de Toulon qui s'étaient révoltés. Une seule ressource restait aux prisonniers : la fuite. Mais, à part quelques évasions demeurées légendaires par l'audace et l'habileté de l'exécution, les tentatives échouaient généralement, parce que la tète du forçat était mise â prix dans tout le pays.

3" Suppression des bagnes. Ces établissements constituaient une lourde charge pour le budget de la marine, qui ne pouvait toujours occuper les forçats dans les ports. Dès lors, ceux-ci vivaient dans une oisiveté presque complète, ou se livraient à des travaux peu fatigants, comme la confection des chapeaux et des chaussures, la sculpture sur bois, etc., de sorte que la loi perdait tonte sa vertu répressive. Enfin, et surtout, les bagnes, à raison

même de cette oisiveté de leurs hôtes, étaient devenus dt foyers de démoralisation, de véritables écoles mutuelli du vice et du crime. Leur suppression ne tarda pas s'imposer. Un des premiers actes du gouvernement ■ Juillet fut de fermer le bagne de Lorient (1830). Les tr.. autres furent supprimés en principe par le décret H 27 mars 1852 et la loi de 1854, qui, à l'exécution de la peii des travaux forcés dans les bagnes substituèrent i transportation aux colonies, Guyane et Nouvelle-Calédoii i Les bagnes de Rochefort et de Brest furent évacués h premiers ; celui de Toulon, qui depuis longtemps ne ser\a plus qu'au dépôt des forçats avant leur transfèrement, i fut fermé qu'en 1873. V. pénitencier, Transportation.

BAGNE {gn mil.) n. m. Mossier, celui qui gardait l champs, les vignes, etc. (Vieux.)

BaGNÈRES-DE-BIGORRE (lat. Vicus Aqueniis, Aqt Convenarum) , ch.-l. d'arrond . des Hautes-Pyrénées 18 kil. de Tarbes, sur l'Adour, à l'issue de la vallée Campan ; 8. 837 hab. (Ba'/nw'ais, aises.) Ch.de fer du Midi 1 bunal del" instance. Carrières d'ardoiies, de rui lies li 1 spathiques, tourbières, marbreries, papeterie, filature de laine, etc. Cette jolie ville, entourée de sites pittoresques et de bosquets agréables, est renommée par ses sourcesthermales, dont les eaux sulfatées, calcaires et magnésiennes, ou chlorurées sodiques et ferrugineuses, ou sulfurées sodiques, émergeât de la tourbe par environ cinquante sources. La découverte do ces sources thermales remonte à la plus haute antiquité. Depuis les Romains, Bagnères n'a pas cessé d'attirer la foule à ses bains. Bagnères-de-Bigorre.

— L'arrond. comprend 10 cant. ,

194 comm. et une population de 75.272 hab.; le cant. a 18 comm. et 16.542 hab.

BagnÈRES-DE-LUCHON (lat. Atfiim Balnearix Liur<>nienses) [appelé vulgairem. , mais improprem. , Lucliun , ch.-l. de cant. (Haute-Garonne), arrond et à 48 kilom. de Saint-Gaudens, sur la Pique et l'One, un peu en amont de leur confluent; 3.720 hab. (Bagnérais, aises.) Chemin de fer du Midi. Mines de manganèse, cuivre, bismuth; brasserie.

— Le cant. a 31 comm. et 8.845 hab.

Bâtie à l'extrémité de la vallée de Luchon, entourée d immenses prairies que dominent des ramifications des Pyrénées, cotte ville est célèbre par ses bains, très fréquentes dès l'époque romaine. Les eaux thermales de Bagnèresde-Luchon, diurétiques , un peu purgatives et toniques, sont, au point de vue chimique, sulfurées ou sullatees sodiques ou ferrugineuses, et émergent par quarante et une sources du terrain primitif, granit, schistes siliceux, ou d'atterrissements modifiés. Après avoir été délaissées pendant plusieurs siècles, elles ont reconquis leur première célébrité, et sont très fréquentées actuellement, grâce au maréchal duc de Richelieu, qui, en 1762, favorisa puissamment le rétablissement des bains.

Bagnes, village de Suisse (Valais), près de Martigny, sur la Dranse valaisane. affluent du Rhône, dans le val de Bagnes; 4.230 hab. Sources minérales; mines de plomb et de cuivre. Désastreuse inondation, le 16 juin 1818, causée par la chute d'un glacier, qui arrêta le cours de la Dranse. BagneUX, comm. de Maine-et-Loire, arrond. et à 3 kil. de Saumur, près du Thouet ; 1.371 hab. Allée couverte. Bagneux, comm. de la Seine, arrond. et à 2 kilomde Sceaux; 1.742 hab. Fabrique de colle forte. Eglise des XII' et xiii' siècles. Sur le territoire de la commune, grand cimetière parisien.

Bagneux (combat de), combat livré le 13 octobre 1870, par les troupes du général Vinov, à l'armée prussienne assiégeant Paris. Le 13' corps exécuta une sortie ayant pour objet de déblayer le plateau de Châtillon des masses ennemies qui l'occupaient. La brigade du général de La Charrière se porta rapidement en avant, soutenue par le feu du fort de Montrouge, et enleva le village de Bagneux, défendu par un bataillon de chasseurs bavarois ; ce hardi coup de main coûtait la vie au chef de bataillon de Dampierre, mort à la tête de ses mobiles de l'Aube. A droite, fa brigade du général Susbielle était moins heureuse dans son attaque sur ChâtiUon, dont elle ne pouvait enlever le réduit. Des renforts considérables étant parvenus aux Prussiens, le général Vinoy donna l'ordre de la retraite. Ce combat, resté inutile puisqu'on évacua Bagneux, nous avait coûté 200 hommes.

BAGNI, BAGNO ign mil.), mots ital. dérivés du latiii balnœ et qui signifient : bains, bain. Ils entrent dans la composition du nom de plusieurs localités d Italie coiiiiu-s par leurs sources minérales. Les noms français i.i.,'". Bagnères, Bagnols, etc., sont formés de ces nlcmes iiiuis, Bagni-DI-PORRETTA, comm. d'Italie (Emilie, prov. ^W Bologne); 3.750 hab. Eaux thermales.

Bagno-DI-ROMAGNA, bourg d'Italie (Toscane, prov. de Florence) : 8.350 hab. Sources alcalines thermales, connues des Romains et encore assez fréquentées.

BagNI-DI-SAN-GIULIANO , autrefois Aqiue Pisanx, comm. d'Italie (Toscane, prov. de Pise); 20^000 hab. Fabriques de bougies, de savon, de tissus, etc. Eaux gazeuses thermales.

BAGNOIRE ((/nmll.l n. f. Baignoire. (Vieux.) n Chaudière employée dans la fabrication du sel pour la première evaporation.

BAGNOLE (r;n mil.) n. f. Maisonnette, cabane. (Vieux.) Il Pop. Grenier, taudis, bouge. il Mauvaise voiture -.La maigre salade que les bonnes femmes pousscnl devant elles dans leurs bagnoles à bras. (J. Richepin.)

Bagnoles, village de l'Orne, écart de la commune de Tessé-la-Madeleine, arrond. et à 18 kilom. de Donifront, sur la Vée, affluent de la Mayenne ; 44 hab. {Bagm,lais, aises.) Ch. de f. Ouest. Eaux thermales ou froii' -, sulfureuses ou ferrugineuses, connues surtout depuis la im du xvii' siècle et très fréquentées de nos jours.

BAGNOLET (le [gn mil.]) n. m. Prélart goudronné <|ui sert, dans le Levant, à couvrir les câbles autour des bittes, dans les navires pontés.

BAGNOLET (le \gn mll.]1 n . m., ou BAGNOLETTE [gn mil.) n. f. Sorte d'ancienne coifi'e de femme : Bagnolet de dentelle. Bagnolette d'été.

6Gr,

BaGNOLET, comm.do laSoino.arr. ot&IOkll. ao Saint- Donis; 7.110 liai). Culture dupôclior; carriùr<;s do plùtro.

BagnOLI Irpino, viUo d'italio (Campanio, nrov. d'AvcUiiio); 3.UI0 liai). — Bagnoli-bel-Trigno, ville d'italio (Molisc, prov. lin Canipo-Uasso); 4.400 liali. Foiri's.

Bagnoi.i I jIiI,.' l'iorro), poôto it^ilim, m'- n mort i

Sail-M Il' I " • iiii'l [1707-1817], OSl l'un ilrs limi , viTsi-

llaiirtii I I.i l'Italie. Sos poninv ri,i,|ii,'s Muit :

Cmlnni^ .1 illin .1 li- /(o(a)i(/M(;e (1 Orluiiilu iaviu,, puùmo di! cliovakM-k'. 11 a duuné trois camoni sur les vertus thcolo^ales : J'oi, Kxpilrance, C/iaritti; un petit poème : Au soleil, et plusiours poésies Ij'riquos.

Bagnolo Mella, villi. irii.il

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