‹ Nouveau Larousse illustré (volume 3)Chapitre 64 sur 828 · ACCIDENTALITÉ — ACCOLADE · texte numérisé non relu

ACCIDENTALITÉ — ACCOLADE

cidont, par

■ i Uaiit

cideii telles.

— Anton. Egal, plala, plat, uni, uniforme. ACCIDENTEL, ELLE adj. Qui arrive par ,

hasard : Mort accidentei-le.

- Anat. ot patliul. Tissus accidentels. Tissus qui se il'-\ tdoppent à la suite d'un travail morbide.

- Gramm. Se dit des termes qui, par opposition au s)ii''t, au verbe et à l'attribut, no sont pas indispensables a i expression de ta pensée : Les compléments sont des

ImiifS ACCIDKNTELS.

- Mus. Signe accidentel. Tout di^ze, bémol, bécarre, uni, n'étant point indiqué à la clef, so trouve dans le cours >1 1111 morceau. (V. accide.nt.) Il Lignes accidentelles, Celles

iiii (tn ajoute au-dessus ou au- ^^ ii„„„ .„

.ti'ssous de la portée, pour pla- .or los notes qui passent son étendue. (On dit aussi lignes supplémentaires.)

— Pathol. Se dit des phénomènes survenus au cours dune maladie, sans avoir une liai->on nécessaire avec elle.

— l*erspect. PoiJit accidentel, Vuint d'une ligne horizontale où se rencontrent les projections de doux lignes parallèles dans l'objet que l'on veut mettre en perspective, mais qui ne sont point perpendiculaires au tableau.

— Philos. Qui n'est dans un sujet que par accident, et iliiiit ce sujet pourrait se passer sans changer do nature : /.-; blancheur est AcciDENTELLt: au marbre.

— Physiq. Fait qui n'est pas ou no paraît pas soumis à (l.s lois ou à des retours réglés : Les vents et les pluies siii/! des causes accidentelles de chaleur et de froid. (En ir s(>ns. accidentel est opposé à constant ou à pModique.)

L'Accidentel, n. m. Ce qui n'est pas inhérent au sujet, \>:ir opposition à immanent: L'AcrioENTEL ne joue daiis le inniiiie qu'un rôle secondaire. (Littré.)

— Anton. Certain, fixe, nécessaire.

ACCIDENTELLEMENT adv. Par cas fortuit, par liasard. ~ Verbe accnlenleUemcnt pronominal. V. pronominal.

— Syn. Accidentellement, fortuitement. Accidentellement se <\\i de ce qui est amené par des causes étrangères à la

isc elle-môme : On trouve quelques petits dépôts de mine- '"r/nés AcciDENTiiLLKMENT par le feu des volcans. — For- "lent se dit de ce qui tient â des causes tout à fait iinues : C'est fortuitement qu'on rencontre une per- S'-'i'ii' qu'on ne recherchait pas. (J.-J. Rouss.)

ACCIDENTER (rad. accident) v. a. Rendre un pays, un t'^rrain inégal, d'aspects variés : Des chaos de rochers ALI iDENTriNT la forêt de Fontainebleau.

— Par anal. Accidenter son style, Lui donner une forme v;iriéc, pittoresque.

S'accidenter, v. pr. Etre accidenté ; Le terratn s'acci-

M \Ti: à chaque pas.

ACCIEN (Baghy-Syau), émir UAntioche au xi' siècle, uu- lors do la prise de cotte ville qu'il avait défendue

roiiti-n 1rs croises pendant nros d'un an (1097).

ACCIPENSER u. m., ACCIPENSERIDÉS U. m. pi. Zool

ACCIPITRE ou ACCIPITRIDÉ ^lat. accipiter) n. m. Non rnlloctil soL-vant à désii;ner tous les oiseaux do proie.

- Encycl. Ornitli. Les accipîlres, accipiti-idés ou ra jinrcs forment le premier ordre de la classe des oiseaux. 'laiis la classitication do Cuvier. Us se reconnaissent à li'iir bec et à leurs ongles crochus et puissants. Ils se divix-'iii en doux sous-ordres : les accipitres diurnes et nocturnes.

— Fauconn. Saint-Aulaire désigne sous le nom d'accip'frt's lo laucon et lo milan employés à la chasse.

ACCIPITRIN, INE adj. Qui ressemble à un accipitre.

ACCIPITRINE n. f. Espèce de piloselle dont les oiseaux '11- proio recherchent le suc. V. piloselle.

ACCISE (du bas lat. accisia, taille, impôt ; dérivé de acrnirre, tailler, couper) n. f. Impôt indirect do consommaii'iii, portant surtout sur les boissons : Dans la Grandelirtaqne, les droits (/'accise s'appellent « droits d'excisé ».

ACCIUS ou AttiuS (Lucius), poète tragique latin, né a i;uine vers 170 av. J.-C, Hls d'un aïfranchi. Il avait I '"iiposé diverses tragédies tirées des léi?endes de la <.ir,c' héroïque, une pièce nationale (Bt-u/hs) sur l'expulsii'[i dos Tarquins, des annales envers, etc. II n'en reste '|u.- quelques fragments réunis : Tragic. latin, reliquix de Kslthcck. ~ Cf. Boissier, le Poète Atlius, 185G.

ACCLAMATEUR n. m. Celui qui concourt à des acclaiiuiti.jns, qui applaudit : Néron jouant de la lyre sur l, tff'ntre eut pour premiers acclamateuks Sénèque et Burrhus

ACCLAMATIF, IVE adj. Qui est accompagné ou exprime par dos acclamations : Vo^e acclamatik.

ACCLAMATION (si) n. f. Applaudissement; cri d'admiration, d'enthousiasme d'une assemblée, d'une multitude : Les rois francs étaient élevés sur le pavois aux acclama TioNs de la foute.

— Liturg. anc. Chant d'action do grâces, de triomphe oi de deuil adressé aux lidèies par la voix d'un chantre c repété par tout le peuple.

— Par acclamaUon ou d'acclamation, loc. adv. Tom d une voix et sans recourir au scrutin.

— Encycl. Chez les Romains, larméo victorieuse donnait par aeclamatton à son chef le titre d'imperator. Dans I . ••.-rémome du triomphe, la formule d'acclamation répé-

ji-ir lo peuple et par les troupes était : /o, triumphe ! . ies acclamations spontanées, les anciens ont connu I

aussi un système d'acclamations dont los formules et m^mo lo modo musical étaient tlxés & l'avance. A Sparte, déjà, l'acclamation était lo modo do nomination àplusinurs magistratures. Dans les cours dos successeurs d'Alexandre, l'acclamation en l'hunneur des rois devint un art véritable ot une institution. Ceito coutume apparaît à Home dès le temps d'Auguste. Lo système dos acclamations olrtcielles fut perfectionné par Néron, Au sénat, comme au théâitro ot dans les cérémonies, on psalmodiait dos formules d'acclamations en l'honneur des empereurs, d<.>s princes, do leur famille, quelquefois d'un haut fonctionnaire. L'usage s'en conserva dans l'empiro troc ot a laissé (|uelques traces jusque dans la liiureio do l'Eglise oïl il a été employé parfois comme mode d'élection.

Chez los l'rancs, les rois chevelus étaient acclamés par leurs compagnons darmes. qui les élevaient sur lo pavois. Charlemagne fut acclamé par les assistants, lorsqu'il reçut à Rome la couronne impériale. Villars fut acclamé maréchal de France par ses soldats sur lo champ de l)ataille do Friedlinj^'cn. (Le mot vive est chez nous la formule do l'acclamation : Vive lo roi ! vive l'empereur ! vive la république!) Au Portugal, le mot acclamation a une signitication particulière, et se dit de l'avènement do la maison de Bragance au trône, le l*'' décembre 1640. Les vœux qui appelaient le duc de Bragance â. gouverner le Portugal étaient si unanimes, que le mot acclamation convenait parfaitement pour indiquer la date où commence la dynastie des Bragance. Les Portugais en ont donc fait une sorte d'ère, et ils disent vulgairement : Tel fait a ou lieu avant, pendant ou après Xacclamation.

— Anton. Huée.

ACCLAMER (lat. acclamarc, môme sens) v. a. Nommer par acclamation : On acclama Charlemagne empereur d'Occident. Il Saluer par des acclamations : On acclama Bonaparte à son retour d'Italie.

— V. n. Pousser des acclamations : Acclamer pour quelqu'un. Acclamer à une proposition.

ACCLAMPER frad. clamp) V. a. Fortifier par des clamps ou jumelles. V. jumelle.

climatables par^ou^ que le marin provençal. (Michelct.) ^ ACCLIMATATION {si) n. f. Action d'acclimater ou do s'acclimater : Les Bomains poussaient l'art de Tac limata- TiON jusqu'à faire éclore dans l'eau douce les œufs des puistons de mer. (Michelet.)

— Encycl. La plupart de nos animaux domestiques proviennent de l'Asie ou du nord-est de l'Afrique. Domestiqués dans los premiers âges de l'humanité, ils ont suivi les grandes migrations des peuples. Après un long laps de temps. les Grecs entreprirent volontairement d'introduire en Europe des espèces exotiques : on leur doit l'acclimatation du faisan et du paon. Les Romains rapportèrent la pintade du nord de l'Afrique, en m^me temps qu'ils muliipliaient le lapin, le canard et le furet. Ils élevaient môme à l'état domestique les grues, les sarcelles et les stariques. Les Arabes introduisirent dans les pavs qu'ils envahirent le chameau, le dromadaire, le zébu, "le buffle et le ver à soie. Au x.vi< siècle, les Espagnols ramenèrent de l'Améritjue du Sud le dindon, le canard musqué et le cobaye ou cochon d'Inde, et des Canaries le serin. La salade, dite « romaine », a été introduite d'Italie en France par Rabelais. Vers le milieu du xviii* siècle, les Anglais importèrent du Canada l'oie et les faisans dorés et argentés. U faut arriver à 1840 pour voir Geoffroy Saint-Hilaire soulever un mouvement en faveur de l'acclïmatation rationnelle et scientifique. Les plus remarquables acquisitions de notre époque ont été faites en matière de pisciculture. Des végétaux exotiques furent aussi importés, et certaines espèces que l'habitude nous fait considérer comme indigènes, tels lo platane. le robinier, vulgairement nommé acacia, le lilas, la tulipe, le réséda, le dahlia, le tabac, la pomme de terre, lo topinambour et autres, sont d'introduction relativement récente. Les chrysanthèmes, venus du Japon au début du siècle, ont été plus spécialement importés et acclimatés depuis 1862.

— Syn. Acclimatement. V. ce mot.

— BiBLiOGR. : Isid. Geoffroy Saint-Hilaire, Acclimatation et domestication des animaux utiles (Paris, 1861).

Acclimatation (Jardin zoologique d'). Ce jardin, créé en 1860 et situé à Paris, au bois do Boulogne, était destiné à l'introduction et à la propagation des animaux et des végétaux utiles ou d'agrément. Mais, depuis 1870, il a été quelque peu détourné de son but primitif. Pour piquer la curiosité du public, on s'est efforcé d'y rassembler de véritables curiosités animales : otaries, hamadryas, etc.; on y voit fréquemment des exhibitions ethnographiques. On y donne aussi des concerts. Au milieu d'un riche aécor de végétaux exotiques, vivent un grand nombre d'animaux : cerfs, hémiones, alpacas, lamas, yaks, chameaux, girafes, kangourous, autruches, rennes, éléphants, etc., dont quelques-uns servent de monture ou d'attelage pour promener les visiteurs dans les vastes allées.

Des serres abritent les collections d'arbres et de plantes exotiques : camélias, azalées, bruyères, oucalyptes, etc.. Dans le jardin existent une magnanerie, un pavillon pour l'engraissement mécanique des Volailles, des faisanderies, une poulerie où sont disposées toutes les races françaises et étrangères, une admirable collection do pigeons, de vastes bassins pour les phoques et les otaries, un grand aquarium où vivent los poulpes, les hippocampes. les plies, etc., une laiterie, un chenil où sont rassemblés les l)lus beaux spécimens de la race canine, une volière occu- [tée par des milliers d'oiseaux, une singerie, etc..

— A l'étranger, ies principaux jardins d'acclimatation sont les suivants : les Royal Gardens de Kew, près do Londres, fondés au xviii' siècle et achetés par l'Etat on 1840 ; lo Royal Botanic Garden de Péradénia (Ceylan), qui possède une collection unique de figuiers, palmiers, cycadées. fougères, etc., et qui a propage dans l'Inde quantité de plantes industrielles; le 'SLands Plantation de Buitenzorg (Java), fondé en 1815, où l'on consacre 58 hectares à la botanique pure et 72 hectares à des pépinières et cultures coloniales : caoutchouc, gutta, indigo, thé, café, vanille, riz, etc.; ce jardin a conservé l'arbre à quinquina ot l'arbro -X gutta-pcrcha que les Américains avaient détruits, et actuellement une annexe de 31 hectares est consacrée à des plantations de quinquina peur la reconstitution des cultures; lo jardin botanique do Rio-Jauoiro, celui do Saigon, le jardin d'essais du Hamma, près

d'Algor, ont rendu dos services notables. Certains jardins d'acclimatation sont alfoctés exclusivement à des cultures sjiécialoH cl jouent lo rôle do pépinières : lo Govcrnmont GardcDH, Park« and Cinchona Plantations do Maiiros f Inde» anglaises;, pour le quinquina ; lo Kagok Tocal et lo Proefstation voor Suikerriot (Java) pour la caooo  sucre.

Acclimatation (.Société nationalk d*). Cette importante Société, fondée CD 18H par Geoffroy .Saint-llilaire, a pris une extension considérable, ot on lui doit la plupart des conouôtes faites par l'acclimatement.

Dans le but do multiplier plus rapidement les cipècet utiles ou d'ornement, la Société distribue chaque année à ceux de ses membres qui rcmplttiiicm certaioes conditions des cheptels d'animaux et do plantes.

i>os animaux et les planio-i mentionnés au Bulletin d« la Société sont livrés aux acquéreurs par rintcrmédiairo du Jardin d'acclimatation do Paris.

La Société récompense, chaque année, par des prix ou des primes, les travaux, tant théoriques que pratiques, intéressant l'acclimatation : publications diverses, reproductions, cultures, emplois industriels ou autres, etc.

suit:

— Encycl. W acclimatement indique la révolution spontanée par laquelle l'organisme, transporté dans un milieu nouveau, se mot en harmonie avec ce milieu. C'est à tort que l'on confond les deux expressions acclimatement et acclimatation, cette dernière supposant que l'adaptation s'accomplit, au moins en partie, sous l'effort de l'industrie humaine.

Chaque espèce végétale a besoin, pour effectuer sa nutrition et parcourir toutes les phases de son évolution, depuis la germination jusqu'à la maturation de sou fruit, d'un certain minimum de rayons solaires et do chaleur. Si cette chaleur lui manque trop tôt. les derniers actes de la végétation ne s'accomplissent pas. Pourtant, do nombreux faits tendent à prouver que les végétaux supportent facilement le passage de la zone tempérée aux régions chaudes. Certaines plantes que l'on fait développer et fructifier dans nos serres, où l'on crée pour elles un climat artificiel, ne tardent pas à mourir dès qu'on cesse de les entourer des conditions extérieures favorables. Si lo maïs, le pécher, le prunier, le cerisier, l'oranger, le chanvre, le fin, etc., so développent dans nos pays, c'est qu'ils V trouvent des conditions et un climat analogues â ceux des régions d'où ils sont originaires. — Un animal est dit acclimaté quand il pan-'ient à vivre ot à se reproduire dans un pays différant, sous le rapport du climat, de celui qu'il habitait à l'origine. Pour arriver à ce résultat, il suffit de faire passer graduellement, du point do départ au point d'arrivée, l'espèce q^u'on veut acclimater en modifiant peu à peu ses conditions d'existence et en favorisant sa multiplication. C'est ainsi qu'ont été acclimatés, en France, le lama, la vigogne de l'Amérique, lo kangourou de l'Australie, les poules de la Cochinchine, etc.

L'nomme, bien ou'il puisse vivre sous toutes les latitudes et possède la faculté de se plier à toutes les influences atmosphériques, ne peut cependant s'éloigner d'un climat pour aller vivre sous un autre sans s'exposer à certains dangers. Quand il passe d'un pays chaud dans un pays froid, la fonction respiratoire, étant plus active, devient souvent une cause de maladie. Réciproquement, la passage d'un pays froid à un climat chaud produit des phénomènes inverses et amène presque toujours des affections hépatiques ou gastro-intestinales. De tous les peuples, ceux qui habitent les régions tempérées (Français, Anglais, Espagnols, etc.) possèdent, au plus oaut degré, la faculté de s acclimater.

— BiBLioGR. : Jousset, Traité de l'acclimatement et de l'acclimatation {Paris, 1884); Rey, Acclimatement et acclimatation (Congr. d'Amsterdam, 1883,1.

ACCLIMATER (rad. climat) v. a. Accoutumer un homme, un animal, une plante aux influences d'un nouveau climat : // faut beaucoup de patience pour acclimaTKB.

— Fig. Accoutumer une personne à faire certaines choses, lui faire prendre certaines habitudes.

Acclimaté, ée part. pass. du v. Acclimater.

— Substantiv. Qui est habitué à vivre dans un lieu ou sous un climat différent de celui où il est né : La fièvre jaune reste redoutable même pour les acclimatés.

S'accUtnater, v. pr. S'habituer à un nouveau climat.

— Syn. Acclimater, naturaliser. Acclimater s'applique aiLx individus comme aux espèces ; naturaliser ne s'applique qu'aux espèces.

ACCUMATEUR n. m. Celui qui acclimate : Jean Nicût fut Tacclimati-xr du tabac en France.

ACCLXNÉ, ÉE (lat. acclinis, appuyé sur) adj. Sa dit, en histoire naturelle, d'une partie qui en couvre une autre par le côté : Dents acclinêks.

ACCO. Géo^r. anc. Ville de Phénîcie, nommée plus tard Ptolémais, aujourd'hui Saint-Jean-d'Acre. V. ce mot.

AGCOINÇON ou ACCOINÇAN (rad. Coin) n. m. Partie de charpente que l'on ajoute à un toit pour rendre sa pente régulière.

ACCOINTANCE n. f. Liaison, fréquentation, rapports, intelligences : La police a des accointances dans tous les mondes, u Liaison entre deux personnes de sexe différent.

ACCOINTÉ, ÉE n. Signifiait autrefois Ami, parent, allie: Lui et ses accointés.

ACCOINTER (du lat. cogiiitus, connu) v. a. Faire connaissance, entrer en relation avec quelqu'un.

S'accointer, v, pr. So lier intimement avec quelqu'un.

ACCOISEMENT n. m. Apaisement : X'accoisement des flots. (Vieux.)

ACCOISER (rad. coi) v. a. Rendre coi, apaiser. (Vieux.)

S'accoiser, v. pr. S'affaiblir, perdre de sa force.

— En T. de véner. Se dit des chiens qui, tombés en défaut, se taisent subitement, restent coi^.

ACCOLA n. m. Nom donné, sur quelques points des côtes de la Méditerranée, au poisson que nous appelons thon blanc. C'est lo scomber aùtlonga de Linné.

ACCOLADE n. f. Action d'embrasser, en jetant les bras autour du cou :

D.ins une accolade bien tendre.

Nous mdlcroQS qos cheveux blancs-

BÉRAXeER.

— Par ext. Action de boire à un vase, etc. : Sancho cU)nnait de fréquentes accolades à l'outre.

ACCOLADER — ACCOMMODER

— Arch Courbes qui couronnent les linteaux des portes et fenêtres Le mot technique est ajc en orcoladt ouentalon

Accoldde

— Art culin. Se dit de deux lièvres, de deux poulets» etc., servis ensemble : Une accolade de lapereaux.

— Cheval. Cérémuraio en usage dans la réception d'un chevalier, et qui consistait, après l'avoir armé, à l'embrasser et à lui donner sur la nutjue irois coups du plat de l'cpée. en disant : " Au num de Dieu, de saint Michel et de saint Georges, je te fais chevalier. " On disait, plutôt colée on accolée, il De nos jours encore, lorstju'un militaire est fait chevalier de la Léf^iun d'honneur, 1 officier supérieur qui le reçoit lui donne l'accolade en frappant le récipiendaire du plat de son épée ; lorsqu'il s'agit a un civil, il est facultatif de lui donner raccofado en l'embrassant.

— Mus. Trait tiré do haut en bas à la marge d'une partition, par lequel on joint ensemble les portées des différentes parties qui doivent ôtre exécutées en même temps.

— Typogr. Espèce âe parenthèse brisée dans son milieu en angle sortant (——) et que l'on em-

Accolade dans

Acooiag'

ploie horizontalement ou verticalement, pour indiquer les points de communauté qu'ont ensemble les mots ou les nombres qu'elle embrasse.

ACCOLADER (du lat. ad collum, au cou) v. a. Réunir par une accolade des objets destinés à former un tout.

S'accolader, v. pr. S'embrasser, se donner mutuellement l'accolade. (Fam.i

ACCOLAGE n. m. Fixation des sarments de la vigne ainsi que des branches darbres fruitiers à des êchalas. à des espaliers ou môme à des fils de fer horizontanx disposés par lignes parallèles: Dans lapine qyandc pnr tie du midi de la France, Tacco- LAGE n'est pas employé pour les vignobles. (Morogues).

— Encycl. h'accula(ie a pour effet : de préserver les branches des secousses du vent, de faciliter la maturation des fruits par une meilleure répartition de l'air, de la chaleur et de la lumière solaires. L'accolage est à opérer au commencement de l'été, quand les sarments ou bourgeons, encore bien flexibles, sont d'une longueur suffisante.

ACCOLÉE n. f. SyU. de ACCO- LADE. (Vieux.)

ACCOLEMENT n. m. Action do réunir ; état de ce qui est joint, au propre ot au llg. Il S'emploie comme syn. do accotement. V. co mot.

ACCOLER (du lat. ad collum, au cou) v. a. Jeter les bras autour du cou de quoiqu'un pour l'embrasser.

— Accoler la cuisse, la botte à quelqu'un, Se disait autrefois de l'action d'embrasser la cuisse, la botte de quelqu'un, en signe de soumission profonde et d'infériorité.

— Par ext. Accoler une bouteille, Boire à la bouteille.

— Toucher, être joint, contigu à : Les Tuileries accolaient le Louvre.

— Par anal. Faire ligurer l'un à côté de lauir*^: A l'opinion d'un poète accolons celle d'un prosateur. (Fourier.) n Mettre en présence, confronter : Accoler des témoins.

— Réunir par une accolade : Accoler plusieurs articles dans un compte, plusieurs portées dans une partition.

— Açric. Fixer à des supports (échalas, fils de fer, treillages, murs) les sarments do la vigne ou les branches des arbres fruitiers.

— Archit. Entrelacer autour d'une colonno des branches de palmier, do laurier, ou des feuilles do vifjne.

— Art. culin. Joindre ensemble deux lapereaux, deux poulets, etc., pour les servir en accolade.

— Blas. Joindre par les cotés : Accoler les écussons de France et de A'avarre. Il Entourer l'ècu du collier d'un ordCc.

— Charp. Juxtaposer dos pièces de bois pour les fortifier les unes par los autres.

Accolé, ée part. pass. du v. Accoler. Bot. Colomic Se dit de deux feuilles, de doux fleurs, de doux accol^u. fruits qui sont unis ou adhérents l'un à l'autre : Le chèvrefeuille présente des exemples dt /leurs et de fruits accolés.

— Blas. Pièce posée à côté d'um autre et qui la touche. Les clefs, le: losanges, les macles, les rustres les fusées sont souvent accole

It Accolé est aussi l'attribut objet enroulé autour d'un auti comme une vigne autour d'un échalas. Il Se dit encore do deux écus ^^^^'^^ "^^ ^^^^ accol.-csmis côte à côte et des colliers do chovalorio dont on entoure les écus : D'or à cinq fusées d'a::ur accolkes en

baiide. Accolé du collier de Saint'Michel. — On a étendu ce terme aux bâtons de maréchaux, aux sceptres et mains de justice, aux étendards, aux crosses ; ces insignes sont dits accolés à iécu. — Un seul bâton pastoral placé derrière

lïou d"t

; héraldiques accolées, prieur est accolé, c'est-à-dire collé

S'emploie parfois fautivement comme synonyme de colleté. V. ce mot.

— Numism. On appelle t^tes accolées ou conjuguées des le tes de profil appliquées l'une sur l'autre dans les médailles et les pierres gravées.

S'acco'er, v. pr. S'embrasser mutuellement en se jetant les bras autour du cou. n S'entrelacer, ii Se réunir, so joindre de manière à ne former qu'un tout.

— Par anal. Etre ajouté, être joint à. li Fréquenter : S'accoler à une femme. (Se prend en mauvaise part.)

ACCOLTI (Benoît), jurisconsulte et historien italien, né à Arezzo en 1415, mort en 1466. Son principal ouvrago a pour titre : de Bello a christianis contra barbaros gesto pro Christi seputchro {trad. en fr., 1620). C'est un récit médiocre de la première croisade, où l'on prétend cependant que le Tasse a puisé pour la composition de son poènio. — Son frère François, jurisconsulte italien, ne à Arezzo en 1418, mort à Sienne en 1483, mérita le surnom de Prince des jurisconsultes de son temps. Ses principaux ouvrages sont : Consilia seu responsa (Piso, HSl)"; Commentaria super lib. II decretalium (Bologne, 1481); Commentaria (Pavie, 1493); de Balneis Puteolanis (1475). — Bernard, fils do Benoît, poète italien, surnommé VUnico Aretino, né à Arezzo en 1465, mort en 1526. Il acquit de son temps une grande célébrité, et l'on accourait en foule lorsqu'il devait réciter ou improviser des vers en public. Le cardinal Berabo en a fait un grand éloge. Accolti avait beaucoup de verve et d'imagination. Il fut nommé par Léon X écrivain et abréviatcur apostolique. Il est l'auteur d'une comédie, Virginia, publiée avec ses poésies (Florence, 1513).

ACCOLURE n. f. Agric. et hort. Lion de paille, d'osier, etc., dont on se sert pour attacher les sarments des vignes, les branches des arbres fruitiers aux espaliers, etc.

— Techn. Assemblage des premières mises de bùclies d'un train à flotter, il Ligature maintenant les feuillets réunis dans la reliure d'un livre.

ACCOMBANT, ANTE (du lat. accumbere, se coucher sur) adj. Se dit d'une partie de la plante qui est couchée sur une autre : La radicule est accomuante quand elle est couchée sur le bord des cotylédons. (Duméril.)

AGCOMBLÉ, ÉE(rad. comblé) a.<ij. Se iit d'une garniture dont les éléments sont imbriqués, disposés comme les ■ cailles d'un poisson ou les tuiles d'un toit.

AccoUirc.

AGCOMMODABLE adj. Qui pe s'accommoder, s'arranger : La mauvaise foi rend les querelles peu ACCOMMODABLES.

ACCOMMODAGE n. m. Apprêt des viandes : Un bon AccoMMODAGE re^Tt' Une viande médiocre. Il Façon donnée par le coifi'eur aux cheveux : A'accommodage d'une perruque. (Ce sens est vieux.)

ACCOMMODANT, ANTE adj. Conciliant, complaisant, sociable, facile ot coulant en affaires. Se dit des personnes ot des choses : Personne, d'un commerce accommodant. Les marchands doivent être accom.modanis.

— Substantiv. :

. . . . ^e soyo s accommodants, et

Uesflu

:iles :

> habîles-

La Fontai.ve.

ACCOMMODATEUR adj. Qui sert à l'accommodation:

Muscle ACCOMMODATEUR. SyU. de MUSCLE CILIAIRE OU AN- NEAU CILIAIRE. V. CILIAIRE.

ACCOMMODATION (si) u. f. Action d'accommoder ou do s'accommoder, ii Conciliation d'un texte avec un autre.

— Oculist. Modification de l'œil qui permet de voir distinctement les objets situés à des distances différentes.

— Philos, et théol. On se sert souvent, en philosophie ot en théologie, du mot accommodation pour désigner un système d'interprétation des doctrines philosophiques et religieuses, d'après lequel on suppose que les anciens philosophes et les fondateurs de religions, qui étaient souvent aussi les législateurs des peuples, s'accommodèrent constamment, dans certaines limites, aux connaissances, aux opinions, aux sentiments et aux mœurs de leur temps. Les théologiens rationalistes n'ont pas hésité à faire jouer un grand rôl ■ à V accommodation dans les lois de Moïse, dans les écrits des prophètes et même dans l'enseignement de Jésus-Christ et de ses apôtres.

— Encycl. Physiol. Nous ro!/û7i5nerfemenf un objet quand son image so forme exactement sur la rétine : il faut, pour cela, que le cristallin ait une courbure déterminée selon la distance do l'objet. Si celui-ci s'approclio, il faut que le cristallin so courbe davantage pour que l'image reste nette : ces modifications constituent l'accommodation; elles sont dues au muscle dliaire qui entoure le cristallin : quand co muscle se contracte, nous voyons les objets de plus en plus proches. La contraction maximum du muscle correspond à uno position de l'objet dite punctuin proximum : en deçà, nous cessons do voir nettement; il y a donc une distance 7ninimu7n de la vision distincte. Le relà- j cbement absolu du muscle correspond pour l'objet à un punctum remotum au delà duquel tout objet paraît flou {distance maximum de lavision distincte). L'œil est dit normal quand il peut voir à l'infini (une étoile par exemple) sans accommodation; il pourra, pour les distances moindres, accommoder de plus en plus, et la distance minimum est alors de 20 à 30 centimètres. Un œil hmermétrope est un œil à cristallin peu convexe; il est obligé d'accominoder, même pour les objets placés très loin ; en revanche,

il uc peut voir les objets placés très près qu'avec lo so-

COUTS de verres convexes qui ajoutent à l'accommodation. Un œil est myope quand le cristallin est très convexe : il ne peut voir les objets placés très loin, car il n'y a pas d'accommodation négative ; on y supplée par des verres concaves; en revanche, la distance minimum est très faible et les myopes voient nettement à 5 ou 6 centimètres.

ha. presbytie est imc paresse du muscle ciliaire, fréquente chez les personnes â^ées :

elle empêche toute accommodaiion, le cristallin reste invariable et l'on ne voit nettement qu'à une seule distance :

pour voir au delà, on a recours aux verres concaves; pourvoir en deçà, aux verres convexes.

— Méd. Les médicaments dilatateurs de la pupille {mydriatiques) : atropine, cocaïne, duboisine, et ceux qui sont constricteurs de la pupille {myotiques^ : ésérine, pilocarpine, affaiblissent momentanément l'accommodation.

— Pathol. Spasme de l'accommodation. C'est l'état de contraction du muscle ciliaire «lui rend lo cristallin plus convexe et ne permet de voir que les objets rapprochés.

Il suffit du repos absolu de l'œil, d'un collyre mydriatique et de lunettes à verres concaves pour en avoir raison.

[I Paralysie de l'accommodation. C'est l'état de paraly-

luscle ciliaire. On y

Accommoâ ation .

i. (moitié supérieure de la figure), vision des ob)ets rapprochés,; B (moitié iuférieurej, -""=0D des objets éloi^és.

Sclérotique.

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