‹ Nouveau Larousse illustré (volume 3)Chapitre 657 sur 828 · V. nALKINKAU · texte numérisé non relu

V. nALKINKAU

BALEINOPTÈRE ou BALANOPTERA (do baleine, Ot du

gr. jttrroii, aile) n. m. Gonro de cétacés mysticètos, famille dos halthùdés, renfermant des baloinos ayant une nageoire dorsale, et lo vontro plissé longitudinaloment-

— PÎNCYCL. Los balcmoptfTesy ou rorquals, ont les fanons petits, le corps élancé, la nageoire caudale petite; ils atteignent uno très grande taille (15 à 10 m.). Habitant les mers froides, ces cétacés descendent parfois jusque sur

Constr. Saillio d'une pierre sur irne ;montdo mur (6); saillie des <]■.,

nos côtes. Le balsenoptcra Sibbaldi a été trouvé échoué à l'île d'Oléron, etc. ; certaines espèces fréquentent dans les mors chaudes ; tel est le balxnoptera indica de l'océan Indien.

Baleira, comm. de l'Espagne nord-occidentalo (Ga- IhP, prov. -lo Lugo) ; 3.900 hab.

Balen (llendrick Van), peintre d'histoire, né en 1575 à Anvers, mort dans cette ville on 1632. Elève d'Adam Van Noort, il entra en- 1593 dans la guilde de Saint-Luc, so forma plus tard on Italie, et fut le premier maître do Van Dyck. Il a souvent peint de petits personnages tirés de scènes de la Bible ou do la mythologie, sur des tableaux dont Josse de Moraper ou Jean Brueghel peignaient les fonds et les paysages. Dans les tableaux qu'il exécuta seul, ^"an Balen montre uno exécution léchée, caressée, mais trop ronde, un pou molle, et non exempte de symptômes de décadence. Son œuvre est nombreux (musée d'Amsterdam, église Saint-Jacques d'Anvers, musées de Dresde, do Munich, do Vienne), etc. En France, signalons le Repos de la Sainte Famille (paysage de Brueghel), au musée de Lille.

BALÈNE n. r. Fonder. V. b*u.ètre.

BALÉNIDÉS (rad. baleine) n. m. pi. Famille de cétacés carnivores, groupe des mysticètos, renfermant les baleines et autres genres munis do fanons remplaçant les dents. —

Un BALÉNIDÉ.

— Encycl. Les balMidt^s habitent surtout les océans polaires, mais beaucoup voyagent et s'écartent de leurs régions d'habitation pour parcourir les mors chaudes ; des formes fossiles se trouvcni. <iaiis b-s ti^rrains tertiaires. Genres principaux : Ualrinr, n^n/nn/, m r g aptère, etc.

BaXENZAC ou BaLANSAC iFr-iiirois DE BrÉmond ou Brimond, soigneur de Bai.enzac ri in. Javrezac), capitaine calviniste du xvi" siècle. Il lui ta dans U; Poitou en faveur du parti protestant, combattit à Dreux et à Saint-Denis, traita avec la cour en même temps que lo prince de Coudé, en 1568, mais, l'année suivante, fut condamné à mort par le parlement de Bordeaux. Il ne fut d'ailleurs pas exécuté, et la date de sa mort est incertaine.

BaleSDENS ou BalLESDENS (Jeanl, avocat au parlement, né à. Paris, mort en 1675. Bien qu'ayant seulement publié quelques traductions d'ouvrages, il fut élu membre de l'Académie française en li547. Vers la fin de sa vie, il se fit prêtre, et devint aumônier de Louis XIV. C'était un grand bibliophile.

BaIoESME, comm. d'Indre-et-Loire, arr. et à 34 kilom. de Loches, près de la Creuse ; 1.616 hab. Papeteries, moulins.

BALESTON (lèss) n. f. Perche, appelée aussi livavde, qui sert à tendre la voile d'une embarcation, ii Vergue de double hunier. (N'est pas d'un usage courant dans ce sens.)

BaLiESTRA (Antonio), peintre et graveur italien, né à Vérone en 16G0, mort dans la même ville eu 1740, commença à étudier à Venise, sous la direction de Bellncci, puis suivit, à. Rome, les leçons de Carlo Marattc. Talent sérieux, mais inégal, imbu d'ailleurs de l'éclectisme et de l'académisme de son temps, il a surtout produit dans lo genre religieux : ses principales œuvres, aujourd'hui peu reclierchées, sont dans les églises de Venise, Padeue, Véiniie. etr. 11 a aussi laissé quelques pièces gravées.

BALESTRILLEi7rss,ct//mll.)n.f.Mar.V.ARBALESTBlLLI-:.

BALÈTRE II. f. Bavure de métal à l'endroit des joints du imiiilr. i; On .|it aussi balkne.

Baletti idianetta Rosa Benozzi), actrice de la Coniéiiic-liatuMiiio, connue au théâtre sous le nom de Silvia. née à Toulouse vers 1701, morte en 1758, après quarante ans de succès. — Son mari, Joseph Baletti, connu au même théâtre sous le nom de Mario, y joua longtemps les rôles d'amoureux, ot mourut en 1762.— Leur fils, Loris Baletti, reçu à la Comédie-Italienne on 1744, s'y fît applaudir comme acteur ot comme danseur.

Baletti (Rosina), chanteuse italienne distinguée, née à Stuttgard en 1768, se rendit, en 17SS, à Paris, où elle se fit entendre avec éclat au Concert spirituel, et fut aussitôt engagée dans le personnel d'opéra italien du théâtre do Monsieur (Feydeau), qui allait ouvrir ses portes. Elle y obtint de brillants succès, grâce à la douceur charmante de sa voix, à l'habileté de sa vocalisation, et à l'expression touchante de son chant. Les événements de 1792 ayant effrayé les artistes italiens, ceux-ci quittèrent la France, et M"»* Baletti retourna à Stuttgard, où elle devint cantatrice de la cour de Wurtemberg.

BALÈVRE (de ba, syllabe péjorat., et de ièvre) n. f. Autrefois, Lèvre inférieure : Avoir fait brusler et rnarquer à fer chaud le ne;; et la baj-èvre « un bouryeois de Paris pour 6/rts/)/ième.(Joinville.) il Au plur., Les deux lèvres, lo plus souvent par mépris.

arrosé pa i-anit. foi

dans un parement do mur (6) de vofito (a), ii Eclat d'une pierr près d'un joint.

— Techn. Irrégularité à la surface d'uno pièce fondue, n Partie de ,^^ barreau de for oui excède la traverse dans laf^uelle il est assemblé.

BALEXERDIE n. f. Bol. Syn. de nanodéf

Baleya, pays do l'Afririuc occidental 'Soudan français, cerr:!e de Kourou.ssa i , le Bagué, affl.dr. du Tankisso ; 0. Samory a cédé le Baleya à la j i

France, on 1889.

Balfe (Michol-William), chanteur "

impositeur, né 4 Dublin on 1808, mon hm»- vr.;,.

I 1870. 11 parcourut l'Italie, la France,

\llcmagno et la Russie, so produisant à la fois comme

lanteur et comme compositeur. La liste est longue do

■s opéras, écrits dans les diverses langues des pays

ù il les faisait représenter : Enrico quarto al pasno '/'■/fa ^/arna (Milan, 1833); the Siet/e of lioc/wlfif 'Londres, I :;5): Crt/AeWnR/Trfii/ (Londres, mil i; /•atjita/f.opéra.ital'icn ! 'lidres, 18S8); AVoVaw/AtW Londres. \M(t) ; le Puitu d'amour I iris, OiK*ra-Comique, 18»3^; les Quatre fils At/mon l'iris, IKH); l'/^toile de Sfh-illo {Pétris, Opéra, 1845)'; the

'i>dman ^Londres, 1816): the À/nid of honour (Londres, 1 47); Pitiore e Duca (Triesto, 1856); the Itose ofCasiile l.'.ndres, 1857); Satanella (Londres, 1858); ^tanca fLon- Ircs, 1860); the Puritan's /?a«(//i^er (Londres, IR6I); tfie AriHourer of Nantes (Londres, 1863), etc. Ses ouvrages, un peu oubliés, sont bien conçus pour les voix, correctement écrits, suffisamment erchestrés, ot témoignent d'une rare facilité. — Sa fille. M"' Victoire Balfe, ftit une chanteuse de talent. Mariée à sir John Crampton, elle se sépara do son mari à la suite d'un procès qui eut un grand retentissement, et épousa ensuite un Espagnol, lo duc de Frias. Née en 1837, elle mourut à Madrid en 1871.

BalfOUR (Jacques), jurisconsulte écossais, raort en 1583. Ayant embrassé les doctrines du réformateur John Knox, il" fut emprisonné en 1547, et transporté en France. A la jiaix de 1549, il revint dans son pays, se déclara catholique, et sévit contrôles réformés. Il fut membre du consed privé de Marie Stuart en 1565. Darnley l'accusa do complicité dans le meurtre de Rizzio, et il fut soupçonné aussi d'avoir trempé dans lo meurtre de Darnley. II a écrit un recueil intitulé: Practicks of the Scots Law (1574).

BaLFOUR (sir James), historien écossais, né en 1600, mort en 1657. Il reçut une excellente éducation, complétéo par des voyages en Knropo, se consacra à l'histoire do l'Ecosse, étudia la science héraldique à Londres. Créé chevalier, puis baronnet, par Charles I'^ il fut disgracié par Cromwell, et vécut dans la retraite pendant la guerre civile. Son ami, sir R. Sibbald, a écrit un récit de sa vie. où se trouve la liste de ses ouvrages, pour la plupart inédits.

Balfour (Alexandre), romancier écossais, né à Monkio (Forfarshire) en 1767, mort en 1829. Commerçant, puis employé do librairie, il collabora à \'Edinbur{/h Magazine^ et publia des romans : Campbell (1819): Contemplation et au. trespocmes{l$20); laFondationde Glenthom {iS23),ctMarie

Balfour (Arthur James), homme politique anglais, né en 18-18. De 1878 à 1880, il fut secrétaire do sou oncle, le marquis de Salisbury, ministre dos affaires étrangères, et devint, en I874,membrede laCbambrodes communes. Président du lîoardof local Gofp;'nmeH((i885), secrétaire d'Etat d'Ecosse (1886), chef secrétaire pour l'Irlande (1887), il devint, en 1891, le n leader i» de son parti à la Chambre des communes, lord de la trésorerie et chancelier de l'uni versité d'Edimbourg, Dans le nouveau cabinet Salisbury. en 1895, il redevint premier lord de la trésorerie. On a do lui deuxouvrages remarquables, intitulés : Defenceof Philosophie Doubt (1882), et the Foundations of relief {ISO^t).

Balfour (Francis-Maitland), pliysiologiste anglais, né on 1851 à Edïmbotirg, mort en 1882. Entré à l'universile de Cambridge on 1870, il futchoisi par l'un des maîtres, Michael Poster, pour collaborateur dans ses travaux d'embryologie. Après avoir pris ses grades universitaires on 1873, il fit, à Napics, des recherches embryologiques sur les animaux inférieurs, publia, en 1875, son Traité d'embryoloi/ie et d'organogénie comparées, tradviiten français par le IV H.-A. Robin, uno des plus remarquables publications de notre époque sur ce sujet, qui acquit au jeuno auteur une renommée européenne, ot, en 1S78, une monographie sur le Développement des poissons élasmobranches (Londres, 1878). Devenu, en 1878. membre de la Société royalo de Londres et, en 1881, membre du conseil de cette socièiô et titulaire d'uno médaille royalo, son autorité incontestéo le fit porter à la présidence do nombreuses sociétés et de plusieurs congrès do savants. Il continuait, cependant, à n'occuper, à rûniversité de Cambridge, que la situation secondaire do lecteur, malgré les propositions que lui faisaient d'autres universités (il avait refusé do remplacer Rolleston à Oxford ot sirAVyvillo ThamsûaîEdimbourg). Ce n'est qu'en mai 1883 que fut créée spécialement pour lui, à Cambridge, uno chaire do morphologie animale; il ne la jamais occupée en fait, car, au printemps do la même année, il faisait un voyage à Messine, et.au retour, il voulut tenter l'ascension de laiguille Blanche du Mont- Blanc, que nul n'avait encore pu gravir. Il périt avec son guide dans cotte ascension, dont il ne se dissimulait pas le danger, puisqu'il avait fait son testament et laissé uno forte somme à la famille du guide.

BALFOURIE (du nom de Balfour^ ïiotan. angL) n. f. Genre d'apocynacéos, comprenant uno seule espèce, qui est un petit arbre propre â l'Australie.

BalFOURIER (Adolphe-Paul-Emile), peintre et graveur français, né à Montmorency en 1816. Après avoir

Arthur Balfour.

BALGUY - BALISTA

Sn Ses derniers r^résentants de l'ancienne école academ°que nibuta, au Salon de 1843 par A^'^ f^'f^ri Composés dont le style était conventionnel. La vue des sitTs pfttoresques de l'Italie fortifia son talent. Il rapporta le ce pays de consciencieuses études d'après nature, et e^Dota Tis44, différentes Vues des bords du. lac Lugano ou? lutValurent une médaille de 2' classe. Il visita ensuite i'esmUc Les paysages de cet artiste se distinguent par desqtlutés d'élévatiSn qui n'excluent pas le sentiment de la réalité; son dessin est d'une grande élégance, mais sou coloris est parfois dénué de vigueur.

Balguy (.loan), théologien protestant anglais, né en IGSO mort en 1748. Parmi ses ouvrages, fort estimes de ses contemporains, nous citerons : Lettre à tm déiste sur la beauté et Vexcellence des vertus morales {\V26); le Fondement de la bonté morale (1728), et deux volumes de sermons que les Anelais placent au rang des meilleurs qu'ils possèdent. - Son ms, ■Thomas Balguy.néen 1716, mort en 1795, a laisse également dos sermons et des cents de tlicologie.

Bali, roi géant des démous Daitijas; par ses austérités, il était presque parvenu à ravir aux dieux 1 empire du monde , lorsque Vislmou , sous 1 apparence d un nain bralimane (Vâmana), lui demanda do lui accorder 1 espace de terrain qu'il pourrait mesurer on trois pas. Le géant ayant consenti, du premier pas Vishnou enjamba la terre, et du second, le ciel; mais alors, on considération do la générosité et des vertus de Bali, il s arreto et lui laissa la possession des régions infernales.

Bali, 51e de l'archipel Asiatique (Indes néerlandaises), située entre l'île de Java, dont elle est séparée par le détroit de Dali, et l'île de Lombok; 1.362.250 hab. (Balmais, aises) sur 5.400 kilom. carr. Cette île est traversée par une chaîne de montagnes volcaniques, dont le point culminant, le Batou-Kaoc, s'élève à 2.925 m. au-dessus do 1 Océan ; ces montagnes, couvertes d'impénétrables forêts, recèlent des minorais de fer et de cuivre, et, à leur base, s étendent dos terrains d'alluvion souvent aurifères. De grandes plaines fertiles s'étendent au S. et à l'E., où des troupeaux s'engraissent dans les pâturages. Le commerce de 1 île est assez actif, sans être proportionné au chiffre de la population. Les deux cinquièmes de Bali sont territoire hollandais ; le reste est occupé par cinq royaumes vassaux ou protèges. Bali, détroit situé dans le grand archipel Asiatique, entre l'ilo de Java àl'O. et l'Ue de Bali à l'E. Sa longueur est d'environ 93 kilom., et sa largeur la plus grande de 54 kilom. à son extrémité méridionale ; dans sa partie septentrionale, il n'a pas plus de 2 kilom. Ce détroit est préférable à tous les autres passages situes à 1 E. de Java, à cause de ses mouillages. Autrefois, le passage du détroit était rendu dangereux par les attaques de pirates, qui ont aujourd'hui presque entièrement disparu. SALICORNE n. f. Techn. 'V. BALiscoRNE.

BALIE (rad. baile) n. f. Dictature temporaire et élective à laquelle on eut souvent recours au xiv« siècle, à Florence et dans quelques autres villes italiennes, pour rétablir l'ordre et mettre un terme aux luttes des factions. Les Médicis en furent investis à diverses reprises.

BaliENTE (Joseph-Hippolvte), philologue espagnol, qui vivait dans lo xviii' siècle. Il a inventé un alphabet destiné à faire accorder l'orthographe avec la prononciation, et publié à ce sujet un ouvrage en 1731.

BALIER [li-é — de baie, menue paille) n. m. Endroit d'une grange réservé aux menues pailles. BALIÈRE n. f. Paillasse faite de baies d'avoine. BALIGOULE n. f. Un des noms vulgaires de Yar/nrirus EryiHiii, en Provence, où il est estimé comme comestible. BalihÂRANA, cérémonie du culte brahmanique individuel, consistant en une offrande de boules de riz cuit aux dieux, aux démons, aux mânes, aux esprits des damnés, aux corbeaux et aux chiens, réunis mentalement à l'intérieur et autour d'un cercle magique imaginaire (mandala), iiiio le brahmane officiant feint de décrire sur le sol du bout do son doigt trempé dans l'eau bénite. Cette offrande est accompagnée d'une invocation à la terre, à l'atmosphère, au ciel, aux éclairs, à la pluie, et d'uno autre adressée à Vishnou. Balikesri, ville de Turquie d'Asie (AnatolieY, sur le Balikesser, sous-affluent du Soussourlu; 13.120 hab. Siège d'un évêque arménien ; anc. capitale des princes de Karassi. BALIN (rad. baie) n. m. Pièce de toile grossière qui sert à crililer le blé, à recouvrir les récoltes, etc.

BALIN n. m. Nom sous lequel on exploite, dans le département de Meurthe-et-Moselle, un calcaire oolithique appartenant à l'étage bathonien.

Balin (Jean), prêtre et historien, né à'Vesoul vers 1570, mort à 'Wesol (duclié de Clèves). Professeur, puis aumônier militaire, il fut ainsi témoin de la guerre de Flandre, terminée par la paix de 1608, et il en écrivit l'histoire sous ce Vitra -.De hello Belç/ico (Bruxollos, 1609). Cet ouvrage est on grande partie l'œnvro d'un témoin oculaire, où il a célébré les faits d'armes d'Ambroise Spinola, lo général en chef des armées do Philippe lU. On a du mémo auteur un poème latin qu'il traduisit lui-même en français sous le titre de Poème k'-roique de sainte Magdeleine (1607).

BaliNAG, ville de l'Océanio espagnole (Philippines, île Luçon) ; 35.600 hab. Industrie active.

Balinais, aise, celui, celle qui habite l'île de Bali. — Ces Balinais.

— Adjectiv. : Religion balinaise.

— Enctcl. Les Balinais sont des Malais assez fortement sîltérés par un élément hindou, et divisés en castes, parmi lesquelles celle des chandalas, qui correspond exactement à celle des parias. La religion est un brahmanisme mélangé de bouddhisme, et la croyance à la métempsycose est fort répandue. A part les enfants en bas âge et les gens morts de petite vérole, on brûle les cadavres de tous les défunts, et les femmes so précipitent volontiers sur le bûcher de leurs maris. Toutes ces coutumes, étrangères aux Malais, ont été importées par des émigrants venus des liords du Gange.

BALINE irad. biilin) n. f. Etoffe grossière do laine pour emballer.

Balingasag, bourg maritime de l'Océanio espagnole (Philippines, ile Mindanao); 4.950 hab.

BalinGEN, ville d'Allemagne (Wurtemberg), sur l'Eyach, affluent du Ncckar ; 9. 300 liai). Source minérale. BalinsKI (Michel), écrivain polonais, né en Lithuanie on 1794 mort en 1805. O dirigea plusieurs revues, et fut employé au ministère de l'instruction publique. Balmski a publié : Histoire de M'ilna; Dictionnaire géographique de l'ancienne Pologne ; Histoire de l'université de Wilna (1864- 1865) : etc.

Balint (Gabriel), philologue hongrois, né en Transylvanie en 1844. Il alla étudier en Russie et en Chine le lurco-tatar, le mongol, le mandchou et le finnois, obtint une cliaire pour l'enseignement de ces dialectes, puis visita l'Inde, d'où il rapporu des notions nouvelles sur les idiomes dravidiques considérés comme voisins du hongrois. Ses principaux ouvrages sont: Mémorial d'un voyage en liuisie et en Asie (1874); Vocabulaire toiar (1876); le Dialecte septentrional de la langue mongole (1877) ; Parallélisme entre le hongrois et le mongol (1877) ; Essai sur les langues dravidiennes ; etc.

BaLIOL ou BaiLLEUL, famille noble do Grande-Bretagne, oritrinaire .le Normandie (^do Bailleul, village dépe'ndant aujourd'hui du canton de Trun [Orne]), et qui oua un rôle important dans l'histoire de l'Ecosse et de VAnglcterre aux xiii" et xiv" siècles. Parmi les membre^ de cette famiUe, les plus connus sont : Baliol (Guy de), (lui avant accompagné Guillaume le Conquérant à la conquête "de l'Angleterre, reçut des ducs de Normandie, pour prix de ses services, de riches domaines dans le comte de Durham ; — Baliol (Bernard de), fils du précédent, qui fit construire la fameuse forteresse Bamard Castle, dont les ruines existent encore ; — Baliol (John ou Jean de), qui épousa Marguerite, descendante des rois d'Ecosse, et eut la gloire de fonder le collège d'O.xford; — Son fils, John, né en 1249, a acquis une plus triste célébrité. (A la mort d'Alexandre III, dernier représentant de la race primitive des rois d'Ecosse, il fit valoir les droits qu'A tenait de sa li"noe materneUo pour disputer le trône à Robert Bruce. [■V Bruce.] Les états d'Ecosse ayant accepté 1 arbitrage d'Edouard I", roi d'Angleterre, celui-ci désigna Baliol, sous condition de vassalité. Mais, par la suite, il aliusa tellement do ses droits, que Baliol, las de n être plus qu'un roi nominal, se révolta. Vaincu à Dunbar, il fut deposé en 1296, et emmené prisonnier à la Tour de Londres avec son fils Edouard. Deux ans plus tard, il obtint, la permission de vivre en France : il se retira en Normandie, au Château-Gaillard, près des Andelys, où il mourut en 1314) ; — Son fils Edodard, né en 1290, put, en 1332, remonter sur le trône d'Ecosse, avec l'aide d Edouard III. (Mais, comme son père, il dut prêter foi et hommage au roi d Angleterre, ce qui entraîna une nouvelle révolte des Ecossais contre leur prince. Us furent battus par les troupes anglaises, mais le lâche souverain, chassé par ses sujets, dut se réfugier en Angleterre, à Carlisle, où, après avoir abdiqué en faveur d'Edouard III, il vécut désormais d'une pension de quelques milliers do livres, que celui-ci consentit à lui faire?)

BalioS (gr. balios, tacheté). Myth. gr. Nom d'un des chevaux d'Achille. — Un des chiens d'Actéon.

BALIOSPERME fnss — du gr. balios, moucheté, et sperma, graine) n. m. Genre d'euphorbiacées-jatrophées, comprenant des arbustes ou des herbes hgneuses à la base, à peu près glabres, dos régions chaudes do l'Océanio et de l'Asie méridionale.

BALISAGE (=a/) n. m. Action de baliser; résultat de cette opération : Le balisage est obligatoire.

— Mar. Opération ayant pour but de marquer d une manière apparente, au moyen de bouées, balises, etc., les dangers que doit éviter le navigateur. C'est aussi le travail do construction de ces balises ou tourelles, et le placement des bouées, il Droit de balisaae. Droit payé dans les ports pour rentretien du balisage oe la côte et dos passes.

— Trav. publ. Ensemble des balises mises en place pour le tracé d'une route, d'un canal ou d'un chemin de fer.

— Encycl. Dr. L'autorité administrative a l'obligation d'assurer et d'entretenir le balisage, qui est, en outre, soumis à la surveillance du ministre de la marine. Pour prévenir la suppression, la détérioration ou le déplacemont du balisage par l'inconscience des riverains ou la mauvaise volonté et l'égo'isme des navigateurs, les grandes puissances maritimes ont, depuis longtemps, placé le balisage sous la protection de pénalités d'uno extrême rigueur. En France, la protection effective du balisage n'a été assurée que par la loi du 27 mars 1882. Au but que cette loi se propose elle fait concourir non seulement des agents verbalisateurs spéciaux et nombreux, mais en quelque

— Mar. Conventions de balisage. Tribord indique lo côté à droite du navigateur venant du largo. Bâbord, le côté à gauche, n Signaux de bifurcation, Signaux placés à l'extrémité des bancs, la plus rapprochée du large; ceux placés à l'opposé sont dits Signaux de jonction. Les signaux placés sur fes bancs de petite étendue sont dits Signaux de dangers isolés. Toutes les nations n'ont pas les mêmes conventions.

— Règles de balisage. Les signaux de tribord sont peints en rouge avec voyant conique et marqués, s'il y a lieu, de numéros pairs à partir du côté du large. Les signaux do

1 Bâbord Inoir). — 2. Tribord (roujc). —3. Bifurcation (blanc et

noir) - t. Joncti^on [blanc et rouge). — S. Danger isolé (rouge ot

noir) —6 Bouée de naufrage (fei-I).— 7. Dangerisolé(rouseetnoir).

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