‹ Nouveau Larousse illustré (volume 3)Chapitre 686 sur 828 · V. OCTOBRE 17S9 {Joumées des r> et · texte numérisé non relu

V. OCTOBRE 17S9 {Joumées des r> et

Banquet de Platon (le), un des plus célèbres dialogues de Platon, composé au commencement du IV siècle, quelques années après la mort de Socrate. L'auteur raconte ou suppose que Agathon offre un (manège),

banquet à ses amis, pour célébrer sa victoire au concours de tragédies. On cause de l'amour. Chacun des convives, Phèdre, Pausanias, Agathon, Aristophane, le médecin Eryximaque, décrit tour à tour ce sentiment selon ses idées et son caractère. Socrate. prié de parler à son tour, raconte une conversation qu'il a eue jadis avec Diotime, une femme de Mantinée. Il s élève peu à peu do l'amour sensuel à l'amour idéal ; de sa théorie de l'aniour il tire toute une science du beau. La fin du dialogue est consacrée presque tout entière au panégyrique de Socrate : Alcibiade, qui survient tout à coup, trace lo portrait de son maître. Tout en exposant une profonde doctrine d'esthétique, Platon a su donner à. chacun des personnages une physionomie distincte. En même temps qu'un traité de philosophie, son Banquet est une charmante comédie, merveilleuse de variété, de délicatesse et de poésie.

Banquet de Xéuoplion (le). Comme Platon, Xénophon a composé un Banquet, qui fait suite aux Mémorables. L'ouvrage a été écrit dans les premières années du iV siècle, pendant le séjour à Scillonte. Il a la forme d'un dialogue, mêlé de descriptions. La scène se passe à Athènes chez Callias, durant la fête des Panathénées de 421. Pour célébrer la victoire d'Autolycus au pancrace, Callias a invité ses amis: Socrate, Critobule, Hermogène, Antisthène, Charmide. On s'amuse, au début, des plaisanteries du bouffon Philippe. Puis l'on voit entrer une troupe de danseurs et de chanteurs syracusaius. On cause musique, puis l'on passe à d'autres sujets. Socrate expose sa méthode dialectique et ses idées sur l'amour. Le récit se termine par la description d'un hyporchème, qui représente les amours de Bacchus et d'Ariane. Quoique inférieur au Banquet de Platon, qu'il rappelle par Lien des détails, le Banquet de Xénophon est un très aimable livre, qui vaut surtout par l'agrément et le naturel.

Banquet des sept sages (le), traité de morale attribué à Plutarque. Dioclès, un des convives, raconte à un ami ce qui s'est passé au banquet que Périandre de Corinthe a donné aiLx autres sages et à quelques personnages distingués, Esope, Eumctis, dite Cléobuline, Anacharsis, etc. Car, malgré le titre, les convives sont au nombre de dix-sept; on peut même y ajouter le frère de Périandre, Gorgias, qui arrive à la fin du banquet. On cause des énigmes, du gouvernement des Etats, de l'économie domestique, du mérite des dauphins sauveurs d'Arion et d'Hésiode, du souverain bien et de la Providence. Tout cela un peu au hasard, avec un mélange de réflexions morales et d'anecdotes bizarres, dans un stylo inégal, souvent dur, qui a fait suspecter l'authenticité du dialogue.

Banquet des sopliistes (le) ou Deipnosophistès, ouvrage d Athénée, compilateur grec (fin du n" siècle ou commencement du m" siècle de notre ère). Le titre, formé de deux mots grecs : deipnon (repas) et sophistes (sage ou savanl 1, signifie Banquet des savants. Chez un riche Romain du nom de Laurentius, l'auteur nous montre réunis 21 convives : médecins, jurisconsultes, poètes, grammairiens, musiciens, etc. II est question des préparatifs d'une fête : mets, vins, vases, parfums, couronnes, jeux, antiquités, sciences, lettres, arts, mœurs et usages, etc. C'est une ingénieuse compilation, assez correctement écrite, précieuse pour la connaissance de la vie ordinaire chez les anciens Grecs, et même pour la littérature; car l'autour a encadré dans son ouvrage une foule de citations de livres perdus. Le Banquet comprenait 15 livres qui nous sont parvenus, sauf les deux premiers, et une partie du troisième et du dernier.

— BiBLioGR. : Edition do Schweighaeuser fl801-l807) ; de Moineke (t858).

Banquet de Julien (le) ou Banquet des Césars, satire composée par l'empereur Julieu contre ses prédécesseu^J^,et qui est uue œuvre curieuse. Les maîtres du monde y so^it jugés avec finesse, mais âcreté. Ce petit euvrago offre, un puissant intérêt au point de vue moral, littéraire, politique et historique.

Le jour des Saturnales, réunis en un banquet, les dieux se constituent en tnl>unal pour accorder la palme divine au plus digue des souverains de Rome. Mercure introduit les candidats, et Sil^ne, accusateur bouffon, les persifle

l'un après l'autre. Tous défilent, et sont caractérisés au passage par un trait mordant do Silène. Bien peu sont épargnés : Nerva, Marc-Aurèle et quelques autres.

Enfin, Jupiter demande aux trois plus redoutables concurrents le but qu'ils se sont proposé dans la vie : " Vaincre le monde, répond Alexandre. — Etre lo premier, déclare César. — Imiter les dieux, dit Marc-Aurèle. — Qu'est-ce qu'imiter les dieux? demandaSilène. — S'oublier soi-même, travailler pour autrui. » La palme lui est accordée, jugement digne des dieux. Mercure invite alors chacun des empereurs à se choisir un patron parmi les dieux, et il termine en recommandant à Julien d'être fidèle à Mithra, dont l'empereur voulait faire prévaloir le culte contre le christianisme.

Banquet (le) [eu ital. il Convito], ouvrage de Dante, publié à Florence, en 1490. C'est une sorte de traité philosophique resté inachevé. L'auteur comptait donner (il était alors en exil et dans un âge avancé) un commentaire sur quatorze de ses Canzoni; mais il n'exécuta son dessein que sur trois seulement. Le titre choisi signifie que le livre est une nourriture pour l'ignorance.

Après un long préambule, il entame le commentaire de ses Canzoni, et, suivant la méthode scolastique en honneur à son époque, établit point par point des gloses beaucoup plus longues que le texte. La première pièce de vers analysée n'a quo sept strophes; la glosé occupe plus de cent pages. Dante, comme conclusion, proclame l'immortalité de l'âme, le néant des richesses corruptrices, légalité des hommes, dont les mérites font la seule no-

Le Banquet, œuvre fatigante par la prolixité de ses gloses, vil d'un souffle inspirateur qui ranime toute cette vieille érudition, tirée indistinctement des docteurs païens, catholiques et musulmans. On y trouve de belles démonstrations, un style mâle et une pensée virile.

Banquet. B.-arts. Les scènes de banquet ont été souvent traitées par les peintres. Le type de ces tableaux est le Banquet de la garde civique d'Amsterdam, de Bar-tholomeus Van der Helst, au musée d'Amsterdam, un des chefs-d'œuvre de l'école hollandaise. Il représente les arquebusiers et les arbalétriers de la garde civique, fêtant

Ear un repas la conclusion de la paix de Munster (16431. a scène so passe dans une vaste salie, percée, au fond d'une arcade etd une fenêtre entr'ouverte, par laquelle on aper çoit des arbres et de maisons. La table ii banquet est dress daus la largeur du ta bleau. Au coin droit est assis lo capitaii de la compagnie I*.

gros Jan Wits, on \Vitsen,vêtude nuir avec uno cuirabSL t une ceinture bleue t coiffé d'un grande!

Eeau noir, à pluu lanches. De la m gauche il tient a| puyé sur sa cui^s un énorme hana| d'argent ; de la main droite, il serre la main de son lieutenant, Joaanes Van

"Waveren, très richement costumé. A l'autre angle de la table, sur la gauche du tableau, quelques convives, assis, boivent ; plusieurs hommes debout sont armés d'arquebuses. Entre ces deux groupes et en deçà de la table est assis le porte-drapeau, Jacob Banning. D'autres personnages sont assis de l'autre côté do la table. En tout, vingtquatre figures de grandeur naturelle, en pied, et dont les noms sont inscrits au bas du tableau. La toile n'a pas moinsde5"',38 delarge sur2°',27de haut. Elleest signée en gros caractères : Bartholomeus Van derHelsi fecit. A" t64S.

Cette vaste composition jouit, en Hollande, dune très grande réputation, d'ailleurs fort justifiée. Pour lo coloris, la composition, l'harmonie, la hardiesse et la liberté de l'agencement, le Banquet de la garde civique est un des chefs-d'œuvre de l'école hollandaise, et sûrement le chefd'œuvre du genre hybride et difficile qu'on appelle le « tablaau â portraits ».

BANQUETANT (/■c-MH),ANTE(rad. banqueté?') n. et adj. Se dit de celui, de celle qui prend part à un banquet : Les ci'is des nioui-anis et les allants bachiques des b.\nquetants devaient se couvrir et s'entendre à la fois. (E. Sue.) [Inus.]

BANQUETER (rad. banquet. — Double le t devant une syllabe muette : Je banquette. Tu banquetteras. I^ous banquetterio7is) v. n. Prendre part à un repas somptueux ou abondant : Pas de bonne politique locale si l'on ne banquette.

BANQUETEUR n. m. Individu qui banquette habituellement : Eh bien ! ces banquetedks ont joué avec la poudre. lE Sue.)

— Ponis et cnauss. Masse de terre provenant d'un excédent des déblais sur les remblais, que l'on établit eu dehors et le long de la tranchée d'où on l'a extraite. (On lui donne aussi le nom de ciV.\xiER.) il Epaulement conservé dans les talus des tranchées ou des remblais pour leur donner plus de stabilité, il Petite voie pour les piétons, qui borde un chemin de fer. n Trottoir réservé le long d'un aqueduc, il Chemin établi le long des canaux avec un surhaussement qui permet de haler les bateaux : c'est la banquette dehalage. ii Banquette de contre-halage. Banquette établie sur la rive opposée à celle où so trouve la banquette de halage, et ^ui sert aux piétons, il Banquette de sûreté. Parapet en terre, quo l'on établit le long des routes en remblai, ou à flanc de coteau, il Appui en pierre se trouvant à l'intérieur des fenêtres, n Siège do voiture ayant un accotoir banquette en avant ''" par-dessus, il Tabletti > saillie placée, devant ; trous d un pigeonnier.

— Techn. Bandes de ler que l'on place au-de:

des foyers à la catalane^ pour soutenir une portion du minerai et du cumbustible. il Planche -ur laquelle l'ouvrier est assis, dans les manufaciures de soie.

— Théâtr. Autrefois, Bancs qui garnissaient les deux côtés de la scène, et qui étaient réservés à des spectateurs de distinction : C'est à Lekain et au comte de Lauraguais qu'on doit la suppression des banquettes, il Jouer devant les banquettes. Jouer devant ime salle à peu près vide.

BANQUIER {kî-é ~ rad. banque) n. m. Propriétaire ou directeur d'une maùson de banque: La seule diplomatie utile maintenant, ce ne sont pas les chancelleries qui la font, ce sont les banquiers. (E. de Gir.)

— Par ext. Etre le banquier de quelqu'un. Lui fournir de l'argent.

— Archéul. Au moyen âge et jusqu'au xvi* siècle, onent I la r 1 ai l inquiti la housse d étoffe plus ou moins rn ho

A, baQqucUes d aqiieiluc.

Banquet de la garde civique d aprt

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